mercredi 28 février 2007

Jeunes et urbains...

La vie d'une Caisse locale ne peut pas se réduire à son Assemblée générale annuelle. Pourtant, comme il s’agit d’un acte statutairement obligatoire et qui donne lieu à une convocation formelle, c’est un évènement par nature plus visible et plus « médiatisé » que les autres.
L’essentiel pourtant n’est pas là, mais dans les actions conduites pendant l’année, sur la durée. Et si chacun voit bien le travail de l’agence, l’action des élus est moins visible et moins connue. Pourtant, Pyrénées Gascogne compte près de 1000 administrateurs qui représentent ses clients sociétaires. Certes, toutes les Caisses locales ne sont pas aussi actives, et toutes n’ont pas les mêmes priorités. Mais il se passe beaucoup de choses, et les Assemblées générales sont justement l’occasion de le rappeler.
L’occasion aussi de nous interroger sur les moyens d’intéresser davantage de jeunes à cette forme d’organisation, et d’intéresser aussi d’avantage de citadins. La représentation des uns et des autres est réelle aujourd’hui, mais elle n’est assurément pas suffisante au regard de leur nombre parmi les sociétaires et les clients.
Or, préparer l’avenir, c’est aussi parler du rôle des élus, c’est encourager l’engagement mutualiste en ville et parmi les jeunes, c’est encore inventer les formes d’action et de représentation de demain...

mardi 27 février 2007

A chacun ses DEVOIRS...

Réagissant à mon message intitulé « Les experts sont partout ! », un visiteur a rédigé un commentaire que je vous invite à lire. En résumé, il nous suggère de diviser le «Postmoderne» en deux catégories :
  1. celui que je décris, qui va chercher l’information parce qu’il souhaite être en accord avec ses convictions,
  2. et celui que je ne décris pas, qui attend qu’on lui porte l’information sur un plateau d’argent… parce qu’il n’ira pas la chercher tout seul.

Ce dernier, en général très bien informé mais pas très curieux, est un adepte du «prêt à penser», et s'il est important de continuer à l'informer, il faut aussi l'aider à apprendre à ne pas tout mettre dans le même sac, à aller voir de lui-même avant de juger...

Et ce lecteur conclut :

Si les entreprises ont un devoir de « sincérité », les clients, eux, ont un devoir d’ «intégrité» ; la critique doit être réservée à ceux qui font le nécessaire pour essayer d’améliorer, de préserver, leur personne et leur monde…

dimanche 25 février 2007

C’est à QUI tout ça ?

On sait qu'entre un à dix milliards d’euros sont en déshérence chez les assureurs. Des contrats d’assurance vie «oubliés» pour des montants qui n’ont rien de commun avec les comptes de dépôts des banques (une dizaine de millions).

Certes, ces contrats d’assurance-vie ont chacun un bénéficiaire désigné. Mais, encore faut-il que l’assureur soit au courant du décès de l’assuré et le bénéficiaire au courant de l’existence du contrat ! D’autant que pendant longtemps, les contrats étaient établis au bénéfice des "héritiers ou des ayants droits", et que l'assureur ne peut pas effectuer une enquête sur la généalogie de tous ses assurés...

Alors, que faire ? Vous réjouir de ce que le législateur ait décidé d‘affecter cet argent aux « fonds de réserve des retraites »... et prendre des dispositions pour éviter de vous retrouver un jour «victime» de la déshérence :

1/ avertissez le bénéficiaire, sachant que s’il écrit à l’assureur, vous ne pourrez plus modifier le contrat sans son accord...

2/ déclarez vos intentions par un acte notarié, en indiquant expressément contrats et bénéficiaires…

Il existe aussi une précaution simple et efficace : "n'éparpillez pas " vos avoirs, et demandez à votre banque de tenir vos placements. La banque qui gère votre compte courant, informée rapidement de votre décès, s’occupera de votre succession pour l’ensemble de vos contrats et prendra en charge les informations pour votre notaire et vos héritiers.

Les EXPERTS sont partout !

