Le gouvernement britannique a annoncé la semaine dernière, la nationalisation temporaire de la banque Northern Rock afin de tenter une sortie de crise sans faillite et surtout aider la Banque d’Angleterre à recouvrer les quelques 25 milliards de livres avancés à cet établissement en pleine crise de liquidité. Le choix a donc été fait entre une faillite immédiate et le pari d’un retour à meilleure fortune lorsque l’environnement économique et financier se présentera sous de meilleurs auspices.
On se souvient en effet que cette banque avait défrayé la chronique en septembre 2007 lorsqu’elle avait été victime d’un véritable «bank run» (retrait massif et brutal par les clients de leur avoirs). Cette panique bancaire avait été provoquée par les craintes de graves difficultés financières consécutives à des investissements hasardeux impactés par la crise des « subprimes ».
Triste destin pour un banque qui jusqu’en 1997 était une « building society », c’est à dire une banque mutualiste de détail, spécialisée dans le crédit à l’habitat et financée par les dépôts de ses sociétaires. Transformée en société par actions et cotée au London Stock Exchange en octobre 1997, les sociétaires de l’époque ont été aveuglés par la manne financière constituée par l’émission d’actions gratuites représentant la capitalisation des réserves accumulées depuis la création de leur coopérative. Cet argument financier leur a masqué la transformation fondamentale de la gouvernance de la société et la substitution d’une gestion de long terme par une vision « court-termiste » de la rentabilité. Les valeurs mutualistes de proximité et de développement au service du territoire sont abandonnées : fermetures d’agences, licenciements, utilisation poussée à l’extrême des courtiers et refinancement aux trois quarts sur les marchés financiers, au détriment d’un développement équilibré entre collecte et crédit.
Devenue une usine à crédits, gérant des encours démesurés, en partie titrisés, au regard de ses fonds propres et de ses dépôts, elle a été victime des tensions extrêmes sur le coût de la liquidité, conséquence de la défiance liée à la crise des « subprimes ». On connaît la suite de l’histoire.
Dès lors, on peut s’interroger. Est-ce qu’en étant restée mutualiste, elle aurait connu le même sort ? Sans doute pas, car le mode de gouvernance et l’absence de contrainte de marché l’aurait sans doute laissée éloignée des sirènes des profits à court terme, facilement gagnés mais non exempts de risques. 70% des britanniques ont financé en tout ou partie leur logement grâce aux « building societies ». L’affaire Northern Rock laisse un goût amer aux sociétaires de ces anciennes coopératives et leur fait sans doute regretter la vague de « dé-mutualisation » de la fin des années 90.
Alors, vers une re-mutualisation des « building societies »?
AVIS PROFESSIONNELS...
... l'assistance
Des imprévus, dans la vie, ça ne manque pas. Quand on achète, on regarde le prix, la couleur, le délai... Quand on a acheté, on n'y pense plus, on ne pense qu'à l'usage. Quand survient l'imprévu, la panne, la maladie, le "pépin" gros ou petit, là se posent des questions auxquelles par nature on n'avait pas pensé. C'est à ce moment là qu'on a besoin d'assistance. C'est à ce moment là qu'on a besoin d'un interlocuteur. C'est là qu'on a besoin d'un fournisseur qui tienne ses promesses, qui soit là depuis longtemps et pour longtemps, d'un conseiller qui vous écoute, qui vous comprenne, et qui trouve avec vous les solutions auxquelles personnes n'avait pensé. Celles qui vous vont bien parce qu'elles vous ressemblent et que le conseiller vous aide à trouver parce qu'il vous connaît.
... la succession
Pour que votre contrat d'assurance-vie ne se perde pas, vous pouvez en informer son bénéficiaire ou le déclarer par un acte notarié indiquant expressément le bénéficiaire… Mais sachez que si vous n'éparpillez pas vos avoirs et demandez à votre banquier de tenir vos placements, il s’occupera de votre succession et informera votre notaire et vos héritiers.
... le taux du prêt
Dans notre souci de tout simplifier, d'aller à l'essentiel, de caricaturer même, nous réduisons un crédit à son taux. Des banques d'ailleurs n'affichent plus que ça, et il faut de bonnes lunettes pour lire la durée... Faites-vous expliquer ce que couvre l'assurance, ce qui se passe si vous avez un pépin et ne pouvez plus rembourser, si vous voulez un jour modifier le montant de votre mensualité... Bref, assurez-vous que demain, dans 5 ans ou dans 10 ans, vous pourrez vous adresser à quelqu'un d'autre qu'à un contrat dûment signé et paraphé....
... la bourse
Il faut bien sûr y avancer avec la prudence du sioux. Tous les spécialistes vous diront qu'il n'y a pas meilleur placement à moyen et long terme, et ils vous le prouveront... Mais vous rencontrerez aussi des investisseurs malheureux non démunis d'arguments! Donc, pour investir malin, et profiter du meilleur des marchés d'actions, il faut le faire progressivement et en diversifiant les supports. L'imagination des banques a été remarquable ces dernières années, et la gamme des placements, très large, permet de bien mesurer et maîtriser le risque.
... les créances
Le recouvrement des créances, pour tout commerçant ou professionnel, est une opération lourde en temps et souvent en conséquences financières. Le constat a été fait que les délais de paiement et les impayés constituaient pour les entreprises françaises un vrai handicap. Pourtant, le recours à l'affacturage était encore très marginal jusqu'à ces derniers mois. Il connaît aujourd'hui une forte progression (+20%) ce qui est normal au regard des avantages qu'il présente. Les petites entreprises y ont cependant difficilement accès et surtout, il ne couvre pas la totalité de leurs besoins. Voilà pourquoi, Pyrénées Gascogne a inventé CREANCES SERVICES qui permet de donner à sa banque le soin de recouvrer ses factures et d'en simplifier ainsi le recouvrement. Simple et utile, ce service est développé avec EUROFACTOR...
1 commentaires:
Cette ancienne banque mutualiste spécialisée dans l’octroi de prêts hypothécaires à long terme se refinançait à court terme. Rien de bien nouveau par les temps qui courent (mutualistes ou pas). C’est bien la nouvelle composition de l’actionnariat et la présence à hauteur de 11% de la société de capital risque S.M.R, qui explique la gestion très agressive de cette ancienne banque régionale et l’importance du pari pris par le management .Si les problèmes de Northern Rock semblent corrigés, ceux du gouvernement britannique ne font que commencer.
Enfin que dire de la surprenante neutralité de la commission bancaire sur cette nationalisation
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