CALAMAR GÉANT

Classé dans ACTUALITES et HUMEURS par sur 1 février 2015 1 Commentaire

calamr géantGrâce à Françoise Pautrizel, océanographe et directrice du Musée de la Mer de Biarritz, j’ai eu la chance d’observer sinon vivant (serait-ce vraiment une chance ?) du moins correctement conservé, le plus grand exemplaire connu de Dosidicus gigas. J’entretiens depuis plusieurs années une affection particulière pour le calamar géant, plus spécialement pour le diable rouge ou calamar de Humboldt. Vous en voyez sur la photo un exemplaire qui s’est échoué sur les côtes du golfe de Californie, Mar de Cortez pour les intimes, et qui mesure 1m70 hors tentacules. C’est le plus grand spécimen jamais trouvé, mais je pense qu’il doit exister des individus en eaux très profondes dépassant 3 mètres de long…

Pendant des siècles, ce monstre marin nous a effrayés, de Pline l’ancien aux mythes grecs ou phéniciens, des légendes scandinaves aux récits de Jules Verne. On en parlait le soir autour de l’âtre. Il faisait peur sans que personne ne l’ait vu. Et voilà qu’on a pu l’observer mort d’abord, puis vivant, et même le filmer, c’était en 2014. Des siècles de légendes et de superstitions, et soudain, la réalité en face. Combien nos abysses recèlent-ils encore de mystères cachés ?

Qu’est-ce qui me fascine chez le calamar ? C’est cette agilité, cette fluidité, ce choix fait par l’espèce d’abandonner la coquille protectrice qu’affectionnent les autres mollusques pour un squelette interne qu’on appelle la plume et qui soutient le corps sans gêner ses mouvements. Cet animal a choisi la vitesse, la propulsion. Il est pour moi un modèle pour notre société qui a besoin d’agilité, de souplesse, de se libérer des lourds carcans qui l’empêchent de changer et d’agir. « Si nous prenons la nature pour guide, nous ne nous égarerons jamais »  disait Cicéron. Il faut donc s’intéresser davantage au calamar géant…

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Commentaires (1)

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  1. lucas annie claude dit :

    « Vraiment » !!! j’aimerai trouver un bocal assez grand pour te contenir comme spécimen unique! mais comme mon copain l’octopus tâtant d’une tentacule gourmande ce nouvel environnement tu ne manquerais pas de t’en échapper.

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