Archive pour la catégorie ‘Développement Durable - Investissement Socialement Responsable (ISR)’

L’Ecole Territoriale pour l’Innovation et la COOPération  (ETICoop) sera présentée aujourd’hui, pendant la “semaine des coopératives”. L’initiative vient des Caisses régionales de Crédit agricole mutuel d’Aquitaine et de Pyrénées Gascogne en partenariat avec l’ESTIA (Ecole Supérieure des Technologies Industrielles Avancées de Bidart), l’IAE (Institut d’Administration des Entreprises de Pau et Bayonne), et l’Université Bordeaux IV (Chaire de Management des entreprises financières).

Il s’agit de favoriser sur nos territoires (Aquitaine et Pyrénées-Gascogne) la création d’entreprises à statut coopératif ou adoptant les valeurs coopératives dans leur mode de fonctionnement. Il s’agit aussi de développer des actions de recherche appliquée dans le domaine du management et de l’économie territoriale.

L’Ecole fédèrera les formations internes (salariés et administrateurs) des deux Caisses régionales en mettant en avant leurs spécificités coopératives, l’intrapreneuriat et l’innovation. l’ETICoop est une preuve de notre confiance dans le potentiel créatif des territoires et l’importance du modèle coopératif pour y susciter des initiatives et y créer du lien et de la valeur.

Quand c’est ludique, on ne se lasse pas… alors voici la troisième vidéo qui présente « la banque coopérative, concrètement ». Cette fois, elle parle de stimuler les échanges locaux. Vous avez déjà vu la banque qui aime son territoire, puis celle qui est utile et attentive. Là, nous entrons dans les relations économiques entre les acteurs d’un même territoire.

Il ne s’agit pas de défendre un quelconque protectionnisme, mais simplement de faire remarquer que tout ce qui peut augmenter la part d’échanges entre les producteurs locaux et les consommateurs locaux, entre les fournisseurs locaux et les entreprises locales, est bénéfique pour le territoire. D’abord parce que cela permet de développer le volume d’affaires des producteurs de la région, ensuite parce que cela minimise les transports, donc les dépenses, donc les émissions de gaz.

Dans cette préférence régionale, nous sommes dans une démarche de proximité. Mieux vaut acheter son fromage en Guipúzcoa qu’en Picardie, par exemple, même si la première région est en Espagne et la seconde en France, tout simplement parce que c’est plus proche. Et si tous les pays du monde font ainsi, tant mieux…

Une banque peut-elle y contribuer ? Nous le croyons. Avec les sites de e-commerce déjà nous encourageons les producteurs locaux à être présents sur la toile, et nous travaillons avec d’autres acteurs à développer les circuits courts. Notre souhait est que les entreprises intéressées par cette démarche et qui partagent notre vision de responsabilité sociale nous contactent. Nous ferions beaucoup plus et beaucoup mieux en nous associant !

Dynamisme et créativité du territoire se sont invités ce 30 mars à Pau pour l’Assemblée Générale de Pyrénées Gascogne. Et bien sûr la part que notre banque coopérative prend dans cette vie locale et son économie. Plus de 55% des clients sociétaires, une satisfaction des clients en progrès de 10% en deux ans : notre banque a démontré, dans une période de défiance à l’égard de la finance, qu’elle agissait avec le souci de l’intérêt de ses clients et du service au territoire. Des preuves ? La création du Livret sociétaire qui finance les jeunes entreprises locales tout en aidant les associations (déjà 150 millions collectés), et le montant record de crédits accordés en 2011 aux entreprises (plus de 300 millions d’Euros).

