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	<title>Les mots du Mutualisme &#187; Economie</title>
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	<description>Le blog de Jean PHILIPPE, directeur général du Credit agricole mutuel Pyrénées Gascogne, banque mutualiste</description>
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		<title>L&#8217;entreprise, autrement&#8230;</title>
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		<pubDate>Sat, 19 Jun 2010 11:58:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean Philippe</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Une rencontre du personnel, c’est toujours un événement rare. Quelques fois, exceptionnel. Ce qualificatif s&#8217;impose pour celle qui vient de se tenir à Tarbes ce 18 juin et qui a réuni quelques 1.700 personnes des sites, agences et filiales de Pyrénées Gascogne. Les organisateurs (et je crois qu’ils étaient au moins 200 !) nous ont fait [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><a href="http://www.jphilippe.com/wp-content/uploads//lourdes.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-1434" title="lourdes" src="http://www.jphilippe.com/wp-content/uploads//lourdes-293x300.jpg" alt="" width="205" height="210" /></a>Une rencontre du personnel, c’est toujours un événement rare. Quelques fois, exceptionnel. Ce qualificatif s&#8217;impose pour celle qui vient de se tenir à Tarbes ce 18 juin et qui a réuni quelques 1.700 personnes des sites, agences et filiales de Pyrénées Gascogne. Les organisateurs (et je crois qu’ils étaient au moins 200 !) nous ont fait la surprise d’une représentation vivante, animée, nouvelle, de l’entreprise. Il sont allés chercher ce qu’elle a de meilleur et fait émerger chez tous la joie de découvrir tout ce qu’un groupe humain peut réunir de talents originaux, de dynamismes et d’envies d’être et de faire (photo : l&#8217;agence du Crédit agricole de Lourdes en concert). La participation d’entrepreneurs innovants et d’associations humanitaires de nos départements a marqué la présence du client dans une entreprise qui assume concrètement sa responsabilité sociale.</strong></p>
<p><strong>Le plus marquant a été l’expression de nombreux talents, souvent insoupçonnés, des talents qui habituellement se fondent dans ce qu’on appelle le travail qui &#8211; plus par convention que par essence &#8211; a tendance à les aplanir, les raboter, et finalement les effacer. Ce qui est formidable, c’est du moins ce que j’ai ressenti, c’est de voir comment l&#8217;audace de ceux qui sont venus s&#8217;exposer sous les feux de la rampe pour parler, chanter, danser, se prêter au jeu des questions ou réaliser un exploit sportif a eu un effet d’entrainement sur tous. Chacun retiendra de cet événement, des émotions, rencontres, échanges, démonstrations, quelque chose de fort et d’exceptionnel. </strong></p>
<p><strong>Plusieurs participants m’ont dit : « Je ne crois pas qu’une autre entreprise serait capable de faire ça ! ». J’ai la faiblesse de penser qu’ils ont raison, et c’est là un vrai motif de fierté et une solide raison pour donner plus, faire plus, apporter plus… avant la retraite (et nous avons le temps !). En tout cas, ce que les initiateurs ont provoqué ce vendredi force le respect, et je ne regarderai plus l’entreprise comme avant parce qu&#8217;elle est encore plus forte, plus grande, plus généreuse que je ne le pensais !</strong></p>
<p><strong><br />
</strong></p>
<blockquote><p><strong>Quelques considérations générales : </strong></p>
<p><strong> </strong><strong>.  D’abord, le recul progressif de l’Etat providence donne aux entreprises un rôle plus important dans la structuration du cadre de vie de chacun. L’Etat quand bien même il voudrait reprendre sa place entre les acteurs ne pourrait plus le faire, tout simplement parce qu’il n’en a plus les moyens. Il faut donc se comprendre et s’accorder.</strong><strong> </strong></p>
<p><strong>.  L’allongement de la durée du travail change aussi la donne, une tendance qui ne peut que s’accentuer dans l’avenir. Autant s’y préparer et abandonner la perception du travail comme un mal nécessaire (« l’essentiel est ailleurs ! ») : il s’impose au cœur de la vie de chacun, il n’est pas à coté.</strong></p>
<p><strong>.  L</strong><strong>e thème récurrent des conditions de travail dans les discussions entre partenaires sociaux révèle cette prise de conscience. Puisque nous vivons ensemble et pour longtemps, autant faire en sorte que ce soit dans les meilleures conditions d’épanouissement personnel. Des mots comme &#8220;bien-être, plaisir, respect, compréhension, expression, différences, adaptations&#8230;&#8221; ne sont plus tabous.</strong></p></blockquote>
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		<title>Prix de la stratégie d&#8217;entreprise</title>
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		<pubDate>Sat, 12 Jun 2010 17:22:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean Philippe</dc:creator>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[La banque]]></category>

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		<description><![CDATA[J’ai participé cette semaine à la remise du « Prix de la stratégie d’entreprise ». Au-delà de la partie « remise des prix », toujours festive et un peu convenue, ce fut l’occasion d’écouter des entrepreneurs expliquer les raisons de leurs succès. Le leitmotiv de leurs témoignages peut se résumer à quelques principes :
