Le 29 juin dernier, le 160ème anniversaire de la naissance de Charles GIDE est passé complètement inaperçu. C’est une preuve de plus que les coopératives, espèce à laquelle appartiennent les Caisses Régionales de Crédit Agricole, agissent comme si elles avaient honte de leur statut spécifique, sur le mode : « Ne dites pas à Monsieur « le Marché » que je suis mutualiste, il me croît capitaliste… ». Cette timidité à rendre hommage aux pères fondateurs de l’économie mutualiste et coopérative ne peut que contribuer à rendre celle-ci confidentielle.
Pourtant, Charles GIDE occupe, à ce titre, une place prépondérante. Ce gardois, né à Uzès, fait, contre ses goûts mais dans la tradition familiale, des études de droit à Paris où son frère Paul, le père d’André GIDE, est professeur. En 1874, il réussit l’agrégation et choisit d’enseigner l’économie politique, d’abord à Bordeaux puis à Montpellier. En 1884, il fait paraÎtre des « Principes d’économie politique » qu’il révisera toute sa vie et qui connaîtront vingt-six éditions.
A partir de 1885, il participe à la relance du mouvement coopératif français et crée « l’Ecole de Nîmes ». A la fin du XIXème siècle, les coopératives socialistes vont faire sécession et Charles GIDE poussera à sa réunification qui interviendra en 1912. En 1898, il s’installe à Paris et participe aux premiers pas de la Ligue des Droits de l’Homme et de l’Ecole des hautes études sociales. Il s’implique dans le mouvement des universités populaire et collabore à « l’Union pour la vérité » de Paul Desjardins*.
Propagandiste inlassable de la coopération, il s’intéresse désormais plus à l’économie sociale qu’à l’économie politique. Au lendemain de la Grande Guerre, il s’efforce de relancer l’Alliance coopérative internationale et le mouvement protestant social français qui le choisit comme président en 1922. Cofondateur, en 1921, de la Revue des études coopératives, il est élu en 1920 au Collège de France et y occupe de 1921 à 1930 une chaire financée par le mouvement coopératif. Il meurt à Paris le 12 mars 1932, laissant une œuvre immense, près de quatre mille écrits, mais très mal connue.
Toutes ses réflexions tournent autour du concept de solidarité, qu’il considère comme une loi naturelle qui lie les hommes entre eux et les pousse à s’associer. Charles GIDE a d’abord cru que le « coopérativisme » pourrait gagner l’ensemble de la société, puis il a considéré comme plus probable la coexistence d’un secteur privé, d’un secteur public et d’un secteur coopératif.
En cela, il était visionnaire. Encore faut-il, aujourd’hui, que le secteur coopératif défende sa place dans un monde qui tend à l’uniformisation autour d’un modèle « libéralo-capitaliste » dominant. Une meilleure communication sur ses valeurs et son utilité économique peut y contribuer.
*Paul Desjardins (né à Paris en 1859 - mort en 1940) est un professeur et journaliste français qui anima pendant trente ans des réunions annuelles d'intellectuels attachés à la liberté d'opinion, les « Décades de Pontigny ».
Et la morale dans tout ça ? Certains diront que, dans la profession, il n'y en a jamais eu beaucoup... C'est vrai qu'au 12° siècle, l'Eglise a interdit aux prêtres de recevoir les dons des banquiers, trop peu recommandables... et la réputation a la vie dure. Mais les temps ont changé, que diable ! Et la vérité est qu'il y a bien une morale dans la profession.
D'un coté, des banquiers vertueux, soucieux de bien comprendre avant de bien préter, d'accompagner les clients et leurs projets, de dire "oui" quand le projet est prometteur, et "non" quand les conditions de réussite ne sont pas réunies. Ces banquiers-là, responsables, ont au cours des ans établi et renforcé leur réputation et leur solidité.... leur "robustesse" comme on dit maintenant.
