Archive pour la catégorie ‘Mutualisme - Solidarité - Sociétariat’

Depuis ce vendredi 28 mars, Pyrénées Gascogne a un nouveau Président en la personne de Marc Didier. Celui-ci succède à Jean-Claude Rigaud qui, atteint par la limite d’âge, ne se représentait pas. Marc Didier, âgé de 48 ans, est exploitant agricole à Manciet dans le Gers. Administrateur du Crédit Agricole depuis 1988, Vice-président de la Caisse Locale Armagnac, il est membre du Conseil de notre Caisse régionale Pyrénées Gascogne depuis 2004.

Les premiers mots du nouveau Président après son élection ont été pour son prédécesseur à qui il a rendu hommage pour tout le travail réalisé. Il a souligné l’importance de l’action des Caisses locales sur le territoire qu’il convient d’encourager, soutenir et valoriser. Il a insisté sur la complémentarité entre l’engagement des élus de terrain et celle des salariés, appelant à plus de coopérations et synergies. En exprimant le vœu que Pyrénées Gascogne continue d’être toujours en anticipation sur les évolutions de son territoire et sur les attentes de ses habitants, il a invité à entretenir la culture d’innovation qui caractérise notre banque coopérative depuis de nombreuses années.

Ce passage de témoin intervient alors que notre Caisse régionale vient de passer le cap de 70% de clients sociétaires. La volonté si souvent exprimée par Jean-Claude Rigaud de construire “une banque coopérative, concrètement” a été à l’origine de réalisations qui ont marqué ces dernières années et souvent fait école : la Carte sociétaire, le Livret sociétaire, les Tookets, ou encore l’investissement dans les énergies renouvelables, la Fondation Took’eur et la Banque du tourisme. Nul doute que Marc Didier aura à cœur, dans la nouvelle période qui s’ouvre, de voir la banque donner de nouvelles expressions coopératives à la fois contemporaines et utiles à nos territoires.

Mardi 25 mars se tenait à Pau l’Assemblée Générale de la Caisse régionale de Crédit agricole Pyrénées Gascogne. C’est notre Tooki, mascotte de Pyrénées Gascogne et symbole du projet « L’Esprit de service » qui accueillait les participants. Tooki donnait le ton. Une ambition, de l’humour, de la convivialité, des talents…

Comme chaque année se réunissaient présidentes et présidents des Caisses locales 64, 65 et 32, pour faire le bilan de l’exercice 2013 et voter les résolutions. L’occasion pour eux d’entendre les dirigeants de la banque sur les grandes orientations, et leurs invités, cette année Philippe Brassac, Secrétaire général de la Fédération Nationale du Crédit agricole et Jacques Delpla, économiste. Celui-ci, dans un langage direct et réaliste, a brossé le tableau d’une Europe encore malade de sa dette mais forte de son projet collectif. L’Union bancaire ouvre un nouvel espace où des acteurs paneuropéens vont jouer un rôle majeur dans les prochaines décennies. Philippe Brassac affirmait sa confiance dans les capacités du Groupe Crédit agricole à relever les défis actuels, en soulignant ses atouts, mais aussi les obstacles dressés par les contraintes réglementaires qui ne facilitent pas le financement de l’économie et refusent de reconnaître la spécificité et l’efficacité des banques coopératives.

Cette année, l’Assemblée a pris une tournure particulière puisqu’après seize années de présidence, Jean-Claude Rigaud, atteint par la limite d’âge, faisait ses adieux. Adieux ou plutôt au revoir puisque personne n’imagine que Jean-Claude Rigaud disparaisse brutalement de la vie de Pyrénées Gascogne. Il y est trop attaché. Cet agriculteur gersois, modeste, peu attiré par les grandes manifestations publiques, a porté et incarné le projet coopératif de la banque. Elle compte aujourd’hui 70% de clients sociétaires, a créé ces dernières années la Carte sociétaire, le Livret sociétaire, les Tookets, et plus récemment, la fondation Took’eur et la banque du tourisme. Une standing ovation s’est déclenchée spontanément, durablement, pour saluer son action à la fois naturelle au regard de ses convictions, et exceptionnelle, au regard de son influence.

