lundi 24 mars 2008

Au commencement était la dette

Approvisionnés en capitaux surabondants, les américains n’ont rien vu d’anormal au jaillissement de grues et de résidences dans tout leur pays. L’emprunt était facile, même sans revenus, puisque les banques, sitôt prêté, cédaient leurs créances, puis re-prêtaient, puis re-cédaient. Les encours gonflaient mais personne ne voyait de bulle, seulement des «fondamentaux solides», comme en attestaient les indices de la construction... Alors survint la purge, l’effondrement de ce système basé sur la valorisation des biens. Les prix de l’immobilier chutent, les emprunteurs ne remboursent plus, le risque crédit explose. Les immeubles sont bradés. Du déjà vu dans la tourmente des années 70 qui a décimé les Caisses d’épargne US. Mais cette fois-ci, les créanciers sont partout, diffus et internationaux, garantis par des assureurs subitement fragilisés. Des pans entiers de l’industrie financière se lézardent. Les banques se demandent : «Qui d'entre nous est la plus touchée ?». Le marché interbancaire se fige.
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Vient alors le temps des pertes. Des mots inconnus il y a encore un an hantent les esprits et les ondes. Nous sentons partout la présence menaçante des «subprimes» et des «monolines». Il faut bien constater les dégâts, arrêter les comptes… les calculettes n’en croient plus leurs mémoires. On voit s’afficher des chiffres à rallonge qui ne savent que grossir.
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Ce qui est frappant, c’est bien l’extrême prudence des économistes. De fait, ils maintiennent les politiques en état d’inconscience face aux dures réalités de cette crise d’exception. Philippe Dessertine, professeur à Paris X et directeur de l'Institut de haute finance, ose annoncer le pire : Les ménages américains, qui ont de plus en plus de mal à payer leurs prêts immobiliers, ne vont pas rembourser leurs prêts consommation ; donc, la consommation va ralentir, mettant en panne la croissance ; donc les distributeurs, producteurs, entreprises vont être touchés ; donc les banques, économes de liquidités, prudentes face aux risques, retiendront leurs crédits, donc les investissements, donc la croissance… scénario noir !
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A quels signes verrons-nous que ces prédictions se réalisent ? En avril, les banques afficheront des pertes substancielles sur les comptes du premier trimestre. En mai, la Banque Européenne se résignera à baisser les taux, constatant que la récession menace l’Europe plus que l’inflation. En août, nos dirigeants réviseront à la baisse la prévision de croissance pour 2008. Les pays émergents exprimeront alors leurs réticences à financer un Occident incertain. Les banques mondiales se montreront moins promptes à alimenter en capitaux les sociétés financières en difficulté... il faudra alors se rendre à l’évidence : notre époque sera entrée dans la grande histoire de l’économie mondiale. Ce n'est heureusement pas le seul scénario!

AVIS PROFESSIONNELS...


... l'assistance

Des imprévus, dans la vie, ça ne manque pas. Quand on achète, on regarde le prix, la couleur, le délai... Quand on a acheté, on n'y pense plus, on ne pense qu'à l'usage. Quand survient l'imprévu, la panne, la maladie, le "pépin" gros ou petit, là se posent des questions auxquelles par nature on n'avait pas pensé. C'est à ce moment là qu'on a besoin d'assistance. C'est à ce moment là qu'on a besoin d'un interlocuteur. C'est là qu'on a besoin d'un fournisseur qui tienne ses promesses, qui soit là depuis longtemps et pour longtemps, d'un conseiller qui vous écoute, qui vous comprenne, et qui trouve avec vous les solutions auxquelles personnes n'avait pensé. Celles qui vous vont bien parce qu'elles vous ressemblent et que le conseiller vous aide à trouver parce qu'il vous connaît.

... la succession

Pour que votre contrat d'assurance-vie ne se perde pas, vous pouvez en informer son bénéficiaire ou le déclarer par un acte notarié indiquant expressément le bénéficiaire… Mais sachez que si vous n'éparpillez pas vos avoirs et demandez à votre banquier de tenir vos placements, il s’occupera de votre succession et informera votre notaire et vos héritiers.

... le taux du prêt

Dans notre souci de tout simplifier, d'aller à l'essentiel, de caricaturer même, nous réduisons un crédit à son taux. Des banques d'ailleurs n'affichent plus que ça, et il faut de bonnes lunettes pour lire la durée... Faites-vous expliquer ce que couvre l'assurance, ce qui se passe si vous avez un pépin et ne pouvez plus rembourser, si vous voulez un jour modifier le montant de votre mensualité... Bref, assurez-vous que demain, dans 5 ans ou dans 10 ans, vous pourrez vous adresser à quelqu'un d'autre qu'à un contrat dûment signé et paraphé....

... la bourse

Il faut bien sûr y avancer avec la prudence du sioux. Tous les spécialistes vous diront qu'il n'y a pas meilleur placement à moyen et long terme, et ils vous le prouveront... Mais vous rencontrerez aussi des investisseurs malheureux non démunis d'arguments! Donc, pour investir malin, et profiter du meilleur des marchés d'actions, il faut le faire progressivement et en diversifiant les supports. L'imagination des banques a été remarquable ces dernières années, et la gamme des placements, très large, permet de bien mesurer et maîtriser le risque.

... les créances

Le recouvrement des créances, pour tout commerçant ou professionnel, est une opération lourde en temps et souvent en conséquences financières. Le constat a été fait que les délais de paiement et les impayés constituaient pour les entreprises françaises un vrai handicap. Pourtant, le recours à l'affacturage était encore très marginal jusqu'à ces derniers mois. Il connaît aujourd'hui une forte progression (+20%) ce qui est normal au regard des avantages qu'il présente. Les petites entreprises y ont cependant difficilement accès et surtout, il ne couvre pas la totalité de leurs besoins. Voilà pourquoi, Pyrénées Gascogne a inventé CREANCES SERVICES qui permet de donner à sa banque le soin de recouvrer ses factures et d'en simplifier ainsi le recouvrement. Simple et utile, ce service est développé avec EUROFACTOR...