vendredi 21 décembre 2007

Epidémies

Le Crédit agricole est à son tour victime de la crise financière qui sévit maintenant depuis plusieurs mois et qui peu à peu s’amplifie. Une crise qui est partie, chacun le sait, des crédits hypothécaires aux ménages américains peu solvables, les fameux «subprime». A la façon des grandes épidémies, elle contamine peu à peu toutes les banques de la planète.
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En l’occurrence, la « carte » qui a lâché s’appelle ACA qui joue le rôle de réassureur pour les banques (on dit «rehausseur de crédit») et qui les garantit contre le risque de défaillance de leurs titres obligataires, notamment ceux indexés sur les crédits hypothécaires. Or, l’agence de notation Standard & Poor’s vient de dégrader brutalement et très sévèrement la note de ACA, affirmant ainsi son insolvabilité. Les comptes de Crédit agricole SA en seront amputés de quelques 1,6 milliards d’euros.

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Nous savons que le Crédit agricole n’est pas seul à souffrir, mais ce n’est pas une consolation, loin s’en faut ! Les observateurs du monde financier voient se dessiner un nouveau scénario, celui d’une économie occidentale mise à mal par cette crise inédite, dont les géants économiques, profondément affaiblis, deviennent les proies des nouveaux acteurs asiatiques ou indiens. Ceux-ci affirment leur domination financière et passent du rôle de prêteur à celui d’investisseur… avant de prendre demain le contrôle des grands établissements européens ou américains.

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Pour le crédit agricole, ce risque n'existe pas du fait qu'il n'est pas opéable, et la perte annoncée aujourd'hui ne menace ni son résultat net, ni sa solidité, ni son indépendance. Mais comme toutes les alertes, il faut savoir l'entendre...

2 commentaires:

Anonyme a dit…

Bonsoir,

Votre conclusion appelle mon commentaire.
Dans notre monde globalisé, le modèle coopérativiste et mutualiste peine parfois à trouver sa place, ou du moins, il se doit d'assumer la variété des structures juridiques au sein d'une politique de croissance internationale: le mutualisme et les valeurs coopérativistes sont elles exportables?
A la limite, peu importe la réponse, retenons simplement que cette organisation, spécifique aux groupes coopératifs, leur permet aujourd'hui de défendre un capital non "opéable".
Tout en regardant devant, il est réconfortant de garder en mémoire les valeurs originelles...surtout avec des marchés et des investisseurs amnésiques: la "main" d'Adam est invisible, on le savait, mais aveugle qui l'aurait cru?

Jean PHILIPPE a dit…

Je suis d'accord avec vous. Les évènements actuels nous incitent à plus d'attention à l'équilibre entre le "regardons devant" et le "gardons la mémoire". Tant il est vrai qye ce qui peut paraître terriblement ringard un jour peut se révéler soudain très pertinent. Preuve donnée par la répartition du capital de Crédit agricole S.A.!

AVIS PROFESSIONNELS...


... l'assistance

Des imprévus, dans la vie, ça ne manque pas. Quand on achète, on regarde le prix, la couleur, le délai... Quand on a acheté, on n'y pense plus, on ne pense qu'à l'usage. Quand survient l'imprévu, la panne, la maladie, le "pépin" gros ou petit, là se posent des questions auxquelles par nature on n'avait pas pensé. C'est à ce moment là qu'on a besoin d'assistance. C'est à ce moment là qu'on a besoin d'un interlocuteur. C'est là qu'on a besoin d'un fournisseur qui tienne ses promesses, qui soit là depuis longtemps et pour longtemps, d'un conseiller qui vous écoute, qui vous comprenne, et qui trouve avec vous les solutions auxquelles personnes n'avait pensé. Celles qui vous vont bien parce qu'elles vous ressemblent et que le conseiller vous aide à trouver parce qu'il vous connaît.

... la succession

Pour que votre contrat d'assurance-vie ne se perde pas, vous pouvez en informer son bénéficiaire ou le déclarer par un acte notarié indiquant expressément le bénéficiaire… Mais sachez que si vous n'éparpillez pas vos avoirs et demandez à votre banquier de tenir vos placements, il s’occupera de votre succession et informera votre notaire et vos héritiers.

... le taux du prêt

Dans notre souci de tout simplifier, d'aller à l'essentiel, de caricaturer même, nous réduisons un crédit à son taux. Des banques d'ailleurs n'affichent plus que ça, et il faut de bonnes lunettes pour lire la durée... Faites-vous expliquer ce que couvre l'assurance, ce qui se passe si vous avez un pépin et ne pouvez plus rembourser, si vous voulez un jour modifier le montant de votre mensualité... Bref, assurez-vous que demain, dans 5 ans ou dans 10 ans, vous pourrez vous adresser à quelqu'un d'autre qu'à un contrat dûment signé et paraphé....

... la bourse

Il faut bien sûr y avancer avec la prudence du sioux. Tous les spécialistes vous diront qu'il n'y a pas meilleur placement à moyen et long terme, et ils vous le prouveront... Mais vous rencontrerez aussi des investisseurs malheureux non démunis d'arguments! Donc, pour investir malin, et profiter du meilleur des marchés d'actions, il faut le faire progressivement et en diversifiant les supports. L'imagination des banques a été remarquable ces dernières années, et la gamme des placements, très large, permet de bien mesurer et maîtriser le risque.

... les créances

Le recouvrement des créances, pour tout commerçant ou professionnel, est une opération lourde en temps et souvent en conséquences financières. Le constat a été fait que les délais de paiement et les impayés constituaient pour les entreprises françaises un vrai handicap. Pourtant, le recours à l'affacturage était encore très marginal jusqu'à ces derniers mois. Il connaît aujourd'hui une forte progression (+20%) ce qui est normal au regard des avantages qu'il présente. Les petites entreprises y ont cependant difficilement accès et surtout, il ne couvre pas la totalité de leurs besoins. Voilà pourquoi, Pyrénées Gascogne a inventé CREANCES SERVICES qui permet de donner à sa banque le soin de recouvrer ses factures et d'en simplifier ainsi le recouvrement. Simple et utile, ce service est développé avec EUROFACTOR...