Archive pour la catégorie ‘Territoires - Associations’

Dans quelques jours, Pyrénées Gascogne présentera PYRENEES GASCOGNE TRANSITION, « la banque qui impulse ». Les épargnants pourront placer leur argent dans des projets qui participent à la nouvelle économie, moins consommatrice de matières premières et d’énergie, privilégiant les circuits courts et les formes de gouvernance participative, respectueuses des hommes et de l’environnement. Sur le modèle du crowdfunding, mais sans risque pour l’épargnant, il sera possible de financer par son épargne des investissements dans l’énergie renouvelable, l’agriculture et le tourisme durables, l’habitat à faible consommation énergétique ou encore les actions RSE des entreprises. Il sera aussi possible de soutenir directement certains projets locaux sur le territoire. Les souscripteurs bénéficieront d’une rémunération améliorée pour récompenser leur choix.

Il ne s’agit pas d’un positionnement commercial, mais d’un positionnement sociétal. Le dernier rapport du GIEC tire une fois encore la sonnette d’alarme : La température moyenne de la planète a augmenté de 0,8° depuis l’ère préindustrielle et le défi est simple et clair, soit nous continuons  « comme avant », et cette température augmentera de 4°, soit nous agissons vite et vigoureusement, et nous contenons cette augmentation à 2°, ce qui est beaucoup, mais supportable.

La question est « qui agit ? ». L’autre ? Mais l’autre, c’est nous !  Chaque personne, chaque entreprise, qui a pris conscience de l’enjeu doit agir. Beaucoup ont déjà décidé de s’engager dans cette nouvelle économie. Nous les soutenons et les encourageons. Nous faisons le choix, radical, de donner priorité aux investissements responsables et d’y associer nos clients. Et ce mouvement est soutenu par des centaines de collaboratrices et collaborateurs de Pyrénées Gascogne, dont beaucoup seront des « ambassadeurs de transition », disponibles pour rendre compte aux clients des actions de l’entreprise.

Ce choix n’est pas de circonstance. Depuis une dizaine d’années, le Crédit agricole Pyrénées Gascogne a pris conscience et engagé des actions fortes. Certains trouveront que ce n’est pas assez. Ils ont raison. Mais il y a quand même des convictions, des actions, et un bilan que nous présentons ici et dont nous sommes fiers. L’important est d’avancer avec sincérité, et d’agir… (cliquez sur les images pour en savoir plus)

Nous considérons la Responsabilité Sociale d’Entreprise non comme une obligation de communication à côté de nos activités,  mais comme le cœur de notre stratégie d’entreprise. Elle n’est pas un « plus » à côté de nos métiers, elle est au cœur de nos métiers. Elle ne relève pas d’un bilan à posteriori mais elle est prise en compte dans nos décisions en amont.

C’est la raison pour laquelle notre Banque coopérative ne publie pas d’autre rapport d’activité que son Rapport Coopératif et Territorial.

Nous produisons depuis cinq ans des énergies renouvelables. Depuis la première centrale photovoltaïque installée en 2009 sur les toits de notre site de Serres-Castet, nous avons investi près de 100 millions d’Euros. Nos centrales photovoltaïques (portées par CAMENERGIE) produisent 22.500.000 Kwh alors que nous en consommons 9.800.000. Une chaudière Biomasse sur Serres Castet avec 110 tonnes de plaquettes épargne 41.000 m3 de gaz naturel et produit 90 % de la chaleur nécessaire au bâtiment de 8.500 m² abritant 450 salariés.

Nous réduisons l’empreinte environnementale et augmentons la performance énergétique de nos bâtiments dans nos travaux de rénovation ou de construction. Nous avons construit un bâtiment à Energie positive pour notre filiale « Gleize Energie Service » sur Tarbes et rénové niveau BBC le bâtiment de Serres-Castet des équipes de notre filiale PACIFICA. Toutes les opérations immobilières que nous menons avec notre filiale Alternative Foncière ou pour compte propre répondent aux normes Haute Qualité Environnementale (HQE) avec un souci permanent de sobriété de l’enveloppe et de performance des équipements.

Notre parc auto est à faible émission de CO2. Depuis huit ans maintenant, nous travaillons à réduire la distance domicile – travail pour nos salariés. Sur 2013, nous avons réduit cette distance de 178 000 km de trajet  annuel. Depuis huit ans, ces déplacements ont été diminués de 13 millions à 10 millions de kilomètres par an, une économie annuelle de 200.000 litres de carburant et 270.000 Euros pour les salariés.

