Les entreprises du CAC40 annoncent pour 2006 un niveau de bénéfice cumulé record de près de 100 milliards d’Euros, en hausse de plus de 10 % sur un an. Faut-il s’en offusquer ? Ou saluer leurs stratégies de croissance fructueuses, leur excellente maîtrise des charges, leur travail de rationalisation ?
.
Cette croissance est bien plus forte que celle du produit intérieur brut français qui n’a progressé que de 2 % sur l’année. Faut-il s’en offusquer ? Ou se réjouir de ce que ces entreprises réalisent les trois quarts de leurs résultats à l’étranger, prouvant ainsi qu’elles ont su bien tirer partie de la globalisation ?
.
Globalement ces entreprises accroissent davantage leurs effectifs dans les pays émergents qu’en France. Faut-il s’en offusquer ? Ou reconnaître qu’il est bon de renforcer les emplois dans le monde, de remplacer en France les départs à la retraite et d’y développer les métiers de recherche et développement ?
.
Sur les profits de 2006, environ 40 milliards d’euros vont être reversés aux actionnaires, chiffre record là encore. Faut-il s’en offusquer ? Ou convenir qu’il est sain de bien rémunérer le risque pris par ceux qui investissent ?
.
Comme vous, je lis, j’entends beaucoup de réactions devant ces chiffres. Et je constate que les seules annonces qui mettent tout le monde d’accord, sont celles des échecs et des dépôts de bilan retentissants. Les jugements sont alors plus sévères. Faut-il s’en offusquer ?

2 réponses à to “Faut-il s’en offusquer ?”

  • Anonymous dit :

    Votre dernier paragraphe est particulièrement vrai
    A titre d’exemple, il y a quelques jours Bouygue a publié ses résultats et a annoncé l’embauche de 15000 personnes dont 8000 en France
    Je n’ai pas entendu un seul commentaire dans les journaux télévisés

  • Vidaillac Albert dit :

    Oui il faut s’offusquer de tout celà:
    car les bénéfices records ne servent qu’à une poignée de personnes, toujours plus avides de profits et indifférentes des voisins;
    car les dividendes servis aux actionnaires le sont au détriment de l’investissement, qui seul peut garantir une croissance dans le temps,
    car cet argent là ne produit pas de richesses mais des riches;
    car enfin la plus grande part de cet argent bénéfice est réalisé non pas par des accroissements de production, mais par des restructurations, des rachats, des délocalisations, qui tous se font sur le dos des populations.

Laisser un commentaire

Contact

Exprimez-vous !

HEBDO+

Catégories
Catégories

www.lefil.com

Les Experts PG Page Facebook Suivez-nous sur Twitter YouTube
Tous les blogs d'experts