Archive pour la catégorie ‘Développement Durable - Investissement Socialement Responsable (ISR)’

Une Gamme écoresponsable, pourquoi ?

Pyrénées Gascogne est engagé depuis de nombreuses années, avec plusieurs acteurs de son territoire, dans un soutien déterminé à une économie nouvelle plus respectueuse des ressources naturelles, de l’environnement, des femmes et des hommes d’aujourd’hui et de demain. C’est un choix de bon sens. Nous savons que nos modes de production, de consommation, de relations ne sont pas soutenables sur la durée : il faudra bien en changer ! Mieux vaut le faire aujourd’hui, par choix, consciemment, que demain, par la contrainte. Le monde et la vie n’en seront que plus beaux !

Ce sens de notre Responsabilité Sociale se traduit par de nombreuses actions que vous trouverez rappelées dans notre Rapport coopératif et territorial, et soutenues dans notre Banque coopérative par des dizaines de salariés engagés et convaincus (nos éclaireurs). Forts de nos réalisations et de notre motivation collective, ainsi que des attentes exprimées par de nombreux clients, nous avons décidé d’aller beaucoup plus loin et de proposer aux épargnants de soutenir, par leur argent, les actions et investissements responsables.

La gamme d’épargne écoresponsable

Cette gamme commence avec notre Livret Sociétaire. Depuis 2011, c’est 20.000 Livrets qui ont été souscrits pour une collecte totale de 355 Millions d’Euros. Ils nous ont permis de réaliser 273 Millions d’Euros de crédits aux entreprises de moins de 5 ans, créatrices d’emplois et de perspectives pour notre territoire, et d’offrir 252.000 Euros aux associations en 2013 (grâce aux Tookets).

Cette gamme s’enrichit en 2014 de quatre Dépôts à Terme (DAT). Une épargne plus longue, 5 à 7 ans, à capital garanti. Les fonds souscrits sur ces DAT alimentent les crédits finançant des investissements durables dans quatre classes d’actifs : Les énergies renouvelables, les entreprises engagées dans la Responsabilité sociale, l’habitat économe en énergie,  l’agriculture et le tourisme durables (biologique, circuits courts, biodiversité, préservation des espaces…).

Récompense et Transparence

La récompense : Dans tous les cas, la rémunération des produits écoresponsable est supérieure à celle des produits classiques. Nous voulons en effet récompenser celles et ceux qui soutiennent les initiatives et les investissements responsables et les encourager à persévérer.

La transparence : Dans tous les cas, nous donnons une information précise sur l’utilisation des fonds souscrits. Nous informons sur ce que nous finançons, sur les encours de crédits accordés aux entreprises de moins de 5 ans par le Livret sociétaire, les projets financés par les DAT, avec, pour chacun, les projets déjà financés et les nouveaux crédits réalisés au cours de la vie des produits.

Nos autres produits bancaires écoresponsables

Le Crédit agricole mutuel Pyrénées Gascogne propose aussi la Carte Sociétaire qui permet à chaque utilisation d’aider les associations de son choix, grâce aux Tookets, la relation dématérialisée avec les e-relevés de comptes et la signature électronique en agence et par Internet, les prêts écoresponsables pour l’habitat, mais aussi pour l’agriculture biologique, le tourisme durable, les circuits courts.

Où trouver nos produits écoresponsables ?

Vous êtes déjà client de Pyrénées Gascogne : Les produits peuvent être souscrits auprès de votre conseiller, dans votre agence. Vous pouvez aussi obtenir des informations et réserver depuis le site www.lefil.com

Si vous n’êtes pas encore client : Vous trouverez dans quelques jours toutes les informations, et vous pourrez ouvrir un compte et souscrire sur www.tookam.com. Tookam est notre Banque directe Solidaire et Eco-responsable. Tookam a fait le choix radical de l’éco-responsabilité, une première pour une banque française ! Elle propose un Livret Solidaire sur-rémunéré dont les fonds servent exclusivement au financement des associations et qui produit des Tookets pour les aider selon votre choix. Elle propose aussi toute la gamme de DAT éco-responsables. Devenir client de Tookam, c’est opter pour une des banques directes les plus rémunératrices du marché, c’est opter assurément pour la plus sympa, et c’est faire un choix utile pour la société et pour la planète. Vous vous en féliciterez ! Nous vous en félicitons déjà !