D'un autre coté, les banquiers imprudents, âpres aux gains rapides, peu scrupuleux sur les chances de succès du moment qu'ils se mettent eux-mêmes à l'abri des risques. Ceux-là ont fait un jour ou l'autre les frais de la sélection naturelle dans un monde bancaire impitoyable où les effets de levier sont très forts, et où les fautes, amplifiées, ne pardonnent pas.
La crise financière que nous vivons a cela de neuf qu'elle met les bons et les mauvais, les scrupuleux et les douteux, les pros et les amateurs dans un même sac, bien mélangés comme le sont les crédits "subprime", à l'origine de toutes les suspicions. Voilà pourquoi les banques centrales volent au secours de toutes les brebis en difficultés, qu'elles soient avec ou sans tache, considérant que la faute cette fois-ci est bien trop difficile à reconnaître, trop diffuse, pour ne pas être collective... Mais passé l'orage, il va bien falloir faire le tri...
Albert EINSTEIN en prononçant ces mots : « Ce qui est incompréhensible, c’est que le monde soit compréhensible », s’étonnait lui-même, comme physicien, que notre monde puisse se mettre en équations. Cette pratique de modélisation a largement été utilisée en finance depuis le début des années 80. Ces développements mathématiques ont non seulement tenté d’expliquer les phénomènes de marchés mais ont été également à l’origine de tous les instruments financiers, dit dérivés, car séparés de la réalité sous-jacente. La valorisation des ces instruments repose sur des algorithmes mathématiques qui se sophistiquent au fil du temps et que seuls quelques initiés maîtrisent.
Les dérivés de crédits font partie de la dernière génération de ces instruments. Ils représentent des portefeuilles de risques de différentes natures qui permettent à ceux qui en sont porteurs de s’en «débarrasser» en les cédant dans le marché à des investisseurs potentiels. Ces derniers y trouvent un intérêt dans l’espérance d’une rentabilité attractive pour une prise de risque, en théorie limitée, par une forte division et une importante diversification des actifs sous-jacents.
Afin de diviser encore davantage le risque, ont été créés récemment des dérivés de dérivés crédit, encore appelés «dérivés de crédit au carré». Chaque élément constitutif de ces instruments est lui-même un dérivé de crédit. Si la division du risque est alors poussée à l’extrême, on peut en dire autant de l’opacité de ces supports pour lesquels il est impossible de déterminer le risque final ainsi porté.
Dès lors, les porteurs sont confrontés à deux aléas. D’une part le risque de modèle, lié à une mauvaise appréciation des probabilités de survenance des risques selon les différentes configurations de marché. En langage de probabiliste, on parle de mauvaise estimation des «queues de distribution». D’autre part le risque d’asymétrie d’information entre le porteur du risque initial et l’investisseur, le premier ayant tendance à minimiser le degré de risques qu’il transmet au marché.
La crise de l’immobilier américain, désormais bien connue sous le nom de crise du «subprime», a eu pour conséquence de mettre le système financier international en difficulté pour ces deux raisons : d’un côté un problème de modèle consécutif à une sous-estimation des probabilités de défaillances massives en cas de retournement conjoncturel ; de l’autre une insuffisance d’information liée à l’opacité la plus totale des risques réels portés par ces instruments.
Nous assistons donc à une immense partie de poker où les banques se regardent en « chiens de faïence » en soupçonnant les autres de cacher des risques très importants tout en ayant elles-mêmes du mal à apprécier leurs propres risques. Ceci entraîne un blocage des financements interbancaires et oblige les banques centrales à jouer leur rôle de « prêteurs en dernier ressort » afin d’assurer un minimum de liquidité sur le marché monétaire.
On peut s’interroger, en ces temps de crise, sur la pertinence d’un modèle financier de plus en plus déconnecté de l’économie réelle. Des enseignements seront sans doute tirés au lendemain de cette crise : on ne peut durablement créer de la richesse de façon indépendante de celle créée dans la « vraie vie ».
