mardi 1 janvier 2008

Tendances

Cette période de transition d’une année à l’autre appelle à s’interroger sur les tendances de fond qui vont impacter l’actualité du monde au cours des prochaines années. Qu’observons-nous aujourd’hui ?

Au plan géopolitique, nous dansons sur le volcan-poudrière du proche et du moyen orient. Même s’il est très difficile d’imaginer comment les événements peuvent tourner, il est en revanche certain qu’une évolution favorable ne peut être que lente et conditionnée à la fois par une transition progressive vers des régimes démocratiques, par le développement d’une classe moyenne éduquée et enfin par une amélioration globale du niveau de vie des populations afin qu’elles se détournent des extrémismes religieux. Vaste programme dont les voies de mise en œuvre sont aujourd’hui sévèrement brouillées. Plus généralement, un défi considérable devra être relevé par les pays du Nord afin de favoriser le développement des pays du Sud et ralentir, à tout le moins, les migrations urbaines anarchiques et leur cortège de misère et d’insalubrité (déjà plus de la moitié de la population mondiale est citadine) ainsi que les migrations massives Sud-Nord que nos économies sont incapables d’intégrer.

S’agissant du «géo-économique», l’inexorable développement des pays asiatiques déplace le centre de gravité du monde vers la zone Asie Pacifique. Les Etats-Unis, première économie mondiale, se tournent de plus en plus vers cette zone comme si une immense «tectonique des plaques» appliquée au plan économique entraînait un rapprochement continu des deux rives du Pacifique. Chaque puissance économique de la zone a en quelque sorte trouvé sa spécialisation, selon les principes chers à David RICARDO, le père de la théorie des avantages comparatifs : à la Chine, les industries de transformation, à l’Inde les services à distance et aux USA ses universités et sa recherche-développement. C’est en effet aux Etats-Unis que sont déposés plus de la moitié des nouveaux brevets et cette Nation représente le pays d’accueil de plus de la moitié des émigrants de formation supérieure du monde. Tout ceci n’est pas très bon pour la «vieille Europe» hédoniste si elle omet de réagir. Comme le dit Alain MINC dans son essai «Ce monde qui vient» : «échapper au syndrome du village gaulois est désormais une question de survie».

Autre tendance de fond impulsée par la croissance démographique et le développement des émergents : la raréfaction des matières premières et l’impact aggravé de l’empreinte environnementale humaine. Même si tout ou presque reste à faire, en matière de développement durable, on ne peut que se féliciter aujourd’hui d’une prise de conscience quasi générale. Le résultat en demi-teinte de la récente conférence de Bali sur le réchauffement climatique en est la preuve tangible même si beaucoup de chemin reste à parcourir entre les bonnes intentions et les actes. Un signe encourageant : plus d’un milliard et demi d’arbres ont été plantés dans le monde en 2007, même s’il faudrait en planter cinq fois plus pour compenser le flux annuel de déforestation. Autre signe de cette prise de conscience, même s’il est anecdotique, la firme GOOGLE, toujours en avance d’une innovation, a indiqué qu’elle allait consacrer une part significative de son budget R&D aux technologies visant à économiser l’énergie consommée par ses «fermes» de serveurs.

La révolution numérique et le développement de «l’hyperconnaissance». Lors d’un récent colloque, le philosophe Michel SERRES caractérisait cette révolution de la façon suivante : «Vous avez perdu la tête et vous êtes condamnés à devenir intelligents». Le réseau et l’ordinateur nous libérant des efforts de mémoire et de réflexion nous permettent de laisser libre cours à notre imagination. Cette révolution augure d’une société fondée sur l’échange, la contribution et la coopération comme le laissent entrevoir d’ores et déjà les applications dites du WEB 2.0. La puissance future de ce «cerveau collectif» donne le vertige lorsque l’on sait qu’environ un sixième de la population mondiale accède au NET aujourd’hui et que l’on estime que ce sera la moitié qui sera connectée en 2015. C’est un enjeu incontournable pour nos économies et nos entreprises.

