Archive pour la catégorie ‘Agriculteurs et Professionnels : PME, Artisans, Commerçants, Professions Libérales’

La Banque en ligne est-elle l’avenir ? Il n’est pas difficile de s’en convaincre en lisant les articles qui depuis un an alimentent les médias et les sites Internet. Il est vrai que cette prédiction ne manque pas d’arguments. A commencer par celui du compte d’exploitation. Vous supprimez les agences, vous réduisez drastiquement le nombre de conseillers, vous invitez le client à faire toutes ses opérations en ligne, et vous diminuez vos charges de fonctionnement de plus de moitié ! Elle n’est pas belle la vie ? Et si vous placez votre plate-forme dans quelque pays éloigné où la main d’œuvre n’est pas chère, vous gagnez encore plus ! J’ajoute que quand le client passe lui-même ses ordres en souscrivant en ligne les produits et services de sa banque, il ne peut s’en prendre qu’à lui-même s’il fait de mauvais choix. Et puis, il suffit de regarder les statistiques : les Français fréquentent de moins en moins souvent leur banque. Certains même ne s’y rendent plus qu’une fois tous les deux ans, et font leurs opérations depuis chez eux, sur Internet.

Je suis un convaincu du net, et je crois en ses multiples avantages, par exemple, celui de pouvoir vous parler directement grâce à ce blog. Je suis un accro, un adepte, un inconditionnel… Alors j’ai cherché sur le web, sur Facebook, sur Twitter les autres dirigeants de banques pour savoir si j’étais le seul. Je vous le dis, oui, je suis seul, ou presque. Coup de chapeau quand même à Daniel Kariotys, DG de BPCE, qui écrit rarement, mais je le reconnais, beaucoup mieux que je ne le fais. Je n’ai pas trouvé d’autre Président ou DG de Banque ? Mais vous allez sans doute me corriger…

Curieux, non ? Moi, banquier de détail, si attaché au réseau de proximité, si convaincu de l’utilité des agences, des conseillères et des conseillers qui y accueillent les clients, donc normalement « has been », défenseur d’un modèle suranné, je serais plus engagé sur le web que ceux qui dirigent les banques en ligne ? Voilà qui doit faire réfléchir ! Cela veut dire que la banque de détail, celle des villages et des quartiers, celle qui a pignon sur rue et offre aux clients un conseiller en chair et en os, bien vivant, à qui on peut parler, n’est pas forcément une vieille bête dépassée par la modernité. Elle peut se montrer agile du net, utiliser les réseaux sociaux plus que les autres, ouvrir ses sites à l’avis de ses clients, innover…

Je vois dans ce constat un formidable espoir pour demain. Car si tout le monde achète ses produits sur les grands sites mondiaux, et se tourne vers les services totalement en ligne pour la banque et l’assurance, que deviennent nos territoires ? Je crois que la proximité a de l’avenir, que nous y reviendrons tous, à condition que les commerces et agences de proximité s’approprient le web et ses usages. Par exemple, « Femme actuelle » vient de publier un article sur les banques en ligne ou notre petit TOOKAM, volatile impertinent né à Pyrénées Gascogne, est mentionné parmi les quatre références françaises. Pas mal non ? Pourquoi ne serions-nous pas capables de faire aussi bien que les « majors du net », et apporter un formidable plus, un service irremplaçable, quelqu’un, un être en chair et en os, capable de vous écouter, de vous comprendre et de bien vous aider ?

Tiens, qui vous parle des associations et des clubs qui font la vie du territoire ? Je vous laisse apprécier avec la nouvelle page « partenariats » que le Crédit agricole Pyrénées Gascogne vient d’ouvrir… Et vous pourrez même gagner des places gratuites à déguster en « présentiel » pour les matches locaux…. Pas belle la vie ?


L’Europe sera-t-elle en mesure ces prochaines années de financer efficacement son économie? Pourra-t-elle maintenir son tissu d’entreprises de taille mondiale? Les soutenir et soutenir leurs exportations? Saura-t-elle maintenir pour ce faire son système financier aujourd’hui de premier rang? Le monde bancaire européen sait que cette question est brûlante. Alors comment se fait-il qu’on en parle si peu?

Certes, les Européens, parmi eux les Français, sont pressés de voir punis les acteurs de la finance qui leurs ont été présentés comme les premiers responsables de la crise actuelle. On comprend qu’ils ne soient pas spontanément sensibilisés au sujet, tout comme on peut s’expliquer que les grands banquiers, soucieux de ne pas raviver ces critiques, restent quasi-taiseux. Pendant ce temps, des contraintes réglementaires en Fonds Propres et  liquidités se mettent en place sans qu’on en explique au public les conséquences. Elles programment pourtant un sérieux affaiblissement des banques européennes qui se répercutera sur l’économie de nos pays.