Nos savoirs progressent, en sciences, en techniques, et trouvent chaque jour de nouvelles applications. Une question se pose désormais à voix haute dans tous les domaines de la vie : "Est-ce bien du progrès?".
Pour le nucléaire, la question s'est posée avant la mise au point des premières bombes et des premiers réacteurs, et se posera sans doute jusqu'à la dernière heure de l'humanité.
La recherche génétique a permis de "créer" des espèces végétales nouvelles, résistantes à la sécheresse, aux mycoses ou aux insectes. Ce sont ces fameux OGM, autorisés ici et interdits là dans un compromis incompréhensible puisque si la moitié du monde les autorise, la décision des hommes est déjà prise.
Les industries chimiques, la transformation des énergies fossiles, qui ont dominé le monde ces dernières décennies sont, elles aussi, contestées au regard des dégâts quelles provoquent sur l'environnement.
Et voilà que l'industrie financière est à son tour prise de doute. Avant le progrès, les banques collectaient leurs ressources auprès des épargnants, puis les prêtaient aux investisseurs. Avant, c'était simple : pas d'épargne, pas de prêts, et si les clients ne remboursaient pas, la banque devait gérer son problème. Aujourd'hui, des banques prêtent, puis cèdent leurs crédits à d'autres banques qui les conditionnent et les débitent pour les céder à d'autres banques qui... nous en vivons depuis quelques semaines le résultat.
Tous ces progrès ont un point commun. Que quelque part quelqu'un fasse une "c..." et c'est le monde entier qui en prend les pertes. Peut-être le progrès n'est-il pas dans ces techniques nouvelles qui fascinent ou qui font peur, mais justement dans cette prise de conscience nouvelle : notre responsabilité est devenue collective, universelle, et ce, dans tous les domaines.
Une vieille pratique bien ancrée dans le métier consiste à dire que « tout va bien, tout va bien…» avec d’autant plus de force et vigueur d’ailleurs, que tout pousse à penser le contraire. Que la bourse baisse de 10% et «le moment est venu d’acheter à bon compte». Qu’elle baisse de 15% et aussitôt «les valeurs sont bradées». Pourtant, l’expérience montre que s’il vaut mieux acheter au «son du canon» qu’au «son du clairon», on n’a pas pour autant intérêt à se précipiter…..
Nous vivons en ce moment dans le brouillard. La sphère financière connaît une crise inédite, dont personne ne sait encore si la sortie se fera par le haut ou par le bas. Que survienne une défaillance bancaire et tous les observateurs y verront un signal négatif alors qu’au contraire, une OPA sur tel ou tel établissement financier sera perçue positivement et installera durablement la confiance… Le scénario qui se déroule sous nos yeux est plus proche de la première hypothèse que de la deuxième.
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Dans ces conditions de visibilité, nous estimons qu’il est «urgent de ne pas se presser» pour investir. Garder un bon tiers de sa capacité d’investissement boursier en réserve, c'est-à-dire en monétaire, pour attendre d’y voir plus clair est une bonne politique. C’est en tout cas celle que nous appliquons à Pyrénées Gascogne pour la gestion de nos propres placements, et nous le disons. Nous ne savons pas encore si les faits nous donneront raison, mais nous prenons le parti de dire ce que nous pensons, ce que nous faisons, en toute transparence.
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Peut-être le mutualisme consiste-t-il justement, d’abord et avant tout, à s’imposer la sincérité dans la communication. C’est en tout cas notre conception du mutualisme qui met plus haut que tout la confiance dans l’intelligence humaine et dans la capacité de chacun à décider… il ne peut exister qu’avec un effort inlassable de pédagogie, d’information, d’explication, de vérité… même en temps de crise !
Le prix du baril de pétrole a franchi cette barre symbolique au cours de la semaine écoulée. On est loin du prix moyen de 20 dollars des années 90. Cet événement vient nous rappeler que nous vivons dans un monde où le prix de l’énergie va sans doute rester à des niveaux élevés au moins le temps que la recherche permette de franchir des paliers technologiques autorisant un accroissement sensible de l’offre.