Nous réduisons les consommations de papier, avec la suppression des éditions centralisées, l’impression recto-verso et le regroupement des courriers. Nous proposons depuis plusieurs années l’e-relevé à nos clients et distribuons maintenant des cartes bancaires recyclables (une première en France et dans le monde) : remplacement du plastique (PVC) par un matériau végétal (Polyacide Lactique). Les anciennes cartes bancaires sont récupérées et recyclées. La signature électronique est disponible depuis quelques mois grâce aux tablettes tactiles dans chaque agence (ainsi que le wifi gratuit) permettant de dématérialiser les contrats. Nous distribuons l’ECOPTZ (prêt à taux zéro pour financer les travaux lourds d’amélioration de la performance énergétique des logements anciens) et pour les logements récents, proposons le Prêt Vert Habitat à taux préférentiel. Pour les agriculteurs, professionnels et commerçants nous soutenons les circuits courts grâce une offre spécifique. Notre pack e-commerce permet à tout commerçant, professionnel du tourisme ou agriculteur, de créer une boutique en ligne et de la gérer en toute autonomie et sécurité.

ETICoop (Ecole Territoriale pour l’Innovation et la Coopération) créée il y a un an pour renforcer le tissu d’entreprises partageant les valeurs d’innovation et de coopération dispense une formation aux candidats à la création ou reprise d’entreprises. L’école a organisé en 2013 deux sessions. Au mois de mai débutera un cursus « transmissions » sur les territoires d’Auch, Tarbes et Pau pour former pendant trois ans un groupe de dix repreneurs d’entreprise. L’objectif est de permettre aux PME territoriales de survivre au départ en retraite de leurs dirigeants.

Adopter des comportements « écoresponsables » ne se décrète pas. Nos collaborateurs pratiquent les « éco-gestes ». Depuis début 2013, ils trient les papiers en utilisant les croques feuilles et des containers spécifiques reçoivent bouteilles et bouchons plastiques. Nous recyclons nos ordinateurs et distributeurs de billets dans le respect de la directive européenne sur les Déchets d’Equipements Electriques et Électroniques (DEEE) en partenariat avec l’Association des Paralysés de France située à Sauvagnon (64).

Vous souhaitez être informé en avant-première sur notre offre bancaire ECORESPONSABLE ? Ou donner votre avis sur cette démarche et la façon de la mener ? Il vous suffit de poster un commentaire ou de m’envoyer en toute confidentialité un message en cliquant en haut à droite de cette page sur le lien « Vous voulez  laisser un message ? ». Je vous répondrai personnellement.

Depuis ce vendredi 28 mars, Pyrénées Gascogne a un nouveau Président en la personne de Marc Didier. Celui-ci succède à Jean-Claude Rigaud qui, atteint par la limite d’âge, ne se représentait pas. Marc Didier, âgé de 48 ans, est exploitant agricole à Manciet dans le Gers. Administrateur du Crédit Agricole depuis 1988, Vice-président de la Caisse Locale Armagnac, il est membre du Conseil de notre Caisse régionale Pyrénées Gascogne depuis 2004.

Les premiers mots du nouveau Président après son élection ont été pour son prédécesseur à qui il a rendu hommage pour tout le travail réalisé. Il a souligné l’importance de l’action des Caisses locales sur le territoire qu’il convient d’encourager, soutenir et valoriser. Il a insisté sur la complémentarité entre l’engagement des élus de terrain et celle des salariés, appelant à plus de coopérations et synergies. En exprimant le vœu que Pyrénées Gascogne continue d’être toujours en anticipation sur les évolutions de son territoire et sur les attentes de ses habitants, il a invité à entretenir la culture d’innovation qui caractérise notre banque coopérative depuis de nombreuses années.

Ce passage de témoin intervient alors que notre Caisse régionale vient de passer le cap de 70% de clients sociétaires. La volonté si souvent exprimée par Jean-Claude Rigaud de construire “une banque coopérative, concrètement” a été à l’origine de réalisations qui ont marqué ces dernières années et souvent fait école : la Carte sociétaire, le Livret sociétaire, les Tookets, ou encore l’investissement dans les énergies renouvelables, la Fondation Took’eur et la Banque du tourisme. Nul doute que Marc Didier aura à cœur, dans la nouvelle période qui s’ouvre, de voir la banque donner de nouvelles expressions coopératives à la fois contemporaines et utiles à nos territoires.