Comme bien souvent en matière de prévisions, il est vraisemblable que rien de ce qui se dessine aujourd’hui ne se réalisera exactement comme on peut l’imaginer. Néanmoins, un petit exercice de prospective a le mérite de faire s’interroger sur les changements auxquels nous devons nous préparer. Winston CHURCHILL disait : «Il vaut mieux accompagner le changement par la main avant qu’il ne nous prenne par la gorge».

Excellente année à tous.

AVIS PROFESSIONNELS...


... l'assistance

Des imprévus, dans la vie, ça ne manque pas. Quand on achète, on regarde le prix, la couleur, le délai... Quand on a acheté, on n'y pense plus, on ne pense qu'à l'usage. Quand survient l'imprévu, la panne, la maladie, le "pépin" gros ou petit, là se posent des questions auxquelles par nature on n'avait pas pensé. C'est à ce moment là qu'on a besoin d'assistance. C'est à ce moment là qu'on a besoin d'un interlocuteur. C'est là qu'on a besoin d'un fournisseur qui tienne ses promesses, qui soit là depuis longtemps et pour longtemps, d'un conseiller qui vous écoute, qui vous comprenne, et qui trouve avec vous les solutions auxquelles personnes n'avait pensé. Celles qui vous vont bien parce qu'elles vous ressemblent et que le conseiller vous aide à trouver parce qu'il vous connaît.

... la succession

Pour que votre contrat d'assurance-vie ne se perde pas, vous pouvez en informer son bénéficiaire ou le déclarer par un acte notarié indiquant expressément le bénéficiaire… Mais sachez que si vous n'éparpillez pas vos avoirs et demandez à votre banquier de tenir vos placements, il s’occupera de votre succession et informera votre notaire et vos héritiers.

... le taux du prêt

Dans notre souci de tout simplifier, d'aller à l'essentiel, de caricaturer même, nous réduisons un crédit à son taux. Des banques d'ailleurs n'affichent plus que ça, et il faut de bonnes lunettes pour lire la durée... Faites-vous expliquer ce que couvre l'assurance, ce qui se passe si vous avez un pépin et ne pouvez plus rembourser, si vous voulez un jour modifier le montant de votre mensualité... Bref, assurez-vous que demain, dans 5 ans ou dans 10 ans, vous pourrez vous adresser à quelqu'un d'autre qu'à un contrat dûment signé et paraphé....

... la bourse

Il faut bien sûr y avancer avec la prudence du sioux. Tous les spécialistes vous diront qu'il n'y a pas meilleur placement à moyen et long terme, et ils vous le prouveront... Mais vous rencontrerez aussi des investisseurs malheureux non démunis d'arguments! Donc, pour investir malin, et profiter du meilleur des marchés d'actions, il faut le faire progressivement et en diversifiant les supports. L'imagination des banques a été remarquable ces dernières années, et la gamme des placements, très large, permet de bien mesurer et maîtriser le risque.

... les créances

Le recouvrement des créances, pour tout commerçant ou professionnel, est une opération lourde en temps et souvent en conséquences financières. Le constat a été fait que les délais de paiement et les impayés constituaient pour les entreprises françaises un vrai handicap. Pourtant, le recours à l'affacturage était encore très marginal jusqu'à ces derniers mois. Il connaît aujourd'hui une forte progression (+20%) ce qui est normal au regard des avantages qu'il présente. Les petites entreprises y ont cependant difficilement accès et surtout, il ne couvre pas la totalité de leurs besoins. Voilà pourquoi, Pyrénées Gascogne a inventé CREANCES SERVICES qui permet de donner à sa banque le soin de recouvrer ses factures et d'en simplifier ainsi le recouvrement. Simple et utile, ce service est développé avec EUROFACTOR...