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Archive pour la catégorie ‘Developpement durable’

C’est par une journée caniculaire, le 8 juillet dernier, qu’a été inaugurée la centrale photovoltaïque de Saint-Clar dans le Gers. C’est la première et la plus puissante centrale en fonctionnement à ce jour en France. Elle est née de la volonté et de la coopération exemplaire entre acteurs publics et privés, la maison de retraite propriétaire du terrain, la Municipalité et la Communauté de communes, la société Solarezo qui a réalisé l’opération avec l’appui du bureau d’études Gleize Energie Service, et le Crédit Agricole Pyrénées Gascogne qui a investi les 37 M€ nécessaires au projet. Ce parc solaire produira sur 23 hectares grâce à  45.000 panneaux en silicium une puissance de 9MWc, l’équivalent des besoins de 4.000 familles.

Coté environnement, les reliefs naturels ont été respectés, au lieu d’utiliser du béton, ce sont des vis amovibles qui fixent les structures et 9 sas de biodiversité ont été ménagés pour permettre à la faune de traverser et de s’abriter dans une haie paysagère composée de 21 espèces végétales différentes. Ajoutons que les moutons d’un agriculteur Bio viendront s’y nourrir…

Au-delà du plaisir d’annoncer ici cet événement, je voudrais souligner que le nom même de la ville, pour tous ceux qui s’intéressent à la toponymie qui fait dire aux noms des lieux plus qu’ils ne montrent au regard, nous dit que depuis bien des lustres les hommes ont vu que le soleil y brille plus qu’ailleurs et que le ciel y est plus clair et plus proche.  Eh puis, c’est la patrie de Jean-Géraud d’Astros, à la fois curé et poète, né en 1594 et auteur de « Lou trimfe de la lengouo gascouo », texte musclé exhortant les gascons et tous gens d’Oc à défendre leur langue avec énergie. Dans le « Plaidejat deus Elements », il prononce ces vers que j’offre à votre méditation et que les admirateurs de Paul le poulpe pourront reconnaître comme prémonitoires

Que la terre ne me fâche pas trop, car je l’ai noyée il y a quelque temps. Que le feu ne vienne pas me frôler, je m’étonne qu’il ne tremble pas, et ne se souvienne apparemment pas des reproches que je lui ai faits. Mais que feu parle, et que parle terre, que l’air me fasse mauvaise guerre, je veux moi que leur liberté leur fasse voir la vérité, et je veux sur eux, présentement, triompher par la raison et non par la crainte.

Encore une nouveauté, une vraie innovation, la création de « l’Université des Clients » que le Crédit agricole va proposer à partir de ce lundi 28 juin à ses clients internautes les plus avisés. Il s’agit d’un nouveau concept qui associe deux innovations.

D’abord, celle d’organiser des moments d’échanges entre les clients et les professionnels de la banque sur les services apportés en banque, assurance, immobilier. Il s’agit de rencontres à caractère exclusivement pédagogique destinées à répondre aux questions que chacun se pose sur la vie au quotidien et sur la nature et les utilités des services. Ces moments d’échanges viennent compléter les informations et conseils que peuvent donner les conseillers dans les agences, ou ceux disponibles en ligne ou encore lors des Assemblées générales et autres événements organisés par les Caisses locales. Mais la forme est différente puisque chaque sujet sera approfondi en séance sous la forme d’un forum interactif. Cette initiative est de nature à donner une autre vision sur les métiers et les services que celle souvent véhiculée dans le public. La banque entend aussi en tirer des enseignements sur les évolutions à apporter à ses services.