Voilà l’homme postmoderne ! Beaucoup plus sûr de lui que ses aïeux, beaucoup moins sûr de tout le reste… il a été tellement trompé, manipulé, chosifié, qu'il en est devenu hyper-soupçonneux et étonnamment perspicace.

On ne le trompe plus, car il a tout vu, tout connu. Il sait tout par cœur et dans tous les domaines. Les codes publicitaires n'ont plus pour lui aucun mystère, pas plus que les annonces immobilières. Il sent le mensonge à des kilomètres, il renifle l’argument fallacieux, la statistique piégée, la comparaison tronquée, le péché par omission. Il lit l’OGM dans le yaourt…

Que voulez-vous ? Il baigne dans la culture médiatique, il est né dans la publicité, il a été bercé dans les spots télé, décodés depuis - et avec talent - par tous les Bedos, Llanes, Devos ou autres De Funès. Il a été décillé par Coluche…

Bien sûr qu' il aime les marques ! Mais seulement celles qui tiennent leurs promesses, celles qui lui en donnent pour son argent, celles qui lui offrent ce qu’elles lui ont promis, celles qui "font comme elles disent". Les marques «sincères»… Le postmoderne a ses exigences ! Et pour qu’il leur soit fidèle, les marques doivent "avoir du sens" certes, être «de connivence» bien sûr, mais elles doivent aussi être précises et volontaires. Elles doivent aller toujours plus loin sur la route affichée, dans le «sens» donné, car ce nouveau «consomexpert» a le don de repérer en quelques secondes le «sens sans réalité »…

Voilà pourquoi les entreprises de commerce et de service ont plus que jamais un «devoir de vertu». Elles doivent faire «pour de vrai», parce qu'elles n’ont pas d’avenir sans sincérité. Parce que, sans sincérité, il n’y a rien de durable.

samedi 24 février 2007

La carte sociétaire, QUESACO ?

Vous vous servez de votre carte sociétaire comme de n'importe quelle autre carte, pour retirer de l'argent, pour régler vos achats, pour charger Moneo... et à chaque utilisation :

1/ NOUS versons 0,02 € à des associations de nos trois départements, et nous vous tenons informé de leurs actions que nous soutenons,

2/ VOUS économisez 0,02 € sur votre prochaine cotisation carte...

Bref, par votre fidélité, vous nous encouragez à soutenir les actions locales, et nous vous en sommes reconnaissants !

On se parle, c'est tout !

Hier soir, Assemblée générale de la Caisse locale des 3 vallées, à Valence sur Baïse. Comme il me faut une heure trente de route pour y aller et autant pour en revenir, j'ai le temps de réfléchir et de méditer !
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Excellents exposés des Jeunes agriculteurs et de la Chambre d'agriculture sur la nouvelle donne européenne. Ouf ! La conclusion est qu'il est préférable de continuer à produire sur les bonnes terres de France... mais il faut dire et répéter inlassablement aux têtes bien faites qui réfléchissent et qui gouvernent que le produit agricole n'est pas, n'a jamais été et ne sera jamais un produit comme un autre. Même les américains l'ont compris et soutiennent sans complexe leur propre production. Les européens doivent aussi maintenir leur capacité à se nourrirn sabs état d'âme. Car il ne s'agit pas de défendre telle ou telle profession, mais bien de défendre notre avenir collectif !

Place maintenant aux expressions de la salle sur les services bancaires et sur nos actions. Les questions viennent difficilement. Pourquoi a-t-on perdu le goût et la simplicité de l'échange et du débat dans notre pays ? Y aurait-il des sujets tabous, des questions qui fâchent, et finalement des choses à cacher ? Pourquoi cette distance et toutes ces précautions ? Je suis finalement interrogé sur " Les comptes rémunérés, c'est pour quand ? " et sur " Le développement en Europe, c'est pour quoi ? ". Nous entrons dans le vif des sujets ; la salle opine, ou désapprouve ou doute tout simplement ; le dialogue s'installe. On se parle, c'est tout...

jeudi 22 février 2007

CONTENTS, pas contents ?