La Banque du Tourisme fêtait ce vendredi 14 mars à Tarbes son premier anniversaire lors de son Assemblée générale de Caisse locale. Logique ! Il fallait une Caisse locale, s’appuyer sur le modèle éprouvé de la banque coopérative, réunir des professionnels de terrain, pour répondre au mieux aux besoins du secteur. C’est ce qu’a souligné Henri Lauqué, personnalité reconnue notamment pour son action sur la Côte basque, Président de la jeune Caisse locale. : « Il est important qu’une banque se donne les moyens de comprendre pour apporter des solutions. Il est essentiel de se connaître pour trouver les réponses financières les mieux adaptées. »

Le Tourisme nécessite des services bancaires spécifiques. C’est une activité qui demande des capitaux importants sur long terme. Les besoins de trésorerie sont aussi importants en raison de la saisonnalité de l’activité. Les professionnels doivent aussi être connus, présents sur le web, et disposer de services d’encaissements souples et simples. La Caisse locale qui réunit 16 professionnels du secteur a recensé les besoins et travaillé en ateliers sur la création ou la transmission d’entreprise, la professionnalisation, la fiscalité, le travail saisonnier… Une offre est née…

Pyrénées Gascogne a créé la Banque du Tourisme il y a maintenant un an, sous l’impulsion de Marie-Dominique Desaegher, sa directrice. Ce qui pouvait passer pour « une innovation de plus » s’impose aujourd’hui comme une initiative de bon sens. Le tourisme représente en effet sur nos territoires la première économie, devant l’aéronautique, l’agro-alimentaire, la chimie. Il a de plus de nombreux impacts positifs sur les autres secteurs : il investit, créé des emplois, valorise les productions locales, contribue à l’attractivité des entreprises en recherche de talents… Surtout, il présente un potentiel de développement considérable. Pourtant, on en parle peu…

A cela, une raison simple : dispersé sur le territoire, prenant des formes diverses, le secteur du tourisme est mal connu. Il y a l’hôtellerie, la restauration, les musées, les stations de ski, les pèlerinages, les randonnées, les stages gastronomiques ou sportifs, les campings, les séjours à la ferme, la défense du patrimoine, la mer, la montagne, les espaces ruraux, le thermalisme, les grands hôtels et les gîtes de montagne… On ne voit pas spontanément ce qui fait dans ce secteur l’unité, alors que cette unité conditionne la réputation donc la fréquentation du territoire. Il fallait la Banque du Tourisme non seulement pour répondre aux besoins de financement mais aussi pour contribuer à le faire connaître et à y créer du lien.

« Pourquoi ne pas y avoir pensé plus tôt ? ». Je crois que c’est encore là un symptôme du conservatisme français, qui nous fait regarder le monde avec les yeux des penseurs de la société du 19° siècle, à l’époque où le Pays se dotait de grandes institutions et organisait ses productions. Il y avait alors l’industrie et le commerce, et pour eux de grandes banques commerciales, l’agriculture et l’artisanat, avec leurs banques coopératives, Crédit Agricole notamment, la pêche avec le Crédit Maritime… mais pas de tourisme ou seulement en quelques lieux bien particuliers, comme la Riviera ou les thermes Pyrénéens. Lorsque le tourisme s’est développé, deuxième moitié du 20° siècle, on s’employait plus à exploiter, développer, et protéger les structures existantes qu’à en créer de nouvelles (ce qui n’a guère changé d’ailleurs !).

Voici un  verbatim de la table ronde animée par Véronique Meynard et Gérard Cazalis (ancien directeur du Comité départemental du Tourisme 64 et cheville ouvrière du nouveau Pôle d’excellence tourisme à Pau) : Le tourisme est en train de vivre une énorme mutation »,  « Le tourisme est international, les attentes ont changé », « Le tourisme a besoin de capitaux pour s’adapter, sur la mise aux normes des bâtiments surtout », « La saisonnalité et les besoins de trésorerie sont spécifiques. Les investissements sont lourds », « Les Hautes-Pyrénées, c’est trop petit. Il faut travailler avec le Béarn, le 31, l’Espagne… Coopérer… », « On ne peut avancer que dans l’unité, tous métiers, toutes sensibilités », « il faut réinventer le tourisme, avec une politique de territoire, une fédération », « Le tourisme est une chance pour la France, mais il est trop calé sur les périmètres administratifs », « Il faut aussi investir dans l’intelligence et prendre le risque de financer l’innovation », « Tourisme résonne avec énergie, internet, gastronomie, circuits courts que Pyrénées Gascogne soutient », « Le Crédit agricole devient référent du secteur comme en agriculture », « Continuons de co-construire, de faire adhérer », « Cette initiative doit faire des petits en France »

