dimanche 6 janvier 2008

Banques et Marchés

La clôture d’une année est propice à la communication d’un certain nombre de classements. 2007 n’a pas dérogé à la règle, cette semaine a ainsi été publié le classement mondial des banques par leur capitalisation boursière.

Ce nouveau palmarès marque un nouveau signe, s’il en était besoin, de la montée en puissance chinoise, un peu inattendue sur ce plan-là, la suprématie financière étant jusqu’à présent américaine. Il est vrai que la crise du «subprime» est passée par là et que dans le même temps les banques chinoises ont vu leur cours progresser de 20 à 30%. Trois banques chinoises trustent donc le podium : ICBC , China Construction Bank et Bank of China avec respectivement 337, 200 et 198 milliards de dollars de capitalisation boursière. La première banque américaine, Bank of America est reléguée au cinquième rang avec 183 milliards de dollars et quand à la première banque française, BNPP, elle semble être ramenée au rang de «banquette» avec «seulement» 99 milliards de capitalisation. La première banque européenne reste HSBC avec 196 milliards de dollars de capitalisation et Santander conforte sa place de première banque de la zone euro. Crédit Agricole a perdu seulement un rang par rapport à l’an dernier avec une capitalisation boursière de l’ordre de 58 milliards de dollars et ce malgré une correction de son cours de 26%. C’est dire à quel point les banques, dans leur ensemble, ont été touchées par la crise financière.

Quid pour l’année 2008 ? Tout le monde s’accorde à dire que le paysage bancaire va rester agité tout au long de la première partie de l’année, le temps de la «digestion» de toutes les pertes non encore identifiées. Cette crise bancaire, conjuguée à la hausse, sans surprise, des matières premières et à son impact sur les taux d’inflation laisse craindre un ralentissement significatif des économies américaines et européennes, même si l’Asie jouera un rôle de locomotive compte tenu de l’indépendance accrue de sa croissance.

Dans ce contexte agité et sans doute un peu récessif, il convient de rappeler quelques bonnes pratiques d’investissement. Les actifs boursiers présentent par définition le couple rendement-risque le plus élevé. Tout investissement de ce type doit donc venir après la constitution préalable d’une épargne de précaution disponible et d’une épargne destinée à financer son habitation principale, si l’on n’est pas déjà propriétaire. Elle s’inscrit donc dans la catégorie de l’épargne à long terme que l’on doit considérer comme bloquée pour au moins cinq ans et qui doit être aussi diversifiée que possible pour réduire les risques. Comme les marchés sont imprévisibles, il est vain d’essayer de deviner de quoi demain sera fait en se disant que l’on va acheter au plus bas et vendre au plus haut. La meilleure technique d’investissement en la matière est donc de consacrer mensuellement la même somme, adaptée à sa capacité d’épargne. Cette technique «d’abonnement» permet d’acquérir davantage de titres lorsque les marchés baissent et moins lorsque les marchés montent, pour la même somme investie. Il ne faut pas omettre également de dégager ses plus-values lorsqu’elles apparaissent et de les sécuriser en souscrivant par exemple des fonds à capital garanti ou protégé. Bref, la sagesse consiste à adopter un comportement d’investisseur et non celui d’un «trader».
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Mark TWAIN a dit : «Il y a deux cas dans lesquels un homme ne devrait pas spéculer en Bourse : quand il n'en a pas les moyens et quand il en a.»

1 commentaires:

Jean PHILIPPE a dit…

Merci pour ce billet... et OK pour l'abonnement ! Pour marquer encore plus le trait, pourquoi ne pas ajouter qu'HSBC est plus asiatique que londonienne ! S'agissant de la "banquette", les concernés apprécieront... et diront légitimement que ca vaut toujours mieux que notre "strapontin" ! Aussi faut-il rappeler que nous parlons ici de capitalisation boursière, pas de fonds propres ni de bilan, ce qui nous positionne mal puisque nous avons peu de capital en bourse, CAsa ne détennant que 25% des Caisses régionales.

AVIS PROFESSIONNELS...


... l'assistance

Des imprévus, dans la vie, ça ne manque pas. Quand on achète, on regarde le prix, la couleur, le délai... Quand on a acheté, on n'y pense plus, on ne pense qu'à l'usage. Quand survient l'imprévu, la panne, la maladie, le "pépin" gros ou petit, là se posent des questions auxquelles par nature on n'avait pas pensé. C'est à ce moment là qu'on a besoin d'assistance. C'est à ce moment là qu'on a besoin d'un interlocuteur. C'est là qu'on a besoin d'un fournisseur qui tienne ses promesses, qui soit là depuis longtemps et pour longtemps, d'un conseiller qui vous écoute, qui vous comprenne, et qui trouve avec vous les solutions auxquelles personnes n'avait pensé. Celles qui vous vont bien parce qu'elles vous ressemblent et que le conseiller vous aide à trouver parce qu'il vous connaît.

... la succession

Pour que votre contrat d'assurance-vie ne se perde pas, vous pouvez en informer son bénéficiaire ou le déclarer par un acte notarié indiquant expressément le bénéficiaire… Mais sachez que si vous n'éparpillez pas vos avoirs et demandez à votre banquier de tenir vos placements, il s’occupera de votre succession et informera votre notaire et vos héritiers.

... le taux du prêt

Dans notre souci de tout simplifier, d'aller à l'essentiel, de caricaturer même, nous réduisons un crédit à son taux. Des banques d'ailleurs n'affichent plus que ça, et il faut de bonnes lunettes pour lire la durée... Faites-vous expliquer ce que couvre l'assurance, ce qui se passe si vous avez un pépin et ne pouvez plus rembourser, si vous voulez un jour modifier le montant de votre mensualité... Bref, assurez-vous que demain, dans 5 ans ou dans 10 ans, vous pourrez vous adresser à quelqu'un d'autre qu'à un contrat dûment signé et paraphé....

... la bourse

Il faut bien sûr y avancer avec la prudence du sioux. Tous les spécialistes vous diront qu'il n'y a pas meilleur placement à moyen et long terme, et ils vous le prouveront... Mais vous rencontrerez aussi des investisseurs malheureux non démunis d'arguments! Donc, pour investir malin, et profiter du meilleur des marchés d'actions, il faut le faire progressivement et en diversifiant les supports. L'imagination des banques a été remarquable ces dernières années, et la gamme des placements, très large, permet de bien mesurer et maîtriser le risque.

... les créances

Le recouvrement des créances, pour tout commerçant ou professionnel, est une opération lourde en temps et souvent en conséquences financières. Le constat a été fait que les délais de paiement et les impayés constituaient pour les entreprises françaises un vrai handicap. Pourtant, le recours à l'affacturage était encore très marginal jusqu'à ces derniers mois. Il connaît aujourd'hui une forte progression (+20%) ce qui est normal au regard des avantages qu'il présente. Les petites entreprises y ont cependant difficilement accès et surtout, il ne couvre pas la totalité de leurs besoins. Voilà pourquoi, Pyrénées Gascogne a inventé CREANCES SERVICES qui permet de donner à sa banque le soin de recouvrer ses factures et d'en simplifier ainsi le recouvrement. Simple et utile, ce service est développé avec EUROFACTOR...