(Pour en savoir plus, c’est ici :
http://www.parlons-en-ensemble.com/banque-eco-responsable-lancement/
http://www.parlons-en-ensemble.com/epargne-eco-responsable-le-livret-societaire/
http://www.parlons-en-ensemble.com/epargne-eco-responsable-depots-a-terme/ )


Dans quelques jours, Pyrénées Gascogne présentera PYRENEES GASCOGNE TRANSITION, « la banque qui impulse ». Les épargnants pourront placer leur argent dans des projets qui participent à la nouvelle économie, moins consommatrice de matières premières et d’énergie, privilégiant les circuits courts et les formes de gouvernance participative, respectueuses des hommes et de l’environnement. Sur le modèle du crowdfunding, mais sans risque pour l’épargnant, il sera possible de financer par son épargne des investissements dans l’énergie renouvelable, l’agriculture et le tourisme durables, l’habitat à faible consommation énergétique ou encore les actions RSE des entreprises. Il sera aussi possible de soutenir directement certains projets locaux sur le territoire. Les souscripteurs bénéficieront d’une rémunération améliorée pour récompenser leur choix.

Il ne s’agit pas d’un positionnement commercial, mais d’un positionnement sociétal. Le dernier rapport du GIEC tire une fois encore la sonnette d’alarme : La température moyenne de la planète a augmenté de 0,8° depuis l’ère préindustrielle et le défi est simple et clair, soit nous continuons  « comme avant », et cette température augmentera de 4°, soit nous agissons vite et vigoureusement, et nous contenons cette augmentation à 2°, ce qui est beaucoup, mais supportable.

La question est « qui agit ? ». L’autre ? Mais l’autre, c’est nous !  Chaque personne, chaque entreprise, qui a pris conscience de l’enjeu doit agir. Beaucoup ont déjà décidé de s’engager dans cette nouvelle économie. Nous les soutenons et les encourageons. Nous faisons le choix, radical, de donner priorité aux investissements responsables et d’y associer nos clients. Et ce mouvement est soutenu par des centaines de collaboratrices et collaborateurs de Pyrénées Gascogne, dont beaucoup seront des « ambassadeurs de transition », disponibles pour rendre compte aux clients des actions de l’entreprise.

Ce choix n’est pas de circonstance. Depuis une dizaine d’années, le Crédit agricole Pyrénées Gascogne a pris conscience et engagé des actions fortes. Certains trouveront que ce n’est pas assez. Ils ont raison. Mais il y a quand même des convictions, des actions, et un bilan que nous présentons ici et dont nous sommes fiers. L’important est d’avancer avec sincérité, et d’agir… (cliquez sur les images pour en savoir plus)

Nous considérons la Responsabilité Sociale d’Entreprise non comme une obligation de communication à côté de nos activités,  mais comme le cœur de notre stratégie d’entreprise. Elle n’est pas un « plus » à côté de nos métiers, elle est au cœur de nos métiers. Elle ne relève pas d’un bilan à posteriori mais elle est prise en compte dans nos décisions en amont.

C’est la raison pour laquelle notre Banque coopérative ne publie pas d’autre rapport d’activité que son Rapport Coopératif et Territorial.

Nous produisons depuis cinq ans des énergies renouvelables. Depuis la première centrale photovoltaïque installée en 2009 sur les toits de notre site de Serres-Castet, nous avons investi près de 100 millions d’Euros. Nos centrales photovoltaïques (portées par CAMENERGIE) produisent 22.500.000 Kwh alors que nous en consommons 9.800.000. Une chaudière Biomasse sur Serres Castet avec 110 tonnes de plaquettes épargne 41.000 m3 de gaz naturel et produit 90 % de la chaleur nécessaire au bâtiment de 8.500 m² abritant 450 salariés.

Nous réduisons l’empreinte environnementale et augmentons la performance énergétique de nos bâtiments dans nos travaux de rénovation ou de construction. Nous avons construit un bâtiment à Energie positive pour notre filiale « Gleize Energie Service » sur Tarbes et rénové niveau BBC le bâtiment de Serres-Castet des équipes de notre filiale PACIFICA. Toutes les opérations immobilières que nous menons avec notre filiale Alternative Foncière ou pour compte propre répondent aux normes Haute Qualité Environnementale (HQE) avec un souci permanent de sobriété de l’enveloppe et de performance des équipements.