La croissance démographique mondiale et le développement des pays émergents, Chine et Inde en tête, vont tirer plus rapidement la demande que les progrès technologiques ne le feront pour l’offre, d’où les tensions prévisibles sur les prix. L’Agence Internationale de l’Energie (AIE) estime que la demande mondiale d’énergie primaire devrait croître de 25% d’ici 2015 et de plus de 50% d’ici 2030, dont une grande part concernera les énergies fossiles du fait de leur faible coût et de leur abondance relative. Ce qui sera le cas notamment du charbon, avec, corrélativement, toutes les conséquences néfastes au plan climatique générées par les émissions de gaz carbonique.
Quelques chiffres pour mesurer les enjeux. Les chinois consomment actuellement une tonne équivalent pétrole par habitant et par an, les européens quatre et les américains huit. Si les chinois se mettaient à consommer comme les américains, ce serait pas moins de cinq fois les ressources totales connues au niveau mondial dont il faudrait disposer pour faire face à cette demande. Les combustibles fossiles (pétrole, gaz naturel et charbon) couvrent plus de 80% de la demande mondiale actuelle dont 35% pour le pétrole. L’énergie nucléaire n’en couvre que 6% tandis que les énergies renouvelables, pour l’essentiel combustion de biomasse ou de déchets et énergie hydroélectrique, n’interviennent que pour 13%.
Quelles solutions pour à la fois maîtriser les gaz à effet de serre (GES) et faire face à la croissance inexorable de la demande d’énergie ?
Tout d’abord l’énergie nucléaire doit être remise en avant. Elle ne produit pas de GES. La France, de ce point de vue, dispose d’un « coup d’avance » grâce aux choix visionnaires qui ont été opérés lors du premier choc pétrolier du milieu des années 70. La France produit aujourd’hui 80% de son électricité à partir de l’énergie nucléaire. Certes se pose la question des déchets, mais une évolution technologique prochaine, dite de 4ème génération, devrait permettre un recyclage des déchets à vie longue. Autre critique souvent avancée contre le nucléaire, la faiblesse des ressources en uranium. Si 30% de l’énergie mondiale était nucléaire, on estime à un siècle, les réserves d’uranium disponibles. Si la technologie des surgénérateurs était généralisée, ce délai serait multiplié par un facteur 100.
D’autres pistes sont à explorer comme l’enfouissement du gaz carbonique, le développement de véhicules propres (électriques, hybrides, ou plus tard, à hydrogène). Les économies d’énergie sont également prometteuses, du moins au plan domestique, par la mise au point d’habitations « autonomes » en énergie (chauffage solaire de l’eau, panneaux photovoltaïques, géothermie), mais cela prendra du temps, car le « parc » ne se renouvelle pas rapidement. Enfin l’énergie éolienne qui ne peut être considérée que comme énergie d’appoint car elle est destructrice de paysages et son rendement reste faible. A titre d’exemple, il est estimé que si la France voulait produire 50% de son électricité à l’aide de cette énergie, il faudrait couvrir d’éoliennes 25% de son territoire.
Aujourd’hui le pétrole est donc cher et cela va durer. Faut-il s’en plaindre ? Non, si l’on considère que cela va inciter à la recherche de solutions alternatives et innovantes qui a leur tour pourront être source de développement économique.
Je suis heureux de vous annoncer l'association du Crédit Agricole Mutuel Pyrénées Gascogne avec la société Stonfield InWorld.
Stonfield InWorld est une entreprise créée à Oloron Sainte-Marie par David Castera et également implantée à Neuilly sur Seine et Toulouse grace à Pierre-Olivier Carles. Elle est devenue en quelques mois un acteur de référence dans les Mondes Virtuels (second life, there.com, kaneva, multiverse …) et propose aux entreprises de toute taille et tous secteurs des solutions globales d’intégration d’Internet et des mondes virtuels dans leur stratégie de développement.