Quelques photos de l’événement parleront plus que le texte. Douze années de compagnonnage ne s’effacent pas  en un jour. Respect ! je publie en suivant des images du Président Rigaud… et présente son successeur… Retrouvez ici le récit de l’assemblée…


La Banque du Tourisme fêtait ce vendredi 14 mars à Tarbes son premier anniversaire lors de son Assemblée générale de Caisse locale. Logique ! Il fallait une Caisse locale, s’appuyer sur le modèle éprouvé de la banque coopérative, réunir des professionnels de terrain, pour répondre au mieux aux besoins du secteur. C’est ce qu’a souligné Henri Lauqué, personnalité reconnue notamment pour son action sur la Côte basque, Président de la jeune Caisse locale. : « Il est important qu’une banque se donne les moyens de comprendre pour apporter des solutions. Il est essentiel de se connaître pour trouver les réponses financières les mieux adaptées. »

Le Tourisme nécessite des services bancaires spécifiques. C’est une activité qui demande des capitaux importants sur long terme. Les besoins de trésorerie sont aussi importants en raison de la saisonnalité de l’activité. Les professionnels doivent aussi être connus, présents sur le web, et disposer de services d’encaissements souples et simples. La Caisse locale qui réunit 16 professionnels du secteur a recensé les besoins et travaillé en ateliers sur la création ou la transmission d’entreprise, la professionnalisation, la fiscalité, le travail saisonnier… Une offre est née…

Pyrénées Gascogne a créé la Banque du Tourisme il y a maintenant un an, sous l’impulsion de Marie-Dominique Desaegher, sa directrice. Ce qui pouvait passer pour « une innovation de plus » s’impose aujourd’hui comme une initiative de bon sens. Le tourisme représente en effet sur nos territoires la première économie, devant l’aéronautique, l’agro-alimentaire, la chimie. Il a de plus de nombreux impacts positifs sur les autres secteurs : il investit, créé des emplois, valorise les productions locales, contribue à l’attractivité des entreprises en recherche de talents… Surtout, il présente un potentiel de développement considérable. Pourtant, on en parle peu…

A cela, une raison simple : dispersé sur le territoire, prenant des formes diverses, le secteur du tourisme est mal connu. Il y a l’hôtellerie, la restauration, les musées, les stations de ski, les pèlerinages, les randonnées, les stages gastronomiques ou sportifs, les campings, les séjours à la ferme, la défense du patrimoine, la mer, la montagne, les espaces ruraux, le thermalisme, les grands hôtels et les gîtes de montagne… On ne voit pas spontanément ce qui fait dans ce secteur l’unité, alors que cette unité conditionne la réputation donc la fréquentation du territoire. Il fallait la Banque du Tourisme non seulement pour répondre aux besoins de financement mais aussi pour contribuer à le faire connaître et à y créer du lien.

« Pourquoi ne pas y avoir pensé plus tôt ? ». Je crois que c’est encore là un symptôme du conservatisme français, qui nous fait regarder le monde avec les yeux des penseurs de la société du 19° siècle, à l’époque où le Pays se dotait de grandes institutions et organisait ses productions. Il y avait alors l’industrie et le commerce, et pour eux de grandes banques commerciales, l’agriculture et l’artisanat, avec leurs banques coopératives, Crédit Agricole notamment, la pêche avec le Crédit Maritime… mais pas de tourisme ou seulement en quelques lieux bien particuliers, comme la Riviera ou les thermes Pyrénéens. Lorsque le tourisme s’est développé, deuxième moitié du 20° siècle, on s’employait plus à exploiter, développer, et protéger les structures existantes qu’à en créer de nouvelles (ce qui n’a guère changé d’ailleurs !).

Voici un  verbatim de la table ronde animée par Véronique Meynard et Gérard Cazalis (ancien directeur du Comité départemental du Tourisme 64 et cheville ouvrière du nouveau Pôle d’excellence tourisme à Pau) : Le tourisme est en train de vivre une énorme mutation »,  « Le tourisme est international, les attentes ont changé », « Le tourisme a besoin de capitaux pour s’adapter, sur la mise aux normes des bâtiments surtout », « La saisonnalité et les besoins de trésorerie sont spécifiques. Les investissements sont lourds », « Les Hautes-Pyrénées, c’est trop petit. Il faut travailler avec le Béarn, le 31, l’Espagne… Coopérer… », « On ne peut avancer que dans l’unité, tous métiers, toutes sensibilités », « il faut réinventer le tourisme, avec une politique de territoire, une fédération », « Le tourisme est une chance pour la France, mais il est trop calé sur les périmètres administratifs », « Il faut aussi investir dans l’intelligence et prendre le risque de financer l’innovation », « Tourisme résonne avec énergie, internet, gastronomie, circuits courts que Pyrénées Gascogne soutient », « Le Crédit agricole devient référent du secteur comme en agriculture », « Continuons de co-construire, de faire adhérer », « Cette initiative doit faire des petits en France »

