Il existe deux grandes familles de patrons déchus. Ceux qui sont partis avec leurs sous et qui en profitent sur des plages tranquilles. Ceux-là sont discrets, on ne les revoit plus, on n’en reparle plus. Et puis il y a les autres, ceux qui ont encore de l’argent dehors, ceux qui ont toujours des procès en cours et qui doivent bien s’occuper du recouvrement ! Ces personnalités ont des histoires assez semblables : 1/ Je fais des affaires, je brille dans le business, je suis adulé, je gagne beaucoup d’argent. 2/ Tout s’effondre, je me bats et me débats pour sauver mon patrimoine que j’appelle “mon honneur”. 3/ Je m’agite au moment crucial, celui des verdicts, armé de pensées profondes, éthiques et humanistes… et du soutien qui va bien. Avant de rejoindre les «déchus tranquilles».
Il est quand même troublant que les esprits les plus motivés pour dénoncer l’argent facile soient ceux qui l’ont aimé et servi et qui en ont encore assez dans les poches pour fanfaronner à la télé. Si bien que lorsque Tapie ou Messier nous disent «on n’a pas encore fait assez pour réformer le capitalisme», on est bien forcés de les croire… leur présence à l’écran en est la preuve éclatante !



J’ai également été très surpris de la ré-apparition de JMM.
Les journalistes sont formidables : ils invitent JMM sur les plateaux de TV pour parler de la crise. C’est un peu comme si des médecins demandaient à un virus son avis sur Ebola.