L’édition 2012 du classement de Shanghai des 500 premières universités mondiales vient d’être publiée. Les universités anglo-saxonnes trustent le haut du panier avec 17 universités américaines dans les 20 premières places et pas moins de 53 dans le top 100. A noter que la Grande Bretagne place ses deux célèbres universités de Cambridge et d’Oxford respectivement au 5ème et au 10ème rang. Au total le Royaume Uni positionne 9 universités dans le top 100 contre 4 pour l’Allemagne et 3 pour la France avec, dans l’ordre : Paris XI – Orsay, Paris  VI – Pierre et Marie Curie et l’Ecole Normale Supérieure de la rue d’Ulm.

Résultat décevant, et pourtant la France dispose de nombreux atouts. Il peut, à ce titre, paraître étonnant que l’ENS de la rue d’Ulm ne se classe qu’en 73ème position quand on connaît l’exigence et la difficulté de son concours d’entrée comme le très haut niveau des enseignants qui y professent. Autre exemple : l’école de mathématiques française est très réputée et de nombreuses médailles Fields ont récompensé des chercheurs français au cours des dernières années…

Dès lors la tentation est forte de critiquer la méthode retenue qui privilégie la place de la recherche et la qualité de celle-ci à travers le nombre de prix Nobel ou de médailles Fields, le nombre de publications dans les revues scientifiques internationales, le nombre de chercheurs, sans  prendre en compte d’autres critères tels que la qualité de l’enseignement où la plus ou moins grande facilité des étudiants à s’insérer dans la vie professionnelle. L’Europe, insatisfaite de se voir damer le pion par les Etats-Unis cherche à promouvoir une analyse concurrente intégrant davantage de critères d’appréciation. Mais le problème réside-t-il dans les graduations du thermomètre ou dans le constat implacable qu’il affiche ?

Le problème n’est pas qu’une question de mesure. L’éclatement de la recherche en France et en Europe, parcellisée entre de trop nombreuses universités et de centre de recherche parfois détachés de ces universités est une des causes de cette absence de visibilité «vue de de Shanghai». Un nombre insuffisant de publications dans les revues Science et Nature qui sont les références au niveau international en est une autre. Enfin, la difficulté de l’Université française à fonctionner en synergie avec les entreprises pour développer sa capacité de recherche en est une troisième.

En ces temps où la compétitivité des entreprises au plan technologique et de l’innovation apparaît comme une voie incontournable de sortie de crise, ces questions sur l’attractivité de nos universités et la qualité de notre recherche fondamentale et appliquée sont essentielles.

Modestement, La Caisse Régionale Pyrénées Gascogne tente de jouer un rôle de facilitateur du développement de son territoire aussi dans ce domaine. Ceci, notamment avec le partenariat noué avec l’ESTIA depuis plusieurs années mais aussi plus récemment avec la création de l’ETICoop associant la Caisse Régionale d’Aquitaine et les Universités de Bordeaux et de Pau, dont l’IAE. Une contribution au développement indispensable des synergies entre universités et entreprises… il en faut d’autres !

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