Cette première Assemblée générale a permis d’entendre Luc Mazuel (Maître de Conférence VetAgro Sup, Docteur en Géographie et Co-fondateur de KIPIK), parler du « tourisme en 2030 » et donner « quelques repères pour l’action ». Verbatim encore : « Il faut différencier, l’île-Jourdain n’a rien à voir avec Bayonne ou Barbotan, mais il faut penser global. » «  La culture touristique, c’est aussi l’affaire des autres acteurs, des commerçants notamment, de tous », « Nous avons des raisons d’être optimistes, mais nous vivons une grande mue. On a besoin d’utopie pour gagner », « Les réseaux sociaux sont devenus importants. Le Tourisme noir apporte de très bonnes mais aussi de très mauvaises expériences », « Il est bon que les réglementations, la demande sociale, Internet, l’écologie, soient pris en compte dans l’action bancaire », « L’habitude prise par les français de faire des économies sur le déplacement touristique est sans doute durable. », « La campagne est le lieu du meilleur rapport qualité-prix, de rassurance, de proximité, de last minute », « Peak stuff et transhumanité interpellent le tourisme », « Pourquoi pas un cyber-d´Artagnan ou un toqué toqué ? Il faut marier ludique et gastronomie. », « Il faut aussi innover dans les modes de transport. Pas encore de vélos électriques ! ».

La manifestation s’est finie par la remise d’un Tooki d’honneur au départ d’un administrateur fondateur, et par… un gâteau (bigourdan, à la broche) d’anniversaire…

Le Gouvernement a annoncé le 14 février dernier une nouvelle réglementation qui encadre et facilite les prêts de personne à personne. L’objectif est de favoriser le recours des jeunes entreprises au financement participatif (crowdfunding = financement par la foule). Le montant pourra atteindre un million d’euros. De quoi s’agit-il ?

  • De plateformes permettant aux particuliers de prêter de l’argent à des entrepreneurs, chaque prêteur pourra alors investir jusqu’à 1.000 euros par projet, la plate-forme bénéficiant du nouveau statut qui n’exige pas de Fonds propres.
  • De crowdequity, financement en fonds propres, pour lequel le nouveau statut de “Conseil en Investissement Participatif” (CIP) dispensera les plates-formes du prospectus d’émission de titres au public au-delà de 100.000 euros et là aussi d’un capital minimum.

Il est exigé toutefois des plates-formes qu’elles soient transparentes sur les frais, sur les taux de défaillance des crédits pour les prêts, sur les risques pour le capital. Cette loi a clairement pour intention de faciliter le financement des jeunes entreprises, en particulier innovantes. Elle prend acte du formidable essor du financement participatif très lié aux usages Internet et en explosion outre-Atlantique (en 2013, 3 milliards ont été collectés dans le monde). Elle vise aussi à favoriser le partage et le financement de projets de proximité.

J’ai toujours été convaincu de l’utilité de ces services et suis moi-même un utilisateur régulier de ces plates-formes. J’ai financé des jeunes entreprises, plusieurs associations œuvrant dans les pays défavorisés (avec www.babyloan.org), et suis même coproducteur d’un long métrage. Et puis, j’utilise régulièrement www.pelikam.com pour financer des projets individuels. Donc je connais, et j’aime ! Je reconnais aussi, en tant que banquier « normal », qu’il est difficile pour un conseiller d’apprécier l’intérêt d’un projet innovant, tout simplement parce qu’il n’existe pas de références. L’anticipation du risque, qui est au cœur du métier, est alors difficile. Or, il existe des internautes qui connaissent le domaine d’activité et peuvent s’enthousiasmer pour ce projet. Tout l’intérêt du crowdfunding est de mettre en relation investisseur et entrepreneur pour permettre à ce dernier de démarrer son activité. Cet intérêt réciproque peut aussi se trouver dans le financement local, l’attachement à un terroir, à une tradition, à une cause, pouvant susciter la rencontre. A ce titre, le nouveau dispositif est complémentaire de la banque.

Il est intéressant, alors que les acteurs du crowdfunding à la française préparent leurs armes, de regarder les arguments qu’ils mettent en avant pour présenter leur service, et de voir comment celui-ci prend place dans le paysage à côté des banques. Curieusement, les messages qu’on peut lire sur les sites de ces plates-formes affichent une autre ambition. Leur promesse est plutôt sur le registre « Marre de votre banquier ? », laissant entendre que le crowdfunding serait une alternative. Cet argument est mensonger puisque ces plates-formes ne sont pas des banques et n’en assurent pas les fonctions. Mensonger aussi quand il est dit que les banques sont « frileuses », puisque les encours de crédits du Crédit agricole Pyrénées Gascogne (par exemple) ont progressé en 2013 de 3,6%. Ce qui est surprenant, c’est que certaines de ces plates-formes sont financées par des banques (un self-bashing qui frise alors le masochisme ?) ou sont dirigées par d’anciens banquiers qui ont fait leurs armes dans leur nouveau job en s’appuyant sur une banque ! Que ce positionnement commercial soit attractif peut se comprendre (tout le monde est d’accord pour taper sur la banque), mais il y aurait bien mieux à dire…