Ensuite, elle s’inscrit dans l’utilisation des univers 3D, c’est à dire que sans se déplacer de chez eux, les participants entreront dans le forum et s’installeront depuis leur ordinateur personnel. Ils interviendront par «  tchat » ou par voix. Chacun se sera préalablement inscrit et apparaitra aux autres sous forme d’avatar, avec son vrai prénom et son vrai nom, c’est-à-dire qu’il sera présent lui-même et sous sa propre identité. Il s’agit plus d’une « téléconférence augmentée » que d’un « monde virtuel » puisque le 3D n’est pas utilisé comme un jeu mais bien comme un outil de conférence. C’est la société Immersive Lab, pionnière en France depuis déjà plusieurs années dans les usages pédagogiques et commerciaux des Univers 3D, qui a construit ce nouveau concept. Depuis Oloron Sainte-Marie où elle est obstinément installée, elle en assure la gestion, l’évolution, et bientôt la diffusion dans le monde des entreprises. Ici sur FaceBook.

« L’Université des Clients » est un projet commun aux Caisses régionales de Crédit Agricole Mutuel du Grand Sud-Ouest. Il a reçu l’appui de FIRECA, le fonds de financement de l’innovation du Crédit agricole. Cette première réunion est organisée par les Caisses d’Aquitaine et de Pyrénées-Gascogne. Souhaitons-lui plein succès et longue vie ! Inscriptions ici sur FaceBook.

J’ai participé vendredi soir, à Masseube, dans les locaux du lycée agricole Saint-Christophe, à une réunion organisée à l’initiative du Syndicat Professionnel pour la Défense de la Production d’Energie Photovoltaïque, constitué en août 2009. Cette réunion visait à fournir des informations sur différents aspects des investissements dans ce type de centrale, à destination, notamment, des agriculteurs présents à cette manifestation. J’y intervenais en tant  que représentant de notre Caisse Régionale et comme Président de CAM Energie pour expliquer le rôle d’acteur incontournable de la Caisse Régionale soit pour le financement des projets soit comme co-investisseur à travers sa filiale CAM Energie. Outre l’intérêt de ce genre de réunion d’information à destination des investisseurs potentiels, j’ai été frappé par la coopération entre les acteurs présents : Chambre d’Agriculture, Syndicat, Crédit Agricole, Gleize Energie Service et CAM Energie, consultants et juristes. Un grand pas me semble avoir été franchi. En lieu et place d’affrontements et de polémiques qui sont parfois la caractéristique de ce type de manifestations, j’ai été surpris par l’esprit de coopération et la volonté de travailler ensemble de ces différents acteurs. Cela augure bien d’un développement raisonné de ce type de projets, au plus grand bénéfice des investisseurs potentiels.

Dans un autre ordre d’idée, un bel exemple de coopération est à souligner s’agissant du projet immobilier que réalise la Caisse Régionale sur le terrain de son agence de Saint Jean de Luz Chantaco. Au bout du compte, le succès de cette opération qui semble se dessiner est là aussi le fruit d’une excellente coopération entre différents acteurs, chacun spécialiste dans son domaine. Le promoteur Alain PEERSMAN, avec qui nous avons créé la société ALTERNATIVE FONCIERE, qui intervient ici en tant que Maître d’Ouvrage délégué, GLEIZE ENERGIE SERVICE qui a produit les études nécessaires pour rendre éligibles à la norme BBC (Bâtiment Basse Consommation) les bâtiments prochainement construits. Enfin, à l’issue de la phase de commercialisation réservée aux salariés et aux administrateurs de la Caisse Régionale, SQUARE HABITAT prendra le relais pour la commercialisation à destination de clients extérieurs et assurera à terme le syndic de la copropriété et pourra, pour les propriétaires bailleurs qui le désirent, assurer la gestion locative de leur bien. Un bel exemple de coopération et de synergie entre tous les acteurs au bénéfice du développement des uns et des autres et dans l’intérêt du client final pour une opération qui valorise le patrimoine de la Caisse Régionale mais constitue aussi un investissement local très intéressant pour la commune de Saint Jean de Luz et pour les futurs occupants de ces immeubles.

