Que vous souhaiter pour 2008 ? Du bon, du beau, du bien. Oui, mais aussi et surtout, des choses sur lesquelles vous, moi, avons davantage la main : l’énergie, la volonté, le désir de faire et de réussir ! Que nous prenions toute notre part dans l’amélioration du monde !
Pyrénées Gascogne s’engagera encore en 2008 pour être plus efficace, plus performant, plus solide, plus utile pour ses clients. Parce que c’est notre devoir d’entreprise coopérative que d’améliorer sans cesse nos outils au service durable de nos territoires. Je vous souhaite que 2008 ne soit pas seulement une nouvelle année de plus, mais aussi et surtout, une nouvelle année de mieux. Que chacun découvre dans sa vie, en famille, en entreprise, de nouveaux visages du bonheur !
Les commentaires ne vont pas manquer sur les faits marquants de 2007. Sans doute seront-ils fournis et intéressants, puisque le XV de France n’a pas gagné sa coupe ! Reste que, comme toujours, les changements les plus importants sont lents dans leur évolution, travaillent les choses en profondeur, et ne sont donc pas immédiatement visibles et commentés. Il nous semble pourtant que le monde est en train de tourner une page importante, contraint qu’il est de changer de regard sur la mondialisation. Car il y a comme un doute…
Doute sur la croissance, sur l’accès à l’énergie, sur l’environnement, sur la solidité de nos économies et de nos entreprises. Doute sur la mondialisation. Chacun voit bien que la crise immobilière américaine affecte la planète par contagion, que le terrorisme passe les frontières, et que les pandémies, conflits et crises sont plus visibles que les bénéfices humains. La question se pose alors : la mondialisation est-elle un progrès ou un risque ?
Doutes sur la paix. Sans être l’année d’une nouvelle guerre, ni d’une fin de guerre, 2007 est l’année des enlisements, en Afghanistan, en Irak, en Iran, au Pakistan, au Liban, au Soudan, ailleurs. L’impression d’un monde qui patine parce que les vieilles recettes ne marchent plus et parce que la puissance américaine, qui a toujours les moyens de la domination, n’a plus toute la légitimité pour l’exercer…
Ce qui est sûr, c’est que les pays du Sud apportent désormais plus de la moitié de la production mondiale, qu’ils disposent de capitaux énormes ; là, pas de doute. Aucun doute sur leur «force de frappe» : La Chine dispose déjà de 2.500 milliards de fonds étatiques et pourrait compter en 2015 sur 12.000 milliards selon Morgan Stanley… Pendant ce temps, les américains sont en déficit de 800 millions par an, et les français, d’environ 40. Ca change la donne !
Alors ? Alors, la tentation va être forte de revenir en arrière… Nouvelles frontières aux capitaux, aux hommes, aux idées. Protéger. En utilisant de bons prétextes : respect de l’environnement, droits de l’homme, sécurité, autres ? Nous, organisations coopératives, avons toujours dit qu’il fallait penser global et local, conjuguer mondialisation et territoire, sans excès ni d’un coté, ni de l’autre. Nous ne changeons pas d’avis. Mais nos sociétés ont plus que jamais besoin de repères et de principes, de clarté. C'est hélas la confusion qui semble l'emporter dans beaucoup de domaines...
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- Le mutualisme est bien éloigné aujourd’hui des abstractions de Proudhon, son père fondateur. Il s’adapte, évolue et les économistes comme les politiques commencent à le reconnaître comme un modèle viable, efficace, moderne... Le mutualisme n’est pas une alternative au mode capitaliste d’organisation des échanges mais une manière différente de réguler le marché en établissant les règles de la redistribution plus en amont... Au même titre que la société par actions ne perd jamais de vue son profit, la société de personnes ne doit jamais perdre de vue l’intérêt collectif.
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- Le succès des entreprises coopératives contribue à la fois à la croissance de notre économie, et à la protection de nos concitoyens. Il concilie efficacité et solidarité, performance économique et équilibre social. Quoi de plus moderne ? ... Vous êtes des praticiens de la sphère économique et sociale, pas des idéologues. C’est pour cela que vous avez le courage de réformer vos pratiques quand cela est nécessaire. Pour démontrer sa validité, votre modèle doit, toujours et encore, produire des résultats à la hauteur de ceux des sociétés par actions.
