dimanche 29 juillet 2007

Qui connait David Castéra ?

David Castéra est béarnais et vit à Oloron. Son métier ? Consultant en stratégie Internet, création de sites, blogs et nouveaux médias, e-marketing, e-commerce, référencement, veille en ligne et présence en ligne. Il a créé sa société EBEO et il est co-fondateur de STONFIELD-InWorld qui aide les entreprises à créer leur propre univers. C'est à lui que nous devons l'Institut Mutualiste du Crédit agricole sur Second Life. A 34 ans, il n'est pas seulement l'un des (trop rares) spécialistes français des mondes virtuels, il est aussi joueur de tennis émérite, classé depuis l'âge de 13 ans et encore aujourd'hui classé 15. Sa passion, ce sont ses filles jumelles Cléo et Salomé. Convaincu que l'Internet de demain sera à 3 dimensions, il anticipe et travaille particulièrement sur les outils pédagogiques et l'apprentissage des langues dans ces univers virtuels. Laissez-vous convaincre en l'écoutant :
http://www.dailymotion.com/video/x2j2cp_second-life-lunivers-des-possibles_tech

samedi 28 juillet 2007

Progrès 2.0

Il y a un mois, Patrick Faivre montrait ici que le web 2.0, ses technologies et ses usages, susciteraient des entreprises plus coopératives, des «Entreprises 2.0». Nécessaire pour réussir ce "saut" de génération, l'utilisation d'outils nouveaux, personnalisables, communicants, collaboratifs, n'est pas pour autant suffisante. Encore faut-il que l'entreprise mobilise dans ses équipes la conscience et l’intelligence collective des nouveaux chemins qui s'ouvrent à elle pour réaliser son ambition de performance. Elle doit pour cela toucher l’homme, sa façon de voir son monde, son client, son collègue, ses outils. «Ce n’est pas un état, c’est une dynamique» dit Bertrand Duperrin, qui distingue très justement les moyens et les usages.

Un exemple ? Vous recevez un courriel, l’imprimez, le traitez comme un courrier postal, puis rédigez la réponse sur papier à en-tête (ne riez pas, cela se voit dans beaucoup d’entreprises). Vous disposez du bon outil mais pas du bon usage… Vous stagnez en Version 1.0. Et si vous exigez de vos collaborateurs qu'ils répondent par courriel aux clients sans leur donner à comprendre le sens de cet acte, vous ne suscitez ni le mouvement créatif, ni l’intelligence des enjeux. Vous êtes toujours dans le modèle 1.0. De même, bloguer ne fait changer de génération que si le blog prend sens par les réflexions qu’il suscite, les repères qu’il donne, les compréhensions qu’il facilite.

Vous accédez au 2.0 quand vous allez au-delà de l’utilisation des moyens nouveaux et que vous sucitez des innovations utiles. Les technologies nouvelles de communication ont en effet ce pouvoir de rendre chacun plus acteur, plus décideur, plus responsable de sa contribution à l’entreprise. Individuellement, par la construction d’un environnement de travail où chacun actionne ses préférences. Collectivement, par les savoirs et les informations partagés, les taches collaboratives, les réseaux d’intérêt renforcés, les communautés virtuelles.

«Pour vous, qu’est-ce que bien travailler?» J'aime poser cette question qui fait prendre conscience de ce que le travail n’est pas l’exécution d’une tâche prescrite mais varie au contraire en contenu et qualité selon notre capacité à composer avec notre environnement (règles, climats, outils, hommes...). Ce sont de nouvelles compositions avec de nouveaux moyens que finalement cette Entreprise 2.0 nous appelle à inventer. Cela doit s’appeller le progrès... 2.0, si vous voulez…

dimanche 22 juillet 2007

"M" comme Modeste.

Nous parlons de collaboration chaque fois qu’une équipe se constitue pour travailler, agir, «faire ensemble». La coopération, qui prend le parti de faire route commune sur toute la durée, introduit en plus l’idée de destin partagé. Rien à voir avec un accord de circonstance ou un coup de main passager. Nous parlons là de la décision irréversible, autrement impliquante, de partager l’avenir.