Notre parc auto est à faible émission de CO2. Depuis huit ans maintenant, nous travaillons à réduire la distance domicile – travail pour nos salariés. Sur 2013, nous avons réduit cette distance de 178 000 km de trajet  annuel. Depuis huit ans, ces déplacements ont été diminués de 13 millions à 10 millions de kilomètres par an, une économie annuelle de 200.000 litres de carburant et 270.000 Euros pour les salariés.

Nous réduisons les consommations de papier, avec la suppression des éditions centralisées, l’impression recto-verso et le regroupement des courriers. Nous proposons depuis plusieurs années l’e-relevé à nos clients et distribuons maintenant des cartes bancaires recyclables (une première en France et dans le monde) : remplacement du plastique (PVC) par un matériau végétal (Polyacide Lactique). Les anciennes cartes bancaires sont récupérées et recyclées. La signature électronique est disponible depuis quelques mois grâce aux tablettes tactiles dans chaque agence (ainsi que le wifi gratuit) permettant de dématérialiser les contrats. Nous distribuons l’ECOPTZ (prêt à taux zéro pour financer les travaux lourds d’amélioration de la performance énergétique des logements anciens) et pour les logements récents, proposons le Prêt Vert Habitat à taux préférentiel. Pour les agriculteurs, professionnels et commerçants nous soutenons les circuits courts grâce une offre spécifique. Notre pack e-commerce permet à tout commerçant, professionnel du tourisme ou agriculteur, de créer une boutique en ligne et de la gérer en toute autonomie et sécurité.

ETICoop (Ecole Territoriale pour l’Innovation et la Coopération) créée il y a un an pour renforcer le tissu d’entreprises partageant les valeurs d’innovation et de coopération dispense une formation aux candidats à la création ou reprise d’entreprises. L’école a organisé en 2013 deux sessions. Au mois de mai débutera un cursus « transmissions » sur les territoires d’Auch, Tarbes et Pau pour former pendant trois ans un groupe de dix repreneurs d’entreprise. L’objectif est de permettre aux PME territoriales de survivre au départ en retraite de leurs dirigeants.

Adopter des comportements « écoresponsables » ne se décrète pas. Nos collaborateurs pratiquent les « éco-gestes ». Depuis début 2013, ils trient les papiers en utilisant les croques feuilles et des containers spécifiques reçoivent bouteilles et bouchons plastiques. Nous recyclons nos ordinateurs et distributeurs de billets dans le respect de la directive européenne sur les Déchets d’Equipements Electriques et Électroniques (DEEE) en partenariat avec l’Association des Paralysés de France située à Sauvagnon (64).

Vous souhaitez être informé en avant-première sur notre offre bancaire ECORESPONSABLE ? Ou donner votre avis sur cette démarche et la façon de la mener ? Il vous suffit de poster un commentaire ou de m’envoyer en toute confidentialité un message en cliquant en haut à droite de cette page sur le lien « Vous voulez  laisser un message ? ». Je vous répondrai personnellement.

La Banque du Tourisme fêtait ce vendredi 14 mars à Tarbes son premier anniversaire lors de son Assemblée générale de Caisse locale. Logique ! Il fallait une Caisse locale, s’appuyer sur le modèle éprouvé de la banque coopérative, réunir des professionnels de terrain, pour répondre au mieux aux besoins du secteur. C’est ce qu’a souligné Henri Lauqué, personnalité reconnue notamment pour son action sur la Côte basque, Président de la jeune Caisse locale. : « Il est important qu’une banque se donne les moyens de comprendre pour apporter des solutions. Il est essentiel de se connaître pour trouver les réponses financières les mieux adaptées. »

Le Tourisme nécessite des services bancaires spécifiques. C’est une activité qui demande des capitaux importants sur long terme. Les besoins de trésorerie sont aussi importants en raison de la saisonnalité de l’activité. Les professionnels doivent aussi être connus, présents sur le web, et disposer de services d’encaissements souples et simples. La Caisse locale qui réunit 16 professionnels du secteur a recensé les besoins et travaillé en ateliers sur la création ou la transmission d’entreprise, la professionnalisation, la fiscalité, le travail saisonnier… Une offre est née…