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- Vos groupes ont tout intérêt à renforcer leurs spécificités telles que la prise en compte de l’intérêt collectif et du long terme; l’attachement à un territoire; ou le partage équitable de la valeur entre le sociétaire, dirigeants, salariés et clients. Perdre cette spécificité qui est votre richesse reviendrait à perdre votre âme... J’ai confiance dans votre capacité à prouver toute la modernité du modèle mutualiste de développement, d’autant que la transposition en cours des textes européens sur le statut de la société coopérative européenne ouvre la perspective de groupements coopératifs européens par rapprochement d'acteurs nationaux, qui devraient donner un nouveau souffle au mutualisme.
En cette nuit de Noël, une de nos agences, Saint-Jean-de-Luz Chantaco, a subi un attentat à l’explosif. Les dégâts sont importants, mais c’est surtout la peur qui gagne du terrain, comme dans tout acte terroriste perpétré dans l’ombre. Car l'objectif n'est pas de faire réfléchir, ni de convaincre, mais bien de faire peur, d'actionner cette fibre obscure qui est en chacun de nous, qui ne raisonne pas, mais qui nous fait parfois transpirer. Un acte de la nuit pour faire taire. Et je n’ai justement pas envie de me taire à l'heure où beaucoup se préparent à célébrer en famille la fête de la Paix.
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Nous reproche-t-on d’avoir étendu nos activités à l’immobilier ? Faut-il rappeler qu’il y a plus de cent enseignes sur la côte basque et qu’à quelques exceptions près (dont nous), aucune n’a son centre de décision ici ? Que nous ne nous contentons pas de donner chaque jour des signes de notre attachement et de notre respect aux basques et à leur pays, et que nous sommes aussi très largement les premiers à accompagner et financer l’installation des jeunes agriculteurs, mais aussi des commerçants et des artisans ? Que le logement est un besoin majeur et qu’il est UTILE d’aider ceux qui en cherchent à en trouver, ceux qui en ont à trouver preneur ? Et que ce métier nous voulons l’exercer dans le respect de tous, d’abord et avant tout de ceux qui vivent et travaillent sur ce territoire ?
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Ce ne sont pas des mots, ce sont des convictions. Je les dis parce que nous les vivons sincèrement, que nous les affirmons, que nous acceptons d’en débattre. Je les dis parce que ces convictions sont partagées par nos élus et nos salariés qui sont plus de 500 à vivre et travailler sur ce territoire basque, à contribuer chacun dans son activité à sa vie, à ses valeurs et à son avenir… On peut choisir de fêter Noël dans l’ombre, ca ne fait grandir ni l’homme ni ses idées. On peut, ici comme ailleurs dans le monde, préférer la lumière. C’est elle qui gagnera.
Deux images pour vous souhaiter un joyeux Noël, fête de la Paix. D’abord ce message d'encouragement que je qualifierai de très "tendance" (je ne pense pas que l'on puisse dire "people" s'agissant de l'aristocratie...)
Puis cette image qui rappelle que nous avons encore beaucoup d'efforts à faire pour pouvoir dire "C'est vraiment Noël !"... Mais ça viendra ! En tous cas, ce soir, c’est déjà Noël !
La mort de Julien Gracq, auteur de "Le Rivage des Syrtes", ne peut laisser indifférent. Il parlait de l’écrivain qui… « … secrète de bonne heure autour de lui une bulle, liée à ses goûts, à sa culture, à son climat intérieur, à ses lectures et rêveries familières, et qui promène partout avec lui, autour de lui, une pièce à vivre, un “intérieur” façonné à sa mesure souvent dès la vingtième année, où il a ses repères, ses idoles familières, ses dieux du foyer, où son for intérieur se sent protégé contre les intempéries et à l’aise. Sans l’existence de cette bulle protectrice, deux choses demeurent mal explicables. D’abord que l’oeuvre d’un écrivain reste dans son ensemble cohérente et articulée au milieu d’un monde déchaîné - le XXème siècle pour ma génération - qui n’a souvent été que catastrophes, renversements brutaux, guerres d’extermination et mutation accélérée de toutes ses structures sociales, comme de son environnement technique. Et sans cette “bulle”, il est difficile aussi de comprendre une certaine indifférence de l’écrivain aux vicissitudes de la vie littéraire à laquelle il se trouve mêlé. {…} Il nous semble, à distance, avoir traversé son époque comme le capitaine Nemo dans Jules Verne traverse les océans, passionné par le spectacle, mais toujours derrière la vitre à l’abri de laquelle il a son orgue et sa bibliothèque, et qu’il ne quitte que pour de brèves incursions et descentes dans les abîmes extérieurs. ».