- Il ne suffit pas [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.prix-strategie.com/index.php?t_page_param=2010candidats"><img class="alignleft size-medium wp-image-1425" title="strategie_entreprise" src="http://www.jphilippe.com/wp-content/uploads//strategie_entreprise-202x300.jpg" alt="" width="141" height="210" /></a><strong>J’ai participé cette semaine à la remise du « </strong><a href="http://www.prix-strategie.com/" target="_blank"><strong>Prix de la stratégie d’entreprise</strong></a><strong> ». Au-delà de la partie « remise des prix », toujours festive et un peu convenue, ce fut l’occasion d’écouter des entrepreneurs expliquer les raisons de leurs succès. Le leitmotiv de leurs témoignages peut se résumer à quelques principes :</strong></p>
<blockquote><p><strong>- Il ne suffit pas d’avoir une bonne, une excellente idée. Il faut beaucoup travailler pour la rendre réaliste et rester à l’écoute et modeste dans cette période d’incubation.</strong></p>
<p><strong>- Rien ne sert d’aller à l’international si on n’a pas prouvé d’abord son excellence chez soi. Toujours, toujours, soigner son premier marché et son premier métier.</strong></p>
<p><strong>- Il faut faire simple, toujours simple, plus simple encore, ce qui est bien sûr très compliqué.</strong></p>
<p><strong>- A l’étranger, toujours s’appuyer sur des personnes qui connaissent bien la culture locale. Des  partenariats d’abord, puis des filiales, avant de penser à des acquisitions.</strong></p>
<p><strong>-  Comme tôt ou tard, on se trouve dans un cul-de-sac stratégique, il faut sentir tourner le vent, vendre son affaire ou changer de cap.</strong></p>
<p><strong>- Internet s’adresse au monde entier, mais on ne parle pas au client allemand, japonais ou italien comme à l’américain. Il ne suffit pas de traduire dans une langue parfaite.</strong></p>
<p><strong>- Et pour étudier un marché, privilégier l’approche pragmatique : quelques clics suffisent à peser la concurrence et le marché et vérifier la rentabilité de son investissement.</strong></p></blockquote>
<p><strong>Ces quatre heures de témoignages de dirigeants performants venus de secteurs aussi différents que les services informatiques, l’industrie plastique, le bâtiment ou la restauration m’ont convaincu : ces principes doivent être aussi universels que fondamentaux.</strong></p>
<p><strong>Il n’y avait aucune banque dans cet univers. Si, une, coopérative et mutualiste, Pyrénées Gascogne. Je m’attendais à ce qu’on lui décerne le Prix de l’impertinence, mais il n’était pas prévu. « Vous êtes sans doute là pour faire de la prospection » me demande un participant. Une banque serait une entreprise ? Elle construirait une stratégie ? Elle développerait de nouveaux métiers ? Un banquier pourrait être entrepreneur ? Cela se saurait !</strong></p>
<p><strong>J’ai pu en tout cas féliciter les dirigeants </strong><a href="http://www.abrisud.com/" target="_blank"><strong>d’Abrisud</strong></a><strong>, une entreprise du Gers qui a reçu dans sa catégorie un premier prix largement mérité ! Bravo encore !</strong></p>
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		<title>Coopération et Développement</title>
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		<pubDate>Sun, 06 Jun 2010 16:49:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Patrick Faivre</dc:creator>
				<category><![CDATA[Developpement durable]]></category>
		<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[La banque]]></category>
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		<category><![CDATA[mutualisme]]></category>

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		<description><![CDATA[J’ai participé vendredi soir, à Masseube, dans les locaux du lycée agricole Saint-Christophe, à une réunion organisée à l’initiative du Syndicat Professionnel pour la Défense de la Production d’Energie Photovoltaïque, constitué en août 2009. Cette réunion visait à fournir des informations sur différents aspects des investissements dans ce type de centrale, à destination, notamment, des [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong><a href="http://www.jphilippe.com/wp-content/uploads//cooperation.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-1415" src="http://www.jphilippe.com/wp-content/uploads//cooperation.jpg" alt="" width="142" height="166" /></a>J’ai participé vendredi soir, à Masseube, dans les locaux du lycée agricole Saint-Christophe, à une réunion organisée à l’initiative du Syndicat Professionnel pour la Défense de la Production d’Energie Photovoltaïque, constitué en août 2009. Cette réunion visait à fournir des informations sur différents aspects des investissements dans ce type de centrale, à destination, notamment, des agriculteurs présents à cette manifestation. J’y intervenais en tant  que représentant de notre Caisse Régionale et comme Président de CAM Energie pour expliquer le rôle d’acteur incontournable de la Caisse Régionale soit pour le financement des projets soit comme co-investisseur à travers sa filiale CAM Energie. Outre l’intérêt de ce genre de réunion d’information à destination des investisseurs potentiels, j’ai été frappé par la coopération entre les acteurs présents : Chambre d’Agriculture, Syndicat, Crédit Agricole, Gleize Energie Service et CAM Energie, consultants et juristes. Un grand pas me semble avoir été franchi. En lieu et place d’affrontements et de polémiques qui sont parfois la caractéristique de ce type de manifestations, j’ai été surpris par l’esprit de coopération et la volonté de travailler ensemble de ces différents acteurs. Cela augure bien d’un développement raisonné de ce type de projets, au plus grand bénéfice des investisseurs potentiels.</strong></p>
