Lundi, René Carron, Président de Crédit Agricole S.A. sera l'invité de l'Assemblée générale 2007 de Pyrénées Gascogne. ...
Une Assemblée générale, c'est toujours un moment fort pour une entreprise. Le temps s'arrête pour faire ensemble "le point". Où en sommes-nous de là où nous voulions aller ensemble? Où en sommes nous de nos promesses? Avons-nous, élus et salariés, bien servi l'intérêt général? Qu'avons-nous fait pour nos clients, pour les collaborateurs qui nous sont confiés, pour nos territoires?
...
Ce "point" est nécessaire, car il arrive parfois qu'entraînés (à contrecoeur ou consentants) sur des terrains stériles, nous oeuvrions à des projets irréalistes. Aussi est-il bon de nous rappeler à "l'ordre des priorités" en quelque sorte.
...
Or, René Carron a justement ce talent, ce charisme particulier, de savoir "rappeler à l'ordre des priorités" parce qu'il connait plus que tout autre l'importance de la volonté et de l'unité dans l'action. Cette volonté et cette unité qui lui ont permis de donner l'impulsion décisive à l'acquisition du Crédit lyonnais, et avec Georges Pauget, de réaliser les récentes opérations de croissance du Groupe, en Grèce et en Italie notamment.
Depuis 10 ans, les prix de l'immobilier ont progressé de 125%. En même temps, le nombre de transactions a enregistré des niveaux records. Comment expliquer ce dynamisme exceptionnel?
...
D'abord, par le faible nombre de constructions dans les années 90 - 95. On se rappelle que les banques ont perdu quelques 50 milliards d'Euros dans la crise qui a touché le secteur au début de cette période.
...
Ensuite par l'augmentation très forte de la demande, augmentation que les observateurs, les économistes et les acteurs professionnels n'avaient pas anticipée. Les 450.000 divorces annuels multiplient les besoins en logement, de même que l'allongement de la durée de vie des seniors ou les flux migratoires des populations venues du Sud ou venues du Nord.
...
Pour ces raisons, le Professeur Mouillart, économiste, estime que malgré le formidable boom du secteur, il manque encore en France 800.000 à 900.000 logements. Le besoin existe mais la solvabilité des ménages est insuffisante au regard des prix atteints par ce marché. Les 30 - 40 ans qui consacraient en 2002 moins de 12% de leurs revenus au logement, y consacrent aujourd'hui 16%, et l'allongement de la durée des prêts ne réduit que partiellement le poids des annuités dans le budget familial.
...
Dans ces conditions, le niveau des taux d'intérêt, restés exceptionnellement bas, est bien le principal soutien du marché.
Pascal Picq, spécialiste des grands singes, chercheur au Collège de France, tire de ses observations des conseils de management tout à fait surprenants....
Il constate que chez les chimpanzés, plus les individus passent de temps à pratiquer l'épouillage, moins il y a de conflits internes. Conseil : en prenant soin de saluer ses collègues de travail, en privilégiant le lien social, on prévient l'agressivité !
...
Chez les babouins Hamadryas d’Ethiopie, chaque matin, les jeunes mâles discutent bruyamment de la direction à prendre pour trouver de l’eau. Mais, en saison sèche, ils font profil bas car ils ne savent pas où aller. Alors le vieux mâle descend de sa falaise et conduit la troupe à la dernière source non asséchée. Conseil : les seniors, dépositaires de l'histoire de l’entreprise, peuvent être extrêmement utiles en période de crise !
...
Quand une macaque de l’île de Koshima au Japon a eu l'idée de nettoyer des patates douces dans l'eau de mer, elle leur a trouvé un délicieux goût salé, mais n’a pu partager sa trouvaille qu’avec ses descendants directs, la hiérarchie étant trop rigide. Il a fallu cinq générations pour que la tribu en profite. Conseil : le système de management doit être souple pour que les innovations diffusent vite et que la créativité des équipes ne soit pas muselée !