Encore un peu de temps, Monsieur le bourreau. C’est ce que semblent penser les investisseurs à quelques jours de la fin de l’année. Notre bon vieux CAC40 affiche en clôture ce vendredi un fier 5.600 points, soit légèrement mieux que fin 2006. Eh oui, une progression, qui donne à l’épargnant 1,1% de mieux ! Une performance qui reste nettement en deçà de la rémunération d’un Plan épargne logement, certes, mais positive quand même. Positive ! Comme si 2007 était une année pour rien. Comme si la crise financière, qui s’annonce profonde et durable, n’avait jamais existé. Comme si rien ne menaçait la croissance. Comme si les risques inflationnistes étaient sans importance. Comme si les banques continuaient de se faire confiance entre elles et osaient se prêter sans inquiétude…
Il suffit d’ouvrir son journal, d’écouter la radio, pour percevoir l’écart de plus en plus surprenant entre les informations sur la santé des économies et de leurs grands acteurs, et celles sur la santé des marchés financiers. Ce n’est pas la première fois dans l’histoire que les marchés ne veulent pas voir. Ils ont montré d’ailleurs qu’ils pouvaient persister plusieurs mois dans un optimisme excessif confinant à l’autisme. Oui, cela s’est vu dans le passé. Mais ce que nous savons, parce que nous l’avons vu aussi, c’est que lorsque la bourse file ce genre de coton, son réveil est toujours très brutal. Il suffit alors d’un rien pour la faire douter.
Vous remarquerez comme moi que les journalistes économiques ne se risquent plus à dire que «les fondamentaux sont bons» puisqu’ils ne le sont pas. Ils ne prennent plus la peine non plus de nous dire que «les bonnes nouvelles sont dans les cours», tant il est vrai qu’il n’y a plus de bonne nouvelle. Ils ne nous disent pas encore que les mauvaises nouvelles n’y sont pas… mais rassurez-vous, ils pourraient bien nous l’expliquer bientôt. Pour qui veut bien voir et entendre, les temps sont décidemment à la prudence !
Le Crédit agricole est à son tour victime de la crise financière qui sévit maintenant depuis plusieurs mois et qui peu à peu s’amplifie. Une crise qui est partie, chacun le sait, des crédits hypothécaires aux ménages américains peu solvables, les fameux «subprime». A la façon des grandes épidémies, elle contamine peu à peu toutes les banques de la planète. .
En l’occurrence, la « carte » qui a lâché s’appelle ACA qui joue le rôle de réassureur pour les banques (on dit «rehausseur de crédit») et qui les garantit contre le risque de défaillance de leurs titres obligataires, notamment ceux indexés sur les crédits hypothécaires. Or, l’agence de notation Standard & Poor’s vient de dégrader brutalement et très sévèrement la note de ACA, affirmant ainsi son insolvabilité. Les comptes de Crédit agricole SA en seront amputés de quelques 1,6 milliards d’euros.
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Nous savons que le Crédit agricole n’est pas seul à souffrir, mais ce n’est pas une consolation, loin s’en faut ! Les observateurs du monde financier voient se dessiner un nouveau scénario, celui d’une économie occidentale mise à mal par cette crise inédite, dont les géants économiques, profondément affaiblis, deviennent les proies des nouveaux acteurs asiatiques ou indiens. Ceux-ci affirment leur domination financière et passent du rôle de prêteur à celui d’investisseur… avant de prendre demain le contrôle des grands établissements européens ou américains.
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Pour le crédit agricole, ce risque n'existe pas du fait qu'il n'est pas opéable, et la perte annoncée aujourd'hui ne menace ni son résultat net, ni sa solidité, ni son indépendance. Mais comme toutes les alertes, il faut savoir l'entendre...
Que l'on ne s'y méprenne pas, cette rubrique n'a pas de vocation culinaire (enfin pour l'instant).