<p style="text-align: justify"><strong>Dans un autre ordre d’idée, un bel exemple de coopération est à souligner s’agissant du projet immobilier que réalise la Caisse Régionale sur le terrain de son agence de Saint Jean de Luz Chantaco. Au bout du compte, le succès de cette opération qui semble se dessiner est là aussi le fruit d’une excellente coopération entre différents acteurs, chacun spécialiste dans son domaine. Le promoteur Alain PEERSMAN, avec qui nous avons créé la société ALTERNATIVE FONCIERE, qui intervient ici en tant que Maître d’Ouvrage délégué, GLEIZE ENERGIE SERVICE qui a produit les études nécessaires pour rendre éligibles à la norme BBC (Bâtiment Basse Consommation) les bâtiments prochainement construits. Enfin, à l’issue de la phase de commercialisation réservée aux salariés et aux administrateurs de la Caisse Régionale, SQUARE HABITAT prendra le relais pour la commercialisation à destination de clients extérieurs et assurera à terme le syndic de la copropriété et pourra, pour les propriétaires bailleurs qui le désirent, assurer la gestion locative de leur bien. Un bel exemple de coopération et de synergie entre tous les acteurs au bénéfice du développement des uns et des autres et dans l’intérêt du client final pour une opération qui valorise le patrimoine de la Caisse Régionale mais constitue aussi un investissement local très intéressant pour la commune de Saint Jean de Luz et pour les futurs occupants de ces immeubles.</strong></p>
<p style="text-align: justify"><strong>Ces deux exemples de coopération démontrent la pertinence du vieil adage  « l’union fait la force ». Dès lors, on peut se prêter à rêver : et si toute l’énergie dépensée dans les querelles intestines était consacrée à la coopération, à la suppression des « silotages » en tout genre, à la construction de ponts plutôt que de murs, on déplacerait des montagnes. Il y a quelques années, une phrase avait été utilisée pour qualifier cette impérieuse nécessité de coopération : « l’ennemi n’est pas à l’intérieur ». L’ennemi n’est toujours pas à l’intérieur mais avons-nous réellement progressé sur ce plan-là ? Je laisse à chacun le soin de faire son propre diagnostic et formule à nouveau le vœu d’une plus grande coopération interne pour le plus grand bien de la performance et de l’efficacité de notre Caisse Régionale, au risque de passer pour un doux rêveur idéaliste.</strong></p>
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		<title>L&#8217;actionnaire, le salarié et le client</title>
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		<pubDate>Thu, 20 May 2010 20:48:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean Philippe</dc:creator>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[La banque]]></category>
		<category><![CDATA[humeur - humour]]></category>

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		<description><![CDATA[A l’image de la plupart des Assemblées Générales des sociétés du CAC 40, celle de Crédit agricole SA a donné lieu hier dans sa partie « questions – réponses » a un duel entre les représentants des salariés et des actionnaires individuels, je veux dire entre les organisations syndicales qui ont fait part une à une, méthodiquement, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><a href="http://www.jphilippe.com/wp-content/uploads//ag3.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-1385" title="ag" src="http://www.jphilippe.com/wp-content/uploads//ag3-300x261.jpg" alt="" width="240" height="209" /></a>A l’image de la plupart des Assemblées Générales des sociétés du CAC 40, celle de Crédit agricole SA a donné lieu hier dans sa partie « questions – réponses » a un duel entre les représentants des salariés et des actionnaires individuels, je veux dire entre les organisations syndicales qui ont fait part une à une, méthodiquement, de leurs visions et certitudes devant une salle qui demandait « des questions ? des questions ? » et un certain nombre de porteurs d’actions qui ont exprimé leurs interrogations (au mieux) ou leurs états d’âmes. C’est donc ce modèle de « démocratie » qui mériterait seul l’intérêt et il faudrait en son nom renvoyer au placard le modèle coopératif et mutualiste ? Mais jusqu’à quand va-t-il falloir se taire sur ce qui est pourtant une évidence ?</strong></p>
<p><strong>Jamais, jamais, je n’ai entendu dans une Assemblée générale de sociétaires des personnes prendre la parole pour féliciter un à un et dans le détail chacun des conseillers de son agence (l’exercice n’étant pas en soi désagréable, mais faut-il vraiment exprimer ce genre de sentiment devant 1.000 personnes ?), ni prendre dix minutes pour se plaindre de n’avoir pas été convoqué à l’Assemblée générale (tiens, il est pourtant là ?)… J’en passe… Et qui oserait prétendre que ces interventions ont le moindre effet positif sur la qualité du gouvernement de l’entreprise ? Je passe aussi sur l’irritation des actionnaires devant les revendications des salariés (« Vous avez des lieux pour vous exprimer, nous n’avons que celui-là ! »), sur toutes les interventions qui dénoncent les investissements qui ont « mal tourné » et ne parlent pas de ceux qui « marchent », sur les effets de manche, de voix, de micro, d’intervenants aux yeux tournés vers l’écran géant où est projeté leur image en 8 sur 6… un moment de gloire auquel chacun a droit un jour…</strong></p>
<p><strong>Et le client dans tout ça ? Absent, ignoré, pris en tenaille entre actionnaires et syndicats qui se disputent le « partage de la valeur ». Dans l’organisation mutualiste et coopérative, le client est représenté par ceux qu’il a élus, il siège dans le Conseil, il a sa voix, chacun sa voix. Là, il n’est plus. Encore peut-il, le client, se réjouir de ne pas être critiqué, ce qui n’est pas le cas des dirigeants. Ils sont à l’écoute, respectueux, obligatoirement humbles, patients, entendant les critiques récurrentes sur leur rémunération, leur gestion, leur travail, leur comportement, exposés aux critiques libérées, débridées, parfois jubilatoires, de ceux qui ont le micro et ont, eux, tout vu, tout compris. Mais que font-ils au juste ?</strong></p>