Pyrénées Gascogne a créé la Banque du Tourisme il y a maintenant un an, sous l’impulsion de Marie-Dominique Desaegher, sa directrice. Ce qui pouvait passer pour « une innovation de plus » s’impose aujourd’hui comme une initiative de bon sens. Le tourisme représente en effet sur nos territoires la première économie, devant l’aéronautique, l’agro-alimentaire, la chimie. Il a de plus de nombreux impacts positifs sur les autres secteurs : il investit, créé des emplois, valorise les productions locales, contribue à l’attractivité des entreprises en recherche de talents… Surtout, il présente un potentiel de développement considérable. Pourtant, on en parle peu…

A cela, une raison simple : dispersé sur le territoire, prenant des formes diverses, le secteur du tourisme est mal connu. Il y a l’hôtellerie, la restauration, les musées, les stations de ski, les pèlerinages, les randonnées, les stages gastronomiques ou sportifs, les campings, les séjours à la ferme, la défense du patrimoine, la mer, la montagne, les espaces ruraux, le thermalisme, les grands hôtels et les gîtes de montagne… On ne voit pas spontanément ce qui fait dans ce secteur l’unité, alors que cette unité conditionne la réputation donc la fréquentation du territoire. Il fallait la Banque du Tourisme non seulement pour répondre aux besoins de financement mais aussi pour contribuer à le faire connaître et à y créer du lien.

« Pourquoi ne pas y avoir pensé plus tôt ? ». Je crois que c’est encore là un symptôme du conservatisme français, qui nous fait regarder le monde avec les yeux des penseurs de la société du 19° siècle, à l’époque où le Pays se dotait de grandes institutions et organisait ses productions. Il y avait alors l’industrie et le commerce, et pour eux de grandes banques commerciales, l’agriculture et l’artisanat, avec leurs banques coopératives, Crédit Agricole notamment, la pêche avec le Crédit Maritime… mais pas de tourisme ou seulement en quelques lieux bien particuliers, comme la Riviera ou les thermes Pyrénéens. Lorsque le tourisme s’est développé, deuxième moitié du 20° siècle, on s’employait plus à exploiter, développer, et protéger les structures existantes qu’à en créer de nouvelles (ce qui n’a guère changé d’ailleurs !).

Voici un  verbatim de la table ronde animée par Véronique Meynard et Gérard Cazalis (ancien directeur du Comité départemental du Tourisme 64 et cheville ouvrière du nouveau Pôle d’excellence tourisme à Pau) : Le tourisme est en train de vivre une énorme mutation »,  « Le tourisme est international, les attentes ont changé », « Le tourisme a besoin de capitaux pour s’adapter, sur la mise aux normes des bâtiments surtout », « La saisonnalité et les besoins de trésorerie sont spécifiques. Les investissements sont lourds », « Les Hautes-Pyrénées, c’est trop petit. Il faut travailler avec le Béarn, le 31, l’Espagne… Coopérer… », « On ne peut avancer que dans l’unité, tous métiers, toutes sensibilités », « il faut réinventer le tourisme, avec une politique de territoire, une fédération », « Le tourisme est une chance pour la France, mais il est trop calé sur les périmètres administratifs », « Il faut aussi investir dans l’intelligence et prendre le risque de financer l’innovation », « Tourisme résonne avec énergie, internet, gastronomie, circuits courts que Pyrénées Gascogne soutient », « Le Crédit agricole devient référent du secteur comme en agriculture », « Continuons de co-construire, de faire adhérer », « Cette initiative doit faire des petits en France »

Cette première Assemblée générale a permis d’entendre Luc Mazuel (Maître de Conférence VetAgro Sup, Docteur en Géographie et Co-fondateur de KIPIK), parler du « tourisme en 2030 » et donner « quelques repères pour l’action ». Verbatim encore : « Il faut différencier, l’île-Jourdain n’a rien à voir avec Bayonne ou Barbotan, mais il faut penser global. » «  La culture touristique, c’est aussi l’affaire des autres acteurs, des commerçants notamment, de tous », « Nous avons des raisons d’être optimistes, mais nous vivons une grande mue. On a besoin d’utopie pour gagner », « Les réseaux sociaux sont devenus importants. Le Tourisme noir apporte de très bonnes mais aussi de très mauvaises expériences », « Il est bon que les réglementations, la demande sociale, Internet, l’écologie, soient pris en compte dans l’action bancaire », « L’habitude prise par les français de faire des économies sur le déplacement touristique est sans doute durable. », « La campagne est le lieu du meilleur rapport qualité-prix, de rassurance, de proximité, de last minute », « Peak stuff et transhumanité interpellent le tourisme », « Pourquoi pas un cyber-d´Artagnan ou un toqué toqué ? Il faut marier ludique et gastronomie. », « Il faut aussi innover dans les modes de transport. Pas encore de vélos électriques ! ».

