ça chauffe !

Allons-nous connaître le « syndrome du Titanic » ? La reprise économique qui  se confirme a également un revers négatif, elle entraîne une augmentation des gaz à effet de serre. Les émissions ont atteint un niveau record en 2010, avec plus de 30 gigatonnes, soit une progression de 5% par rapport à 2008, dernier record en date.

Avec une augmentation de 3% par an en moyenne depuis 10 ans, on se situe sur la pire des trajectoires imaginées par le GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat). Pour compenser cette tendance, il faudrait que les émissions baissent à partir de 2015 puis chutent fortement en 2020, ce qui est hautement improbable. Mis à part des déclarations de bonnes intentions, il est également improbable qu’un accord international voit le jour à la prochaine conférence sur le climat de Durban.

La catastrophe de Fukushima fait légitiment s’interroger sur l’avenir du nucléaire mais avons-nous réellement les moyens de nous en passer aujourd’hui dans ce contexte de réchauffement climatique accéléré même si bien évidemment il s’agit prioritairement d’investir massivement dans le développement des énergies renouvelables.

Des systèmes de compensation voient le jour. L’Inde met en place une bourse carbone. Le principe de payer pour avoir le droit de polluer a un côté pervers. J’ai déjà qualifié cela, dans un précédent article, d’un marché d’« indulgences ».

Le véritable investissement qui compte est celui qui concerne des projets réellement compensateurs, comme la plantation de forêts, la production d’énergies renouvelables ou l’amélioration de l’efficacité énergétique de toutes nos activités en commençant par celle des bâtiments et des transports.

C’est toute la stratégie de la notre Caisse Régionale qui s’engage fortement, à travers sa filiale CAM Energie, dans des projets de production d’énergies renouvelables et pourquoi pas demain dans la création d’un fonds carbone destiné à réunir des investisseurs pour financer des projets « climatiquement » responsables.

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