<p><strong>On me dit que cela s’appelle de la démocratie, et que c’est ce mode de fonctionnement qui va se développer de plus en plus dans les années qui viennent. Pas très gai tout ça. Je reste optimiste. Un jour va venir quand même où il sautera aux yeux de tous que c’est au client qu’il faut donner la parole d’abord. Qu’il est finalement assez scabreux et néfaste de permettre à un seul actionnaire de déverser des flots de critiques sur les salariés et les dirigeants, simplement parce qu’il a placé l’argent (hérité de son grand-père ?). Attention, là, je suis hors jeu. On ne dit pas de mal des actionnaires. C’est politiquement incorrect…  Mais pardon, je ne dis pas de mal des 1.395.654 actionnaires qui font la part des choses, mais de celui-là, qui finalement ne représente personne, mais parle, parle, parle… tiens, si ça se trouve, il parle encore…</strong></p>
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		<title>Faut-il encore condamner les banques ?</title>
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		<pubDate>Thu, 13 May 2010 15:58:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean Philippe</dc:creator>
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		<description><![CDATA[
L’abus de crédit restera le fait marquant des années 2000. De l’argent, beaucoup d’argent, facilement disponible et pas cher du tout. Voilà comment une grosse bulle est née, entretenue par une politique monétaire « conciliante », c’est-à-dire maintenant durablement des taux d’intérêt très bas. Sur ce socle s’est développée la crise immobilière américaine, celle des fameux subprimes. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;">
<p style="text-align: justify;"><strong><a href="http://www.jphilippe.com/wp-content/uploads//bank3.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-1378" title="bank" src="http://www.jphilippe.com/wp-content/uploads//bank3.jpg" alt="" width="254" height="197" /></a>L’abus de crédit restera le fait marquant des années 2000. De l’argent, beaucoup d’argent, facilement disponible et pas cher du tout. Voilà comment une grosse bulle est née, entretenue par une politique monétaire « conciliante », c’est-à-dire maintenant durablement des taux d’intérêt très bas. Sur ce socle s’est développée la crise immobilière américaine, celle des fameux subprimes. Sur ce même socle vient d’éclater la crise qui touche plusieurs pays européens. Dans chacune de ces crises, les banques ont joué un rôle fondamentalement différent.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Dans la crise des subprimes, l’approvisionnement en capitaux a été facilité par la titrisation et ses produits dérivés. Ces mécanismes complexes ont mobilisé des belles intelligences qui se sont concentrées sur le traitement, l’achat et la vente de « paquets » de créances au point d’oublier de vérifier la qualité de leur matière première. On n’a vu que trop tard que des pseudos-banquiers prêtaient à des milliers de ménages américains insolvables au-delà du raisonnable et avec d’autant moins de scrupules qu’ils livraient leurs crédits sitôt réalisés aux grandes usines financières. Un peu comme si une entreprise agro-alimentaire consacrait son attention à l’emballage et la publicité plutôt qu’à la qualité de ses produits (ce qui bien sûr, n’arrive jamais ;-)). Les acteurs de la filière, banquiers mais aussi ceux chargés du contrôle et de la régulation des opérations, ont eu tort de ne pas vérifier davantage la qualité des crédits de base. Ils le reconnaissent. </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Dans le cas du financement de la dette publique et des crédits commerciaux accordés dans des pays aujourd’hui considérés en difficulté financière, on ne peut pas faire aux banquiers ce même reproche. Ces financements relèvent de leur activité traditionnelle. Ils font partie de leur métier et de leurs missions. Ils servent l’économie réelle et n’entretiennent aucune spéculation. Ils ont été réalisés dans le respect des règles de prudence de la profession. A la question « Est-il normal ou non que les banques prêtent aux économies d’Europe et à ses Etats ? » La réponse est « Oui bien sûr ! ». « Mais il faut savoir s’arrêter !» me direz-vous. Oui, justement, or que se passe-t-il ? En parcourant le Web, vous lirez qu’on reproche autant aux banques de s’être trop engagées dans le financement de ces pays que de leur avoir coupé les vivres. Les banques ont pourtant agi en faisant tout simplement leur métier, qui n’est pas toujours tranquille.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Ah ! J’oubliais de parler des spéculateurs fauteurs de crise qui ont suscité l’indignation. On a naturellement dénoncé les agissements des banques alors qu’il y a bien d’autres intervenants financiers sur les marchés ! De toute façon, chacun a entendu lundi « que les spéculateurs y ont été finalement pour leurs frais ». Mais soyons clairs, il n’y a de « spéculation » que lorsqu’il y a une espérance de gain, donc probabilité forte de renversement de situation. Et cette probabilité ne nait pas dans l’imagination de quelque trader avide, mais bien dans la lecture de faits concrets, ici les déficits budgétaires et les atermoiements politiques. S&#8217;il est un point commun aux subprimes et aux <strong>déficits publics, c&#8217;est que l&#8217;origine de la crise est à rechercher d&#8217;abord dans l</strong>es réalités du terrain.</strong></p>
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		<title>A la rigueur</title>
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		<pubDate>Sat, 08 May 2010 17:51:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean Philippe</dc:creator>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[déficit]]></category>
		<category><![CDATA[dette]]></category>
		<category><![CDATA[Grèce]]></category>