Que se passe-t-il ? Les normes prudentielles imposées par Bâle III, applicables à compter de 2013, sont déjà prises en compte et la transformation des banques est d’ores et déjà engagée à rythme soutenu. Elles s’adaptent à l’accroissement de leurs besoins en Fonds Propres pour les prêts octroyés et à l’allongement de la durée de leurs refinancements pour satisfaire aux nouveaux ratios de liquidité. Ces mesures réduisent les capacités de prêts à l’économie et pèsent sur les taux puisque, dans un contexte de rareté, les banques doivent trouver des capitaux plus nombreux et plus longs, donc plus chers.

Les réponses sont connues. Les banques se désendettent pour réduire leurs besoins de Fonds Propres et refinancements. Déjà, la BCE constate depuis dix mois une restriction des crédits aux entreprises. Déjà, les grandes entreprises européennes font appel aux banques américaines ou asiatiques pour financer leurs nouveaux besoins. Déjà, les banques américaines renforcent leurs équipes en Europe pour saisir ce marché qui leur tombe dans les mains. Alors, les banques européennes cherchent des parades. Elles vont continuer de réaliser des crédits, mais vont ensuite les céder à des investisseurs. Ce modèle, dit « originate to distribute », se développe par nécessité dans la Banque de Financement, car ces évolutions concernent surtout les plus grandes entreprises. Alors que celles-ci se financent en Europe pour moitié auprès des banques et pour moitié sur les marchés financiers, cette répartition est de 30/70 aux USA. Les mesures qui se mettent en place vont rapprocher le modèle bancaire européen de l’anglo-saxon.

Est-ce là ce que nous voulons? Si les Européens attendaient que les banques financent davantage l’économie réelle et réduisent leurs activités de marché, ces règles sont contre-productives. Si les Européens attendaient que leurs banques soutiennent l’activité en période de ralentissement économique, c’est le contraire qui est en marche. Si les Européens attendaient que leurs grandes entreprises soient soutenues sur les marchés internationaux, ces règles y sont contraires. Et si les Européens voulaient se protéger des accidents financiers, pourquoi va-t-on en marche forcée vers le modèle de banque US qui est justement celui qui, mal maîtrisé, a provoqué la crise des subprime? Pourtant, rien ne semble faire douter les décideurs européens. Pourquoi ?

Il faut voir dans cette contradiction évidente la volonté de répondre du mieux possible aux demandes pressantes des anglo-saxons. La conformité aux règles américaines devient un enjeu incontournable pour les banques européennes, qui certes dépendent de la réglementation de l’Europe, mais doivent se soumettre aux règles américaines dès lors qu’elles interviennent en dollars. Refuser signifierait s’exclure de cette devise, donc des marchés internationaux puisque le dollar est utilisé même par les Russes quand ils achètent du matériel allemand ! La force de la devise fait la force de ses règles, et la raison du plus fort…

Au final, ce qui se met en place et qui nous est présenté comme un dispositif de nature « à sécuriser le système financier » peut être vu comme une machine à affaiblir l’économie européenne et ses banques. Si on ne peut pas reprocher à un pays concurrent de défendre ses propres intérêts, on peut reprocher à l’Europe de ne pas bien défendre les siens…

Quand c’est ludique, on ne se lasse pas… alors voici la troisième vidéo qui présente « la banque coopérative, concrètement ». Cette fois, elle parle de stimuler les échanges locaux. Vous avez déjà vu la banque qui aime son territoire, puis celle qui est utile et attentive. Là, nous entrons dans les relations économiques entre les acteurs d’un même territoire.

Il ne s’agit pas de défendre un quelconque protectionnisme, mais simplement de faire remarquer que tout ce qui peut augmenter la part d’échanges entre les producteurs locaux et les consommateurs locaux, entre les fournisseurs locaux et les entreprises locales, est bénéfique pour le territoire. D’abord parce que cela permet de développer le volume d’affaires des producteurs de la région, ensuite parce que cela minimise les transports, donc les dépenses, donc les émissions de gaz.

Dans cette préférence régionale, nous sommes dans une démarche de proximité. Mieux vaut acheter son fromage en Guipúzcoa qu’en Picardie, par exemple, même si la première région est en Espagne et la seconde en France, tout simplement parce que c’est plus proche. Et si tous les pays du monde font ainsi, tant mieux…

Une banque peut-elle y contribuer ? Nous le croyons. Avec les sites de e-commerce déjà nous encourageons les producteurs locaux à être présents sur la toile, et nous travaillons avec d’autres acteurs à développer les circuits courts. Notre souhait est que les entreprises intéressées par cette démarche et qui partagent notre vision de responsabilité sociale nous contactent. Nous ferions beaucoup plus et beaucoup mieux en nous associant !

