Archive pour la catégorie ‘Actualité - Billets d'humeur - Divers’

De temps à autres, comme tout le monde, j’ai besoin de retrouver mes repères. C’est particulièrement nécessaire quand, pris par les activités quotidiennes, j’en viens à perdre le sens de ce que je fais. Je vois bien que les choses ne vont pas comme il faudrait, je le sens, mais je ne sais pas dire vraiment pourquoi. Je me sens flou, imprécis, mal à l’aise.

C’est dans cet état d’esprit que je participais aujourd’hui au 125ème anniversaire d’IRIZAR, une entreprise coopérative du Pays Basque du Sud (au Sud des Pyrénées, donc), qui est devenue au fil des ans un formidable porte-drapeau de la réussite coopérative. Son métier ? Les autocars haut de gamme. Son banquier : nous, BANKOA, entre autres.

L’entreprise IRIZAR, coopérative depuis 1963, contribue depuis 125 ans à l’histoire de l’autocar. Spectaculaire ! Pour cet anniversaire, on voyait se côtoyer des bus des années 1920, 1950, et modernes. Des planchers de bois aux planchers d’alu. Aujourd’hui en concurrence avec le plus grand constructeur allemand, IRIZAR se défend merveilleusement. Ses secrets ? La personnalisation et l’engagement de son personnel, dont la moyenne d’âge est de 27 ans seulement. Tous ou presque coopérateurs. Encore ? Peu de services centraux, des dirigeants et des managers au milieu des équipes, et une organisation tournée radicalement vers le client.

Une petite équipe prend en charge la commande, construit le bus, le livre, et assure elle-même le service après-vente. On peut difficilement faire mieux en relation client ! C’est personnel et c’est compétent de A à Z. Le client, du coup peut choisir le moteur, la longueur, la hauteur, l’espace entre les sièges, la forme et la confection des sièges, la couleur des moquettes, les éclairages, tout… IRIZAR écoute et personnalise. Et cette capacité à rester de bout en bout proche du client, capable de répondre à ses demandes spécifiques, repose sur des ouvriers très responsabilisés, capables d’imaginer et d’innover, et surtout, de décider. IRIZAR est une des expressions les plus abouties du modèle coopératif.

Ce qui est remarquable, c’est la capacité qu’a eu cette entreprise au cours des ans à résister aux tentations de la centralisation, à rester d’abord une entreprise de production, d’ouvriers, tournée vers sa finalité, la satisfaction de ses clients. Malgré la chaleur de ce 18 juillet, malgré les nombreux visiteurs réunis pour cet anniversaire, les chaines de production continuaient de tourner à plein, avec partout, des salariés en action, demandant l’avis de leur voisin sur telle ou telle opération, et visiblement très fiers de leur travail.

J’ai vu sortir des chaines les premiers cars 100% électriques, silencieux, imposants, autonomes sur une journée. IRIZAR entre dans l’économie de demain et continue son livre d’images. Celui qui a vu de ses yeux fonctionner cette entreprise peut-il encore douter de l’efficacité du modèle coopératif ?

TOOKAM direct, la banque en ligne de Pyrénées Gascogne, vient de franchir un nouveau pas. La banque « la plus sympa du net », celle qui a introduit la première en 2011 le tchat et les réseaux sociaux dans la relation avec les clients, celle qui a inventé les TOOKETS, la monnaie solidaire pour aider les associations de son choix, pousse plus loin encore sa singularité. Toujours autant et résolument solidaire, elle est aussi maintenant écoresponsable.

Le Livret Sociétaire de Pyrénées Gascogne… 20.000 Livrets ont été souscrits depuis la création en 2011, pour une collecte totale de 355 Millions d’Euros. 273 Millions d’Euros de crédits aux entreprises de moins de 5 ans (encours au 31 décembre 2013) créatrices d’emplois et de perspectives pour notre territoire, et 252.000 Euros d’aides aux associations sur la seule année 2013 grâce aux Tookets.

Outre le Livret Sociétaire, qui a déjà quelques années d’existence (j’en parlais déjà en juillet 2011…), dont les fonds sont réservés au financement des jeunes entreprises du territoire, TOOKAM propose maintenant à ses clients des Dépôts à Terme écoresponsables. Il est désormais possible à l’épargnant de consacrer son épargne à un objet précis pour soutenir le financement d’investissements respectueux des grands principes de la RSE (Responsabilité Sociétale et Environnementale).