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		<description><![CDATA[Qui oserait dire que la nouvelle crise financière qui sévit depuis quelques semaines était imprévisible ? On a beau nous expliquer que de méchants spéculateurs auraient décidé d’attaquer la Grèce, puis l’Espagne et finalement l’Euro, le scénario qui se déroule était écrit. En modeste observateur de la vie économique, j’avais d’ailleurs rédigé ici le 29 novembre [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Qui oserait dire que la nouvelle crise financière qui sévit depuis quelques semaines était imprévisible ? On a beau nous expliquer que de méchants spéculateurs auraient décidé d’attaquer la Grèce, puis l’Espagne et finalement l’Euro, le scénario qui se déroule était écrit. En modeste observateur de la vie économique, j’avais d’ailleurs rédigé ici le 29 novembre 2009 une note intitulée : «<a href="http://www.jphilippe.com/2009/11/qui-a-peur-de-la-dette-publique/">Qui a peur de la dette publique ?</a>» où j’écrivais :</strong></p>
<blockquote><p><strong>Un des scénarios probable est que la dette effrayant les créanciers, certains pays vont avoir plus de mal à se financer. Un cercle vicieux s’enclenchera alors : relèvement des taux d’intérêts, donc charge de la dette plus forte, donc difficultés de remboursement accrues… donc recours des Etats à un endettement supplémentaire pour payer leurs intérêts. Et cela pourrait bien engendrer la prochaine crise. Je me demande comment on va encore pouvoir la mettre sur le dos des banquiers ?</strong><strong> </strong></p></blockquote>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Alors, pourquoi ce retournement brutal des marchés ? Pourquoi ont-ils pensé des mois durant «sortie de crise» en se pâmant devant les résultats meilleurs que prévu des grandes entreprises ? C’est qu’ils espéraient que la croissance revienne sinon au galop du moins à bon train pour alléger le fardeau des dettes publiques. Seulement voilà, la croissance n’est pas de retour, elle est reportée sine die. Pas de croissance, moins de rentrées fiscales, plus d’aides sociales : la spirale de l’endettement public tourne dans le mauvais sens. C’est cette prise de conscience qui vient de s’imposer. La Grèce qui «n’avait pas tout dit» de son déficit budgétaire a légitimement inquiété les analystes et déclenché ce changement d’appréciation brutal ; mais la cause profonde, c’est bien le taux de croissance. </strong></p>
<p><strong>On pourra toujours reprocher aux gouvernements d’Europe de prendre des mesures d’austérité qui sont de nature à «gâcher les chances de la croissance», reste que cette croissance a eu sa chance et n’a pas su en profiter. Donc, les mesures prévues pour 2011 sont activées immédiatement. Je lis ici ou là que nous n’allons tout de même pas laisser les marchés faire la loi. J’aimerais me rallier à cette belle formule. Seulement voilà, il faut bien trouver les capitaux dont les pays ont besoin pour financer leurs dépenses, et ces capitaux, qu’on le veuille ou non, c’est bien sur les marchés qu’ils vont les chercher. Quand on est emprunteur, il faut bien accepter les conditions de ses créanciers, entendre leurs humeurs et répondre à leurs doutes. </strong></p>
<p><strong>Excusez du peu, mais dans les prochains mois, il va y avoir du monde au comptoir. L’Italie doit lever 160 milliards d&#8217;euros, l&#8217;Allemagne 136, la France 103, l’Espagne 64 et le Portugal 12 milliards d&#8217;euros… Au total, <a href="http://www.lefigaro.fr/conjoncture/dette-publique-2010.php">l’Europe doit impérativement trouver</a> dans les prochaines semaines près de 600 milliards d’Euros. Mieux vaut ne pas effrayer les prêteurs potentiels pour éviter d’emprunter trop cher. A<span style="font-weight: normal;"><strong>près le mythe de la liquidité permanente, celui de l’invulnérabilité des grands groupes mondiaux, voilà qu’un nouveau mythe s’effondre, celui de la robustesse des Etats. Qui aurait osé prétendre avant ces dernières semaines qu’un grand pays comme l’Espagne aurait à se refinancer plus cher que ses propres entreprises ?</strong></span></strong></p>
<p><strong>Il n’est pas interdit d’envisager la suite… Le rappel à l’ordre des marchés a des effets vertueux. La plupart des pays de la zone Euro prennent à marche forcée des mesures budgétaires et envisagent ensemble des dispositifs nouveaux (<a href="http://www.lesechos.fr/info/inter/020517678470-dette-bleue-et-dettes-rouges-pour-sauver-l-euro.htm">ici la suggestion de Jacques Delpla</a>). Avec ces mesures fortes, le calme devrait revenir très vite sur les marchés financiers et la bourse se reprendre. Le marché immobilier devrait faire les frais de moindres mesures d’incitation ajoutées à la baisse des revenus des ménages et à l’augmentation des taux (Euro faible dit plus d’inflation et taux en hausse). Effrayés par la dette, les européens pourraient devenir plus fourmis que cigales ce qui n&#8217;est pas forcément mauvais pour la croissance si les autres continuent de consommer, donc d’acheter nos produits devenus plus attractifs grâce à la dévalorisation de l’Euro. Mais nous sommes plutôt habitués au scénario inverse&#8230;</strong></p>
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		<title>Pour un rabot fiscal à deux lames</title>
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		<pubDate>Sat, 01 May 2010 10:00:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean Philippe</dc:creator>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[budget]]></category>
		<category><![CDATA[déficit]]></category>
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		<description><![CDATA[
Comment réduire le déficit budgétaire ? Depuis plusieurs mois, la discussion tourne en France autour ce sujet qui a de tout temps enfiévré les bureaux de notre brillante Administration comme les nombreux «Cafés du commerce» que nous envie le monde entier. N’ayant ni l’honneur ni le temps de participer à ces forums, je me permets de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.jphilippe.com/wp-content/uploads//deux-lames.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-1343" title="deux-lames" src="http://www.jphilippe.com/wp-content/uploads//deux-lames.jpg" alt="deux-lames" width="253" height="221" /></a></p>