Nous venons de prendre connaissance des résultats de notre enquête de satisfaction "internet" de janvier. Vous avez été plus de 3.000 à répondre et vous êtes 89% à vous dire satisfaits ou très satisfaits des services de Pyrénées Gascogne. Merci !

Comme je suis par nature plutôt insatisfait (ce qui dans les métiers de service n'est pas forcément un défaut), j'entends surtout les 11% d'entre vous qui sont toujours en attente (ceux qui se disent peu ou pas du tout satisfaits), et j'en conclu que nous avons encore beaucoup de travail à faire.

Nous vous avons aussi posé dans cette enquête des questions concernant le Développement Durable. Elles ont amené des réponses très significatives : à 88% vous vous sentez concernés, à 95% vous faites déjà des efforts et à 59% vous vous dites prêts à aider des jeunes en difficulté scolaire. Bravo !

Ces réponses nous encouragent à engager davantage d'actions pour vous accompagner dans cette voie.

J'ai eu cette semaine le plaisir de recevoir un courrier de Monsieur le Maire de Pau qui accepte bien volontiers notre proposition de financer la plantation d'arbres au centre ville. Nous allons donc le faire en 2007, et nous réjouissons de cette réponse.
Merci en tous cas à vous tous de vos avis et réactions, de vos réponses. Nous continuerons à vous poser des questions via le net sur des sujets divers...

mercredi 21 février 2007

En faire plus pour la PLANETE ?

Depuis quelques semaines, notre bon vieux CODEVI est devenu le "Livret développement durable". Comme le CODEVI, le LDD est réglementé, non fiscalisé, au taux du livret A... mais au lieu d'être consacré au développement industriel, il le sera aussi au développement durable et permettra de financer notamment tous les projets en vue de l’amélioration énergétique de nos habitations.
Au passage, son plafond passe de 4.600 à 6 000 €uros, ce qui est une bonne nouvelle. Ainsi, coté épargne, tout est clair et simple, d'autant qu'au Crédit agricole, il se complète du CODEBIS qui permet d'en doubler le placement et les avantages...
Coté crédit, les choses sont encore imprécises. Aussi, à Pyrénées Gascogne, nous avons décidé de faire profiter sans attendre les épargnants de l'avantage d'un prêt à taux réduit pour les investissements d'économie d'énergie dans leur logement.

Une façon de ne pas tarder à soutenir les bonnes intentions pour la planète et de donner du sens à ce nouveau livret !

mardi 20 février 2007

Votre conseiller est INIMITABLE !

J'aime bien notre nouveau logo... Il illustre préférence, notre nouvelle démarche d'entreprise.
Un mot pour une ambition : établir avec nos clients, entre nous dans l'entreprise, des relations plus constructives et plus intenses ; prendre chacun davantage en compte les projets et les attentes de son interlocuteur pour y apporter ensemble la meilleure réponse.
C'est un élan pour aller plus avant dans la relation durable. Car pour être durable, une relation doit être efficace et porteuse de solutions et de valeurs pour tous. Le monde change vite, Internet apporte des réponses rapides et pratiques à la plupart de nos questions. Aussi chacun veut dans Pyrénées Gascogne apporter ce que seule une relation humaine directe et disponible peut donner : la connaissance et la compréhension de notre interlocuteur.
Voilà pourquoi nous avons engagé un travail de longue haleine pour développer les "savoir être" qui sont nécessaires pour nous rendre inimitables et créer la Préférence !
Vous constatez des mieux ou au contraire des entorses sévères à cette ambition ? Dites-le nous, nous ferons des progrès ensemble...

samedi 17 février 2007

ORDIZAN, chantons !

Aucune Assemblée Générale de Caisse locale ne ressemble à une autre... Celle de Bagnères de Bigorre se tenait vendredi à Ordizan sur l'Adour. Le président Cibat, sa Caisse locale, le personnel de l'agence avaient bien fait les choses : résolutions, elections puis informations :

- "les services à la personne" présentés par le président de l'ADMR, une des associations partenaires du Crédit agricole dans ce dispositif qui permettra à chacune et chacun de trouver facilement le bon prestataire au bon moment....

