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	<title>Commentaires sur : La fin des entreprises géantes ?</title>
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	<description>Le blog de Jean PHILIPPE, directeur général du Credit agricole mutuel Pyrénées Gascogne, banque mutualiste</description>
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		<title>Par : Christopher Potter</title>
		<link>http://www.jphilippe.com/2010/02/la-fin-des-entreprises-geantes/comment-page-1/#comment-1063</link>
		<dc:creator>Christopher Potter</dc:creator>
		<pubDate>Sat, 13 Feb 2010 11:52:45 +0000</pubDate>
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		<description>Répartir le risque n&#039;est pas forcément toujours la bonne solution. On le voit bien avec la crise des subprimes, le risque était tellement réparti qu&#039;on ne savait plus où il était et que cela a gelé le marché du crédit.

Il faut peut-être plutôt que les activités financières soient plus spécialisées pour être mieux contrôlées (alors qu&#039;on assiste effectivement à des banques universelles planétaires)

Et surtout, que les régulateurs (re)régulent. Obama et les &quot;influents&quot; (Geithner, Bernanke) arrêtent de faire croire qu&#039;ils inventent des nouvelles solutions (miracles). Ces derniers auraient dû le faire AVANT la crise alors qu&#039;il avait déjà le pouvoir pour les 2 derniers (tout n&#039;est pas complétement de la faute Bush/Greenspan)

Pourtant cela ne semble pas si compliqué.

1) il faut à priori rétablir le Glass-Steagall act introduit en 1933 et démantelé en 1999 (pour rappel cette loi sépare les activités de banque d&#039;investissement de de banque commerciale). ceci va bien dans le sens de la réduction de taille

2) il faut limiter le bras de levier de ces institutions financières qui étaient à plus de 40 en 2007 (alors que celui pour le particulier n&#039;est que 2 aux USA, et de 5 à 10 en France hors produits dérivés)

3) bien sûr réguler les activités de prêt (documentation des prêts, niveau de titrisation accepté qui permet de sortir le risque des bilans, ...), ouvrir à la concurrence les agences de notation, et réguler les activités de dérivés.

4) Faire appliquer au moins l&#039;ensemble en Europe et aux Etats-Unis. Tout cela devrait être tiré par Bâle III, encore faudrait-il que les Etats-Unis adhèrent déjà à Bâle II ce qui n&#039;est toujours pas le cas (même si Bâle II a des faiblesses dans la comptabilisation des produits titrisés), mais Obama était sûrement trop occupé avec sa réforme de la santé pour pousser le dossier ...

Pendant ce temps des bulles de toutes sortes ont le temps de se regonfler.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Répartir le risque n&#8217;est pas forcément toujours la bonne solution. On le voit bien avec la crise des subprimes, le risque était tellement réparti qu&#8217;on ne savait plus où il était et que cela a gelé le marché du crédit.</p>
<p>Il faut peut-être plutôt que les activités financières soient plus spécialisées pour être mieux contrôlées (alors qu&#8217;on assiste effectivement à des banques universelles planétaires)</p>
<p>Et surtout, que les régulateurs (re)régulent. Obama et les &#8220;influents&#8221; (Geithner, Bernanke) arrêtent de faire croire qu&#8217;ils inventent des nouvelles solutions (miracles). Ces derniers auraient dû le faire AVANT la crise alors qu&#8217;il avait déjà le pouvoir pour les 2 derniers (tout n&#8217;est pas complétement de la faute Bush/Greenspan)</p>
<p>Pourtant cela ne semble pas si compliqué.</p>
<p>1) il faut à priori rétablir le Glass-Steagall act introduit en 1933 et démantelé en 1999 (pour rappel cette loi sépare les activités de banque d&#8217;investissement de de banque commerciale). ceci va bien dans le sens de la réduction de taille</p>
<p>2) il faut limiter le bras de levier de ces institutions financières qui étaient à plus de 40 en 2007 (alors que celui pour le particulier n&#8217;est que 2 aux USA, et de 5 à 10 en France hors produits dérivés)</p>
<p>3) bien sûr réguler les activités de prêt (documentation des prêts, niveau de titrisation accepté qui permet de sortir le risque des bilans, &#8230;), ouvrir à la concurrence les agences de notation, et réguler les activités de dérivés.</p>
<p>4) Faire appliquer au moins l&#8217;ensemble en Europe et aux Etats-Unis. Tout cela devrait être tiré par Bâle III, encore faudrait-il que les Etats-Unis adhèrent déjà à Bâle II ce qui n&#8217;est toujours pas le cas (même si Bâle II a des faiblesses dans la comptabilisation des produits titrisés), mais Obama était sûrement trop occupé avec sa réforme de la santé pour pousser le dossier &#8230;</p>
<p>Pendant ce temps des bulles de toutes sortes ont le temps de se regonfler.</p>
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	<item>
		<title>Par : D. Rouxel</title>
		<link>http://www.jphilippe.com/2010/02/la-fin-des-entreprises-geantes/comment-page-1/#comment-1060</link>
		<dc:creator>D. Rouxel</dc:creator>
		<pubDate>Fri, 12 Feb 2010 16:09:05 +0000</pubDate>
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		<description>Nous sommes tous dans le même panier :