<p class="MsoNormal"><strong>Comment réduire le déficit budgétaire ? Depuis plusieurs mois, la discussion tourne en France autour ce sujet qui a de tout temps enfiévré les bureaux de notre brillante Administration comme les nombreux «Cafés du commerce» que nous envie le monde entier. N’ayant ni l’honneur ni le temps de participer à ces forums, je me permets de donner ici un point de vue…</strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong>1/ Il faut faire vite.  Parce que chaque jour le déficit se creuse. Parce que la croissance n’est visiblement pas de retour. Et parce que nous ne pouvons pas demander aux Grecs de faire un effort que nous ne ferions pas nous-mêmes. Nous avons un devoir d’exemple, un devoir européen. Plus grave encore que la fameuse menace de contamination budgétaire dont on nous parle matin et soir, c’est bien le totalitarisme qui menace l’Europe du Sud si nos démocraties se montrent incapables d’équilibrer leurs comptes.</strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong>2/ Il faut faire simple. Tout changement significatif dans la façon de percevoir l’impôt direct, de supprimer des avantages à telle ou telle «niche», perturbera la compréhension de la mesure et son application. Il faut expliquer à ceux qui prétendent que ces «niches» n’existent que pour alléger les contributions de privilégiés qu’elles sont utiles pour soutenir des pans importants de l’économie, qu’il s’agisse de l’immobilier, l’énergie propre, les services à la personne, les actions humanitaires, la création d’entreprise, l’investissement Outre-mer, etc. Il y a sans doute du ménage à faire&#8230; mais pas tout en même temps!</strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong>3/ Il faut faire lisible. Comme je l’ai déjà dit ici (<a href="http://www.jphilippe.com/2008/09/pour-une-fiscalite-durable/" target="_blank">&#8220;pour une fiscalité durable&#8221;</a></strong><strong>), la continuité de la fiscalité marque la persévérance de l’Etat dans ses orientations, donc la cohérence de l’action publique, et surtout, permet au citoyen d’adopter sans crainte sa propre stratégie. L’ombre d’une réforme en générant l’inquiétude et l’excitation des lobbies, a un effet paralysant pour le citoyen et l’entreprise. Or, si un pays peut se permettre en période de croissance de cultiver de l’inquiétude, il ne peut plus le faire quand il y a récession ou atonie. Il est plus que tout urgent de rassurer, donc de ne pas changer les règles.</strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong>4/ Il faut faire efficace. Donc, montrer une volonté forte de réduire significativement le déficit public. Il ne s’agit pas seulement d’éviter la dégradation de la note de la France et le renchérissement de l’emprunt dont chacun paierait le prix d’une façon ou d’une autre. Il s’agit aussi d’assurer notre capacité à trouver demain et après-demain des gens qui aient assez confiance en nous pour accepter de nous prêter. Cette confiance-là se mérite. </strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong>Pour répondre à ces exigences de rapidité, de simplicité, de lisibilité et d’efficacité, appliquons le principe des deux lames. Première lame, on réduit de 20% toutes les minorations venues des dispositifs incitatifs ; deuxième lame, on augmente de 5% le montant de l’impôt pour tout contribuable. Le bouclier fiscal en sera au passage raccourci… Bon, quand je dis 5% et 20%, c’est bien sûr à titre d’exemple, je ne suis pas qualifié…</strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong>Une telle mesure, facile à expliquer, facile à comprendre sans calculette, éviterait les tractations avec les défenseurs d’intérêts particuliers, serait immédiatement productive, et laisserait tout loisir aux candidats aux présidentielles de s’exprimer avec intelligence et détermination sur la nécessaire réforme fiscale…</strong></p>
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		<title>Aide-toi&#8230;</title>
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		<pubDate>Sun, 25 Apr 2010 22:11:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean Philippe</dc:creator>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>

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Il en va des bulles spéculatives comme du volcan islandais. Elles explosent un jour quelque part et répandent leur nuage de cendres bien plus loin. Les économies du monde entier ont été carrément «clouées au sol» par l’explosion de la bulle de l’immobilier américain. D’abord les banques, touchées l’une après l’autre aux USA puis en [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.jphilippe.com/wp-content/uploads//athenes.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-1338" title="athenes" src="http://www.jphilippe.com/wp-content/uploads//athenes.jpg" alt="athenes" width="219" height="211" /></a></p>