- la "carte sociétaire", une carte comme les autres avec les mêmes services mais qui, à chaque utilisation, d'une part déclenche l'abondement par la Caisse régionale du fonds "Pyrénées Gascogne Initiative" qui soutient les associations du territoire... et d'autre part, offre en reconnaissance au sociétaire une réduction sur sa prochaine cotisation "carte"...

Tout cela en chanson avec les aussi jeunes que talentueux "ETS PETITS BIGOURDANS DE MERILHEU" (la photo) auxquels les moins jeunes mais tout aussi dynamiques "CHANTEURS DES BARONNIES" donnaient la réponse dans la langue la plus parfaite (occitane bien sûr!). Le tout agrémenté des extraordinaires charcuteries de pays de Sébastien DEBORDEAUX ... Le terroir était à la fête !

mardi 13 février 2007

Petits crimes sans importance

Il n'est jamais inutile de se rappeler les évidences. En voilà une toute simple : nous sommes chacun un peu responsable de la planète et de son avenir. Certains plus que d'autres, c'est vrai ! Mais existe-t-il de petite atteinte au développement durable ? Qui oserait définir le négligeable dans un domaine où tout compte, tout laisse une trace ? Peut-il y avoir de "petit crime sans importance" ? Ainsi, nous savons que les familles, dans leurs dépenses, leur logement, leurs déplacements ont leur part de responsabilité (autant que les entreprises industrielles) dans l'émission de gaz à effet de serre. Et que les entreprises de service, pour les mêmes raisons, prennent leur part dans la dégradation de l'environnement.

A Pyrénées Gascogne, nous ne pensons pas qu'une relation puisse être vraiment "durable" si elle est seulement commerciale. La "Relation", c'est tout ce qui nous lie à notre territoire et au million de personnes qui y vivent, aux agriculteurs, aux entreprises, aux salariés de la banque et à leurs familles. Voilà pourquoi nous voulons agir "durable" et aider tous ceux qui ont choisi d'en faire autant.

Nous avons commencé par des primes de 75 euros à tout emprunteur achetant une voiture à faible émission de CO2 ; nous avons constitué un parc de véhicules peu polluants pour nos déplacements professionnels ; nous avons mis en place des prêts à taux réduit pour nos clients qui équipent leur domicile en énergie renouvelable ; nous développons les équipements à faible dépense d'énergie dans nos bureaux et nos agences et envisageons d'aider nos clients qui veulent en faire autant à s'orienter dans ce qui est souvent pour eux une jungle (administrative, pas naturelle...). Pour réduire nos dépenses "polluantes", nous en surveillons l'évolution (énergie + consommables + papier + déplacements + envois postaux). Depuis plus d'un an, nous travaillons à diminuer les distances domicile travail des salariés. Nos déplacements aériens sont recensés et nous allons consacrer leur "équivalent CO2" à la plantation d'arbres sur le territoire.

Enfin, et c'est un énorme enjeu pour 2007, nous allons utiliser davantage Internet pour communiquer avec nos clients (informations, communications, relevés de compte...) afin de réduire nos consommations de papier. Nous savons que nous ne réussirons que sur la durée, et que ce sera long ! Ce qui est essentiel dans notre démarche, c'est de partager avec nos clients, nos salariés, cette conviction toute simple : il n'y a pas de geste responsable, aussi petit soit-il, qui soit vain. Le plus petit est important, même si l'univers est immense !