Un tel projet n’a de sens et de chance de succès que si tous les associés, des premiers aux derniers arrivés, sont convaincus de la supériorité de la décision partagée sur le modèle plus classique du «un chef, les autres suivent». Cela exige de se parler, s’écouter, se comprendre, s’accorder, à l’image d’un orchestre symphonique qui prend plus de temps pour se former qu’un chanteur a capella, mais qui dure en général beaucoup plus longtemps…

Il se dit aujourd'hui dans tous les cercles bien pensants que le temps est venu d’«être intelligents à plusieurs», qu’il est bon que les citoyens participent davantage aux décisions, que les entreprises fassent plus de place à leurs actionnaires et ne misent plus sur le génie d’un seul cerveau... bref, qu'il serait bon de mettre plus de modestie dans nos modes de management. Mais nos organisations ont du mal à se réformer, sans doute parceque notre aptitude à coopérer est peu naturelle et que nous avons du mal à reconnaître la bonne influence de ceux qui nous entourent.


Alors, puisque tout nous invite à devenir "modestes par nécessité", faisons-le. Et tant qu’à faire, rejoignons à grand bruit les rangs déjà fournis des "gens modestes qui tiennent absolument à ce que
cela se sache", selon le bon mot d'un certain Grégoire Lacroix.

dimanche 15 juillet 2007

L'entreprise mutualiste réinventée ?

Milton FRIEDMAN (1912-2006), Prix Nobel d’économie 1976, chef de file de l’Ecole de Chicago et père de la théorie du « monétarisme », était un fervent partisan du libéralisme « pur et dur ». A ce titre, on lui attribue la phrase suivante, « The business of business is business » que l’on peut traduire approximativement ainsi : « La seule responsabilité sociale de l’entreprise est de faire des profits ».

En ces temps de prise de conscience de la nécessité pour les entreprises d’asseoir leur développement sur des principes de développement durable, nécessité que les préoccupations environnementales grandissantes et certains scandales financiers récents ne font que renforcer, confère à cette citation la tonalité d’une époque qui semble révolue.

Certes, l’entreprise « cellule souche » du développement économique, doit faire des profits pour assurer son développement et garantir une juste rémunération de la prise de risque des apporteurs de capitaux. Sans entreprises profitables, il n’y a pas de création d’emplois et donc pas de revenus susceptibles d’assurer le bien-être de « l’homo œconomicus » que nous sommes tous.

Au-delà de ce rôle économique fondamental, d’autres « missions » semblent aujourd’hui devoir être confiées aux entreprises qui, d’une certaine manière, vont à l’encontre de la pression « court-termiste » exercée par les marchés financiers. Dans ce sens, un certains nombre d’orientations ont été avancées par les organisations internationales. Citons, par exemple, le « Global Compact », mis au point par l’ONU en 1999, qui propose aux entreprises d’adhérer à dix grands principes dans les domaines des droits de la personnes, du travail et de l’environnement, ou encore le Conseil Européen de Lisbonne de 2000 qui a inscrit la responsabilité sociale et environnementale au premier rang des priorités politiques. Ainsi à la conception de l’entreprise, préoccupée exclusivement de ses intérêts économiques et tenue de rendre des comptes aux seuls actionnaires (« shareholders »), se substitue graduellement une vision de l’entreprise ouverte sur toutes les parties prenantes (« stakeholders ») impliquées dans ou par son fonctionnement. Cette prise de conscience progressive est d’ailleurs accélérée par la pression plus ou moins forte, selon le secteur d’activité, exercée par les pouvoirs publics, les consommateurs, les organisations de protection de l’environnement,…


Ian DAVIS, Directeur Général du cabinet conseil en stratégie MAC KINSEY, que l’on ne peut pas soupçonner d’être un « doux rêveur écolo » ne dit d’ailleurs pas autre chose, lors d’une interview récente : « D’un point de vue stratégique comme moral, il est vital pour l’entreprise de s’engager socialement , (…), Le dirigeant qui sait être à l’écoute des préoccupations sociétales, comme par exemple le souci du changement climatique, s’ouvre de nouvelles opportunités ».