<p class="MsoNormal"><strong>Il en va des bulles spéculatives comme du volcan islandais. Elles explosent un jour quelque part et répandent leur nuage de cendres bien plus loin. Les économies du monde entier ont été carrément «clouées au sol» par l’explosion de la bulle de l’immobilier américain. D’abord les banques, touchées l’une après l’autre aux USA puis en Europe, le temps, rappelez-vous, que le nuage des crédits « subprime » traverse l’océan. Puis les autres activités, entrainant au pire une sérieuse récession, au mieux un ralentissement sévère de la croissance. Enfin, les Etats, dont les budgets se trouvent brutalement privés de recettes. La bulle immobilière américaine, devenue en quelques mois une bulle financière, se transforme maintenant en bulle budgétaire qui affecte les finances publiques. </strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong>Les pays les plus touchés sont naturellement ceux dont la croissance dépendait le plus des excès du marché immobilier. Seulement voilà, ils ont fait «comme si» cette manne devait durer toujours. «comme si» il était possible de construire et de vendre jusqu’au dernier mètre carré. Le retournement du marché est pour eux dramatique. La Grèce ajoute au retournement conjoncturel des déséquilibres bien plus profonds, «maquillés» longtemps, et surtout, surtout, l’incapacité pour son peuple de comprendre ce qu’on ne lui a jamais expliqué. Dans ces conditions comment demander brutalement un effort colossal à une société qui n’a pas été préparée à remettre en cause un modèle de développement qu’elle croyait durable ?</strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong>C’est parce que la correction de trajectoire est très difficile (impossible ?) que les pays européen ont tardé à décider de leur soutien. C’est parce que beaucoup n’y croient pas que des voix s’élèvent pour demander la sortie du pays de l’Euro, seule voie à une dévaluation de la monnaie et à un ajustement des compteurs. D’ailleurs, des cortèges ne se sont-ils pas formés à Athènes pour refuser les milliards du FMI, preuve que la réalité de la situation est loin d’être comprise de tous ?</strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong>Comme pour l’aide aux banques et aux entreprises, la question de l’aide aux pays est bien : «Je t’aide, d’accord, mais toi, tu fais quoi ?». Il ne peut pas y avoir d’intervention publique sans, en contrepartie, l’engagement de redresser les comptes et de remettre les choses dans le bon ordre. Ceux qui clament «Il n’y a qu’à les aider ! Pourquoi avoir attendu ?» négligent cette dimension de responsabilité. La solidarité est essentielle, mais en tout domaine, elle n’est acceptable que si celui qui reçoit a commencé le difficile mais nécessaire boulot de redressement. Sinon, cela s’appelle de la charité, mais ce n’est pas du domaine public. </strong></p>
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		<title>L’Europe, ses cigales et ses fourmis</title>
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		<pubDate>Sun, 11 Apr 2010 13:52:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean Philippe</dc:creator>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[crise]]></category>
		<category><![CDATA[Delpla]]></category>
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		<category><![CDATA[Europe]]></category>
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Deux grands économistes s’exprimaient à Pau le 1° avril lors de l’Assemblée générale du Crédit agricole mutuel Pyrénées Gascogne. D’un coté, à gauche sur la photo, Jacques Le Cacheux, directeur du département des études de l&#8217;OFCE, de l’autre, à droite sur la photo,  Jacques Delpla, membre du Conseil d’analyse économique. Ils ne partagent pas [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><a href="http://www.jphilippe.com/wp-content/uploads//delpa-le-cacheux.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-1305" title="delpa-le-cacheux" src="http://www.jphilippe.com/wp-content/uploads//delpa-le-cacheux-1024x351.jpg" alt="delpa-le-cacheux" width="625" height="215" /></a></p>
<p><strong>Deux grands économistes s’exprimaient à Pau le 1° avril lors de l’Assemblée générale du Crédit agricole mutuel Pyrénées Gascogne. D’un coté, à gauche sur la photo, Jacques Le Cacheux, directeur du département des études de l&#8217;OFCE, de l’autre, à droite sur la photo,  Jacques Delpla, membre du Conseil d’analyse économique. Ils ne partagent pas tout à fait la même analyse de la situation économique mondiale, soit, mais ils tombent d’accord sur le diagnostic, ce qui est déjà beaucoup. Et ce diagnostic n’est pas très réjouissant : la Grèce, le Portugal, l’Espagne, comme l’Irlande, ont sur-profité des périodes prospères, laissé leurs ménages s’endetter lourdement, vécu sur les bulles de l’immobilier et du crédit… et leurs Etats se sont endettés massivement quand il a fallu contenir les effets brutaux d’une crise qui a révélé les déséquilibres préexistants.</strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.jphilippe.com/wp-content/uploads//ag-campg2.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1313" title="ag-campg2" src="http://www.jphilippe.com/wp-content/uploads//ag-campg2.jpg" alt="ag-campg2" width="609" height="404" /></a></p>
<p><em>Comme vous le voyez sur ces visages, les propos de nos deux économistes ont suscité une perplexité unanime dans le public. De gauche à droite, Eric Rousselin, Directeur des finances de Pyrénées Gascogne, Jean-Claude Rigaud, Président, votre serviteur, et Bertrand Badré, Directeur des finances  du Groupe Crédit agricole.</em></p>
<p><strong><br />
Quand les allemands, en hyper-fourmis, réduisaient leur consommation intérieure, muselaient toute augmentation de salaire, dopaient leurs exportations, les Grecs ou les Portugais dépensaient plus qu’ils ne produisaient, augmentaient salaires et déficits, jouaient la partition de la cigale. Et toute fourmi, on le sait, a quelques réticences à venir en aide à son amie et voisine qui chantait pendant l&#8217;été. </strong></p>
<p><strong>De là deux questions : Les pays en cessation de paiement vont-ils s’en sortir seuls ? La réponse est sans doute «non», car il faudrait des dispositions sociales trop drastiques et impopulaires pour être supportables. L’Euro résistera-t-il à cette crise ? La réponse est «sans doute» pour l’un, «assurément» pour l’autre, la principale raison avancée étant qu’un éclatement serait la pire des solutions. Alors, les fourmis vont-elles régler la note ? En partie seulement, et sans se presser&#8230; elles vont compter aussi sur les préteurs privés qui pourraient peiner à recouvrer leurs crédits (c’est pour cela que les taux de prêts à la Grèce sont si élevés). Et tout cela ne se fera pas sans condition…</strong></p>