Sous ce titre, je voulais vous faire connaître une initiative qui me semble illustrer particulièrement comment la banque et ses clients peuvent construire ensemble de la relation et de l’information. Il s’agit du site http://www.parlons-entreprises.com/ qui propose aux entreprises d’utiliser le site pour se présenter et se faire mieux connaître. Le service s’adresse à des entreprises du territoire, clientes de la banque coopérative régionale, qui bénéficient ainsi d’un moyen de communication. Il apporte aussi aux autres acteurs du territoire et à la banque elle-même une meilleure connaissance du tissu économique local et sera sans doute à l’origine d’idées de partenariats. Ici, l’entreprise COVALREC située dans le Gers à Auch et qui traite les déchets, ainsi que SIBELEC à Lescar (64) spécialiste de l’énergie, sont déjà présentes. Une initiative à saluer !

Autre exemple, l’information rapide des clients investisseurs en valeurs mobilières. Leur banque leur adresse des informations sur leur mobile pour fournir une nouvelle analyse sur des valeurs, met régulièrement à jour ses avis sur les valeurs à suivre et gère un portefeuille sur la durée. Voici à gauche le message d’alerte reçu sur le smartphone par SMS et à droite, celui adressé dans l’espace personnel du client sur le site de sa banque :

Voilà bien un domaine où le banquier a l’habitude de ne pas trop s’exprimer sur ses propres convictions. Seulement voilà, le client a lui besoin d’un autre regard, et celui d’un professionnel est bien utile ! En sachant bien sûr que le banquier, aussi sincère qu’il soit dans ce « regard », n’a pas toujours raison et que l’évolution des marchés est toujours cahotique et pas toujours rationnelle :-). Quand l’équipe de spécialistes de la banque prend le parti d’exprimer et argumenter ses propres choix en citant ses sources, cela donne une transparence et une réactivité que seuls permettent les sites relationnels. Une visite s’impose… Vous me direz…

Il s’agit là de deux exemples d’usages nouveaux apportés par le web. Les sites des agences dont j’ai déjà parlé ici, comme les enquêtes clients par Internet avec résultats en temps réel, ou encore les TooKam et TooKets dont j’ai aussi largement parlé (et c’est pas fini) montrent que peu à peu, une banque peut construire un dispositif à la fois participatif et « valorisateur » de son territoire. Puisque tout celà est fait en région, quand même !

En plein cœur de Pau, une résidence de sept étages accueillera l’an prochain des jeunes déficients mentaux et des travailleurs valides. Cette initiative portée par l’association « Vivre en Ville » reçoit le soutien du Crédit Agricole Pyrénées Gascogne à hauteur de 42 000 euros…
On en parle aussi ici

Invention : Ici, nous présentons Philippe Morisse, autodidacte et inventeur. Son entreprise a répondu d’abord à une demande de la Ville d’Oloron (qui mériterait décidément ici une chronique hebdomadaire) qui souhaitait une peinture spéciale pour le traçage des terrains de sport engazonnés… Et à partir de là, bien des innovations, toujours sur gazon…
Plus d’infos ici

Patrimoine : L’équipe des conseillers en gestion de patrimoine du Crédit agricole mutuel Pyrénées Gascogne sera heureuse de vous accueillir le jeudi 16 juin prochain dans les salons du Palais Beaumont à Pau pour échanger ensemble autour de thèmes d’actualité. Des experts parleront placements, assurance-vie, immobilier, cession d’entreprises, valeurs mobilières, épargne en actions,…  Plus d’infos ici

Agriculture : Autour d’un café matinal “chez Courbet” à Sevignacq, les agences du Crédit Agricole de Morlaàs et Soumoulou ont donné la parole à Jean Boue Laplace; Michel Dorgans ;Thierry Hauriau ; Marie-Pierre Lacoume ; Gilles Loustau ; Marc et René Menet. Ils sont éleveurs porcins ou gèrent un atelier de veau, et ils parlent de leur métier, de leurs attentes et de leur relation avec le Crédit Agricole. On en parle ici

Oloron : Encore un coup de chapeau à la charmante bourgade :-) du Haut Béarn, pour saluer la réouverture après travaux de l’agence de Oloron Gambetta. Vous trouverez ici le lien pour la page Facebook et vous verrez, vous êtes invité à lui donner un nom… C’est ici sur Facebook.

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