Archive pour la catégorie ‘Comptes - Gestion de budget - Epargne’

Avec Jean-Claude Rigaud, Président du Crédit agricole Pyrénées Gascogne, nous réunissons depuis une semaine les clients du territoire pour échanger sur la crise de la dette. Pourquoi cette crise ? Pourquoi la zone Euro est-elle si observée ? Quelles conséquences pour les banques, les assurances et leurs clients ? Comment va-t-on en sortir ? Partout beaucoup d’intérêt, d’attention, et, malgré l’intensité médiatique de la crise, beaucoup de confiance…  Personne dans le fond ne veut, ne peut, croire au scenario noir qui hante depuis plusieurs semaines les marchés financiers. Il y a de l’inquiétude, certes, mais aussi et surtout de la confiance dans la capacité des pays de la zone Euro à trouver des solutions crédibles.  Prochaines rencontre dimanche matin à Auch et l’après-midi à Tarbes…

Hier, le Parlement allemand a voté avec une large majorité le renforcement du Fonds de secours européen (FESF). C’est un grand pas, c’est un message fort. Bien sûr, cela ne suffit pas. Il faut encore la ratification des Pays-Bas, de Malte, de la Slovaquie, il faut que la fameuse « troïka » constate sur pièce l’efficacité des mesures prises par la Grèce, il faut le feu vert de « l’Eurogroupe » le 13 octobre, il faut préciser (donc s’accorder sur) les modalités d’utilisation du Fonds de secours, il faut encore beaucoup de travail et trancher entre les différentes solutions avancées ici ou là. On le sait, on le voit, le chemin est encore long et semé d’obstacles. Mais l’essentiel est de faire mouvement, ce n’est pas tant d’arriver au but que de dire qu’on y va, ensemble. C’est de donner des preuves de la volonté de tout faire pour assurer la cohésion de la zone et sa solidarité. A chaque pas, c’est un peu plus de confiance, et la confiance se gagnera sur la durée, ce ne peut être autrement…

Et pendant que ces petits pas se font, il faut préparer la vie de demain. On sait qu’il y aura peu de croissance, que la dette pèsera longtemps sur les épaules des occidentaux et du monde, que l’Etat providence doit replier sa grande voile, qu’une page se tourne et qu’une autre est à écrire. Ici, à Pyrénées Gascogne, nous continuons de préparer la banque coopérative de demain. Elle se lit déjà dans l’éthique et le respect du client, dans la prise en compte rapide et attentive de ses demandes, dans la responsabilité du conseil. Elle se lit aussi dans les nouveaux services.

-          Tookam, banque en ligne solidaire utilisant les réseaux sociaux,

-          Tookets, monnaie solidaire qui encourage l’aide d’entreprises aux associations, clients ou salariés décidant des bénéficiaires des dons,

-          Livret Sociétaire, un livret au capital garanti, dont les fonds sont utilisés exclusivement pour financer les jeunes entreprises du territoire, et qui produit des Tookets,

-          KametLéo, le dernier né, le premier site de souscription en ligne de Fonds Socialement Responsables (ISR), à découvrir dans moins de 15 jours.

-          Kwixo, le mode de paiement facile entre amis ou sur les sites marchands, sur votre micro ou sur votre portable…

-          Nous préparons aussi des sites communautaires d’Epargne mais aussi de Crédit aux jeunes porteurs de projets… on en reparlera…

-          Et bientôt encore, des améliorations dans les sites relationnels, animés par les professionnels de la banque et par les conseillers des agences, pour les rendre plus accessibles…

La banque coopérative, je la vois comme ça, plus proche des gens encore, plus innovante encore, plus attachée encore au développement du territoire, favorisant les circuits courts entre épargnants et emprunteurs, donnant à voir plus clairement son mode de fonctionnement et ses actions, appuyant la solidarité de proximité, renforçant le lien local par les usages du net, donnant toute sa place au client dans sa gouvernance, le rendant davantage acteur de ses actions… Le mutualisme a de l’avenir, comme le bon sens d’ailleurs…

La crise est largement commentée dans les médias : informations, analyses, prises de positions parfois bien tranchées s’y bousculent. Devant la multitude des avis et opinions, d’énoncés de vérités et de contre-vérités, de propos qui vont des plus pessimistes aux plus rassurants, de solutions qui en sont et d’autres qui n’en sont pas, le commun des mortels a bien du mal à faire le tri. Il lui reste à s’inquiéter, et il est vain de tenter de faire entendre sa voix dans le tumulte.

A Pyrénées Gascogne, le Président Jean-Claude Rigaud et moi-même avons décidé de prendre la route, et d’aller à la rencontre « in live » de ceux qui le souhaitent pour répondre à leurs questions. Il s’agit pour chacun de son épargne et de ses projets, et cela mérite d’y consacrer l’attention et le temps qu’il faut.

En agissant ainsi, nous appliquons les principes fondateurs des banques coopératives et mutualistes : chaque personne est importante et mérite le respect, chaque voix compte, l’échange et le débat sont indispensables à la bonne conduite de l’entreprise. Si le Crédit agricole est décentralisé, avec des banques régionales, de taille humaine, proches du terrain et de ceux qui y vivent, c’est justement pour faciliter cet échange direct et pour être là quand il y a des questions. Cette proximité compte plus à notre avis pour une relation de confiance que les chiffres et ratios. Et nous parlerons bien sûr, aussi, des chiffres et des ratios !