<p><strong><br />
</strong></p>
<blockquote><p><strong> Morales de l’histoire :<br />
</strong></p>
<p><strong>- Il vaut mieux pour tout pays éviter de se retrouver en situation d’endettement excessif, cette leçon vaut pour tout le monde, et tout le monde va devoir dans les dix prochaines années faire de la réduction de son déficit public et de l’augmentation de sa fiscalité une priorité.<br />
</strong></p>
<p><strong>- Quand on ne fixe pas assez bien les garde-fous, il ne faut pas s’étonner que certains quittent la route. Et si en plus on n’a pas prévu de dispositif de secours, il faut accepter de gérer les crises dans l’urgence et sans solution apriori. Donc l’Europe doit s’équiper…<br />
</strong></p>
<p><strong>- Les cigales ne doivent pas s’attendre à un secours rapide et massif en cas de problème. Personne ne voudra effacer trop vite leurs erreurs du passé, ni prendre le risque que les mesures nationales, durables et efficaces ne soient pas mises en œuvre.</strong></p></blockquote>
<p><strong>Bref, il en va des Etats comme des individus, la solidarité existe, mais il faut d’abord compter sur ses propres forces pour sortir la tête du trou… après, mais après seulement, on peut tendre le bras…</strong></p>
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		<title>Je compense donc j&#8217;essuie</title>
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		<pubDate>Mon, 15 Mar 2010 05:34:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Patrick Faivre</dc:creator>
				<category><![CDATA[Developpement durable]]></category>
		<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[biodiversité]]></category>
		<category><![CDATA[indulgences]]></category>
		<category><![CDATA[instruments financiers]]></category>

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		<description><![CDATA[
L’imagination des financiers est sans limite pour modéliser la réalité et la mettre en équations sous forme d’instruments financiers toujours plus sophistiqués. Ces outils sont supposés répondre aux besoins de couverture de risques ou destinés à compenser financièrement, de façon virtuelle et synthétique, des développements destructeurs de l’environnement dans la vraie vie économique.
On connaissait les [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
<p class="MsoNormal"><strong><a href="http://www.jphilippe.com/wp-content/uploads//indulgences1.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-1232" title="indulgences1" src="http://www.jphilippe.com/wp-content/uploads//indulgences1.jpg" alt="indulgences1" width="259" height="310" /></a>L’imagination des financiers est sans limite pour modéliser la réalité et la mettre en équations sous forme d’instruments financiers toujours plus sophistiqués. Ces outils sont supposés répondre aux besoins de couverture de risques ou destinés à compenser financièrement, de façon virtuelle et synthétique, des développements destructeurs de l’environnement dans la vraie vie économique.</strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong>On connaissait les crédits carbone et leur marché imaginés dans les salles de marché (CF mon billet sur ce même blog intitulé «</strong><a href="http://www.jphilippe.com/2009/12/copenhague-et-apres/"><strong>Copenhague et après </strong></a><strong>?»). La dernière innovation des financiers consiste à élaborer et à négocier des instruments destinés à compenser le risque de destruction de la biodiversité. Il s’agit, en acquérant ces produits, d’alimenter des fonds destinés à investir dans la création artificielle de réserves de biodiversité dans certains lieux afin de pallier les destructions générées par les grandes infrastructures et l’activité économique dans d’autres régions.</strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong>Contrairement au risque climatique pour lequel la seule monnaie d’échange est le CO2, il existe dans le domaine de la biodiversité une large gamme de produits selon la typologie des écosystèmes locaux. Ainsi aux Etats-Unis, on dénombre aujourd’hui plus de 150 produits de ce type, comme, par exemple le crédit de zone humide dont le prix peu fluctuer de 2.000 à 500.000 euros, ou encore le crédit de protection de la grenouille à pattes rouges dont le prix est de l’ordre de 65.000 euros. Ce marché est encore en gestation. En effet, le volume annuel des transactions est inférieur à 2 milliards d’euros quand, dans le même temps, le marché des crédits carbone s’élève à 120 milliards d’euros.</strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong>Ce mécanisme de compensation même s’il permet de développer des zones protégées a quelque chose de surprenant voire de choquant. Ne vaudrait-il pas mieux protéger la biodiversité naturelle, là où elle mérite de l’être, plutôt que de la détruire et de tenter d’en reproduire une artificielle à un autre endroit avec tous les risques d’échec que cela comporte ? Ce dispositif ne permet-il pas, finalement, moyennant l’achat de crédits de biodiversité, de polluer et de détruire sans vergogne ?</strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong>Curieusement, ce processus n’est pas très éloigné des pratiques connues en d’autres temps sous le terme d’«indulgences». Souvenons-nous : après les invasions barbares, la pénitence, jusqu’alors publique tendit à devenir privée et à être strictement tarifée par des sortes de barèmes. Les fidèles cherchaient à se libérer des pénitences tarifées au moyen d’aumônes ou de messes. Le rachat et le pardon de ses péchés moyennant espèces sonnantes et trébuchantes entraîna des abus et fut à l’origine de la révolte protestante de Martin Luther.</strong></p>
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