Comme souvent, il manque des éléments de compréhension. Pourquoi les banques sont-elles soumises à des exigences de Fonds propres si lourdes alors que ces nouveaux acteurs n’en ont pas besoin ? Pourquoi le banquier doit-il se soumettre à tant de vérifications sur la situation de ses clients et sur leurs capacités à  prendre des risques alors que ces sites en sont exonérés ? Tout simplement parce que la réglementation veille à la solidité des banques alors qu’elle ne voit aucun inconvénient à la défaillance d’une plate-forme participative. Et c’est bien là le sujet. Si les exigences sont moins strictes, c’est que l’opération est plus risquée pour le prêteur. La banque n’expose pas en effet ses clients sur un seul risque mais assure par sa taille et la diversité de ses interventions une mutualisation de tous les risques. C’est de ce constat que sont nées les premières Caisses locales. Avant elles, il y avait… le prêt de personne à personne !

(présentation du Crowdfunding sur babyloan.org)

Les Assemblées générales de Caisses locales sont l’occasion, entre autres, de faire le point sur les aides versées par notre Banque coopérative aux associations du territoire. Ce soutien n’entre pas dans le compartiment « bonnes œuvres », mais dans celui de l’appui aux actions de terrain auxquelles se consacrent les associations de toutes natures.

Sans ces actions, nos territoires seraient la juxtaposition de familles, d’entreprises, de commerces, aux liens humains fragiles. Sans l’action des bénévoles dans des domaines aussi variés que le sport, la culture, l’aide aux personnes, l’éducation, le secours en aliment ou logement, la protection, sans ces expressions collectives de solidarité, les territoires perdraient beaucoup de leur énergie, de leur inspiration, de leur ouverture. Ils manqueraient tout simplement d’envie et d’espérance. C’est la raison pour laquelle le Crédit agricole Pyrénées Gascogne considère que le tissu associatif est un acteur majeur de la vie économique et attache tant d’importance à ses relations avec les associations. Plus de 900 associations sont devenues clientes en 2013, la plupart sociétaires de la banque, ce qui nous encourage !

Depuis juillet 2011, nous avons créé le Livret Sociétaire. Une épargne sécurisée, un taux de rémunération plus attractif que celui du Livret A pour ceux qui sont peu ou pas imposés , une épargne utile qui sert à financer les entreprises du territoire de moins de 5 ans (c’est la finance utile en circuit court), et une aide versée aux associations sous forme de Tookets, monnaie solidaire qui permet au sociétaire de choisir l’association du territoire qu’il souhaite voir aidée.

Fin 2013, Pyrénées Gascogne comptait 19.208 Livrets Sociétaires (25% de plus qu’en 2012), pour une collecte totale de 355 Millions d’Euros (+21%). Grâce à ses fonds, 273 Millions d’Euros de financements ont été accordés aux entreprises de moins de 5 ans d’existence. En 2013, ces Livrets Sociétaires ont permis de réunir 252.000 Euros pour aider les associations sous forme de Tookets (+29%).

La Carte Sociétaire date elle de février 2007 (un de mes premiers posts !).

Fin 2013, nous comptions 203.071 Cartes Sociétaires. Grâce à leur utilisation qui génère systématiquement une aide aux associations, c’est près de 700.000 Euros qui ont été réunis (en progression de 53% sur 2012). Pyrénées Gascogne a décidé qu’à partir de 2014, ces aides seraient versées elles-aussi sous forme de Tookets pour permettre aux sociétaires de choisir l’association qu’ils souhaitent soutenir.

Au total, Livrets Sociétaires et Cartes Sociétaires ont généré 951.953 Euros d’aides aux associations qui ont été utilisés de la façon suivante :

PG Associations (intérêt général) : 549.627 Euros

Fondation TOOK’eur (éducation, logement, santé, alimentation, lien social, recrutement, insertion) : 249.435 Euros

Fondation PG (dédiée aux jeunes – Initiatives Développement Durable, Clap Patrimoine) : 76.224 Euros

ETICoop (Ecole Territoriale pour l’Innovation et la Coopération – formation des  créateurs d’entreprises) : 76.667 Euros.

Les sociétaires ont décidé eux-mêmes de l’affectation de ces aides en versant les Tookets aux associations de leur choix, soit directement, soit lors de l’animation organisée sur FaceBook, pour 77.170 Euros. Notre souhait est bien sûr que cette distribution des Tookets directement par les bénéficiaires s’amplifie. Les Tookets non distribués par les clients sont toutefois tous distribués aux associations par la banque en respectant les priorités annoncées.

Ces chiffres, qui ne sont pas anecdotiques, témoignent du soutien aux territoires de notre Banque coopérative. D’autant qu’en ajoutant aux aides générées par les Livrets Sociétaires et les Cartes Sociétaires les autres subventions apportées par la Banque, le total des aides allouées en 2013 aux associations s’élève à 1.346.000 Euros.

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