Pour cette fois, je vais vous parler de saveurs et vous raconter une histoire qui en est riche à plus d'un titre.
Au départ, quatre jeunes issus du Lycée Hôtelier de Biarritz, diplômes en poche, décident de se lancer à la découverte de nouveaux horizons culinaires.
Tel des Marco Polo, ils se lancent à la conquête de l'Asie pour leur "Route des Saveurs".
Ce périple de 60.000 Kms, les amène à traverser 18 Pays, rencontrer les chefs locaux, découvrir les marchés, échanger avec les habitants sur les cultures et les techniques culinaires.
Ils consignent, notent, s'enrichissent des différences pour leur futur projet professionnel.
Enfin, ils rentrent en France, et là que font-ils ?
Ils ne se contentent pas de se raconter leurs souvenirs. Non, ils s'engagent dans un Tour de France et visitent une dizaine d'Ecoles Hôtelières pour partager leurs expériences. Ils créent un "DEFI APPETIT" pour soutenir et accompagner d'autres jeunes, les inciter, les aider à aller voir ailleurs.
Vous en saurez plus en allant sur leur site : www.laroutedessaveurs.com/
Pour ma part, je trouve à cette démarche des saveurs particulières :
celle du partage, celle de la responsabilité, celle de la solidarité, celle de l'ouverture...
Bref, j'y trouve comme un parfum de mutualisme.
La Caisse régionale de l’Anjou et du Maine organisait ce 13 décembre à Angers un colloque sur l’entreprise coopérative, continuant ainsi le sillon que nous avons ouvert à Pau, il y a un an. Des chefs d’entreprise, des universitaires, des dirigeants du Crédit agricole, ainsi que Michel Serres, académicien, ont illustré les facettes riches et variées de nos organisations.
Ouvrant la journée, Christine Lagarde, Ministre de l’économie, qualifiait le modèle coopératif, souvent décrié, de «viable, efficace, flexible et moderne». Pour elle, «être libéral» c’est «reconnaître les mérites de toute forme d’organisation, dès lors qu’elle n’entrave pas les libertés individuelles et qu’elle est pérenne». Tout en invitant les coopératives, sociétés de personnes, à ne «jamais perdre de vue l’intérêt collectif de leurs membres», elle a engagé le gouvernement à en défendre le statut auprès de l’Europe et appelé les groupes coopératifs européens à se rapprocher pour se donner «un souffle nouveau».
Pour Henri Noguès, professeur d’économie à Nantes, "la compétition a des limites, les entreprises ont besoin de coopérer", "il ne faut pas un seul type de façon d’entreprendre" car "l’entreprise n’est pas seulement là pour créer de la valeur". Au-delà de la diversité nécessaire, de la relation de proximité et de confiance, il affirme que les coopératives participent de l’efficience de nos marchés. La capacité à innover est un de leurs devoirs. Il a ainsi été question du web qui se développe sur des principes mutualistes. Les sites les plus fréquentés ne reposent-ils pas sur le communautarisme, l’affinitaire, le partage de centres d’intérêt? Le succès du "virtuel" ne révèle-t-il pas la valeur du "réel", de la relation de proximité? Un homme nouveau n’est-il pas déjà perceptible, encore flou, qui adoptera des modes de relation différents avec ses contemporains?
Moment important quand il s’est agi d’opposer le Court terme à ce Moyen terme dont les coopératives sont justement les championnes. D’emblée, Jean-Louis Roveyaz, Président du Crédit agricole Anjou Maine, qualifiait le sociétaire d’usufruitier, expliquant l’obsession de la coopérative de «transmettre, en l’ayant amélioré, un outil au service du territoire». De là sa volonté permanente de développement et la nécessité du profit, pour investir pour l’avenir. Un dirigeant de coopérative agricole, pour qui le modèle a pour objet «d’être plus forts ensemble» pour «combattre la fatalité ensemble», ajoute que «l’enjeu d’une coopérative est de ne pas se tromper plus que ses compétiteurs», ce que doit lui permettre son système de gouvernance où se croisent les regards des sociétaires élus et des cadres.