Comme le souligne Guyonet, il est difficile de remettre en cause une des sources de sa propre Histoire. Les USA restent donc, sans surprise, fidèles aux paradigmes libéraux légués par les pères fondateurs. Les louvoiements de l’administration américaine face au nécessaire « US bank bailout », puis depuis quelques semaines sur les bonus « obscene » montrent la difficulté de l’exercice.&lt; http://www.france24.com/en/20100114-obama-slams-obsene-bonuses-unveils-new-bank-levy-fee 
Comment réformer réellement sans remettre en cause l’American way of life ? 
Comment éviter « le Triomphe de la Cupidité » dénoncé par Stiglist, prix Nobel d’économie 2001,:http://www.eyrolles.com/Entreprise/Livre/le-triomphe-de-la-cupidite-9782918597056 

Les freins sont internes. Avec cynisme certains spéculateurs pourraient invoquer le vieux dicton : « on ne fait d’omelette sans casser des œufs !»
D’ailleurs Wall Street semble déjà convaincu que cette crise n’est qu’un soubresaut, qu’une purge passagère du système. 

Pourtant, le monde change. Les forces en présence ne sont plus les mêmes qu’au XXème siècle. Les détenteurs d’US bonds sont également nos fournisseurs asiatiques et tôt ou tard il faudra bien régler ses dettes. La planète est devenue pour cette génération et les suivantes un espace instantanément interdépendant en ressources, en produits et services. 
Il est grand temps de diviser les risques systémiques en jouant sur la taille mais aussi sur la diversité, l’innovation. La génétique nous apprend à mieux apprécier l&#039;utile richesse de la différence. Comme dit le slogan du Crédit Agricole à l’International : Back to common sens, It’s time for Green Banking.