La manifestation s’est finie par la remise d’un Tooki d’honneur au départ d’un administrateur fondateur, et par… un gâteau (bigourdan, à la broche) d’anniversaire…

2014 sera-t-elle l’année des TOOKETS ? C’est tout le vœu que je forme pour la monnaie solidaire et associative gérée par une SCIC (Soc. Coopérative d’Intérêt Collectif) réunissant quatre personnes. Déjà plus de 100.000 utilisateurs, de 800.000 Euros distribués, TOOKETS est déjà dans la cour des grands !

Ce que je souhaite pourtant, c’est que les entreprises considèrent l’intérêt qu’elles ont à adopter TOOKETS, à la fois parce qu’elles exprimeront leur solidarité avec les associations de leur territoire, parce qu’elles donneront plus de valeur et de visibilité à leurs actions de mécénat, et parce qu’elles souligneront leur implication sociale et environnementale grâce à une communication interne et externe plus intense. Il y a en effet beaucoup de bonne raisons pour une entreprise de se faire mécène, et TOOKETS permet d’y parvenir au mieux.

Quels intérêt pour une entreprise d’aider les Associations et Fondations ?

Un avantage fiscal : 60% sur le montant du don en réduction d’impôt, quel que soit le régime fiscal, dans la limite de 5 pour mille du chiffre d’affaires annuel.

Un atout commercial : par la communication, l’image auprès des clients actuels ou potentiels qui souhaitent que les entreprises s’affirment « socialement responsables »,

Un plus en management : fait participer les salariés dans un projet, développe la culture d’entreprise, ouvre sur le monde et le mécénat.

Un apport en formation : donne aux salariés de nouvelles connaissances et compétences.

Un bénéfice local : renforce la relation avec les acteurs du territoire et crée des liens.

Un progrès humain : sans commentaire…

Personne ne conteste l’importance et l’utilité du monde associatif. Dans ses formes multiples, par ses actions quotidiennes sur les territoires, il assure une présence et des services, créé du lien, de l’écoute, du soutien, de la formation. Il compense des manques, impulse des idées et des solutions nouvelles. Il redistribue aussi et corrige certains déséquilibres dans la société.

Certains diront que c’est à l’Etat d’assurer cette compensation. Il l’assure déjà en grande partie, mais dans ces domaines, l’Etat ne peut pas tout faire, car il n’en a pas les moyens, et il ne sait tout faire, car il ne peut pas connaître l’utilité de chaque association (la France compte 1.300.000 associations loi 1901), donc répartir efficacement ses interventions. Alors, par un régime fiscal spécifique, il contribue au financement des associations tout en délégant aux contribuables, familles et entreprises, le choix des bénéficiaires. Il demande aux citoyens eux-mêmes d’aider les associations de leur choix, et participe à leurs aides par l’avantage fiscal.

Cette idée que « ce sont les gens qui savent » peut être poussée plus loin. Les entreprises apportent en effet aux Fondations et Associations une aide financière non négligeable, de l’ordre de 1,9 milliards d’Euros par an (source : rapport Admical 2012). Or cette aide échappe au regard des citoyens. Le système serait amélioré si, comme le fait l’Etat, les entreprises déléguaient à leurs clients ou à leurs salariés (ou les deux), le choix des associations bénéficiaires. C’est justement la raison d’être de TOOKETS, une monnaie qui est versée aux clients et salariés d’une entreprise afin qu’ils choisissent eux-mêmes les associations qu’ils souhaitent soutenir. Un des avantages de cette monnaie, c’est qu’elle peut faire l’objet de distributions fréquentes ce qui donne de la visibilité aux actions solidaires de l’entreprise.