...
Quand un chimpanzé veut s’imposer auprès d’une femelle, il la bouscule en faisant semblant de ne pas la voir. Au lieu de rabrouer le rebelle, elle s'arrête pour montrer qu'elle respecte sa position, puis lui fait comprendre qu'il doit céder le passage. Conseil : si vous donnez à chacun un temps de parole et laissez s’exprimer les frustrations, on vous laissera le dernier mot !
...
Enfin, chez les bonobos, la simulation de l'acte sexuel est le mode alternatif de règlement de conflit. Là, le professeur Picq ne tire aucun enseignement pour la vie de l’entreprise...
Nos clients accèdent désormais à nos produits directement sur notre site www.lefil.com. Nous ne changeons pas de cap, mais nous complétons nos services.
Nous avons longtemps pensé que deux modèles s’affrontaient: d’un coté la banque de proximité avec sa très forte composante humaine et ses agences de béton; de l’autre, la banque en ligne, avec Internet et plates-formes téléphoniques. Nous avions tort d’opposer les deux.
Tout ce que le client peut et veut faire lui-même, il faut lui permettre de le faire. Nous mettons pour cela à sa disposition les informations sur ses comptes, sur nos offres et sur nos produits, et nous lui fournissons des outils en ligne de simulation, d’aide à la décision, et bientôt de contractualisation. Il faut bien sûr que chaque conseiller dispose d'au moins autant de données, d’informations et d’outils, sur un mode au moins aussi simple et aussi pratique.
...
Pendant que nous, banques à réseaux, développons Internet pour compléter notre dispositif, nos concurrents purement en ligne se constituent un réseau physique: ils achètent des agences et recrutent des conseillers. Nous pourrions bien nous retrouver bientôt les uns et les autres dans la même configuration! Les banques à réseaux acuseraient alors un handicap énorme si elles n’avaient pas le bénéfice de la fluidité, la simplicité, la sécurité, la conformité qu’apportent les processus Internet…
...
C'est pour cela que nous mettons Internet à sa vraie place dans nos têtes et dans nos métiers. Parce qu'il serait fou de se croire efficaces en entretenant deux outils informatiques et en maintenant des circuits «papier» lourds et coûteux...
Rappelez-vous, l’homme au pull rouge, à la pomme, au vélo, au verre d’eau. René Dumont, l’agronome de la faim, qui courrait le monde pour observer (trop vite), analyser (non sans a priori), écrire (sans assez se relire). Un prophète plein de défauts, intransigeant, excessif, mais un prophète quand même, qui voyait et décrivait si bien les grandes blessures du monde. Il parla le premier de «développement durable».
Je le vois encore, il y a trente ans, pour l’un de ses derniers cours à l’Agro. Il revenait d’Iran et nous dit: «Le peuple ne suit plus»... c’était juste deux ans avant que l'ayatollah Khomeiny impose son régime islamique. Il venait de publier un livre sur la Chine, «La Révolution culturale», et je l’entends encore nous retracer, enthousiaste, les grandes avancées du pays en agriculture; puis, le regard soudain plus sombre, nous dire : «Ce qui me gène en Chine, c’est qu’ils croient avoir trouvé la vérité. Je crois que personne n’a jamais trouvé la vérité!». Je me souviens précisément de ses mots parce que, quand il les prononçait, je riais avec mon voisin et que le professeur Mazoyer, son successeur à la chaire d’agriculture comparée, me rappelait à l’ordre avec des yeux furieux.
Je lis aujourd’hui dans un journal que des associations demandent aux candidats à la présidentielle de prendre des engagements formels pour la défense des animaux domestiques. Comme nous sommes loin de «l’état de conscience» de René Dumont! Comme nous sommes loin de cette conscience universelle, clairement pré mondialiste, anticipatrice d'un monde plus global, plus intelligent, plus humain. Et comme nous avions tort de rire!

