Edifiant de parcourir les titres de presse de ces derniers mois! Les spécialistes nous ont expliqué tour à tour que «les fondamentaux sont bons», «les mauvaises nouvelles sont dans les cours», «les pays émergents soutiendront la croissance », «l’économie réelle ne souffrira pas de la crise financière». Et au premier sursaut boursier éphémère, ils nous parlent encore «d’achats à bon compte»…. Tout cela ferait sourire si la situation s’y prêtait… Alors, puisque les experts ne distinguent plus un chat noir d’un chat blanc, je m’autorise à donner mes propres pronostics qui n’ont pas plus de raisons de se révéler faux que ceux des dits spécialistes…1/ Les marchés financiers ont peu de chances de rebondir durablement à court-terme. Les entreprises, obligées d’une part de faire face aux besoins de liquidités que les marchés ne fournissent plus, d’autre part de limiter leurs pertes sur leurs portefeuilles actions, restent en général vendeuses. Vendeuses aussi les sociétés d’investissement qui ont massivement acheté ces dernières années en profitant de liquidités abondantes et pas chères, aujourd’hui pressées de vendre par leurs créanciers et leurs actionnaires. Ainsi s’explique la baisse rapide des marchés, y compris ceux des matières premières et de l’Euro…
2/ La crise économique va se durcir sur les prochains mois en raison de la baisse générale des commandes comme on le voit dans le secteur automobile par exemple. Les Etats vont devoir se résoudre à un plan de relance de grande ampleur et faire un appel massif à l’emprunt. Cette concurrence dans les appels de capitaux devrait encore pénaliser la bourse.
3/ Deux forces sont de nature à relever les marchés. Celle des dividendes, car la prime de risque des actions a beau atteindre des niveaux très élevés, viendra le moment où leur rentabilité les rendra très attractives. Le coup d’envoi sera donné par des opérations de croissance externe qui surviendront avec d’autant plus de vigueur que la crise offre aux entreprises les plus résistantes des opportunités qu’elles n’espéraient pas il y a quelques mois. Mais pour que se déclenche ce mouvement, il y a une condition préalable : y voir clair sur les prévisionnels, et nous n’en sommes pas là.
Alors, comment se comporter ? A ceux qui m’interrogent, je réponds :
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