Le territoire encore avec Michel Godet, économiste et Professeur de Prospective stratégique aux Arts et Métiers. Assaisonnant les chiffres de bon sens et d’humour, il a appelé à regarder la situation budgétaire du pays telle qu’elle est, et à activer tout le potentiel de créativité et d’innovation, mais aussi de coopération des territoires pour sortir par le haut de la crise… en partant du bas. Une table ronde sur les actions de Pyrénées Gascogne pour activer ces « territoires créatifs » a permis d’annoncer la création de l’Ecole Territoriale pour l’Innovation et la Coopération (ETICoop), des actions communes avec les entreprises engagées sur leur responsabilité sociale, et de dire que la créativité des territoires est aussi celle de ses associations et des entrepreneurs dans l’entreprise. Une deuxième table ronde a présenté la Banque du tourisme, créée par Pyrénées Gascogne pour apporter des réponses globales et nouvelles, les services aux agriculteurs biologiques et l’appui aux échanges de proximité, aux « circuits courts ».

Jean-Yves Hocher, Directeur général de CACIB, banque de Financement et d’Investissement du Crédit agricole, concluait les travaux en présentant le rôle de sa banque dans l’économie. Plusieurs financements établis ici, pour des opérations d’acquisition, d’exportation, de chantiers de LGV, ont montré que ses métiers ne se réduisaient pas à la caricature de « temple de la spéculation » qui colle aux BFI. Les participants ont appris que la France, malgré sa petite taille, était très présente sur ces métiers. Il faudra réfléchir à deux fois avant de « tout jeter » comme cela se préconise ici ou là…

Lors de cette Assemblée (détails ici), Michel Massey, Dirigeant la CITBA, entreprise très performante du Béarn, et Jean-Paul Cournet, Président du Comité Handisport 65 ont reçu les Trophées 2012 du Crédit Agricole au regard de leurs actions exemplaires. Georges Sayous a reçu l’hommage de Jean-Claude RIGAUD pour toute son action d’Administrateur.


Et comme toujours, sinon, ce ne serait pas Pyrénées Gascogne, il y avait du tout neuf. Le RAPPORT COOPERATIF qui est ici constitue le rapport de Responsabilité Sociale de Pyrénées Gascogne (RSE). Lisez-le ! Et regardez les animations sur la  Banque Coopérative. Le premier film est ici, d’autres suivent…

Un ami m’a demandé de lui écrire quelques lignes sur «l’argent utile». Comme je tardais à lui répondre, il m’a gentiment relancé. C’est un ami. La vérité est que je restais un peu sec sur une question qui à première vue me paraissait facile. Existerait-il un argent utile et un autre qui ne le serait pas ? L’argent, c’est bien connu, n’a pas d’odeur. Le voleur et le vertueux, l’avare et le prodigue, l’égoïste et le partageux, tous utilisent le même argent. Il est une mesure commune à tous, utilisable par tous, il est impartial. La réponse qui s’impose est donc : «Bien sûr que l’argent est utile et même nécessaire puisqu’il permet d’échanger des biens et des services utiles et nécessaires».

Mais la question de mon ami n’était pas de savoir s’il existait un argent utile et un autre qui ne le serait pas. L’argent est le même qu’il finance un investissement utile ou un projet douteux. Sa question portait sur l’usage de l’argent qui lui prend valeur morale puisque nous le rendons utile ou non selon ce que nous en faisons. (je sais qu’Aristote l’a dit bien avant moi). Si cette question de l’utilité de l’argent se pose aujourd’hui avec insistance, c’est que ses usages et sa circulation apparaissent critiquables. Quand le sont-ils ? Quand l’accumulation d’argent devient une fin en soi, ce qui le dénature par rapport à sa fonction première d’échanges, puisqu’il n’est plus échangé. Quand il est acquis ou dépensé dans des conditions qui ne respectent pas la morale des rapports sociaux ou des échanges. Plus généralement quand il est considéré comme un objectif et non comme un moyen.