Cette nouvelle « entreprise attitude » doit se traduire au plan économique par un développement favorable au territoire sur lequel l’entreprise intervient, par une éthique pratiquée, en interne et vis-à-vis des tiers, à tous les niveaux de l’entreprise, par une équité sociale des rémunérations, par la recherche constante d’une réduction de l’empreinte environnementale.

Notons que ces préoccupations de développement durable peuvent en elles-mêmes être un puissant facteur favorisant les innovations et le développement économique qui en découle.

Développement économique pour et sur son territoire, équité des rémunérations, éthique,… autant de valeurs inscrites dans les gènes de l’entreprise mutualiste. Le développement durable n’est-il pas en train de réinventer l’entreprise mutualiste ? En tout cas il lui donne une évidente modernité.

jeudi 12 juillet 2007

Armand Lansier et la Vache maigre

Un jour de 1900, Armand Lansier (fondateur du Crédit agricole en Vendée) rencontre un paysan qu'il connaît bien. Ce dernier dispose d'un peu de pâture et souhaite acquérir une vache pour l'y élever. L'homme est pauvre, son courage et son honnêteté sont ses seules garanties. Il doit donc se contenter d'un animal bon marché, manifestement très maigre. Il paie la triste bête cents francs avancés par le propriétaire de l'animal.
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Après six mois de soins attentifs, le paysan a transformé la vache. Il doit alors la vendre et trouve rapidement preneur pour cent cinquante francs. Le bénéfice est partagé entre le paysan et le propriétaire de la vache. Ce dernier vient donc d'engranger 25% d'intérêts sur six mois. Armand Lansier est scandalisé par la manière dont le propriétaire s'est arrogé, sans effort, une rémunération usuraire. Il créera alors en Vendée, un Crédit agricole pour mettre le pied à l'étrier à ceux qui avaient envie d'agir et d'entreprendre. Nous sommes en 1901, le microcrédit à la française est né. Partout en France, au début du siècle dernier, le demarche se développe. Elle répond à un vrai besoin.

Aujourd'hui, la France redécouvre le microcrédit. Si l'utilité existe, les initiatives vont tous azimuts et les idées sont à l'évidence assez confuses. Les raisonnements partent très souvent du produit et moins du besoin de la personne. Le microcrédit est présenté comme une solution à tous les maux. Or, il s'agit simplement d'un produit...qui n'est miracle que s'il répond à une attente dans un contexte donné !
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L'enjeu est de créer une dynamique qui permette à des populations exclues des sphères professionnelles et financières, de devenir les acteurs de leur propre intégration. A l'image du paysan, la volonté d'agir est l'une des clés. S'appuyer sur un partenaire impliqué dans l'avenir de son territoire et de ceux qui le peuplent en est une autre... N'est ce pas Armand Lansier !

dimanche 8 juillet 2007

Terrorisme, technologie et liberté

« Liberté, Egalité Fraternité », cette belle devise de la République est-elle toujours d’actualité? Elle apparaît pourtant étonnamment moderne puisque le Directeur Général de GOOGLE se l’est même appropriée, lors de sa venue à Paris, pour vanter la personnalisation et le partage de contenus caractérisant les versions européennes de «YouTube», le site de mise en ligne de vidéos. A bien des égards elle rejoint également les valeurs du mutualisme.

Cependant, à une semaine des dernières tentatives d’attentat en Grande Bretagne et en ce triste anniversaire de l’attentat du métro de Londres de juillet 2005, on peut se demander si le mot « liberté » n’a pas pris du « plomb dans l’aile ». Si les terroristes n’ont pas, pour le moment, réussi à vraiment déstabiliser nos démocraties, ils ont en revanche contribué à sensiblement renforcer les dispositifs de contrôles divers et variés. Certes, les « grandes oreilles » du réseau Echelon, destinées à capter les télécommunications de toutes natures, datent des années 80. Elles existaient donc avant les premières vagues d’attentats. Ces dernières années ont néanmoins vu se multiplier les réseaux de télésurveillance, davantage renforcés à chaque nouvelle menace. Par ailleurs, la banalisation du téléphone portable permet aujourd’hui une « traçabilité » quasi parfaite des allers et venues de chacun d’entre nous. Enfin, tout enquêteur est aujourd’hui capable de reconstituer les fichiers que vous croyez avoir effacés du disque dur de votre ordinateur ; sans compter nos ballades sur internet, suivies à chaque « clic », qui autorisent un marketing très personnalisé de la part des acteurs du Net les plus performants. Cette omniprésence de la surveillance devient d’ailleurs la cible et le sport favori de certains « hackers » qui, délaissant la diffusion de virus informatiques, se consacrent à la mise au point de dispositifs permettant de « brouiller les pistes ».