Notre Caisse Régionale est administrée par un Conseil représentant ses quatre territoires et l'ensemble de ses 150.000 sociétaires. Il est présidé par Jean-Claude Rigaud entouré de quatre vice-présidents, Simon Saint-Martin pour le Gers, Jean-Louis Cazaubon pour les Hautes-Pyrénées, Jean-Louis Loustau pour le Béarn et Germain Esponda pour la Pays Basque. Le Conseil réunit aussi quatre administrateurs de chaque région (le plus internaute de tous étant Michel Ricaud, que je salue), ainsi que les représentants du personnel.
Une fois par an, le Conseil "sort des murs". Cette année, c'est à Hasparren qu'il a tenu sa réunion, le 23 mars (photos). A l'ordre du jour, entre autres, la mise en place de "Pyrénées Gascogne Création", dotée d'une enveloppe de 500.000 Euros pour des prêts aux créateurs d'entreprise, et la création d'une "Société de Capital Risque" au capital de 1.000.000 d'euros pour accompagner en capital les projets de reprise ou développement de nos clients entrepreneurs. A l'ordre du jour aussi, la mise en oeuvre d'un projet de micro-crédits avec en pionnières les Caisses locales de Bayonne et de Pau.
J'ai ressenti ce vendredi la volonté de tous de tout faire pour susciter et pour soutenir la création d'activité économique. La volonté d'être durablement la banque de la création d'entreprises, celle qui détecte, qui accueille, qui conseille, qui soutient, qui accompagne... Nous allons commmuniquer pour être contactés plus facilement, et chaque créateur aura à Pyrénées Gascogne son "tuteur". Parceque chaque projet est une chance si fragile qu'elle mérite toutes les attentions !
"L'entreprise fait partie de la solution, pas du problème".
Ce cri de reconnaissance aurait pu être proféré par un de nos candidats à la présidentielle. Cela viendra peut-être! En attendant, il a été exprimé par Michael Klein, économiste à la Banque Mondiale, à propos d'un problème de taille: la grande pauvreté qui touche quatre milliards d'êtres humains vivant avec moins de huit dollars par jour.
..
Le journal "Le Monde" daté du mercredi 21 mars se fait l'écho d'un rapport de la Banque Mondiale qui nous explique que faute d'entreprises, le pouvoir d'achat de ces populations pauvres, qui dépasse les 5000 milliards de dollars, est négligé, ce qui aggrave encore leur situation... à l'exception des industriels du savon, des yaourghts, de la bière et du tabac, trop peu d'entreprises s'intéressent à ce marché et, faute de concurrence, les produits les plus indispensables sont pour toutes ces personnes moins accessibles, plus chers et de mauvaise qualité.
..
Le rapport relève que les secteurs du transport et de la téléphonie qui ont vu des entreprises se créer ces dernières années, se développent rapidement, créent des emplois, et contribuent à l'amélioration du revenu moyen. Les conclusions du rapport mériteraient sans conteste plus de nuances, et il y aurait à dire sur le développement de certains marchés... reste que cet appel à "l'investissement solidaire" n'est pas dénué de tout bon sens...
La première semonce venait d’Asie, la deuxième vient des USA. C’est maintenant le risque porté par les banques américaines sur le crédit immobilier hypothécaire qui inquiète les marchés boursiers. Et toutes les valeurs bancaires sont affectées.
...
Certes, les défaillances restent peu nombreuses. Mais certains observent que les ménages peu fortunés qui ont emprunté à taux variable des sommes d’autant plus importantes que leur patrimoine immobilier s’était valorisé, seraient dans l’incapacité de rembourser en cas de dépréciation de leur bien ou d’augmentation des taux d’intérêt. Or, les observateurs anticipent en ce moment ces deux évolutions.
…
Ce risque, s’il était avéré, a peu de chances d’affecter les banques françaises :
Ici, les crédits sont consentis à taux fixe ou «capés», ce qui signifie que la hausse des taux aurait un impact nul ou très limité sur les mensualités des crédits,
..