Ce soir samedi 24 septembre nous serons à Julos (65), dimanche 25 le matin à Salies de Béarn (64), le soir à Bayonne (64), puis mardi 27 à Bidos (64), mercredi 28  à Pau (64), dimanche 2 octobre à Auch (32) le matin et le soir à Tarbes (64). Lieux et horaires sont ici…

Un élève qui a 18/20 à chaque devoir et qui passe subitement à 17/20, cela peut surprendre. Mais qui le trouverait moins performant que celui qui a 12/20 en permanence ? C’est pourtant ce scénario bizarre qui nous est proposé depuis que l’agence Moody’s a dégradé la note de banques françaises. Cette dégradation n’est pas une surprise puisque leur note était sous surveillance depuis le début de la crise grecque. Elle est pourtant très largement médiatisée…

Je lis sur plusieurs sites que les « petites banques », ou les banques non exposées aux projecteurs des médias enregistreraient des ouvertures de comptes d’épargnants souhaitant sécuriser leurs avoirs. Ce « réflexe » mérite quand même quelques réflexions, car ce qui compte le plus, redisons-le, ce n’est pas la dégradation, mais bien la note elle-même. Précisons les choses :

1/ Les banques cotées sont sous le feu des projecteurs, ce qui ne veut pas dire que celles qui ne sont pas cotées soient plus solides. Elles sont simplement moins observées. Mais elles ont aussi un bilan et dans ce bilan de la dette publique comme les autres. Pourtant, on n’en parle pas… Elles ne sont pas passées chaque jour au crible des analystes. Elles donnent moins d’informations puisqu’on ne leur en demande pas. Il faut rappeler que les marchés financiers ont certes beaucoup de défauts, mais ont le mérite d’exiger des sociétés qui s’y soumettent des informations régulières et précises sur leur bilan et leurs activités. Donc, elles disent, on sait, on juge, on voit…

2/ Une bonne façon de mesurer la solidité de la banque pour les épargnants n’est pas d’écouter les discours des dirigeants pour qui, en général, tout va toujours très bien, mais de se fier aux notes que ces fameuses agences de notation accordent aux unes ou aux autres. Le résultat pour Moody’s donne Crédit agricole et BNPP avec Aa2 en tête toutes catégories (il les classe parmi les banques les plus solides d’Europe, juste derrière Rabobank et Crédit Suisse), viennent derrière la Banque Populaire, les Caisses d’Epargne, la Société Générale et le Crédit Mutuel CIC avec Aa3. Ceci, après cette fameuse dégradation dont on nous parle matin et soir !

3038 Renault Clio d’occasions. Le choix est impressionnant ! Où sont ces voitures ? En France ! Où sont les acheteurs ? En France ! Tout se passe en France ! Et où est l’intermédiaire ? Aux USA ! En Californie ! Oui, c’est une société de Californie qui permet à Pierre de Marciac dans le Gers de vendre sa Clio de 1997, essence, 132.000 Km à Paul de Maubourguet dans les Hautes-Pyrénées. Bonjour les circuits courts ! Merci Ebay ©

Je râle. Je râle parce qu’il ne faudrait pas grand chose pour qu’ici en France, ici en Europe, nous réalisions les services dont nous avons besoin. Seulement voilà, « Si c’est pas US, ça le fait pas ». Je sais de quoi je parle. Nous lançons en ce moment KWIXO, un moyen de paiement plus complet, plus universel, plus simple et moins cher que PAYPAL. Eh bien, vous avez beau voir, dire, crier, que c’est simple, utile et pas cher, « ça le fait pas ». Même dans Pyrénées Gascogne, qui pourtant a porté ce projet pendant plusieurs années, à peine 12% des collaborateurs ont adopté KWIXO ! Même si c’est fait ici ! Même si c’est Pyrénées Gascogne qui assure le traitement ! Même si c’est un peu de notre emploi à tous pour demain !

C’est nous ici qui le pensons et le développons, mais « ça ne vaut pas PAYPAL ». Normal, Paypal est américain, et on se moque que ce soit des Français qui l’aient développé là-bas, parce qu’ici, « ça le fait pas !». Non, comme disait Claude Nougaro, faut faire amerloque. Je ne sais pas ce que je ressens au juste. Disons que c’est « une grande lassitude », et continuons…

Le TooKets c’est tout simple. Une entreprise offre des TooKets à ses clients ou salariés. Ceux-ci choisissent alors librement quelles associations ils souhaitent aider et leur offrent leurs TooKets. L’association demande alors à l’entreprise de lui régler ses TooKets en Euros.

La nouvelle banque en ligne TOOKAM, cofondatrice avec Immersive Lab de cette monnaie «sociale et solidaire» a commencé à battre TooKets. Elle sera rejointe par les entreprises qui souhaitent valoriser leurs aides aux associations en faisant participer au choix leurs clients ou salariés. Les entreprises intéressées peuvent prendre contact ici.

Les associations ont tout intérêt à prendre rang pour bénéficier de TooKets. Le Bureau des élèves d’une école s’inscrira, le fera savoir sur sa page FaceBook, et invitera ses étudiants à ouvrir compte chez TooKam et à lui reverser leurs TooKets. Les associations caritatives, petites ou grandes, locales ou globales, parleront TooKets et TooKam sur les réseaux sociaux, valoriseront leurs actions et attireront ainsi de nouvelles aides financières. Pour s’inscrire et devenir partenaire c’est ici.

Vous le voyez, cette monnaie encourage les entreprises à la responsabilité sociale et donne plus de sens à leurs aides aux associations. Elle rend chacun davantage acteur de la solidarité. Elle est mutualiste et coopérative. Le TooKets, c’est sympathique et finalement pas si compliqué que ça…

Pour en savoir plus sur TooKets : le site TooKets, sa page FaceBook, le site TooKam, chez cestpasmonidee, Visible Banking, Numericuss.com, Marketing-Banque, et bien sûr David Castera et  Immersive Lab.

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