On doit, a contrario, reconnaître que cela facilite l’identification plus rapide des terroristes et criminels en tout genre, voire même avant qu’ils ne soient passés à l’acte et, de ce point de vue, c’est effectivement un mal nécessaire.

Pour autant, cette surveillance insidieuse et permanente a quelque chose de désagréable. Même en n’ayant rien à se reprocher, c’est une sorte d’intrusion continuelle dans notre intimité qui de fait restreint indirectement notre liberté. A cette aune, la loi « Informatique et liberté » a pris un sacré coup de vieux. George ORWELL avait raison : « Big Brother is watching you »…

samedi 7 juillet 2007

Responsabilité sociale

C'est aujourd'hui la Journée Internationale des Coopératives dont le thème pour 2007 est : «Valeurs et principes coopératifs en faveur de la responsabilité sociale des entreprises».

En l’absence d’une définition universellement reconnue, considérons que cette responsabilité est constituée des actions volontaires allant au-delà des obligations légales dans les domaines du développement, de la protection de l’environnement ainsi que des droits de l’Homme. Ainsi, une entreprise "socialement responsable" rend des comptes de manière transparente, implique les parties prenantes, fait preuve d’innovation et applique des règles de bonne gouvernance.

A bien des égards, le mouvement coopératif a été pionnier dans l’élaboration et la pratique de cette responsabilité qu'il a placée au coeur de ses modèles commerciaux depuis plus de 150 ans. Coopérateurs et mutualistes dépassent la recherche des rendements financiers en s'attachant à la responsabilité des individus, la démocratie, l’équité et la solidarité.

De plus en plus d'entreprises de tous types prennent conscience de la valeur que donne l'affirmation de leurs responsabilités sociales au sens large. Cela les encourage à rejoindre cette conception essentiellement coopérative. Tant mieux. Et il est important que les coopératives mettent de plus en plus en lumière la manière dont cette responsabilité est au coeur de leur activité commerciale au quotidien.
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C'est ce que font de grands groupes comme nos voisins basques «Mondragón Corporación Cooperativa», la plus grande coopérative de travailleurs au monde, qui brille par ses innovations. Comme le «Co-operative Group» qui jouit d'une très grande confiance auprès des consommateurs britanniques. Comme la colombienne «La Equidad Seguros» qui propose depuis des decénnies des assurances abordables aux personnes à bas revenus. Comme la coopérative indienne «Amul», la plus grande organisation de production alimentaire en Inde. Et comment ne pas citer nos cousins du Quebec, la banque Desjardins?

L’Association Coopérative Internationale qui est à l'origine de cette journée depuis 85 ans invite les coopérateurs du monde entier à célébrer aujourd'hui leur succès en tant que principale forme d’entreprises socialement responsables et à donner une plus grande visibilité à leurs actions. Le Crédit Agricole est fier de participer de ce formidable mouvement et Pyrénées Gascogne avec. Pourvu qu'il dure! Pourvu que se lèvent des consciences nouvelles pour reprendre le flambeau! Pourvu que les hommes sachent encore lire dans un monde au fonctionnement complexe et aux ressorts simplifiés toute la force de l'expérience collective.

mercredi 4 juillet 2007

Coopératives : créées pour être utiles

Le 16 décembre 1992, l'ONU a pris une résolution par laquelle elle a institué la journée internationale des coopératives. Elle est célébrée chaque année le 1er samedi du mois de juillet. Pour 2007, elle se déroulera le 7 juillet prochain et aura pour thème "valeurs et principes coopératifs en faveur de la responsabilité sociale des entreprises".