Ces deux exemples de coopération démontrent la pertinence du vieil adage  « l’union fait la force ». Dès lors, on peut se prêter à rêver : et si toute l’énergie dépensée dans les querelles intestines était consacrée à la coopération, à la suppression des « silotages » en tout genre, à la construction de ponts plutôt que de murs, on déplacerait des montagnes. Il y a quelques années, une phrase avait été utilisée pour qualifier cette impérieuse nécessité de coopération : « l’ennemi n’est pas à l’intérieur ». L’ennemi n’est toujours pas à l’intérieur mais avons-nous réellement progressé sur ce plan-là ? Je laisse à chacun le soin de faire son propre diagnostic et formule à nouveau le vœu d’une plus grande coopération interne pour le plus grand bien de la performance et de l’efficacité de notre Caisse Régionale, au risque de passer pour un doux rêveur idéaliste.

indulgences1L’imagination des financiers est sans limite pour modéliser la réalité et la mettre en équations sous forme d’instruments financiers toujours plus sophistiqués. Ces outils sont supposés répondre aux besoins de couverture de risques ou destinés à compenser financièrement, de façon virtuelle et synthétique, des développements destructeurs de l’environnement dans la vraie vie économique.

On connaissait les crédits carbone et leur marché imaginés dans les salles de marché (CF mon billet sur ce même blog intitulé «Copenhague et après ?»). La dernière innovation des financiers consiste à élaborer et à négocier des instruments destinés à compenser le risque de destruction de la biodiversité. Il s’agit, en acquérant ces produits, d’alimenter des fonds destinés à investir dans la création artificielle de réserves de biodiversité dans certains lieux afin de pallier les destructions générées par les grandes infrastructures et l’activité économique dans d’autres régions.

Contrairement au risque climatique pour lequel la seule monnaie d’échange est le CO2, il existe dans le domaine de la biodiversité une large gamme de produits selon la typologie des écosystèmes locaux. Ainsi aux Etats-Unis, on dénombre aujourd’hui plus de 150 produits de ce type, comme, par exemple le crédit de zone humide dont le prix peu fluctuer de 2.000 à 500.000 euros, ou encore le crédit de protection de la grenouille à pattes rouges dont le prix est de l’ordre de 65.000 euros. Ce marché est encore en gestation. En effet, le volume annuel des transactions est inférieur à 2 milliards d’euros quand, dans le même temps, le marché des crédits carbone s’élève à 120 milliards d’euros.

Ce mécanisme de compensation même s’il permet de développer des zones protégées a quelque chose de surprenant voire de choquant. Ne vaudrait-il pas mieux protéger la biodiversité naturelle, là où elle mérite de l’être, plutôt que de la détruire et de tenter d’en reproduire une artificielle à un autre endroit avec tous les risques d’échec que cela comporte ? Ce dispositif ne permet-il pas, finalement, moyennant l’achat de crédits de biodiversité, de polluer et de détruire sans vergogne ?

Curieusement, ce processus n’est pas très éloigné des pratiques connues en d’autres temps sous le terme d’«indulgences». Souvenons-nous : après les invasions barbares, la pénitence, jusqu’alors publique tendit à devenir privée et à être strictement tarifée par des sortes de barèmes. Les fidèles cherchaient à se libérer des pénitences tarifées au moyen d’aumônes ou de messes. Le rachat et le pardon de ses péchés moyennant espèces sonnantes et trébuchantes entraîna des abus et fut à l’origine de la révolte protestante de Martin Luther.

square-energie21

Square-Energie, c’est le nouveau service que Pyrénées Gascogne a inventé pour répondre aux questions que se posent ceux qui veulent réduire leur consommation d’énergie et se préparer aux normes du Grenelle de l’environnement.  Beaucoup y pensent, mais pour faire le pas, il fallait un partenaire fiable, réputé sérieux, et qui ne soit pas suspect de vouloir vendre son matériel ou son abonnement. Le voilà. Bien sûr, si vous n’habitez pas sur le Gers, les Pyrénées Atlantiques ou les Hautes Pyrénées… vous devrez encore attendre un peu. Sinon, cliquez, et prenez rendez-vous. C’et pas mutualiste ça ?

Au delà des mots... Jean Philippe
Jean Philippe

Directeur Général du Crédit Agricole Mutuel Pyrénées Gascogne

Patrick Faivre

et Patrick Faivre

Secrétaire Général de Pyrénées Gascogne

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