Rappelant leur utilité aux hommes et aux territoires, consacrée par l’adhésion en Europe de 130 millions de clients, Jean-Paul Chifflet, Secrétaire général de notre Fédération nationale, a donné de cette action dans la durée un sens plus général, expliquant que le statut coopératif pérennise l’organisation, mais pérennise aussi les outils de banque et d’assurances dans chaque pays ainsi que les services aux femmes et aux hommes qui y vivent. Nos préoccupations actuelles bien concrètes, économiques ou sociétales, relèvent du Court terme, alors que le Moyen terme, par nature imprévisible, est moins facilement compris, fait remarquer Michel Serres. Difficile donc de prouver et de faire approuver notre différence!
Selon René Carron, Président de Crédit agricole SA: «le plus grand risque actuel, dans un contexte de globalisation et avec le déplacement du centre de gravité du monde vers l’Asie, c’est la rupture de médiation entre le citoyen et les structures politiques, économiques, financières. La chaîne de légitimité nous met en obligation de gérer des structures mondiales sans abandonner une seule parcelle du territoire!». Et Serge Papin, Président de Système U, souligne le risque de «déviance si les technostructures prennent le pas sur les adhérents». Les coopératives ne sont pas «clonables». Coopérer c’est «partir du bas» et la légitimité se gagne par l’action de terrain, prise dans une histoire et un territoire. On ne peut ni ramener les coopératives à un modèle unique, ni les instituer là où elles n’existent pas, ce qui complique leur reconnaissance et leur acceptation par une société qui n’aime pas les «brebis vertes»!
Dans cet univers globalisé, Michel Serres vante Cyrano qui a réussi une carrière mondiale (global) en affirmant son attachement à sa terre (local). Ainsi n’est-il ni étonnant ni embêtant que le mutualisme ne réponde pas d’une seule définition, qu’il soit marqué par la diversité, puisque le monde est lui-même marqué par la diversité. Et comment ne pas croire à l’avenir du mutualisme qui existe depuis des milliards d’années, depuis qu’une bactérie, tout en vivant sur le dos de son hôte, «a choisi» de lui faire du bien au lieu de l'affaiblir en la parasitant, donnant ainsi à la vie une formidable impulsion?
Ca y est ! C'est prouvé ! L'usage du téléphone portable aggrave bien le risque de cancer. Les médias se sont empressés de relayer l'information avec une espèce de jubilation. Pourquoi d’après vous n'ont-il pas parlé du nombre de personnes qui doivent la vie à un coup de fil passé depuis... un portable ?
Je change de journal. Le Monde daté du 11 décembre nous apprend que : «Les managers français sont parmi les plus mauvais». Oui, c’est bien le titre. Moins d’un salarié sur deux trouve un quelconque talent à son supérieur hiérarchique, et un sur trois seulement le trouve compétent. Chiffres les plus bas des 10 pays objets de l’enquête réalisée auprès de plus de 6000 salariés ! Et les managers sont vraiment mauvais, puisque «1 français sur 2 reconnaît ne pas suivre les consignes de son chef». Implacable non ? Et l'enquête nous dit que le manager français manque d’autorité et n’écoute pas assez ses collaborateurs. Et jamais, jamais, le journaliste ne précise qu’il s’agit d’un ressenti. Il se permet même de conclure que si certaines entreprises françaises réussissent, c'est grâce à leur croissance à l'international, et à leurs managers étrangers! J'imagine le patron du journaliste lui disant «bravo, votre article, super !»
Je retiens de tout cela, et de beaucoup du reste d'ailleurs, que nous devons être le peuple le plus malheureux du monde. Le plus triste en tout cas. Probablement, le plus à plaindre !
Pour être bien comprise et avoir quelque chance de durer, une bonne idée doit avoir une qualité première : être simple. Ce n’est justement pas le cas «en première approche» de l’idée mutualiste. C’est d’ailleurs la raison d’être de ce site que de trouver «les mots» pour parler d’une réalité mal connue alors qu’elle concerne une grande majorité d’européens : presque tous en effet sont clients d’une banque, d’une compagnie d’assurance ou d’une complémentaire santé relevant du statut mutualiste.
