2013 : OPTIMISME & REALISME

Classé dans ACTUALITES et HUMEURS par sur 1 janvier 2013 3 Commentaires

A vous qui passez sur ce site, je présente mes vœux de bonne et heureuse année pour 2013. Je suis en même temps un peu gêné de souhaiter en ce premier de l’an de bonnes choses quand tout le monde ou presque nous prédit les pires. Je le fais pourtant parce qu’il me semble que chacun de nous détient un peu des solutions au problème, et qu’on ne le dit pas assez. Je m’explique…

On entend que le pays est confronté à une crise historique, et c’est vrai. C’est vrai puisque le chômage connait une hausse continue, que la croissance est éteinte, que les exportations sont au plus bas, et que la dette publique flambe. Mais cette crise qui fragilise tant de monde n’est pas tombée du ciel un matin comme une pluie de cendres ! Elle est le résultat de nos choix. Et je dis « Nos » parce qu’il est trop facile de dire « Ce n’est pas moi qui ai choisi ». Ce seraient les politiques ? Mais ne gèrent-ils pas les affaires selon nos attentes, tant leur destin personnel dépend du verdict des électeurs ? Ce seraient les dirigeants d’entreprises ? Mais ces dirigeants seraient-ils plus bêtes qu’ailleurs au point de ne pas prendre leurs décisions dans l’intérêt de leurs sociétés ? Ce seraient d’autres encore ? Les syndicats ?  Les lobbies ? Les banques ? Telle ou telle organisation ? Mais chacun de ces acteurs n’est-il pas soumis à la pression de ses mandants, associés ou actionnaires ? Et chacun de nous, à des degrés divers, plus ou moins c’est vrai, n’influence-t-il pas ce que nous appelons « le système » dont nous sommes « volens no volens » des acteurs ? Il ne s’agit pas de culpabiliser, mais bien de responsabiliser, de souligner que ce spectacle que nous regardons, que nous écoutons, nous en sommes acteurs, nous y jouons un rôle, et que nous ne pouvons nous contenter (ou mécontenter) d’en être de simples spectateurs dépités.

Alors que faire ? Chacun selon ses convictions, chacun selon ses moyens, chacun selon son influence, sans doute. On peut réduire ses consommations et ses déchets, créer une entreprise, rouler en voiture française, militer, se fournir chez les producteurs locaux, s’engager dans une association, devenir sociétaire de sa banque 😉, aider ses enfants à entreprendre ou plus simplement à être responsables… chacun selon sa perception et ses convictions. Qu’importe après tout ? Seul compte ce sentiment de responsabilité. Je souffre quand je vois des compatriotes quitter le pays. Je ne les critique pas, mais je souffre. Pourquoi ? Parce qu’il va bien falloir que des gens ici, dans un effort non partisan, non sectaire, simplement national, de solidarité avec leur pays et leur peuple, car on parle de pays mais il s’agit de peuple, trouvent des solutions, disent des choses, agissent. On nous parle du génie, du rayonnement, de la grandeur de la France. Mais à quoi sert de brandir ces « gènes » comme des fiertés nationales s’ils sont déjà croupissants ? Il faut que nous montrions que nous les portons, que nous en voulons, que nous sommes blessés mais pas morts, que nous allons « rebondir », que nous ne nous accommoderons pas d’une lente décadence. Ne devons-nous pas cela à nos enfants ?

Alors, « Pouvons-nous, oui ou non, faire de 2013 une bonne année ? » Je réponds « Oui ! ». 2013 sera à la hauteur de nos ambitions individuelles. 2013 sera la somme de nos initiatives, de nos désirs d’en sortir, de notre orgueil au sens positif du terme, de nos choix personnels et familiaux, de nos audaces et de nos résignations, de nos engagements et de nos démissions, de nos refus et de nos acceptations, de nos courages et de nos lâchetés, de nos innovations et de nos conservatismes, de nos solidarités et de nos individualismes. 2013 dépend de nous, selon cette vérité assenée par Phocion : « Ce sont les vertus privées qui font les mœurs publiques ». C’est dit par un Grec, quatre siècles avant Jésus-Christ, et c’est tellement vrai !

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Commentaires (3)

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  1. Denis PASCAL dit :

    Bonjour,

    Ainsi qu’à votre équipe, je vous souhaite mes meilleurs vœux pour cette nouvelle année.

    Je partage votre optimisme et votre combativité. De la même ère avant J-C, nous trouvons quelques influents en Asie ou aussi De Gisco, ce sénateur Grec qui avait le sens du « dire-faire » (« Aut viam inveniam, aut faciam ») ou, comme d’autres, il défendait son vaste territoire par l’engagement et l’action.

    Concernant la vie économique, de nos jours et quelque soit le secteur d’activité, il est incontournable d’améliorer notre efficience administrative par sa dématérialisation et la simplification des procédures notamment.
    Par ailleurs, l’assouplissement et la considération du travail manuel des secteurs primaires et secondaires contribueraient largement à créer de l’emploi car ce sont actuellement nos partenaires européens qui valorisent de plus en plus ces emplois. Dans le Sud-Ouest, ils s’y installent ponctuellement et prochainement plus durablement car, venant bien souvent de l’Est, ils apprécient déjà les douceurs de notre belle région.

    Pour la vie politique, il nous revient, si modeste en soit l’échelle, de faire en sorte que ces actions se développent dans l’intérêt de tous et de chacun. Les réformes territoriales sont, à ce titre, devenues plus que nécessaires.

    C’est le prix de notre « sortie de crise » et il est grand temps d’agir sans détournement! La feuille de route est jonchée de « nids-de-poule » alors rappelons-nous du réalisme et du pragmatisme pour accéder à nos objectifs.

    Avec mes meilleurs vœux pour chacun des mutualistes, dont je suis.

  2. Jean PHILIPPE dit :

    Merci Denis de ce commentaire plein d’optimisme,et de projets. Avançons !

  3. Margret TANGERINO dit :

    CQFD !

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