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	<title>Commentaires sur : Facebook et Twitter rabougrissent-ils la pensée ?</title>
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	<description>Le blog de Jean PHILIPPE, directeur général du Credit agricole mutuel Pyrénées Gascogne, banque mutualiste</description>
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		<title>Par : Liens du matin 01/19/2010 &#171; Le Journal de Ray Dacteur</title>
		<link>http://www.jphilippe.com/2010/01/facebook-twitter-et-la-pensee-rabougrie/comment-page-1/#comment-1008</link>
		<dc:creator>Liens du matin 01/19/2010 &#171; Le Journal de Ray Dacteur</dc:creator>
		<pubDate>Tue, 19 Jan 2010 07:30:23 +0000</pubDate>
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		<description>[...] Facebook et Twitter rabougrissent-ils la pensée ? [...]</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>[...] Facebook et Twitter rabougrissent-ils la pensée ? [...]</p>
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		<title>Par : Christian Mayeur</title>
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		<dc:creator>Christian Mayeur</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 04 Jan 2010 03:00:47 +0000</pubDate>
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		<description>Nous sommes ici au centre d&#039;un débat entre les tenants de la pensée verticale et ceux qui pensent que les liens horizontaux sont importants. La fonction essentielle des réseaux sociaux est une &quot;fonction lien&quot;. Ils aident à tisser des connexions créatives, un effet d&#039;&quot;écume&quot; qui est le propre de toute stimulation de l&#039;esprit. Par augmentation des surfaces de contact, la mise en écume des idées favorise leur circulation, effet analogue à celui de l&#039;oxygénation du cerveau. Créateurs d&#039;agilité, les réseaux sociaux augmentent de surcroît les capacités de discernement de ceux que Nicolas Bourriaud appelle &quot;les sémionautes&quot;, navigateurs des signes et du sens. Concédons cependant que la possession d&#039;une culture et la maîtrise de savoirs et d&#039;expertises renforcent la capacité des individus à s&#039;adonner avec discernement à ces navigations. Pour ceux qui ne possèdent pas les codes culturels et la curiosité apprise dans le patient processus d&#039;éducation véritable, malheureusement inaccessible aujourd&#039;hui à une part non négligeable de la population, le risque est de rester à la surface de l&#039;écume. Pour éviter de creuser une fracture culturelle plus effroyable dans ses conséquences à long terme que la fracture sociale (qu&#039;elle contribue à creuser), le premier défi de l&#039;ère dite &quot;de la connaissance&quot; est celui de l&#039;éducation et de l&#039;élevage des êtres humains. Comment élever les enfants dans un monde de signes ? Comment retrouver le sens ancestral de la reproduction de l&#039;humain ? Le défi concerne bien les enfants et non pas les personnes de nos générations, qui ont bénéficié de l&#039;éducation classique aux humanités. Pour nous, les savoirs verticaux sont enracinés et forment le substrat inconscient de notre existence même, l&#039;effervescence des réseaux sociaux est donc une aubaine. Utiliser Twitter et ses messages courts est une corde de plus à notre arc, nous qui jouissons d&#039;un riche fond de culture. Pour nous, les réseaux sociaux sont comme l&#039;écume à la surface d&#039;océans profonds de toute la culture héritée depuis des millénaires, que nos parents, nos instituteurs et nos professeurs transmettaient. Et quand ils ne possédaient pas la culture, ils transmettaient le goût de l&#039;effort pour l&#039;acquérir.  Aujourd&#039;hui, quelle curiosité et quelle sensibilité à la profondeur des connaissances développer ? Comment reproduire de l&#039;humain, comment transmettre de l&#039;expérience réelle à l&#039;ère des communications instantanées via les surfaces des écrans ? Quel rapport au réel instaurer à toutes les étapes de la vie ? Comment enraciner les savoirs disponibles dans une véritable expérience ? Plus que jamais, les dimensions sensibles, les dimensions d&#039;expérience concrète et le goût de l&#039;exploration des profondeurs de la connaissance propres à une véritable éducation sont indispensables, pour donner toutes leurs chances aux jeunes et bien sûr aux adultes qui n&#039;ont pas été confrontés à des expériences de vie exigeantes en efforts de réflexion et en décisions d&#039;action. Première chose, donner le goût, pratiquer le bon &quot;métalangage&quot;, celui qui suscite le plaisir et respecte les repères cognitifs des générations habituées à circuler dans les arcanes des jeux vidéo.  