Archive pour la catégorie ‘Territoires - Associations’
Pour la troisième année, Pyrénées Gascogne publie son « Rapport Coopératif » auquel cette année nous ajoutons « Territorial » (Les Caisses régionales de Crédit agricole ont pris la décision de publier sous ce titre leur rapport de Responsabilité Sociale d’Entreprise – RSE). Vous trouverez ce rapport en cliquant sur l’image. (Il est aussi en ligne sur www.lefil.com, rubrique « Qui sommes-nous »).
Le fait que ce Rapport prenne un air de Rapport d’Activité n’a rien de surprenant. C’est plutôt le fait d’établir deux rapports différents qui devrait surprendre. Comme s’il y avait un temps pour l’action, la vraie, la sérieuse, et un autre pour penser aux impacts sur la société, sur l’avenir. Comme s’il s’agissait d’un devoir « à coté », d’un exercice obligé de communication. Nous entendons donc ce Rapport comme un état de nos actes et de nos ambitions, comme une photo des progrès réalisés dans l’année et de ceux que nous engageons. C’est un exercice pour aller plus loin, pour avancer, mais il n’est surtout pas « à coté » de la vie de l’entreprise.
Lors de l’Assemblée Générale de Pyrénées Gascogne, Eric Rousselin a donné des exemples d’actions de Pyrénées Gascogne. Regardez la vidéo en cliquant sur l’image. Le Rapport Coopératif comme cette vidéo montrent qu’il y a plusieurs dimensions à la RSE, des dimensions qui n’ont de sens qu’ensemble. Chacun connait les « piliers » social, économique et écologique du Développement Durable. Ils se retrouvent naturellement dans nos actions, autour des notions d’utilité aux clients et au territoire, de développement du potentiel humain, et de respect de l’environnement. Une autre dimension ressort, celle de co-construction et d’influence sur le territoire. Rarement mise en avant… elle me semble pourtant capitale !
Quel sens peuvent avoir sur la durée les actions d’entreprises qui agiraient chacune de leur coté, sans concertation, sans partage d’expérience, sans actions communes ? Chacune peut-elle avoir dans ce domaine qui concerne le bien commun, la collectivité, des politiques solitaires, qu’elles soient économiques, humaines ou environnementales ? Des politiques propres, oui, différentes, sans doute, mais solitaires, non ! La coopération est inhérente à la RSE, elle en est une des conditions. Dit autrement, agir responsable vis-à-vis d’un territoire et de ceux qui y vivent, c’est obligatoirement agir ensemble. J’aime bien la conclusion d’Eric : « Une banque coopérative doit être une banque du lien, une banque qui met en synergie tous les acteurs du territoire et qui leur permet d’avancer sur ce territoire. » Voilà un beau programme qui est au cœur de notre nouveau Projet d’Entreprise. Il n’est pas trop tard pour y contribuer d’ailleurs, c’est ici…
Vous pouvez accéder directement à chaque thème de la vidéo en cliquant sur ces images…
Au moment où la manne publique se fait plus rare, les associations sont confrontées au problème de leur financement. D’autant que les dons des personnes se réduisent et changent de nature. Les jeunes générations ne reproduisent pas les habitudes de leurs parents qui établissaient des chèques à date régulière pour soutenir des acteurs associatifs engagés dans l’humanitaire ou la vie sociale et répondaient volontiers aux appels télévisés à la solidarité (70% des donateurs ont 50 ans ou plus, 30% plus de 70 ans). Tout cela change et il devient plus difficile aux associations de boucler leur budget. Cela ne veut pas dire qu’il y ait moins de générosité, mais qu’elle change de forme et de nature. Il en est de même des aides des entreprises qui diminuent, crise oblige. Il n’est d’ailleurs pas facile pour une association de se trouver « sur la liste » d’une entreprise bienfaitrice, ni de convaincre ses dirigeants de continuer leur soutien.
Des innovations de nature très différentes méritent de retenir l’attention car elles montrent qu’Internet peut apporter des réponses, c’est-à-dire susciter l’intérêt des internautes et enclencher un acte solidaire (Aujourd’hui, 3% seulement des dons sont effectués sur Internet). MICRODON invite les salariés à donner à des associations les rompus de salaires. ZeGIVE permet aux acheteurs sur Internet d’augmenter leur achat de quelques Euros pour aider une association, démarche intelligente qui place l’acte de solidarité sur le parcours du client. Il y a aussi TOOKETS qui permet aux clients de choisir l’association qu’ils souhaitent voir aider par l’entreprise, toujours sur Internet (78 % des Français attendent des entreprises la prise en charge des questions sociétales). Ces services, finalement assez complémentaires, font le pari qu’il est possible de provoquer de nouvelles habitudes et de répondre ainsi très concrètement aux besoins de financement du monde associatif.