Puisque nous sommes tous dans le même panier, travaillons mutuellement au quotidien avec bon sens pour inventer notre avenir.
DR</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Nous sommes tous dans le même panier :</p>
<p>Comme le souligne Guyonet, il est difficile de remettre en cause une des sources de sa propre Histoire. Les USA restent donc, sans surprise, fidèles aux paradigmes libéraux légués par les pères fondateurs. Les louvoiements de l’administration américaine face au nécessaire « US bank bailout », puis depuis quelques semaines sur les bonus « obscene » montrent la difficulté de l’exercice.&lt; <a href="http://www.france24.com/en/20100114-obama-slams-obsene-bonuses-unveils-new-bank-levy-fee" rel="nofollow">http://www.france24.com/en/20100114-obama-slams-obsene-bonuses-unveils-new-bank-levy-fee</a><br />
Comment réformer réellement sans remettre en cause l’American way of life ?<br />
Comment éviter « le Triomphe de la Cupidité » dénoncé par Stiglist, prix Nobel d’économie 2001,:http://www.eyrolles.com/Entreprise/Livre/le-triomphe-de-la-cupidite-9782918597056 </p>
<p>Les freins sont internes. Avec cynisme certains spéculateurs pourraient invoquer le vieux dicton : « on ne fait d’omelette sans casser des œufs !»<br />
D’ailleurs Wall Street semble déjà convaincu que cette crise n’est qu’un soubresaut, qu’une purge passagère du système. </p>
<p>Pourtant, le monde change. Les forces en présence ne sont plus les mêmes qu’au XXème siècle. Les détenteurs d’US bonds sont également nos fournisseurs asiatiques et tôt ou tard il faudra bien régler ses dettes. La planète est devenue pour cette génération et les suivantes un espace instantanément interdépendant en ressources, en produits et services.<br />
Il est grand temps de diviser les risques systémiques en jouant sur la taille mais aussi sur la diversité, l’innovation. La génétique nous apprend à mieux apprécier l&#8217;utile richesse de la différence. Comme dit le slogan du Crédit Agricole à l’International : Back to common sens, It’s time for Green Banking.</p>
<p>Puisque nous sommes tous dans le même panier, travaillons mutuellement au quotidien avec bon sens pour inventer notre avenir.<br />
DR</p>
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	<item>
		<title>Par : Jean-Louis GUILLAUD</title>
		<link>http://www.jphilippe.com/2010/02/la-fin-des-entreprises-geantes/comment-page-1/#comment-1056</link>
		<dc:creator>Jean-Louis GUILLAUD</dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Feb 2010 09:17:13 +0000</pubDate>
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		<description>Comme je partage la théorie des oeufs ! Il y a bien longtemps, les hommes, parlant un langage unique, voulurent construire une tour à Babel, qui atteigne jusqu&#039;aux cieux. Les oeufs seraient tombés de haut  : heureusement, la distinction des langages empêcha les hommes de s&#039;entendre et le projet d&#039;aboutir, évitant trop de casse. Et les nations s&#039;éparpillèrent sur la surface de la terre, chacune avec sa langue et son goût propre, son élevage et ses outils, ses sceaux et ses échelles à mesure humaine.
Comme j&#039;apprécie aussi ces associations (mutualistes !) de consommateurs qui ne veulent acheter leurs crayons que dans une mine voisine ou leurs oeufs que frais pondus dans un faible rayon autour de leur maisonnée. 
Sans y mettre trop d&#039;absolu (il faudrait que je revende mon carosse venu de Corée du Sud !), on n&#039;a ainsi qu&#039;avantages pour toutes les économies de marchés (villageois ou régionaux): même s&#039;il y a de la casse (ou un gros casse) dans la Rue du Mur à New-York, je pourrai sans trop de peine obtenir du volailler des oeufs pas cassés, sans avoir à courir jusqu&#039;à Asnières avec ma coréenne. Et en prime, j&#039;en aurais 13 à la douzaine : un vrai porte-bonheur !</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Comme je partage la théorie des oeufs ! Il y a bien longtemps, les hommes, parlant un langage unique, voulurent construire une tour à Babel, qui atteigne jusqu&#8217;aux cieux. Les oeufs seraient tombés de haut  : heureusement, la distinction des langages empêcha les hommes de s&#8217;entendre et le projet d&#8217;aboutir, évitant trop de casse. Et les nations s&#8217;éparpillèrent sur la surface de la terre, chacune avec sa langue et son goût propre, son élevage et ses outils, ses sceaux et ses échelles à mesure humaine.<br />
Comme j&#8217;apprécie aussi ces associations (mutualistes !) de consommateurs qui ne veulent acheter leurs crayons que dans une mine voisine ou leurs oeufs que frais pondus dans un faible rayon autour de leur maisonnée.<br />
Sans y mettre trop d&#8217;absolu (il faudrait que je revende mon carosse venu de Corée du Sud !), on n&#8217;a ainsi qu&#8217;avantages pour toutes les économies de marchés (villageois ou régionaux): même s&#8217;il y a de la casse (ou un gros casse) dans la Rue du Mur à New-York, je pourrai sans trop de peine obtenir du volailler des oeufs pas cassés, sans avoir à courir jusqu&#8217;à Asnières avec ma coréenne. Et en prime, j&#8217;en aurais 13 à la douzaine : un vrai porte-bonheur !</p>
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	<item>
		<title>Par : GUYONET</title>
		<link>http://www.jphilippe.com/2010/02/la-fin-des-entreprises-geantes/comment-page-1/#comment-1055</link>
		<dc:creator>GUYONET</dc:creator>
		<pubDate>Tue, 09 Feb 2010 22:15:38 +0000</pubDate>
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		<description>Il est par ailleurs intéressant de constater comment la théorie classique ou néo-classique originelle avait dogmatisé cet anti-gigantisme: parmi les conditions idéales pour que s&#039;exerce une concurrence &quot;pure et parfaite&quot;, on trouve ainsi l&#039;atomicité du marché. Une multitude d&#039;agents économiques, d&#039;entreprises, rendent alors possible l&#039;application des formules mathématiques d&#039;une certaine micro-économie. Bref, l&#039;Offre rencontre la Demande, et fixe un prix...