Stonfield InWorld concentrera ses développements et ses services sur la vente en ligne (e-commerce) et sur la formation (e-learning), afin d’en faire les deux pôles de croissance à forte valeur ajoutée pour ses clients sur les mondes virtuels.
Le Crédit agricole est bien évidemment interessé par ces développements qui vont apporter de nouveaux modes de relation avec ses clients. La Fédération Nationale du Crédit Agricole, qui dispose déjà de cinq îles sur Second Life, va s'associer à ce projet..
Ensemble, nous partageons la conviction que les univers virtuels, bien qu'encore imparfaits et mal compris, ont déjà commencé à bouleverser en profondeur nos usages de l’internet. Ensemble et depuis ici, nous entendons prendre notre part dans la construction de l'Internet de demain en valorisant ses avancées relationnelles et son caractère collaboratif.
Un grand Merci à Bertrand Duperrin que j'ai déjà eu l'occasion de citer dans ce blog et qui parle de nous dans un billet très aimable, ce qui fait toujours plaisir. C'est ce genre d'analyse qui donne envie de continuer et d'aller plus loin... Vous trouverez ICI le billet en question...
Et dans quelques heures, nous annoncerons ici même une alliance nouvelle, surprenante, inattendue, pleine de promesses...
On sait que l’économie coopérative et mutualiste a concouru, à la fin du XIXème siècle et notamment en France, au développement de l’agriculture et à ses modes de financement grâce à la création, dans le Jura, des premières « fruitières » (autrement dit coopératives) ainsi que des premières caisses locales de Crédit Agricole. On sait sans doute moins que, de nos jours, cette forme d’organisation économique, associée à l’usage de nouvelles technologies, trouve toute sa pertinence en Inde, pour favoriser le développement économique des zones rurales.
La firme « Indian Tobacco Company » (ITC), conglomérat de 20 000 personnes fondé en 1910, intervient, aujourd’hui, au delà de son métier d’origine de fabricant de cigarettes, dans les secteurs aussi variés que l’agroalimentaire, l’hôtellerie, les technologies de l’information ou la papeterie. Au cours des dernières années, elle a décidé, en plus de son « business » traditionnel, de développer toute une série d’actions citoyennes autour du slogan suivant : « Let’s put India first » que l’on peut traduire approximativement par « Mettons l’Inde en premier ».
Ainsi, ITC a contribué à aider 11 000 femmes à créer leur propre entreprise afin de mieux assurer l’éducation et la santé de leurs enfants. ITC a également favorisé l’éducation de 76 000 enfants par le financement d’écoles en zones rurales et, dans un autre domaine, financé l’irrigation de 14 000 hectares de terres agricoles.
En 2000, ITC a décidé de lancer « e-choupal », un site Internet qui permet aux agriculteurs d’accéder à des informations utiles pour la gestion de leur exploitation et améliorer leur productivité.
Ils peuvent également, via ce site, échanger avec des experts, pour, par exemple, lutter contre une maladie menaçant une plantation. Pour constituer ce réseau, ITC a installé dans les villages 6 400 ordinateurs, alimentés soit par groupes électrogènes, soit par panneaux photovoltaïques.
Dans chaque village, un « correspondant » a été formé pour aider les autres agriculteurs à utiliser le WEB. Ce sont aujourd’hui 4,2 millions d’agriculteurs, répartis dans 38 500 villages qui accèdent à ce réseau. ITC ambitionne d’équiper 100 000 villages à l’horizon de 10 ans.
Grâce à cette coopérative « virtuelle », les paysans réduisent leurs dépenses en regroupant leurs commandes d’engrais et de semences. Par les conseils prodigués par les « experts », ils évoluent progressivement vers une « agriculture raisonnée » limitant l’usage des engrais et pesticides au strict nécessaire et contribuant ainsi au développement durable de leur environnement. Ils accroissent aussi leurs revenus en connaissant les cours de leur production et en ayant un pouvoir de négociation plus important, là encore, en se regroupant pour vendre leurs produits.