«Bénéfices réciproques» dit l’un. «Un homme une voix» répond l’autre… Beaucoup de formules viennent à l’esprit. Pourtant, il me semble qu’il vaut mieux décrire le mutualisme par ce qu’il promet plutôt que par les grands principes qui le gouvernent. Risquons trois promesses :
Promesse de service. L’entreprise mutualiste suit deux objectifs majeurs : servir au mieux ses clients actuels et garantir la pérennité du service pour leurs héritiers. Cette attention partagée entre l’aujourd’hui et le demain est une différence qui se voit dans la qualité et le prix des services mais aussi dans l’innovation, la sécurisation financière et la préparation de l’avenir. Et ces services doivent être proposés partout, c'est-à-dire en tout lieu et auprès de toutes les clientèles, dans un bon rapport qualité prix.
Promesse de solidarité. L’entreprise mutualiste a la mémoire de son histoire et son histoire, sa création, son développement, sont indissociables de son territoire. Elle a donc la préoccupation permanente d’apporter à son tour à son territoire énergie, facilités, encouragements, incitations sous des formes très diverses qui vont de l’aide aux associations, aux jeunes, aux victimes de crises ou d’accidents, jusqu'à l’acte de confiance envers ceux qui veulent à leur tour créer ou entreprendre.
Promesse de reconnaissance. Société de personnes, l’entreprise mutualiste ne peut pas oublier les personnes qui la constituent, qui lui donnent sa raison d’être, de travailler, de servir et de continuer. Il est normal qu’à travers des conditions commerciales particulières ou des services exclusifs elle «marque le coup» et cherche à associer davantage ses adhérents (nous disons aussi sociétaires) à ses actes. Dans cet esprit, nous avons créé la carte sociétaire qui associe marque de reconnaissance, avantages personnels et action solidaire locale.
Tous comptes faits, ce n’est pas si compliqué…
Une nouvelle initiative de la toute jeune Caisse Locale FUTURA qui décidémment ne manque pas d'idées : une exposition des peintures de Patrick MOYA sur Second Life. Les bénéfices de la vente seront intégralement reversés au TELETHON. Le peintre propose des oeuvres virtuelles qui sont présentées dans le batiment de l'Institut Mutualiste du Crédit agricole.
Depuis le début des années 80, la banque a connu une première désintermédiation par le développement des marchés financiers. Jusqu’à présent cette désintermédiation, caractérisée par la rencontre d’emprunteurs et de prêteurs sur un marché sans passer par l’intermédiaire d’une banque, a surtout concerné les entreprises et les investisseurs institutionnels. La banque de détail a conservé un quasi-monopole d’intermédiation entre dépôts collectés et prêts octroyés auprès de leur clientèle de particuliers. Le modèle coopératif autour duquel se développe le WEB 2.0 va-t-il être à l’origine d’une nouvelle désintermédiation financière, concernant cette fois la clientèle «retail» ?
C’est ce que l’on peut penser lorsque l’on observe la création de nouveaux sites tels que www.prosper.com ou www.zopa.com dont l’objet est de faciliter la rencontre entre emprunteurs et prêteurs individuels et, ce faisant, de court-circuiter les établissements de crédit pratiquant habituellement le financement des crédits personnels aux particuliers. Ces sites agissent comme courtiers, ils se rémunèrent par une commission d’intermédiation et ne supportent pas le risque.
Le fonctionnement est assez simple. Chaque emprunteur affiche sur le site le montant de son emprunt, sa durée et fait l’objet d’un « scoring » qui permet de lui attribuer une note de risque et donc le niveau de taux de son emprunt. Les prêteurs indiquent le montant de leur capacité de financement et le niveau de risque qu’ils sont prêts à assumer. Le prêteur va réduire son risque en pratiquant une technique bien connue des banques : la division du risque. Il va ainsi partager le montant prêté entre différents emprunteurs. Autrement dit, l’emprunteur voit son emprunt divisé entre différents prêteurs et le prêteur voit la somme prêtée répartie entre différents emprunteurs. Sur Prosper, l’emprunteur peut ne retenir que les prêteurs qui lui offrent les taux les moins élevés. Il y a donc une véritable mutualisation du risque inhérent à un emprunteur donné entre différents prêteurs. En outre, la mutualisation du financement entre différents prêteurs permet aussi à l’emprunteur de pouvoir emprunter une somme qu’aucun prêteur, pris individuellement, n'accepterait de prêter.