Les dépôts à terme écoresponsables de Pyrénées Gascogne…

  • Le Dépôt A Terme Energies dont les fonds financent les projets d’énergies nouvelles, peu carbonées et donc faiblement émettrices de gaz à effet de serre. Il s’agit principalement de centrales photovoltaïques (Pyrénées Gascogne a déjà investi plus de 100 Millions d’Euros) mais aussi de centrales hydroélectriques.
  • Le Dépôt A Terme Eco-logement dont les fonds soutiennent la transition vers de l’habitat à énergie positive et l’amélioration de l’efficacité énergétique des logements. Pyrénées Gascogne, qui est de loin le premier financeur du logement à faible consommation énergétique du territoire, construit elle-même de l’habitat de cette nature en recherchant la performance, l’innovation et l’accessibilité.
  • Le Dépôt A terme Agri-tourisme dont les fonds financent l’agriculture biologique ou responsable et le tourisme durable. On trouve là les financements des entreprises en circuits courts et toute la production bio.
  • Le Dépôt A Terme Entreprises Responsables dont les fonds financent les entreprises du territoire concrètement engagées dans une démarche de Responsabilité Sociétale d’Entreprise (RSE). Les critères sont stricts et les entreprises retenues feront prochainement l’objet d’une certification par un organisme indépendant.

En prenant le parti de la banque écoresponsable, Pyrénées Gascogne encourage les initiatives du territoire qui préparent l’économie de demain. Les épargnants qui soutiendront par leurs placements ces porteurs de projet bénéficieront d’une rémunération plus élevée que les autres, un choix qui entend encourager à cette prise de position et qui repose sur la confiance que nous avons dans la performance économique de ces nouveaux modèles. Ces nouveaux produits d’épargne donnent aussi au client une pleine visibilité sur l’emploi de leur argent, ce qui nous parait une évolution nécessaire dans la relation du client avec sa banque. Nous appliquons ainsi les règles de traçabilité qui s’imposent peu à peu dans les habitudes des consommateurs.

Le plus important, c’est l’encouragement que cette épargne écoresponsable va apporter aux porteurs de projets eux-mêmes. Nous sommes certains qu’elle va « impulser » de nouveaux projets, et « inciter » les entrepreneurs et les familles à investir de façon plus responsable. Pourquoi ? Parce que plus la demande en DAT écoresponsables sera forte, plus nous aurons besoin de développer les encours de crédits correspondants, plus la banque que nous sommes aura un impact de proximité sur son environnement proche. Pour nous, cette orientation nouvelle est une expression forte de nos convictions coopératives.

Bien sûr, c’est de la fiction ! Mais une telle sanction ne serait-elle pas légitime ? Le serait-elle moins que celle qui menace la banque française BNP Paribas dans le dossier des financements considérés par la justice américaine comme enfreignant les règles sur l’embargo ? L’évènement suscite bien des questions : Qui décide ? Sur quelles bases ? Pourquoi ce montant ? Où s’arrêtera l’inflation de condamnations ?…

Après tout, pourquoi ni les banques US, ni les assureurs, ni les agences de notation, ni les Etats-Unis eux-mêmes n’ont-ils été sanctionnés par les Européens pour les crédits consentis à leurs clients insolvables ? La légèreté avec laquelle les banques américaines ont distribué ces prêts, provoquant un séisme financier mondial, n’aurait-elle pas dû leur être reprochée ? Si, bien sûr ! Alors, pourquoi ne l’a-t-on pas fait ? On m’opposera que les banques européennes n’étaient pas obligées d’acheter ces produits et doivent assumer leurs responsabilités. Oui ! Mais les consommateurs qui ont acheté de la vache folle, des anchois à l’huile frelatée ou des lasagnes à la viande de cheval sont-ils jugés responsables ? Je crois que la vérité est ailleurs, dans la frilosité de l’Europe, en mal de vision et d’unité, qui ne parvient pas encore à défendre ses propres intérêts.

Qui va payer les pots cassé ? La banque, ses actionnaires, bien sûr, et nous tous… Car, nous aussi, contribuables français, paierons notre part. Pourquoi ? Parce que si la banque fait moins de résultats, elle paiera moins d’impôt, et si elle paie moins d’impôt, l’Etat devra réduire ses dépenses ou augmenter ses prélèvements à due concurrence. Curieusement, les observateurs minimisent cette dimension, au prétexte que « cette charge n’est pas forcément déductible ». La belle affaire ! Les milliards qui partent à l’Ouest ne produiront plus ici, mais là-bas ! C’est une perte pour la France et pour l’Europe ! Pourquoi refuse-t-on de voir, de dire, que la banque, comme toute activité économique, contribue à la richesse nationale, au niveau de vie de tous ?

D’où la question : Qui défend les banques européennes ? Pas les citoyens à qui leurs banques ont été désignées comme responsables de tous leurs maux. Pas les régulateurs qui ne cessent de les soumettre à des contraintes plus pressantes que celles imposées à leurs homologues américaines. Surtout pas les Etats-Unis, qui au nom des embargos, de l’évasion fiscale ou de tel ou tel comportement, investiguent, taxent, prélèvent, décident eux-mêmes de l’ardoise, et se servent !