La seule limite actuelle du développement de ce mutualisme revisité par les nouvelles technologies est l’analphabétisme. Aujourd’hui, en Inde, 40% de la population est encore illettrée…
Beaucoup d’acteurs de l’immobilier redoublent d’activité dans les médias pour expliquer que leur marché a toutes les bonnes raisons de se porter comme un charme. Je me permets de dissoner... persuadé d’ailleurs que les adeptes du sempiternel «tout va bien», devraient comprendre qu’ils ne rassurent personne, ni vous, ni moi, ni les analystes, ni les financiers car insensibles aux incantations, tous fondent leurs convictions sur les chiffres et les faits, qui sont têtus :
1/ Nous venons de vivre une augmentation spectaculaire des prix des logements qui ont progressé en 20 ans de 300% alors que l’inflation était de 50% seulement sur la période. Les ménages ont été d’autant plus sensibles à cette hausse qu’elle a été particulièrement vive sur les dix dernières années. Aujourd’hui, tous les économistes s’accordent à dire que la part du budget que les ménages consacrent à leur logement, que ce soit sous forme de loyer ou d’annuités d’emprunt, atteint un niveau d’alerte.
2/ Qu’on le veuille ou non, bon nombre d’emprunteurs américains ne parviennent pas à faire face à leurs engagements et leurs banques créancières vont devoir enregistrer dans leurs comptes les pertes potentielles. Cela n’a rien de bien exceptionnel puisque le risque est depuis la nuit des temps le premier mal de la banque, mais on sait d’expérience que lorsque le risque survient, les banques sont plus exigeantes dans l’octroi des prêts. Même si ces défaillances sont localisées dans une partie du monde, tout le système bancaire est concerné par ce changement de regard sur le crédit.
3/ La baisse des taux d’intérêt, très marquée sur les vingt dernières années, qui a accompagné et alimenté la montée des prix immobiliers, est maintenant derrière nous. D’abord, le prix de l’argent qui avait atteint un plus bas en juillet 2005 remonte très régulièrement depuis cette date. Ensuite, les banques qui n’ont pas hésité ces dernières années à sacrifier leurs marges sur prêts pour séduire les clients, se trouvent bien obligées de payer le prix du risque et de la liquidité. Le taux du crédit va donc monter.
Si les prix de l’immobilier ont atteint un niveau difficile à soutenir pour le budget des acquéreurs potentiels, si le risque crédit est de retour avec «l’ardoise» qui ne le quitte jamais, si les taux d’intérêt sont sur une pente haussière bien ancrée, force est de conclure que tout concours à un ralentissement du marché et à une baisse des prix. Reste d’autres facteurs qui peuvent en atténuer l’intensité, comme la demande en logement qui reste forte, comme la présence sur ce marché de beaucoup d’acheteurs étrangers, comme les mesures fiscales décidées par le gouvernement, mais suffiront-ils à contrer les pressions à la baisse ? D’autant que les soubresauts des marchés boursiers usent l’optimisme des investisseurs…
Les blogs, c'est pas très vieux, mais il ya déjà des traditions. Par exemple, on fête le centième message. Et nous y sommes !
Une occasion de vous remercier de votre fidélité...
La chance ne doit rien au hasard. Voilà ce que conclut un sujet britannique, chercheur en psychologie, Richard Wiseman, auteur du livre «The Luck Factor», en français «Développer son capital chance» édité chez Lattès.
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De l'analyse conjointe de nos attitudes dans la vie et des évènements chanceux ou malchanceux qui la jalonnent, il retient que la chance est d’abord une affaire de comportement, et que les personnes qui ont de la chance ont un profil bien particulier :
1/ Elles sourient beaucoup plus souvent que les autres, ont une attitude ouverte, et cherchent facilement les autres du regard.
2/ Elles prennent le temps de bavarder avec les inconnus, d’échanger avec le serveur de restaurant ou la caissière du supermarché.