Elles ne distribuent pas ces types de crédits sur hypothèques et sont restées très prudentes pour la plupart sur l’allongement de leur durée.
Ces (bonnes) raisons suffiront-elles à rassurer les marchés ? Nous savons qu’ils sont hélas plus sensibles à la psychologie qu’à la raison, surtout quand ils sont chahutés. Quant aux blogs, c’est bien connu, ils ne sont pas assez lus pour changer la tendance…
Un client: «Pourquoi fermer brutalement votre service de virement par Internet? Pourquoi demander de changer notre code confidentiel? Pourquoi votre banque ne dispose-t-elle pas au moins du niveau de sécurité des autres services en ligne… qui eux ne demandent rien ? » .
Je m'empresse de répondre: «Ce niveau de sécurité, nous en disposons largement, mais nous sommes prudents ! »
.
Que voulez-vous ! Le banquier est un professionnel du risque, dès qu’il en voit un, il trépigne, il s’active, il faut qu’il le dompte. Donc, nous travaillons sans cesse à améliorer la sécurité. Donc, nous fermons le service virement dès que survient une menace, même s’il y en a des dizaines chaque jour sur la toile. Et nous rappelons fréquemment à nos clients qu’ils ne doivent JAMAIS saisir leur code d’accès ailleurs que sur la mire d’accueil de la banque. Et nous leur répétons que chez nous comme ailleurs, il est très sage de changer périodiquement son code confidentiel…
.
Nous sommes comme cela, hyper précautionneux, prévoyants et attentifs, circonspects et réactifs, méfiants, minutieux et même perfectionnistes… Bref, tous ces défauts qui font que vous n’hésitez pas à nous confier votre épargne...
Depuis ce matin, nos agences de Pau proposent ce nouveau service auquel je crois beaucoup. Il facilite la vie et permet de répondre à un besoin d’aide même passager. Il libère des tracasseries administratives tout en faisant bénéficier des avantages fiscaux. Il s’appuie sur un savoir-faire éprouvé, celui des plate-formes d’assistance d’urgence. Il renforce le lien social, développe les contacts entre les personnes et dynamise l’action des nombreuses associations et entreprises.
Les services à la personne, ce n'est pas seulement l'assistance aux personnes agées. C'est aussi une femme de ménage pour un besoin exceptionnel, un chauffeur, un coup de main pour le jardin ou les travaux de la maison, un appui scolaire ou un repas de famille à préparer...
Pour ces raisons, les services à la personne sont créateurs d’emplois ! D’emplois de toutes sortes. D’emplois qui vont se diversifier sous l’effet de la simplicité d’accès et de l’efficacité de la mise en relation. Il y a là une vraie chance pour nos régions : faire de tous ces métiers de services un moteur pour que tout le monde y gagne. Certains trouveront plus de confort, d'humanité, de joie de vivre ; d'autres un métier et des revenus.
Les entreprises du CAC40 annoncent pour 2006 un niveau de bénéfice cumulé record de près de 100 milliards d’Euros, en hausse de plus de 10 % sur un an. Faut-il s’en offusquer ? Ou saluer leurs stratégies de croissance fructueuses, leur excellente maîtrise des charges, leur travail de rationalisation ?.
Cette croissance est bien plus forte que celle du produit intérieur brut français qui n’a progressé que de 2 % sur l’année. Faut-il s’en offusquer ? Ou se réjouir de ce que ces entreprises réalisent les trois quarts de leurs résultats à l'étranger, prouvant ainsi qu’elles ont su bien tirer partie de la globalisation ?
.
Globalement ces entreprises accroissent davantage leurs effectifs dans les pays émergents qu’en France. Faut-il s’en offusquer ? Ou reconnaître qu’il est bon de renforcer les emplois dans le monde, de remplacer en France les départs à la retraite et d’y développer les métiers de recherche et développement ?
.