Cet événement est un moyen de rappeler que la société coopérative est une entreprise en concurrence pleinement dans le marché, pleinement dans l'économie mais avec ce petit supplément d'âme qu'on appelle le "souci de l'autre".

Dans l’économie de marché qui régit les règles internationales de l’économie libérale, il existe au moins deux sortes de modèles d'entreprise : les sociétés de capitaux et les sociétés de personnes dont les coopératives. Elles cohabitent et sont complémentaires. Un corps de textes règlementaires français et internationaux, institue et régit ces différentes sociétés. Elles ont donc toutes deux une légitime existence.

Mais si elles évoluent dans la même économie, leur finalité est différente et les règles de pouvoir ne sont pas définies de la même façon. La société de capitaux est attachée au développement du capital pour le dividende. Ce capital régit ici les règles de pouvoir à la différence des sociétés coopératives où le pouvoir appartient à la communauté des hommes. La société coopérative est, elle aussi, très attachée au développement du capital car il est une garantie d’avenir.

Enfin la volonté d'être utile aux membres de la coopérative et aux territoires sur lesquels elle grandit, est un facteur très important de différenciation. Deux utilités méritent d’être mises en évidence :

- La recherche du rendement maximum conduit les sociétés de capitaux à opérer de nombreux arbitrages. La société coopérative s’intéresse, quant à elle, à tout ce qui est profitable sans focaliser son action sur les seules opérations à très fort rendement. Cette caractéristique de l’entreprise coopérative lui permet de proposer un champ de services plus vaste que les sociétés anonymes et de donner à l'innovation toute sa place.

- L’attachement au territoire est statutaire pour une société coopérative. Pour garantir sa propre prospérité, elle doit participer activement au développement de son environnement économique et social local auquel elle est historiquement et humainement liée.

La société coopérative est grace à celà, je crois, un grand facteur de stabilité économique et de progrès. La performance dans le temps est son affaire.

dimanche 1 juillet 2007

Changements

Le changement n’est plus ce qu’il était. Nous sommes bousculés par la circulation rapide et fluide des biens, des personnes et des fichiers que rien ni personne ne retient. Et puisqu’il n’est plus possible de prévoir, de se faire une idée précise de ce qui sera, nous voilà appelés à nous préparer, nous mettre en état de nous adapter aux effets de toutes ces incertitudes.

Cette accélération du changement tire sur notre vieille déchirure entre le besoin de «faire pareil», de soigner nos repères, nos habitudes, tout ce qui nous rend le monde familier, et la réalité de l’instabilité des choses, même des climats.

Cette vieille contradiction est incarnée par deux philosophes présocratiques, Parménide d’Elée et Héraclite d’Ephèse. Pour Parménide d’Elée, rien ne change. Etre et penser
sont une seule et même chose. L'Être est sans commencement, éternel, immuable, continu, hors du temps. Face à ce grand immobile, Héraclite d'Ephèse apparaît comme le «mobiliste» universel. Pour lui, rien n'est permanent, sauf justement le changement, tant il est vrai "qu'on ne se baigne jamais deux fois dans le même fleuve". Une pensée plus difficile à accepter sans doute (d'où son surnom «d’Obscur»?), mais qui tient la corde...

Alors, quelles qualités cultiver pour être mieux « préparés » ?

- D’abord, la curiosité, l’étonnement, le doute. S’entraîner à se laisser surprendre. Eprouver sa disposition propre à changer de point de vue, pour accroître sa capacité à voir, à comprendre, et à prendre les bonnes décisions.

- Ensuite, la capacité à remettre en cause sa façon de travailler. Je peux travailler, travailler beaucoup, avoir le sentiment de bien travailler, et me trouver tout simplement dans l’erreur, «hors sujet». Il ne suffit pas de creuser pour trouver de l’or.

- Se déshabituer, ce qui est très difficile, parce qu'il est bien plus dur de laisser tomber les vieilles idées que d’avoir des idées neuves. C'est pourtant essentiel car nous n’avons plus le temps de superposer les choses. Nous devons choisir, donc renoncer.