Bien sûr cela n’est pas sans risque pour le prêteur, puisque les recours vis à vis de l’emprunteur sont inexistants même si les sites concernés indiquent disposer de partenariats avec des sociétés de recouvrement. Il faut cependant noter que les taux sont élevés, la plupart du temps supérieurs à 10% et rémunèrent donc ce niveau élevé de risque. En fait, cela fonctionne aussi sur la confiance et par la « pression morale » exercée par la communauté. A l’instar du fonctionnement d’ « E-Bay » où les acteurs malhonnêtes sont mis au ban du site, il en est de même ici où tout défaut de paiement dégrade immédiatement la note de l’emprunteur voire l’exclut pour tout nouvel emprunt. Tout ceci ressemble étrangement au mécanisme inventé à la fin du XIXème siècle lors de la création des premières caisses locales de Crédit Agricole en France ou les caisses de crédit Raiffeisen en Allemagne.
Le Crédit Agricole vient de créer la première Caisse Locale sur Second Life. Celle-ci pourrait constituer un lieu privilégié, en 3D, de rencontre entre « sociétaires-avatars » prêteurs et « sociétaires-avatars » emprunteurs.
AVIS PROFESSIONNELS...
... l'assistance
Des imprévus, dans la vie, ça ne manque pas. Quand on achète, on regarde le prix, la couleur, le délai... Quand on a acheté, on n'y pense plus, on ne pense qu'à l'usage. Quand survient l'imprévu, la panne, la maladie, le "pépin" gros ou petit, là se posent des questions auxquelles par nature on n'avait pas pensé. C'est à ce moment là qu'on a besoin d'assistance. C'est à ce moment là qu'on a besoin d'un interlocuteur. C'est là qu'on a besoin d'un fournisseur qui tienne ses promesses, qui soit là depuis longtemps et pour longtemps, d'un conseiller qui vous écoute, qui vous comprenne, et qui trouve avec vous les solutions auxquelles personnes n'avait pensé. Celles qui vous vont bien parce qu'elles vous ressemblent et que le conseiller vous aide à trouver parce qu'il vous connaît.
... la succession
Pour que votre contrat d'assurance-vie ne se perde pas, vous pouvez en informer son bénéficiaire ou le déclarer par un acte notarié indiquant expressément le bénéficiaire… Mais sachez que si vous n'éparpillez pas vos avoirs et demandez à votre banquier de tenir vos placements, il s’occupera de votre succession et informera votre notaire et vos héritiers.
... le taux du prêt
Dans notre souci de tout simplifier, d'aller à l'essentiel, de caricaturer même, nous réduisons un crédit à son taux. Des banques d'ailleurs n'affichent plus que ça, et il faut de bonnes lunettes pour lire la durée... Faites-vous expliquer ce que couvre l'assurance, ce qui se passe si vous avez un pépin et ne pouvez plus rembourser, si vous voulez un jour modifier le montant de votre mensualité... Bref, assurez-vous que demain, dans 5 ans ou dans 10 ans, vous pourrez vous adresser à quelqu'un d'autre qu'à un contrat dûment signé et paraphé....
... la bourse
Il faut bien sûr y avancer avec la prudence du sioux. Tous les spécialistes vous diront qu'il n'y a pas meilleur placement à moyen et long terme, et ils vous le prouveront... Mais vous rencontrerez aussi des investisseurs malheureux non démunis d'arguments! Donc, pour investir malin, et profiter du meilleur des marchés d'actions, il faut le faire progressivement et en diversifiant les supports. L'imagination des banques a été remarquable ces dernières années, et la gamme des placements, très large, permet de bien mesurer et maîtriser le risque.
... les créances
Le recouvrement des créances, pour tout commerçant ou professionnel, est une opération lourde en temps et souvent en conséquences financières. Le constat a été fait que les délais de paiement et les impayés constituaient pour les entreprises françaises un vrai handicap. Pourtant, le recours à l'affacturage était encore très marginal jusqu'à ces derniers mois. Il connaît aujourd'hui une forte progression (+20%) ce qui est normal au regard des avantages qu'il présente. Les petites entreprises y ont cependant difficilement accès et surtout, il ne couvre pas la totalité de leurs besoins. Voilà pourquoi, Pyrénées Gascogne a inventé CREANCES SERVICES qui permet de donner à sa banque le soin de recouvrer ses factures et d'en simplifier ainsi le recouvrement. Simple et utile, ce service est développé avec EUROFACTOR...