Sur les profits de 2006, environ 40 milliards d’euros vont être reversés aux actionnaires, chiffre record là encore. Faut-il s’en offusquer ? Ou convenir qu’il est sain de bien rémunérer le risque pris par ceux qui investissent ?
.
Comme vous, je lis, j’entends beaucoup de réactions devant ces chiffres. Et je constate que les seules annonces qui mettent tout le monde d’accord, sont celles des échecs et des dépôts de bilan retentissants. Les jugements sont alors plus sévères. Faut-il s’en offusquer ?
Oui, la concurrence est sans pitié. C’est pour cela qu’il faut mener des combats, partir à l’assaut d’un segment de clientèle, tuer une gamme de produit, occuper une niche, dresser des barrières, harponner des clients, les ficeler même... pour remporter des victoires et arracher des parts de marché.
Beaucoup d’entreprises parlent encore du monde comme d’un immense champ de bataille... mais ceux qui croient aux vertus de ce langage militaire se sont-ils assurés que les «troupes» suivaient? Et ce champ de bataille permanent est-il propice à cultiver l’intelligence de l’autre dont les entreprises ont tellement besoin? Car, pendant qu’elles expriment des défis guerriers, elles ne parlent pas des peurs, des désirs, des doutes, des croyances, des talents... comme si tout cet essentiel n’avait pas d’existence.
Les jeunes aspirent-ils à entrer dans un univers de combat? Les clients souhaitent-ils être l’enjeu d’une guerre permanente? Ou préfèrent-ils qu’on leur parle de satisfaction, de fidélité, de confiance, de transparence, de sincérité, d’honnêteté, d’humanité? Au nom de quels raccourcis de l’histoire devrait-on considérer que les hommes sont incapables, hors des conflits, de motivation collective, de dépassement individuel et de réussites marquantes ?
La Caisse locale de l'Isle Jourdain a choisi comme thème pour son Assemblée «Urbains, ruraux, vivons ensemble notre territoire». Question prégnante dans cette commune encore rurale qui vit un flux migratoire intense du fait de la proximité de Toulouse..
Autour de la table, Monsieur le Maire et des représentants de chasseurs, randonneurs, agriculteurs, chefs d'entreprise et nouveaux arrivés. Un seul et même territoire, des regards et des occupations bien différents... et le sentiment fréquent que l'autre est un géneur, un pollueur, un prédateur, un danger... Le diagnostic s'impose minutes après minute : déficit de rencontres, déficit de dialogue, déficit d'écoute et au final, le sentiment de n'être ni compris, ni aimé...
.
"Si vous deviez proposer une action pour que les choses se passent mieux, ce serait quoi?" Le micro court de main en main... "une rencontre conviviale entre chasseurs et non chasseurs", "une réunion des nouveaux venus avec les chasseurs et agriculteurs", "une journée portes ouvertes pour faire connaître notre entreprise et nos métiers", "expliquer pourquoi on a besoin des agriculteurs pour se nourrir, pour l'énergie, susciter de la reconnaisance et du soutien"... et le Maire de souhaiter un bilan de ces actions à l'Assemblée générale 2008.
.
Dans la salle, une main se lève, un homme dit: "Et si tout simplement, on se disait bonjour ?"
Dans quelques jours, Marcel Camborde qui a assuré l'animation des Caisses locales et participé à bien des Assemblées générales prendra sa retraite. Je lui dédie donc cette photo, prise hier soir à Montestruc, près de Fleurance.
.
On peut lire un peu de nostalgie, mais aussi, pour les observateurs avisés, un peu d'ironie dans son regard. En effet, pour une de ses dernières assemblées, Marcel Camborde a surpris son monde en projetant un petit film totalement imprévu et écologiquement incorrect... Merci !
On sait que le prêt à quinze ans ne constitue plus la norme ; un prêt immobilier sur trois dépasse déjà cette durée. Après quelques banques étrangères à la recherche de publicité, c’est le vénérable Crédit foncier qui vient d’annoncer qu’il proposerait désormais une offre sur 40 ans. Pourquoi ? Parce qu’en passant de 30 et 40 ans, on peut, à annuité égale, emprunter 11% de plus, et qu’aller à 50 ans n’améliorerait ce montant que de 4%.