Cette première Assemblée générale a permis d’entendre Luc Mazuel (Maître de Conférence VetAgro Sup, Docteur en Géographie et Co-fondateur de KIPIK), parler du « tourisme en 2030 » et donner « quelques repères pour l’action ». Verbatim encore : « Il faut différencier, l’île-Jourdain n’a rien à voir avec Bayonne ou Barbotan, mais il faut penser global. » «  La culture touristique, c’est aussi l’affaire des autres acteurs, des commerçants notamment, de tous », « Nous avons des raisons d’être optimistes, mais nous vivons une grande mue. On a besoin d’utopie pour gagner », « Les réseaux sociaux sont devenus importants. Le Tourisme noir apporte de très bonnes mais aussi de très mauvaises expériences », « Il est bon que les réglementations, la demande sociale, Internet, l’écologie, soient pris en compte dans l’action bancaire », « L’habitude prise par les français de faire des économies sur le déplacement touristique est sans doute durable. », « La campagne est le lieu du meilleur rapport qualité-prix, de rassurance, de proximité, de last minute », « Peak stuff et transhumanité interpellent le tourisme », « Pourquoi pas un cyber-d´Artagnan ou un toqué toqué ? Il faut marier ludique et gastronomie. », « Il faut aussi innover dans les modes de transport. Pas encore de vélos électriques ! ».

La manifestation s’est finie par la remise d’un Tooki d’honneur au départ d’un administrateur fondateur, et par… un gâteau (bigourdan, à la broche) d’anniversaire…

Les Assemblées générales de Caisses locales sont l’occasion, entre autres, de faire le point sur les aides versées par notre Banque coopérative aux associations du territoire. Ce soutien n’entre pas dans le compartiment « bonnes œuvres », mais dans celui de l’appui aux actions de terrain auxquelles se consacrent les associations de toutes natures.

Sans ces actions, nos territoires seraient la juxtaposition de familles, d’entreprises, de commerces, aux liens humains fragiles. Sans l’action des bénévoles dans des domaines aussi variés que le sport, la culture, l’aide aux personnes, l’éducation, le secours en aliment ou logement, la protection, sans ces expressions collectives de solidarité, les territoires perdraient beaucoup de leur énergie, de leur inspiration, de leur ouverture. Ils manqueraient tout simplement d’envie et d’espérance. C’est la raison pour laquelle le Crédit agricole Pyrénées Gascogne considère que le tissu associatif est un acteur majeur de la vie économique et attache tant d’importance à ses relations avec les associations. Plus de 900 associations sont devenues clientes en 2013, la plupart sociétaires de la banque, ce qui nous encourage !

Depuis juillet 2011, nous avons créé le Livret Sociétaire. Une épargne sécurisée, un taux de rémunération plus attractif que celui du Livret A pour ceux qui sont peu ou pas imposés , une épargne utile qui sert à financer les entreprises du territoire de moins de 5 ans (c’est la finance utile en circuit court), et une aide versée aux associations sous forme de Tookets, monnaie solidaire qui permet au sociétaire de choisir l’association du territoire qu’il souhaite voir aidée.

Fin 2013, Pyrénées Gascogne comptait 19.208 Livrets Sociétaires (25% de plus qu’en 2012), pour une collecte totale de 355 Millions d’Euros (+21%). Grâce à ses fonds, 273 Millions d’Euros de financements ont été accordés aux entreprises de moins de 5 ans d’existence. En 2013, ces Livrets Sociétaires ont permis de réunir 252.000 Euros pour aider les associations sous forme de Tookets (+29%).

La Carte Sociétaire date elle de février 2007 (un de mes premiers posts !).

Fin 2013, nous comptions 203.071 Cartes Sociétaires. Grâce à leur utilisation qui génère systématiquement une aide aux associations, c’est près de 700.000 Euros qui ont été réunis (en progression de 53% sur 2012). Pyrénées Gascogne a décidé qu’à partir de 2014, ces aides seraient versées elles-aussi sous forme de Tookets pour permettre aux sociétaires de choisir l’association qu’ils souhaitent soutenir.

Au total, Livrets Sociétaires et Cartes Sociétaires ont généré 951.953 Euros d’aides aux associations qui ont été utilisés de la façon suivante :

PG Associations (intérêt général) : 549.627 Euros

Fondation TOOK’eur (éducation, logement, santé, alimentation, lien social, recrutement, insertion) : 249.435 Euros

Fondation PG (dédiée aux jeunes – Initiatives Développement Durable, Clap Patrimoine) : 76.224 Euros

ETICoop (Ecole Territoriale pour l’Innovation et la Coopération – formation des  créateurs d’entreprises) : 76.667 Euros.