Retour du MALI

La toute jeune association internationale des "Régions francophones" tenait il y a quelques jours son congrès à Bamako. J'étais invité à y contribuer sur le thème du "financement de l'agriculture".
Dans la salle, des représentants de France bien sûr, mais aussi du Maroc, de Tunisie, du Liban, de la plupart des pays d'Afrique noire, de Québec évidemment, mais aussi du Laos, de Belgique, ou d'Aoste en Italie...
La francophonie peut-elle être autre chose que le dernier sursaut d'une langue mourante, le dernier spasme d'une vieille puissance coloniale en déclin ? Et si la francophonie pouvait être un ciment ? Construire autour de la réalité des régions, c'est s'obliger à parler concret, à parler local. Et en parlant concret en français, en utilisant une langue partagée, on s'assure d'une bonne compréhension entre participants (sans traducteur), et surtout, on s'appuie solidement sur une culture et une sensibilité communes.
La francophonie prétexte à des échanges nord-sud, et sud-sud, support d'actions de coopération décentralisée... La francophonie, véhicule mondial d'une autre idée du développement, contre-poids à la suprématie du géant anglophone, outil d'expression du local dans un monde global... Bref, la francophonie utile, légitime ? Il m'a semblé, à Bamako, que c'était possible !

mardi 6 février 2007

Vente en LIGNE et commerce de PROXIMITE

La guerre est ouverte ! Les médias se réjouissent de la progression du chiffre d’affaire des sites marchands. Les français sont moins craintifs, ils osent… On dit qu’un français sur deux est internaute et que 60% des internautes ont déjà acheté en ligne au moins une fois. Je suis de ceux-là, et pourtant… j’adore les relations humaines ! J’achète de vieux trucs sur Ebay, mais ne me privez pas de la brocante de Soumoulou ! Et nous sommes très nombreux ainsi !

On parle de « l’internaute » comme d’une espèce à part… mais cette espèce, c’est nous, c’est vous, c’est l’homo-sapiens. Celui qui de tout temps a aimé autant la solitude des déserts que la foule des fêtes. Pourquoi alors opposer deux types de relations commerciales : une par Internet seulement, purement électronique, interactive, forte de la masse d’informations et de conseils que la toile offre aujourd’hui ; une autre par un vendeur, un conseiller de chair et d’os, qui parle comme un proche, avec ses savoir-faire et ses savoirs-être bien vivants ? Pourquoi les opposer alors qu’ils ont à vivre ensemble? D'ailleurs, ils le font déjà aujourd’hui.

L'idéal est bien là. Pouvoir acheter (ou vendre) directement les produits et services connus et comparables, en bénéficiant de la simplicité et de la rapidité du web. Pouvoir bénéficier du regard humain, amical, utile du conseiller quand il faut appréhender une situation particulière ou quand l'enjeu nécessite de s'assurer d'un répondant, d'une "responsabilité de proximité", d'une mémoire humaine. L'idéal est de pouvoir marier les deux, en ayant l'avantage des deux, tout simplement...

Et si nous préférons marier les deux, pourquoi ne pas avancer plus vite vers ce nouveau mode de service, en nous débarrassant de ce qui n’est ni l’un ni l’autre ? Entre Internet et le conseiller, il y a les tonnes de papiers, les dossiers de toutes tailles, les encombrements administratifs, tout ce que nos organisations ont pu au fil des ans accumuler de procédures et de rituels auxquels nous nous sommes attachés par faiblesse ou par nécessité. Il faut haïr ces intermédiaires. Ils vont devenir au fil du temps de plus en plus encombrants, ils sont devenus un poids pour les hommes.

Le retard ne sert pas les conseillers, le retard ne sert pas les hommes. Il sert la machine. Elle est déjà débarrassée, elle, des lourdeurs inutiles !

dimanche 4 février 2007

De quel MICRO-CREDIT parlons-nous ?

L'Association Internationale des Régions Francophones organise une table ronde sur le financement de l’agriculture et le Crédit agricole est souvent cité en exemple pour sa réussite. Pourtant, cela n’aurait aucun sens de proposer «notre solution» aux pays du Sud.