.
Est-ce bien raisonnable ? Non, si on considère, vision classique, qu’il faudra à un jeune couple trentenaire rembourser toute sa vie pour devenir propriétaire de son logement. Peut-être, si on voit les choses autrement : au bout de 10 ans, s’il est mis fin au prêt par anticipation, les 12 % de capital remboursés constitueront un capital et le couple aura bénéficié d’un logement de valeur.
.
Oui mais voilà, le réveil risque d’être douloureux si la valeur du bien s’est dégradée sur la période. Car l’intérêt comme le risque de pareil montage dépendent seulement de cela : l’opération sera excellente si les prix immobiliers continuent de monter, elle pourra être dramatique dans le cas inverse. Or, pour beaucoup d’observateurs, le marché est plus près de son plus haut que de son plus bas… Mieux vaut donc être averti...
Monsieur Ben Bernanke, le respecté président de la puissante Réserve fédérale américaine (Fed), est tout sauf un plaisantin. Il a estimé vendredi que «la hausse du commerce avec la Chine et d'autres pays en développement a conduit à un ralentissement des prix des produits industriels importés» mais que «cet effet a été contrebalancé ces derniers temps par la hausse des prix de l'énergie et des matières premières associée à la croissance rapide de ces économies émergentes».
Bref, ce que nous gagnons d’un coté en diminution de prix de fabrication, nous pourrions bien le perdre de l’autre en dépenses supplémentaires d’énergie et de transports et en dégâts environnementaux… et d’inciter les analystes à prendre davantage en compte la diversité des influences mondiales dont «beaucoup ne sont pas pleinement comprises».
Cet appel à l’intelligence apporte un peu de vent frais dans la pensée économique unique. A part Monsieur Ben Bernanke, ma belle-mère aussi me disait que faire venir les haricots verts du bout du monde en hiver finirait par nous coûter cher. Mais elle n’a pas de diplôme…
Une étude sur les prix des services bancaires vient d’être publiée par la CLCV*. Elle relève une forte disparité au sein des réseaux mutualistes, Crédit agricole compris… ce qui n’a rien de surprenant puisque chaque Caisse régionale fixe elle-même ses services et ses prix en tenant compte des particularités de son territoire. .
Pyrénées Gascogne est plutôt bien classée, parmi les trois banques les moins chères de la région pour le «panier de service pour une personne». Certes, elle n’est pas la banque la moins chère pour tout, et ce n’est pas notre objectif. Nous privilégions la qualité du service et la densité du réseau. Il est d’ailleurs surprenant que les études sur le prix des services bancaires ignorent la valeur du "service" , de la "qualité", de la "proximité"...
Cette étude déplore qu’il subsiste un «manque de transparence dans les pratiques et les tarifs», ou que «seule une minorité d'établissements ne fait pas payer la gestion de comptes par Internet». Elle rejoint là des préoccupations qui nous sont chères: ainsi, nos tarifs sont mis à disposition de tous, clients ou non clients, en première page d’accueil de notre site http://www.lefil.com/ rubrique nos tarifs, et l’accès Internet à la consultation et aux opérations de base est gratuit.
Au total, cette étude utile complète les enquêtes de satisfaction que nous initions. Elle va nous aider à mieux tenir compte des attentes des clients, et à faire des progrès...
* CLCV : association de consommateurs « Consommation, logement et cadre de vie »
Le monde des boursiers se divise en deux catégories, inspirées par la décoration de la corbeille de Wall Street : d’un coté, un ours, là se tiennent les vendeurs (bears) qui anticipent la baisse des cours, de l’autre, un taureau où se trouvent les acheteurs (bulls) qui attendent la hausse. Caricaturalement, on voit dans les premiers d’éternels pessimistes et dans les seconds, des optimistes impénitents.