La mobilisation du Gouvernement sur cette affaire marque un changement. Prendre la défense d’une banque n’est ni habituel ni populaire et demande du courage politique. Or, les réactions à cette contre-offensive semblent montrer que l’opinion prend conscience des enjeux, de l’importance des banques dans l’économie du pays. C’est une bonne nouvelle tant il est clair que la solidité et l’action des établissements financiers déterminent pour beaucoup le dynamisme des autres secteurs d’activité et la santé des finances publiques. Tant il est clair aussi que nos banques sont soumises à des appétits étrangers, et que tout ce qui les fragilise est pour leurs concurrents une aubaine dont ils seraient fous de ne pas profiter. Et pendant que nous célébrons, la main sur le cœur, la belle entente d’il y a 70 ans, les affaires continuent…

Des liens sur le sujet avec :
Georges Ugeux dans cet article du Monde
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Anne Michel dans le Monde Economie
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Christian Chavagneux dans Alternatives économiques
Jean-Baptiste Giraud dans Economie matin
Laurent Martinet dans L’Expansion

Vous l’avez compris, même si l’âge de la retraite est régulièrement repoussé, je ne parle pas de moi. Alors vous me direz : « Que vous importe ? Vous n’y serez plus ! ». C’est vrai, je n’y serai plus. Mais le sujet m’importe quand même. Parce que la banque de 2050, nous la préparons aujourd’hui. Et même si cela parait un peu prétentieux, j’avoue que je m’en sens un peu responsable quand même.

Je me rappelle qu’en 1980, en fin de journée (pour ne choquer personne), je m’asseyais devant les gros micro-ordinateurs fraîchement livrés pour m’essayer sur SuperCalc, premier tableur ancêtre d’Excel, à modéliser les exploitations laitières d’Ariège. Il fallait insérer un grand disque souple pour charger le système d’exploitation. C’était long, mais c’était pour moi une révolution, un émerveillement, que cette puissance de calcul colossale ! Je n’en avais pas conscience, mais c’était déjà un pas dans le quotidien du futur…

Je me dis que les formes de la banque de 2050 sont déjà présentes aujourd’hui. Nous ne savons pas les voir. Mais nous pouvons nous intéresser à tout ce qui bouge ici ou là pour ne pas être pris par surprise. 2050, c’est loin. Mais celles et ceux qui seront présents à cette date sont déjà dans l’entreprise. Je vous les présente sur cette photo dont ils ont eux-mêmes choisi l’angle, me forçant à mettre genou à terre. C’est eux qui seront en première ligne pour penser, piloter l’entreprise demain. Il leur faudra agir et réagir, et pour cela, être attentifs aux changements du monde, aux besoins des clients, des collègues, aux meilleures façons d’y répondre.

La rencontre avec les nouveaux embauchés fait partie des meilleurs moments de ma vie professionnelle. Je suis toujours impressionné par leur facilité d’intégration et leur attachement à l’entreprise. Ils parlent des clients et de l’avenir avec simplicité et confiance. Comment ne pas être optimiste ? En tout cas, je leur souhaite bonne chance et surtout, beaucoup de satisfactions dans ce métier passionnant…

Les usages digitaux qui se développent à vitesse impressionnante depuis quelques années ont parfois des effets troublants. Des mots frappés trop vite sur un clavier étriqué se transforment en fautes de frappe ou subissent l’interprétation bizarre, voire inappropriée, de ce cher correcteur en ligne. Je me souviens d’un premier janvier où j’ai reçu d’un collègue un « meilleurs vieux » qui m’a bien fait rire, tout en me rappelant que j’atteignais un âge canonique. Je me souviens aussi de mots de fin de frappe transformés en dernière seconde et sans mon assentiment en un terme totalement incongru, donnant soudain à mon message un contenu cocasse, parfois même indécent (il m’est arrivé d’en rougir !). Qui n’a jamais été victime et auteur lui-même de ce genre de fantaisie ? (l’image vient d’ici, il y a d’autres exemples truculents)

Un autre effet de la force de frappe formidablement rapide des usages digitaux, c’est l’envoi à plusieurs destinataires d’un message destiné à un seul. Ah ! Chères copies cachées oubliées, très cher « répondre à tous » trop près du répondre, adorables « groupes de destinataires » et autres facilités développées avec talent par des informaticiens bien intentionnés. Et voilà qu’au hasard d’un message tombé accidentellement dans votre boîte à lettre, oublié au fond d’un mèl, vous découvrez stupéfait ce que les autres disent de vous. Cela suffit parfois à retourner une vie. Certains diront que tout cela fait avancer la relation vers plus de transparence… C’est vrai, il y a du positif en tout…

Et voilà que ce matin, par la magie des approximations digitales, je reçois d’un collègue une information sur les « nouvelles promités ». Il a frappé fort à une heure tardive, et voulait parler des proximités. Mais ce mot inédit, plus bref que son parent, m’a paru soudain intéressant, plein de promesses. La promité ! Quelle belle valeur ! Ce mot tout neuf évoque la probité promise, la proximité concise, la promesse concrétisée, le comité enfin pro ! Nous avions besoin de ce mot venu de nulle part, sinon d’un doigt épuisé de travail traînant sur un clavier usé. Je vous le dis, ce mot est une trouvaille ! Promitez-moi d’en faire bon usage ! Promitez, promitez-le moi !

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