Au nord de la Centrafrique, j’ai connu des coopératives villageoises minées par les détournements d’argent dans une société où pourtant, l’entraide au travail et le respect de la parole donnée sont exemplaires. Au Sénégal j’ai vu les coopératives d’épargne et de crédit des femmes de Dakar, jalouses de leur indépendance, formidablement engagées et volontaires, et pourtant trahies par des comportements individuels malhonnêtes. J'ai vécu au Cameroun toute l'inéfficacité des grandes structures étatiques fortement capitalisées mais trop éloignées du terrain. Pourtant… ce même pays m'a émerveillé par l’excellence dans la finance des Bamilékés, ces «auvergnats» africains qui, comme leurs voisins Bamoun, mobilisent l’épargne, distribuent le crédit, et alimentent depuis Foumbot et Bafoussam les grands marchés d’Afrique centrale. Pourquoi résussissent-ils là où d'autres échouent ? Parce que leur art de "la tontine" est intégré dans leur vie sociale qui le régule parfaitement.

J’en retiens que ce n’est pas tant la bonification ni l’organisation de la distribution du crédit qui fait la réussite dans ce domaine que la motivation et la cohésion des communautés humaines. Il n'est pas inutile de le rappeler au moment où on parle beaucoup de micro-crédit. Le risque est grand de penser «prêt» en oubliant le lien social autour du bénéficiaire, de parler «gestion et contrat» en oubliant le collectif et l’accompagnement. Bref, de parler "finance" sans parler "société". Il faut s'inspirer des bamilékés !

Vers quelle AGRICULTURE ?

Le Béarn est une terre d’engagement. Le président d’Euralis, Christian PEES, perpétue cette tradition et publie au «Cherche midi» un ouvrage important, argumenté et viril : «L’arme alimentaire, les clés de l’indépendance».


Voilà sous les projecteurs tout ce qu’il peut y avoir d’absurde aussi bien dans le traitement administratif de l’agriculture que dans les attentes contradictoires du public. Ce livre nous alerte sur le risque que court notre société, celui de la dépendance alimentaire, et montre combien il est urgent de débattre et de décider. Pour Christian PEES, notre agriculture doit se garder de deux choix extrêmes : considérer la nourriture comme une simple marchandise et laisser se concentrer dans quelques pays toute la production ; ou nous replier sur nous-mêmes, refuser les évolutions technologiques, et mettre l’Europe en situation de retard irrattrapable...

Un appel à rendre les arbitrages toujours en suspens pour donner à l'agriculture la visibilité dont elle a besoin : la législation sur la culture des OGM ; le cadre de la déprise foncière qui s’accélère et qui est irréversible ; la place de notre région dans la production d'énergies nouvelles ; la question des réserves hydrauliques... autant de sujets et d'autres encore sur lesquels nous avons décidément beaucoup de mal à nous accorder...

Allez sur son site : http://www.christianpees.com/

samedi 3 février 2007

Faut-il tuer les MUTUALISTES ?

Plus d’un européen sur deux est client d’une banque (ou société d’assurance) coopérative (ou mutualiste). Pourtant, malgré leur réussite, ces entreprises sont assez mal connues du public, du monde politique et aussi universitaire. Considérées souvent comme des organisations désuètes, on les pense contraintes à rallier tôt ou tard le statut commun, celui de la société par actions. Des voix s’élèvent d’ailleurs pour presser ce mouvement en énonçant contre ces coopératives une liste de griefs : elles achètent mais ne peuvent être achetées, faisant peser sur les sociétés opéables une pression excessive ; elles sont riches parce qu’elles ne versent pas de dividende et sous-rémunèrent leurs porteurs de parts ; elles exercent sur un territoire géographique limité et freinent la circulation des capitaux…

Ces reproches ignorent deux faits majeurs. D’abord, ces entreprises s’inscrivent dans les règles de marché qu’elles ne contestent en rien, dit autrement, elles fonctionnent «dans le capitalisme». Ensuite, elles répondent d’une logique économique qui leur est propre : sociétés de personnes, elles ont pour priorité le service et la création de valeur pour leurs clients. Territoriales ou sectorielles, elles sont attachées au développement de leur marché dans la longue durée. Administrées par leurs clients sociétaires, elles ont le souci d’investir pour leur être utiles et pour valoriser leur patrimoine commun.