En vérité, il existe une troisième catégorie, de loin la plus nombreuse, celle de ceux qui sont parfois taureau, parfois ours, jamais ni tout l’un ni tout l’autre. Tous les professionnels font partie de cette dernière catégorie et tentent de gagner à la hausse comme à la baisse. Pour eux, il n’est pas de mauvais temps, mais seulement de mauvaises stratégies...
Alors, le particulier dans tout cela ? S'il est aguerri, il sait naviguer dans les turbulences. S'il est néophyte, qu’il n’a connu que la progression des marchés, il doit prendre le temps de regarder «l’historique des cours». Que va-t-il y lire ? Quelqu’un qui a investi en actions françaises en mars 2003 voit son capital multiplié par deux. Cela cloue le bec aux "bears"! Mais un autre qui a placé la même somme en septembre 2000 n’a pas encore retrouvé son capital initial! Silence les "bulls"!
S'il ne veut pas jouer au loto, le particulier doit respecter un certain nombre de règles :
Diversifier ses placements, ne pas oublier qu’une épargne commence à se construire par des produits sans risque que sont les PEL ou les livrets, et préférer les OPCVM ou le mandat à la gestion directe de ses titres.
Accepter le risque quand il choisit des placements exposés directement aux marchés financiers, et donc avoir du temps devant lui.
Investir progressivement, par exemple un peu chaque trimestre, ce qui lui permet de «lisser» son investissement.
Changer de support et placer une partie de ses fonds sur des produits sécurisés, ceux qui offrent une garantie de capital en cas de baisse des marchés…
On me demande parfois, et vous, que faites-vous ? Nous estimons pour nos propres placements que la baisse actuelle est plutôt une occasion de nous renforcer en actions car nous croyons qu’il existe encore un potentiel de hausse. Pour nos clients, nous mettons en priorité la «relation durable», et nous les sensibilisons aux risques. Nos conseillers sont là pour mesurer avec chaque client sa capacité à s’y exposer. Ils ne sont pas devins, mais ils peuvent aider chacun à voir où il en est des quatre règles ci-dessus.
Certains ont été surpris de voir ma photo et des infos personnelles sur cette page, comme cela se pratique sur les blogs. Vous remarquerez qu'elles ont été supprimées, ce qui d’ailleurs ne m’a pas trop coûté.
Je ne peux par contre rien faire pour enrayer la chute des cours de bourse ou réduire leur volatilité, alors que vous avez été plusieurs à déplorer le caractère pessimiste voire carrément injuste de mon précédent commentaire sur les placements en action. Je reconnais devant tous les spécialistes de Pyrénées Gascogne et devant les épargnants avisés ou intéressés que vous êtes que mes propos – quoique sincères – méritaient plus de nuances… je vais donc m’employer à rédiger un complément, promis…
Mardi dernier, la chute brutale de la bourse de Shangaï, presque 9%, surprenait les places financières. Dans l'élan, les marchés d'actions des pays emergents d'Europe et d'Amérique latine s'affaissaient de 5% en moyenne, et Wall Street, ébranlé, chutait de 4%... un record depuis les attentats de 2001... Cette brutale correction qui a aussi, on le sait, affaibli les places européennes, démontre plusieurs choses:1/ La contagion des crises financières est instantanée et les menaces qui pèsent sur certains marchés réputés spéculatifs (ici chinois) exposent tout autant les autres au risque de crise,2/ Les perspectives de croissance des économies occidentales ne sont pas assez convaincantes pour que les marchés se relèvent immédiatement et sans dommage de leur K.O.,
3/ Nous entrons dans une période de plus forte volatilité, voire de correction, les marchés d'action connaissant depuis mars 2003 une croissance soutenue, mais pas pour autant "soutenable" indéfiniment.