3/ Elles entretiennent un réseau important et actif, cultivent leurs relations, leur passent souvent des coups de fil, leur envoient des courriels et des cartes de vœux…
Résultat ? Elles rencontrent beaucoup de monde et sont très souvent confrontées à des imprévus. De cette façon, elles croisent nettement plus d’opportunités que les autres, opportunités qu’elles ont, grâce à leur attention, l'aptitude de saisir.
Voilà qui donne une nouvelle actualité au fameux «Aide-toi, le ciel t’aidera !» cher à nos anciens.
C’est devenu une banalité de constater que les nouvelles technologies de l’information révolutionnent notre façon de travailler et notre rapport à l’autre au sein de nos entreprises. La multiplicité des sources d’information, la rapidité de transmission et la facilité d’accès omniprésente caractérisent sans doute cette nouvelle époque.
Pour autant, face à ce phénomène, chacun peut se comporter de façon différente. Schématiquement, trois attitudes peuvent se rencontrer. Les deux premières étant bien sûr une caricature des écueils à éviter, la troisième étant sans doute celle vers laquelle il faut tendre.
Première attitude possible : la rétention d’information, dans un schéma où l’information et la maîtrise de sa diffusion est une manière de démontrer par l’absurde que soi-même ou son équipe est indispensable à la marche de l’entreprise. Ce comportement est sans doute en voie de disparition mais il constitue encore le modèle dominant dans certaines organisations .
Deuxième attitude envisageable, tout aussi néfaste au bon fonctionnement de l’organisation : l’usage abusif de la messagerie. Eric ALBERT, médecin psychiatre, spécialiste des comportements au travail classe les envois compulsifs d’e-mails en trois catégories, qui cachent souvent, de la part des émetteurs, des attitudes auto-protectrices. Il y a tout d’abord « l’information remplissage » ; une manière de se rassurer sur la densité de son activité par un envoi toujours plus massif d’e-mails. Il existe aussi « l’information parapluie » ; si j’envoie une information par e-mail, on ne pourra pas me reprocher de ne pas l’avoir transmise, sous-entendu le problème est traité (pour moi). On trouve aussi parfois « l’information défausse » ; je ne sais pas traiter le problème donc je renvoie ou je transmets de façon, peut-être, à éviter d’avoir à le traiter, selon la bonne vieille technique de la « patate chaude », appelée aussi celle du « singe sur l’épaule ».
De ces comportements, s’ensuit très vite le sentiment de surabondance d’informations. Cette perception provient du fait que nous sommes souvent noyés sous une avalanche de données non traitées et non pas sous une avalanche d’informations utiles. Pour Eric ALBERT, une information "c’est un ensemble de données qui sont traitées pour leur donner du sens".
Troisième attitude, sans doute la meilleure pour tirer pleinement profit de ces nouvelles technologies de l’information, consiste à faire preuve d’empathie vis-à-vis de celui à qui s’adresse l’information en y apportant de la valeur ajoutée utile pour lui. La bonne règle à respecter pourrait être : « ce qu’il faut, quand il faut, à qui il faut ».
Chaque acteur de l’entreprise devient alors un contributeur essentiel à l’intelligence collective. Il se positionne, c’est-à-dire est actif, par rapport aux informations même lorsqu’elles ne relèvent pas directement de son champ d’actions ou de son niveau hiérarchique. Il se situe, comme au cœur d’un réseau neuronal, un nœud de passage de l’information en liaison avec tous les autres et, ce faisant, il décuple ainsi l’efficacité de l’organisation. .