Utilité aux sociétaires, développement du territoire, vocation à durer, sont bien les fondamentaux qui influencent leurs façons de faire et de gérer, et qui déterminent leur style particulier d’entreprises. Mais il est clair que ces fondamentaux ne peuvent s’exprimer réellement et durablement que si ces entreprises ont la capacité d’agir avec suffisamment d’autonomie et d’initiative. D’où l’attachement fort de leurs dirigeants à la responsabilité et à la diversité des initiatives, donc au fonctionnement décentralisé de leurs organisations. Certes, ce modèle d’entreprise a des limites. Mais on ne peut passer sous silence ses avantages concurrentiels, notamment ceux de susciter l’innovation, de s’adapter au marché et ses particularités locales, de responsabiliser les décideurs à de nombreux niveaux. Au total, il n’est pas surprenant que ce modèle permette un niveau élevé de motivation des dirigeants et des managers.

Dans un monde où l’économie est mondiale, où les citoyens considèrent les entreprises comme de plus en plus lointaines tout en attendant d’elles qu’elles assument de nouvelles responsabilités, où la préoccupation du durable, et plus généralement du futur, est plus présente, les entreprises coopératives apportent des réponses à la fois par leurs priorités et par leurs pratiques. Encore faut-il qu’elles soient conscientes de ces atouts pour les cultiver, et qu’elles osent rompre avec une longue tradition de discrétion pour les faire connaître. C’est justement le sens des nouvelles ambitions de nos Caisses régionales, et c’est d’ailleurs à l’initiative d’une d’elles, de Pyrénées Gascogne justement, qu’un premier colloque mutualiste s’est tenu en région, à Pau, le 15 décembre 2006.

Dans le monde de l’économie de marché où nous vivons, le mutualisme est pour ainsi dire un élément de «biodiversité», notamment par sa capacité à gérer des registres différents de préoccupations et d’horizons temporels. C’est un modèle différent, mais ce n’est pas un modèle figé. Il a su et il sait intégrer des outils et des éléments venus d’entreprises typiquement capitalistes ou de la société civile. Il sait entendre les critiques, y répondre en se réformant, si nécessaire. Il n’est pas fermé aux «métissages», le mot « mutualisme » signifiant d’ailleurs, dans son sens originel, biologique, le bénéfice tiré de la coopération de deux organismes. Il est différent. Devrait-il pour cela rougir de ses succès ? Devrait-il renier ses raisons d’être spécifiques ? Devrait-il pour cela arrêter son développement ?

Les Caisses locales de Pyrénées Gascogne tiennent en ce moment leurs assemblées générales. Les cadres de direction, les administrateurs, vont aller au devant de centaines de sociétaires. René Carron, président de Crédit agricole S.A. sera avec nous pour l'Assemblée générale de notre Caisse régionale, début avril à Tarbes. Le mutualisme, c’est aussi ça !

Faire la PREFERENCE...

Chacun sait combien il est difficile pour un leader de continuer année après année à donner le ton, à innover, à assumer ses responsabilités vis-à-vis de ses territoires, de ses clients, de tous ses salariés. A tous, nous devons la croissance, l’écoute, la reconnaissance, les services, et les investissements nécessaires pour que chacun donne le meilleur de lui-même et réalise ses projets.

Leader de la banque, de l’assurance, de l’immobilier sur ses trois départements (32, 64, 65), Pyrénées Gascogne a confirmé en 2006 sa capacité à séduire davantage de clients (20.000 de plus qu’en 2005 !) à prendre position sur les quartiers en développement (6 agences inaugurées), à oser des organisations innovantes et de nouveaux services : nous avons lancé «Square habitat» au service du logement, des espaces dédiés aux professionnels, une « Banque Privée » à Bayonne…

Tout cela, nous l’avons réalisé parce que tous, administrateurs et salariés, ont eu à cœur de donner à la «Relation Durable» un visage humain, un contenu perceptible, une vraie réalité pour nos clients et nos partenaires. Ils ont su lui donner l’accent d’ici, celui de la Gascogne, du Béarn, du Pays basque et de la Bigorre, celui des gens qui ont à cœur de faire avancer leur territoire avec la volonté de le rendre meilleur à vivre.