Faut-il alors partager l'optimisme des experts qui se veulent invariablement apaisants : "les fondamentaux sont bons", "nous restons positifs à moyen terme", "le potentiel de croissance reste intact"? Les mêmes ne nous diront-ils pas demain que "toutes les bonnes nouvelles étaient dans les cours"?
Rappelons nous que les places boursières sont par nature risquées, et que l'investisseur souscrit à l'espérance du gain mais aussi à l'acceptation de la perte. On n'a pas l'un sans l'autre, et dans les périodes "chahutées", je trouve beaucoup de mérites aux Plans Epargne Logement et aux Livrets de Développement Durable, ainsi qu'aux produits boursiers sécurisés. Ils promettent un peu moins, mais ils tiennent toujours...
AVIS PROFESSIONNELS...
... l'assistance
Des imprévus, dans la vie, ça ne manque pas. Quand on achète, on regarde le prix, la couleur, le délai... Quand on a acheté, on n'y pense plus, on ne pense qu'à l'usage. Quand survient l'imprévu, la panne, la maladie, le "pépin" gros ou petit, là se posent des questions auxquelles par nature on n'avait pas pensé. C'est à ce moment là qu'on a besoin d'assistance. C'est à ce moment là qu'on a besoin d'un interlocuteur. C'est là qu'on a besoin d'un fournisseur qui tienne ses promesses, qui soit là depuis longtemps et pour longtemps, d'un conseiller qui vous écoute, qui vous comprenne, et qui trouve avec vous les solutions auxquelles personnes n'avait pensé. Celles qui vous vont bien parce qu'elles vous ressemblent et que le conseiller vous aide à trouver parce qu'il vous connaît.
... la succession
Pour que votre contrat d'assurance-vie ne se perde pas, vous pouvez en informer son bénéficiaire ou le déclarer par un acte notarié indiquant expressément le bénéficiaire… Mais sachez que si vous n'éparpillez pas vos avoirs et demandez à votre banquier de tenir vos placements, il s’occupera de votre succession et informera votre notaire et vos héritiers.
... le taux du prêt
Dans notre souci de tout simplifier, d'aller à l'essentiel, de caricaturer même, nous réduisons un crédit à son taux. Des banques d'ailleurs n'affichent plus que ça, et il faut de bonnes lunettes pour lire la durée... Faites-vous expliquer ce que couvre l'assurance, ce qui se passe si vous avez un pépin et ne pouvez plus rembourser, si vous voulez un jour modifier le montant de votre mensualité... Bref, assurez-vous que demain, dans 5 ans ou dans 10 ans, vous pourrez vous adresser à quelqu'un d'autre qu'à un contrat dûment signé et paraphé....
... la bourse
Il faut bien sûr y avancer avec la prudence du sioux. Tous les spécialistes vous diront qu'il n'y a pas meilleur placement à moyen et long terme, et ils vous le prouveront... Mais vous rencontrerez aussi des investisseurs malheureux non démunis d'arguments! Donc, pour investir malin, et profiter du meilleur des marchés d'actions, il faut le faire progressivement et en diversifiant les supports. L'imagination des banques a été remarquable ces dernières années, et la gamme des placements, très large, permet de bien mesurer et maîtriser le risque.
... les créances
Le recouvrement des créances, pour tout commerçant ou professionnel, est une opération lourde en temps et souvent en conséquences financières. Le constat a été fait que les délais de paiement et les impayés constituaient pour les entreprises françaises un vrai handicap. Pourtant, le recours à l'affacturage était encore très marginal jusqu'à ces derniers mois. Il connaît aujourd'hui une forte progression (+20%) ce qui est normal au regard des avantages qu'il présente. Les petites entreprises y ont cependant difficilement accès et surtout, il ne couvre pas la totalité de leurs besoins. Voilà pourquoi, Pyrénées Gascogne a inventé CREANCES SERVICES qui permet de donner à sa banque le soin de recouvrer ses factures et d'en simplifier ainsi le recouvrement. Simple et utile, ce service est développé avec EUROFACTOR...