On sait aujourd’hui que, bien souvent, ce qui fait la différence entre les entreprises, c’est leur capacité à capter les informations de leur environnement et surtout à en avoir une intelligence susceptible de leur permettre d’agir avec un « coup d’avance ». C’est donc le comportement de chacun qui peut contribuer à renforcer cette intelligence collective. Il s’agit non plus de faire circuler l’information uniquement par rapport à sa performance individuelle mais aussi pour apporter une contribution au développement de l’entreprise. J’emprunte encore à Eric ALBERT cette définition de la contribution : « Elle concerne l’ensemble des actions qui contribuent à la performance de l’entreprise, à travers et au delà de la mission de base de l’intéressé. »
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Entreprise en réseau, fonctionnement en mode projet, contribution à l’intérêt collectif de l’entreprise, intelligence collective… N’est-ce pas finalement une nouvelle forme de mutualisme qui se développe au sein de nos entreprises, impulsée par la formidable puissance des nouvelles technologies, si elles sont utilisées à bon escient ?
AVIS PROFESSIONNELS...
... l'assistance
Des imprévus, dans la vie, ça ne manque pas. Quand on achète, on regarde le prix, la couleur, le délai... Quand on a acheté, on n'y pense plus, on ne pense qu'à l'usage. Quand survient l'imprévu, la panne, la maladie, le "pépin" gros ou petit, là se posent des questions auxquelles par nature on n'avait pas pensé. C'est à ce moment là qu'on a besoin d'assistance. C'est à ce moment là qu'on a besoin d'un interlocuteur. C'est là qu'on a besoin d'un fournisseur qui tienne ses promesses, qui soit là depuis longtemps et pour longtemps, d'un conseiller qui vous écoute, qui vous comprenne, et qui trouve avec vous les solutions auxquelles personnes n'avait pensé. Celles qui vous vont bien parce qu'elles vous ressemblent et que le conseiller vous aide à trouver parce qu'il vous connaît.
... la succession
Pour que votre contrat d'assurance-vie ne se perde pas, vous pouvez en informer son bénéficiaire ou le déclarer par un acte notarié indiquant expressément le bénéficiaire… Mais sachez que si vous n'éparpillez pas vos avoirs et demandez à votre banquier de tenir vos placements, il s’occupera de votre succession et informera votre notaire et vos héritiers.
... le taux du prêt
Dans notre souci de tout simplifier, d'aller à l'essentiel, de caricaturer même, nous réduisons un crédit à son taux. Des banques d'ailleurs n'affichent plus que ça, et il faut de bonnes lunettes pour lire la durée... Faites-vous expliquer ce que couvre l'assurance, ce qui se passe si vous avez un pépin et ne pouvez plus rembourser, si vous voulez un jour modifier le montant de votre mensualité... Bref, assurez-vous que demain, dans 5 ans ou dans 10 ans, vous pourrez vous adresser à quelqu'un d'autre qu'à un contrat dûment signé et paraphé....
... la bourse
Il faut bien sûr y avancer avec la prudence du sioux. Tous les spécialistes vous diront qu'il n'y a pas meilleur placement à moyen et long terme, et ils vous le prouveront... Mais vous rencontrerez aussi des investisseurs malheureux non démunis d'arguments! Donc, pour investir malin, et profiter du meilleur des marchés d'actions, il faut le faire progressivement et en diversifiant les supports. L'imagination des banques a été remarquable ces dernières années, et la gamme des placements, très large, permet de bien mesurer et maîtriser le risque.
... les créances
Le recouvrement des créances, pour tout commerçant ou professionnel, est une opération lourde en temps et souvent en conséquences financières. Le constat a été fait que les délais de paiement et les impayés constituaient pour les entreprises françaises un vrai handicap. Pourtant, le recours à l'affacturage était encore très marginal jusqu'à ces derniers mois. Il connaît aujourd'hui une forte progression (+20%) ce qui est normal au regard des avantages qu'il présente. Les petites entreprises y ont cependant difficilement accès et surtout, il ne couvre pas la totalité de leurs besoins. Voilà pourquoi, Pyrénées Gascogne a inventé CREANCES SERVICES qui permet de donner à sa banque le soin de recouvrer ses factures et d'en simplifier ainsi le recouvrement. Simple et utile, ce service est développé avec EUROFACTOR...