Nous avons encore du chemin à faire. Nous le savons. Ce chemin, nous allons le continuer, sur la durée, avec un souci permanent de préparer l’avenir. Merci à toutes celles et ceux qui ont contribué à nos réalisations de 2006 ! Merci à nos clients et à nos partenaires ! Merci à tous nos sociétaires sans lesquels notre action n’aurait ni le même sens, ni la même ampleur !

Je suis heureux de dire ici combien je suis fier de diriger ce groupe régional, que je voudrais plus à l’écoute encore de son territoire, plus au service encore de ses populations et de ses entreprises.

Merci de vos «coups de cœur», merci de vos «coups de gueule», c’est en échangeant que, dans la confiance, nous construisons nos succès mutuels.

AVIS PROFESSIONNELS...


... l'assistance

Des imprévus, dans la vie, ça ne manque pas. Quand on achète, on regarde le prix, la couleur, le délai... Quand on a acheté, on n'y pense plus, on ne pense qu'à l'usage. Quand survient l'imprévu, la panne, la maladie, le "pépin" gros ou petit, là se posent des questions auxquelles par nature on n'avait pas pensé. C'est à ce moment là qu'on a besoin d'assistance. C'est à ce moment là qu'on a besoin d'un interlocuteur. C'est là qu'on a besoin d'un fournisseur qui tienne ses promesses, qui soit là depuis longtemps et pour longtemps, d'un conseiller qui vous écoute, qui vous comprenne, et qui trouve avec vous les solutions auxquelles personnes n'avait pensé. Celles qui vous vont bien parce qu'elles vous ressemblent et que le conseiller vous aide à trouver parce qu'il vous connaît.

... la succession

Pour que votre contrat d'assurance-vie ne se perde pas, vous pouvez en informer son bénéficiaire ou le déclarer par un acte notarié indiquant expressément le bénéficiaire… Mais sachez que si vous n'éparpillez pas vos avoirs et demandez à votre banquier de tenir vos placements, il s’occupera de votre succession et informera votre notaire et vos héritiers.

... le taux du prêt

Dans notre souci de tout simplifier, d'aller à l'essentiel, de caricaturer même, nous réduisons un crédit à son taux. Des banques d'ailleurs n'affichent plus que ça, et il faut de bonnes lunettes pour lire la durée... Faites-vous expliquer ce que couvre l'assurance, ce qui se passe si vous avez un pépin et ne pouvez plus rembourser, si vous voulez un jour modifier le montant de votre mensualité... Bref, assurez-vous que demain, dans 5 ans ou dans 10 ans, vous pourrez vous adresser à quelqu'un d'autre qu'à un contrat dûment signé et paraphé....

... la bourse

Il faut bien sûr y avancer avec la prudence du sioux. Tous les spécialistes vous diront qu'il n'y a pas meilleur placement à moyen et long terme, et ils vous le prouveront... Mais vous rencontrerez aussi des investisseurs malheureux non démunis d'arguments! Donc, pour investir malin, et profiter du meilleur des marchés d'actions, il faut le faire progressivement et en diversifiant les supports. L'imagination des banques a été remarquable ces dernières années, et la gamme des placements, très large, permet de bien mesurer et maîtriser le risque.

... les créances

Le recouvrement des créances, pour tout commerçant ou professionnel, est une opération lourde en temps et souvent en conséquences financières. Le constat a été fait que les délais de paiement et les impayés constituaient pour les entreprises françaises un vrai handicap. Pourtant, le recours à l'affacturage était encore très marginal jusqu'à ces derniers mois. Il connaît aujourd'hui une forte progression (+20%) ce qui est normal au regard des avantages qu'il présente. Les petites entreprises y ont cependant difficilement accès et surtout, il ne couvre pas la totalité de leurs besoins. Voilà pourquoi, Pyrénées Gascogne a inventé CREANCES SERVICES qui permet de donner à sa banque le soin de recouvrer ses factures et d'en simplifier ainsi le recouvrement. Simple et utile, ce service est développé avec EUROFACTOR...