En ce sens, Wikipedia joue un rôle absolument salutaire, quand les systèmes de savoir verrouillés, voire fossilisés, se montraient dans le XXème siècle finissant incapables de donner aux jeunes générations n&#039;ayant pu bénéficier du long travail d&#039;éducation le goût de la connaissance. C&#039;est un chemin à rebours que les bergers de l&#039;humanité du XXIème siècle ont à opérer. De la surface vers les profondeurs. La surface des signes se doit d&#039;inciter à la réflexion, d&#039;ouvrir des portes, d&#039;encourager aux accès (cf. le livre de référence de Jeremy Rifkin &quot;l&#039;âge de l&#039;accès&quot;) et pour transmettre ce goût, les éducateurs que nous sommes tous urgemment appelés à devenir doivent emprunter les chemins de communication naturels de nos contemporains. Ces chemins apparaissent aux mandarins du savoir officiel comme ceux de l&#039;école buissonière, mais sont en fait pour les nouvelles générations les chemins naturels et joyeux de la connaissance.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Nous sommes ici au centre d&#8217;un débat entre les tenants de la pensée verticale et ceux qui pensent que les liens horizontaux sont importants. La fonction essentielle des réseaux sociaux est une &#8220;fonction lien&#8221;. Ils aident à tisser des connexions créatives, un effet d&#8217;&#8221;écume&#8221; qui est le propre de toute stimulation de l&#8217;esprit. Par augmentation des surfaces de contact, la mise en écume des idées favorise leur circulation, effet analogue à celui de l&#8217;oxygénation du cerveau. Créateurs d&#8217;agilité, les réseaux sociaux augmentent de surcroît les capacités de discernement de ceux que Nicolas Bourriaud appelle &#8220;les sémionautes&#8221;, navigateurs des signes et du sens. Concédons cependant que la possession d&#8217;une culture et la maîtrise de savoirs et d&#8217;expertises renforcent la capacité des individus à s&#8217;adonner avec discernement à ces navigations. Pour ceux qui ne possèdent pas les codes culturels et la curiosité apprise dans le patient processus d&#8217;éducation véritable, malheureusement inaccessible aujourd&#8217;hui à une part non négligeable de la population, le risque est de rester à la surface de l&#8217;écume. Pour éviter de creuser une fracture culturelle plus effroyable dans ses conséquences à long terme que la fracture sociale (qu&#8217;elle contribue à creuser), le premier défi de l&#8217;ère dite &#8220;de la connaissance&#8221; est celui de l&#8217;éducation et de l&#8217;élevage des êtres humains. Comment élever les enfants dans un monde de signes ? Comment retrouver le sens ancestral de la reproduction de l&#8217;humain ? Le défi concerne bien les enfants et non pas les personnes de nos générations, qui ont bénéficié de l&#8217;éducation classique aux humanités. Pour nous, les savoirs verticaux sont enracinés et forment le substrat inconscient de notre existence même, l&#8217;effervescence des réseaux sociaux est donc une aubaine. Utiliser Twitter et ses messages courts est une corde de plus à notre arc, nous qui jouissons d&#8217;un riche fond de culture. Pour nous, les réseaux sociaux sont comme l&#8217;écume à la surface d&#8217;océans profonds de toute la culture héritée depuis des millénaires, que nos parents, nos instituteurs et nos professeurs transmettaient. Et quand ils ne possédaient pas la culture, ils transmettaient le goût de l&#8217;effort pour l&#8217;acquérir.  Aujourd&#8217;hui, quelle curiosité et quelle sensibilité à la profondeur des connaissances développer ? Comment reproduire de l&#8217;humain, comment transmettre de l&#8217;expérience réelle à l&#8217;ère des communications instantanées via les surfaces des écrans ? Quel rapport au réel instaurer à toutes les étapes de la vie ? Comment enraciner les savoirs disponibles dans une véritable expérience ? Plus que jamais, les dimensions sensibles, les dimensions d&#8217;expérience concrète et le goût de l&#8217;exploration des profondeurs de la connaissance propres à une véritable éducation sont indispensables, pour donner toutes leurs chances aux jeunes et bien sûr aux adultes qui n&#8217;ont pas été confrontés à des expériences de vie exigeantes en efforts de réflexion et en décisions d&#8217;action. Première chose, donner le goût, pratiquer le bon &#8220;métalangage&#8221;, celui qui suscite le plaisir et respecte les repères cognitifs des générations habituées à circuler dans les arcanes des jeux vidéo.  En ce sens, Wikipedia joue un rôle absolument salutaire, quand les systèmes de savoir verrouillés, voire fossilisés, se montraient dans le XXème siècle finissant incapables de donner aux jeunes générations n&#8217;ayant pu bénéficier du long travail d&#8217;éducation le goût de la connaissance. C&#8217;est un chemin à rebours que les bergers de l&#8217;humanité du XXIème siècle ont à opérer. De la surface vers les profondeurs. La surface des signes se doit d&#8217;inciter à la réflexion, d&#8217;ouvrir des portes, d&#8217;encourager aux accès (cf. le livre de référence de Jeremy Rifkin &#8220;l&#8217;âge de l&#8217;accès&#8221;) et pour transmettre ce goût, les éducateurs que nous sommes tous urgemment appelés à devenir doivent emprunter les chemins de communication naturels de nos contemporains. Ces chemins apparaissent aux mandarins du savoir officiel comme ceux de l&#8217;école buissonière, mais sont en fait pour les nouvelles générations les chemins naturels et joyeux de la connaissance.</p>
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