Les sociétaires ont décidé eux-mêmes de l’affectation de ces aides en versant les Tookets aux associations de leur choix, soit directement, soit lors de l’animation organisée sur FaceBook, pour 77.170 Euros. Notre souhait est bien sûr que cette distribution des Tookets directement par les bénéficiaires s’amplifie. Les Tookets non distribués par les clients sont toutefois tous distribués aux associations par la banque en respectant les priorités annoncées.

Ces chiffres, qui ne sont pas anecdotiques, témoignent du soutien aux territoires de notre Banque coopérative. D’autant qu’en ajoutant aux aides générées par les Livrets Sociétaires et les Cartes Sociétaires les autres subventions apportées par la Banque, le total des aides allouées en 2013 aux associations s’élève à 1.346.000 Euros.

Dans quelques jours débuteront les Assemblées générales des Caisses locales du Crédit agricole. Les 64 Caisses locales de Pyrénées Gascogne y invitent leurs 312.234 sociétaires. Avec près de 70% de clients sociétaires, c’est une personne sur trois de notre territoire qui est appelée à participer activement à la vie coopérative de la Banque dont les Assemblées générales sont l’expression la plus forte de la vie démocratique. Ces Assemblées donnent l’occasion de rencontrer les dirigeants (des membres du Conseil d’Administration et de l’équipe de direction seront présents à chacune), de faire le point sur la vie et les actions de la Caisse locale, sur celles de l’agence de proximité, et surtout, de s’exprimer, de faire part de ses avis et de ses souhaits, de demander des explications sur les décisions et le fonctionnement de la Banque.

On entend parfois critiquer les choix des banques coopératives, déplorer leurs investissements internationaux ou certaines de leurs activités. Mais peu de sociétaires s’impliquent pour apporter leur contribution aux débats et influencer la marche de leur Banque. Trop peu exercent le droit que leur donne leurs parts sociales d’exprimer leur voix et d’obtenir des éclairages. Le modèle coopératif fonctionne pourtant sur le principe « un homme = une voix » qui fait que la parole de chaque sociétaire est écoutée et compte autant que n’importe quelle autre. C’est aussi au cours de ces Assemblées que sont élus les représentants des sociétaires. Un modèle de gouvernance qui associe très étroitement les représentants des usagers de la banque aux professionnels chargés de sa gestion. La coopérative est donc organisée pour réaliser sa première mission qui est d’apporter des services pour tous, sur tout le territoire, et d’investir sur la durée pour que ces services soient toujours au meilleur niveau de qualité.

Quel est l’enjeu ? Pourquoi faudrait-il s’impliquer davantage ? Parce que les Banques coopératives ont besoin d’un sociétariat engagé pour bien réaliser leur mission. Elles ont besoin de l’expression de ceux qui vivent sur leurs territoires pour mieux répondre à leurs besoins, parce qu’elles ont le devoir, comme les autres et avec les autres, de préparer l’avenir, un avenir qui nous concerne tous. Bien sûr, chacun a le droit de penser qu’un service public ferait mieux les choses, ou qu’il faut de nouvelles formes de services communautaires, ou encore qu’il est possible de se passer des banques et de privilégier des relations de personne à personne, comme Internet le permet. On a le droit, bien sûr. Mais n’a-t-on pas aussi le devoir de faire vivre ce que nos prédécesseurs ont pensé et construit pour répondre au mieux aux besoins des usagers ? Et pour cela, de s’intéresser à ce que les coopératives peuvent apporter ?

En 2013, Pyrénées Gascogne a créé une nouvelle Caisse locale, entièrement dédiée au Tourisme. C’était pour nous indispensable pour comprendre les besoins d’une profession essentielle à notre économie qui prend des formes si diverses. Du travail de cette Caisse locale sont nées des offres bancaires spécifiques adaptées aux enjeux. Toujours en 2013, nous avons créé la coopérative Tookets (une SCIC) pour gérer cette monnaie sociale et solidaire au bénéfice des associations. Ces deux initiatives montrent, s’il en était besoin, la vitalité du modèle coopératif qui, sous des formes diverses, met toujours l’humain et le long terme en priorité.

Vous trouverez ici le calendrier des Assemblées générales qui se dérouleront du 06 février au 14 mars 2014.

Pour mémoire, le sociétaire de Pyrénées Gascogne peut bénéficier de la Carte sociétaire et du Livret sociétaire et contribuer ainsi à soutenir les associations du territoire ainsi que les entreprises de moins de 5 ans d’âge qui préparent notre avenir commun. Tout est là…

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