A l&#039;inverse, la concentration et la course au gigantisme provoqueront forcément in fine des situations de quasi-monopole, qui gripperont les rouages huilés du Marché.

Et aujourd&#039;hui, un chef d&#039;Etat clairement partisan d&#039;un interventionnisme ciblé mais indispensable, dans le pays berceau du libéralisme moderne, prône le retour à un marché atomisé. En économie, on doit appeler ça l&#039;ironie de l&#039;Histoire...

Ou alors, encore une fois, c&#039;est que la vérité doit être dans la mesure, le discernement, le &quot;bon sens&quot; diront certains. En tout cas, loin d&#039;une idéologie simpliste et candide. 
La liberté du marché, d&#039;accord, mais sous l&#039;oeil bienveillant et neutre du régulateur. Une économie mondialisée et concurrentielle, certes, mais avec des modèles coopératifs et mutualistes pour jouer la différence.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Il est par ailleurs intéressant de constater comment la théorie classique ou néo-classique originelle avait dogmatisé cet anti-gigantisme: parmi les conditions idéales pour que s&#8217;exerce une concurrence &#8220;pure et parfaite&#8221;, on trouve ainsi l&#8217;atomicité du marché. Une multitude d&#8217;agents économiques, d&#8217;entreprises, rendent alors possible l&#8217;application des formules mathématiques d&#8217;une certaine micro-économie. Bref, l&#8217;Offre rencontre la Demande, et fixe un prix&#8230;</p>
<p>A l&#8217;inverse, la concentration et la course au gigantisme provoqueront forcément in fine des situations de quasi-monopole, qui gripperont les rouages huilés du Marché.</p>
<p>Et aujourd&#8217;hui, un chef d&#8217;Etat clairement partisan d&#8217;un interventionnisme ciblé mais indispensable, dans le pays berceau du libéralisme moderne, prône le retour à un marché atomisé. En économie, on doit appeler ça l&#8217;ironie de l&#8217;Histoire&#8230;</p>
<p>Ou alors, encore une fois, c&#8217;est que la vérité doit être dans la mesure, le discernement, le &#8220;bon sens&#8221; diront certains. En tout cas, loin d&#8217;une idéologie simpliste et candide.<br />
La liberté du marché, d&#8217;accord, mais sous l&#8217;oeil bienveillant et neutre du régulateur. Une économie mondialisée et concurrentielle, certes, mais avec des modèles coopératifs et mutualistes pour jouer la différence.</p>
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