Les banques se voient reprocher d’avoir détourné l’argent de ses utilités premières. J’en ai déjà parlé ici. Elles ont développé des activités de marché et cherché à générer des profits hors des échanges commerciaux, mais n’ont pas pour autant négligé le financement de l’économie. L’abondance de liquidités de la première décennie de ce siècle a alimenté le marché des produits dérivés mais aussi le marché immobilier et l’investissement industriel. Les statistiques le montrent, les prix de l’immobilier aussi. Elles ont donc agi «utilement».

La question interroge tous les acteurs de l’économie, tous ceux qui utilisent l’argent, qui l’empruntent pour investir ou qui le placent. Le Livret sociétaire que nous avons lancé il y a quelques mois connait un fort succès, et nos clients marquent un vrai intérêt pour cette épargne «utile» qui sert à la fois les jeunes entreprises et les associations de leur territoire. C’est un signe. Dans le même temps, notre site en ligne «Kam et Léo» tarde à trouver son public (lisez le blog) alors qu’il est exclusivement dédié à l’Investissement Socialement Responsable, donc à des produits de placement par définition «utiles», conçus et contrôlés pour répondre à cette exigence. Il reste donc du chemin à faire pour atteindre cette responsabilité d’usage.

On voit aussi se développer des monnaies complémentaires dédiées au développement local, soutenant les échanges de proximité. Par leur caractère radical, leur usage limité à certaines transactions, ces monnaies sont exclusives de spéculation et d’accumulation. Mais elles posent tout de même une question morale quand elles permettent d’éviter de payer la TVA et ne répondent donc que partiellement à la question. Une question qui ne peut trouver de réponse que dans les mœurs publiques de nos sociétés dont Phocion nous a dit qu’elles étaient faites de nos vertus privées. Les usages de l’argent ne sont que le reflet des priorités des citoyens. Personne n’est surpris d’apprendre qu’à Las Vegas, beaucoup va au jeu. Il en est de même partout. L’argent n’a peut-être pas d’odeur, mais il se colle quand même à nos préférences.

Il y a quelques mois, le Crédit agricole mutuel Pyrénées Gascogne créait le LIVRET SOCIÉTAIRE au service de son territoire. Nous avons voulu un livret qui établisse un lien fort entre l’épargnant et l’emprunteur, qui favorise la création d’entreprises, qui renforce aussi la solidarité entre le monde économique et celui des associations. Bref, un livret vraiment coopératif et mutualiste, dédié à la responsabilité locale, au service du territoire, où chacun puisse être contributeur.

Je rappelle les principes : une épargne rémunérée à 2,25%, jusqu’à 100.000 Euros par personne, disponible à tout moment, totalement utilisée par la banque pour financer les petites entreprises du territoire de moins de trois ans d’âge, et qui génère des TOOKETS, monnaie solidaire permettant au détenteur du livret de déclencher une aide financière de sa banque aux associations de son choix.

Voici où nous en sommes fin 2011 des réalisations :

4.790 LIVRETS ont été ouverts, totalisant au 31 décembre 81.019.000 d’Euros d’épargne. Cette épargne a permis de financer 1.052 prêts pour un montant de 124.490.000 Euros au profit des petites entreprises créées depuis moins de 3 ans. Le LIVRET SOCIETAIRE a généré 758.600 TOOKETS qui ont abondé les 4.000.098 TOOKETS distribués en 2011, soit 40.000 Euros, au profit de 107 associations du territoire. Les chiffres de ce début d’année sont très encourageants, puisque nous sommes à fin janvier à 6.289 LIVRETS SOCIETAIRES pour un encours de 120.900.000 Euros.

Voilà de quoi soutenir le dynamisme des jeunes entrepreneurs et aider les associations et leurs bénévoles qui travaillent à la solidarité locale ! Devenez sociétaire de votre banque coopérative, et participez à l’Assemblée générale de votre Caisse localeVous aimez votre territoire ? Nous aussi ! Vous en êtes acteur ? Nous en sommes la banque !

Pour en savoir plus sur TOOKETS et sur LIVRET SOCIETAIRE cliquez sur l’image :

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