Toutes les associations savent qu’il est devenu plus difficile de collecter des dons. Ceux déclarés dans le cadre de l’impôt sur le revenu ne progressent plus, et les associations auraient vu en 2012 leurs dons progresser de 1 %, soit moins que l’inflation. Cette évolution a deux origines : la crise bien sûr, mais aussi le changement de pratique des Français. Les jeunes et nouveaux donateurs ne répondent plus en effet aux collectes traditionnelles. Il faut donc que les associations prennent le virage du numérique. TOOKETS est une réponse. Il aide les associations à se faire connaître et à promouvoir leurs actions sur le net. Sans cet effort de communication, peu de chance de se voir attribuer des TOOKETS ! Les entreprises ont-elles-aussi l’opportunité avec TOOKETS de prendre pied dans ce monde numérique et d’y diffuser les valeurs qui les animent…

Alors, bonne année, et bons TOOKETS !

En attendant l’appel des voyageurs, je me plonge dans le livre de Giacomo TODESCHINI, « Richesses franciscaines » (Verdier, 2008). Puis, en m’engouffrant dans la passerelle qui conduit à l’avion, je lis l’affiche d’un confrère, reproduite ici, censée susciter l’intérêt des passagers.

Voilà un monde de demain qu’il est beau ! Vous n’avez pas deux ans que déjà vous avez des chaussures cirées et un patrimoine ! Un monde où avant d’avoir étudié, fait vos expériences, affirmé vos goûts, pris la mesure de votre place dans le monde, vous êtes déjà « héritier », propriétaire d’une part du monde ! Mais quelle place cette « idéologie » laisse-t-elle au talent des personnes, au mérite personnel, aux désirs tout simplement ? Quelle place laisse-t-elle à ceux qui n’héritent de rien ? Comment peut-on lire ce genre de promesse sans s’interroger sur la société que nous créons ?

J’en reviens à mon livre, un excellent livre. Je croyais (comme beaucoup) que les bons catholiques abhorraient les marchands et les banquiers et qu’il avait fallu attendre Calvin, les protestants, pour ouvrir la voie au capitalisme, ce que Max Weber nous a dit en 1904. Et je lis que François d’Assise et ses frères avaient bien avant Calvin vanté la place du marché dans nos sociétés et initié le capitalisme moderne ! Au début du 11° siècle, la société de marché se développe, la finance prend force, une richesse nouvelle naît non pas du travail visible de l’homme mais de l’espace, du temps… Est-ce bien moral ? C’est à cette époque que François d’Assise quitte le monde des marchands pour choisir la pauvreté radicale et crée un ordre qui refuse les avantages des monastères pour vivre de mendicité. Ce faisant, ces pauvres, ces frères mineurs, réfléchissent sur la richesse qu’ils refusent et construisent les premières théories économiques.

Le capitalisme, héritage d’un ordre mendiant, de frères mineurs Franciscains, de moines qui ont fait le choix radical de la pauvreté, est-ce crédible ? Si les Franciscains s’intéressent les premiers au sens des échanges, au fonctionnement des marchés, à la formation des prix (au 13° siècle surtout), c’est justement qu’ayant fait le choix de la privation, ils savent faire la différence entre le nécessaire et le superflu. Pour eux, il est essentiel de connaitre le « vrai » prix du nécessaire. Et c’est le marché qui leur répond, espace où les contrats fixent la valeur des choses et du travail des hommes. Pour cette raison, s’ils condamnent l’argent stérile, la thésaurisation qui ne sert que la cupidité d’un individu ou d’une famille, ils vantent l’argent actif et ceux qui le font circuler, commerçants, artisans et même banquiers, qui anticipent et le font fructifier. L’argent est pour eux une unité de mesure, pas un objet précieux, et ils encouragent les laïcs à contribuer à l’édification de la société.

Quand on parle de crédit et de confiance, on oublie que ces mots font référence à la croyance et à la Foi et relèvent du religieux. Les Franciscains nous rappellent que la cohésion sociale prime sur tout. Ils ont inventé les Monts-de-Piété, prototypes de la banque moderne et de la banque coopérative, et distribué des microcrédits dans une économie qui manquait cruellement d’argent. Leurs réflexions sur la valeur de l’échange, leur conception élevée de la richesse, assimilée au bien-être collectif de la communauté, nous interrogent dans un siècle où producteurs, commerçants et entrepreneurs sont confondus avec héritiers et rentiers, alors qu’ils ne servent pas la même cause…

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