Les entreprises coopératives ont cela de particulier que, dès lors que leur gouvernance et leur management respectent la lettre et l’esprit de leurs statuts, elles donnent l’initiative à leurs structures décentralisées, proches du terrain, c'est-à-dire proches du monde et des gens. Leur changement n’est pas le fait de quelques décideurs parisiens, aussi lucides et géniaux soient-ils, mais bien celui de milliers de gens qui sont en mesure de «capter» ce qui bouge et qui ont la capacité de changer leur façon de faire. Ce système fonctionne si tous ces gens-là se reconnaissent le droit, ressentent le devoir, éprouvent le désir de faire ce difficile travail d’adaptation. Quand c’est le cas, l’efficacité de nos organisations est redoutable.

AVIS PROFESSIONNELS...


... l'assistance

Des imprévus, dans la vie, ça ne manque pas. Quand on achète, on regarde le prix, la couleur, le délai... Quand on a acheté, on n'y pense plus, on ne pense qu'à l'usage. Quand survient l'imprévu, la panne, la maladie, le "pépin" gros ou petit, là se posent des questions auxquelles par nature on n'avait pas pensé. C'est à ce moment là qu'on a besoin d'assistance. C'est à ce moment là qu'on a besoin d'un interlocuteur. C'est là qu'on a besoin d'un fournisseur qui tienne ses promesses, qui soit là depuis longtemps et pour longtemps, d'un conseiller qui vous écoute, qui vous comprenne, et qui trouve avec vous les solutions auxquelles personnes n'avait pensé. Celles qui vous vont bien parce qu'elles vous ressemblent et que le conseiller vous aide à trouver parce qu'il vous connaît.

... la succession

Pour que votre contrat d'assurance-vie ne se perde pas, vous pouvez en informer son bénéficiaire ou le déclarer par un acte notarié indiquant expressément le bénéficiaire… Mais sachez que si vous n'éparpillez pas vos avoirs et demandez à votre banquier de tenir vos placements, il s’occupera de votre succession et informera votre notaire et vos héritiers.

... le taux du prêt

Dans notre souci de tout simplifier, d'aller à l'essentiel, de caricaturer même, nous réduisons un crédit à son taux. Des banques d'ailleurs n'affichent plus que ça, et il faut de bonnes lunettes pour lire la durée... Faites-vous expliquer ce que couvre l'assurance, ce qui se passe si vous avez un pépin et ne pouvez plus rembourser, si vous voulez un jour modifier le montant de votre mensualité... Bref, assurez-vous que demain, dans 5 ans ou dans 10 ans, vous pourrez vous adresser à quelqu'un d'autre qu'à un contrat dûment signé et paraphé....

... la bourse

Il faut bien sûr y avancer avec la prudence du sioux. Tous les spécialistes vous diront qu'il n'y a pas meilleur placement à moyen et long terme, et ils vous le prouveront... Mais vous rencontrerez aussi des investisseurs malheureux non démunis d'arguments! Donc, pour investir malin, et profiter du meilleur des marchés d'actions, il faut le faire progressivement et en diversifiant les supports. L'imagination des banques a été remarquable ces dernières années, et la gamme des placements, très large, permet de bien mesurer et maîtriser le risque.

... les créances

Le recouvrement des créances, pour tout commerçant ou professionnel, est une opération lourde en temps et souvent en conséquences financières. Le constat a été fait que les délais de paiement et les impayés constituaient pour les entreprises françaises un vrai handicap. Pourtant, le recours à l'affacturage était encore très marginal jusqu'à ces derniers mois. Il connaît aujourd'hui une forte progression (+20%) ce qui est normal au regard des avantages qu'il présente. Les petites entreprises y ont cependant difficilement accès et surtout, il ne couvre pas la totalité de leurs besoins. Voilà pourquoi, Pyrénées Gascogne a inventé CREANCES SERVICES qui permet de donner à sa banque le soin de recouvrer ses factures et d'en simplifier ainsi le recouvrement. Simple et utile, ce service est développé avec EUROFACTOR...