S’agissant de TOOKETS, désormais géré sous forme coopérative (une SCIC), le développement est bien engagé. Les clients des Crédit agricole Pyrénées Gascogne et Aquitaine sont déjà 41.300 à en avoir bénéficié, et quelques 873 associations sont inscrites au programme et peuvent donc recevoir des fonds. Au total, 42,6 millions de TOOKETS, ce qui équivaut à 426.000 Euros, ont déjà été distribués. Ce qui est certain, c’est qu’en donnant la main au client pour choisir l’association à aider, TOOKETS fait le choix de la transparence et de la confiance et privilégie le participatif. Ce qui peut paraître surprenant de la part d’une banque est logique de la part d’une coopérative…
Pyrénées Gascogne vous ouvre sa “boîte à idées”. Que vous soyez client, sociétaire, élu de Caisse locale, salarié de la banque ou simple voyageur du Oueb de passage sur le site, du moment que la démarche vous intéresse, vous pouvez accéder à www.lespritdeservice.fr. Consultez les idées déjà émises, votez pour celles qui vous paraissent les plus pertinentes, rédigez votre propre suggestion, proposez-la en quelques mots à la communauté. Vous avez la parole ! Dites-nous ce que Pyrénées Gascogne peut faire de plus, de mieux, pour vous, pour ses clients, pour ses territoires. Proposez ! Votez !
Cet appel aux idées, nous le lançons au moment où Pyrénées Gascogne travaille à son Projet pour les prochaines années. Il est essentiel pour nous de connaître vos attentes. Parce que nous sommes plus forts en coopérant. Parce qu’ensemble nous avons plus d’idées. Parce que nous parlons de notre avenir à tous…
“Construisons ensemble la banque qu’il vous faut !”, c’est tout simple, c’est ouvert, c’est ici… Attention, jusqu’au 30 avril seulement !
Voilà quelques mois déjà que le TOOKETS a fait irruption dans la vie associative française. Cette monnaie complémentaire, définie par ses fondateurs comme «associative et solidaire», est maintenant gérée par une coopérative (SCIC – Société Coopérative d’Intérêt Collectif) réunissant en quatre collèges des associations, des entreprises, des personnes et le Crédit agricole qui, depuis le Sud-Ouest, soutient l’initiative.
Tout le monde reconnait l’importance des aides d’entreprises à associations. Celles-ci ont besoin de trouver de nouveaux modes de financements au moment où les aides publiques se réduisent et où les particuliers changent leur mode de soutien. Quant aux entreprises, elles souhaitent exprimer de façon plus forte et plus visible leur responsabilité sociale et locale. Le TOOKETS répond à ces attentes en donnant de surcroît la parole aux clients qui choisissent l’association bénéficiaire des fonds. Si bien que, lors des conférences et réunions que TOOKETS organise (il était jeudi à Bordeaux, photos de gauche), ce n’est pas tant la monnaie et son usage qui font débat, que son nom. «Pourquoi TOOKETS? N’auriez-vous pu trouver un nom plus français, plus marquant ?» Les membres de l’équipe coopérative restent muets de surprise face à cette question bizarre. TOOKETS ? Mais pour eux, c’est naturel, c’est évident…
Alors pourquoi TOOKETS ? A ceux qui trouvent le nom ridicule on peut répondre que Google ou Yahoo sont entrés dans le langage familier avec des noms plus étranges encore comportant le double “o” eux-aussi… On peut aussi rappeler que TOOKETS a été pondu par le volatile nommé TOOKAM, trublion espiègle et facétieux qui continue de rajeunir la banque de ses couleurs vives et de ses chants inédits… Et expliquer que dans le préfixe TOOK il y a l’idée de saisir, de prendre pour donner, et dans le suffixe ET, diminutif amical, celle d’affection, de sympathie. Ne sont-ils pas petits et sympathiques les porcelets, les maigrelets, les ballonnets, les coquelets, les blondinets, les grassouillets, les gringalets et même les flageolets ? Et le TOOKETS n’est-il pas, lui aussi, petit et sympathique ? Ces explications ne suffisent visiblement pas à convaincre et les perplexes persistent à penser que le TOOKETS manque de sérieux et serait plus approprié pour désigner un monôme estudiantin qu’un service financier !
Je me dois donc de donner l’origine académique et incontestable du TOOKETS. La vérité est que cette monnaie a été baptisée en hommage à l’un des plus importants économistes de l’histoire, je veux parler de Thomas TOOKE. Pour cet économiste britannique (1774 – 1858), chef de file de la Banking School, rivale de la Currency School, la quantité de monnaie en circulation doit s’ajuster aux besoins des agents économiques et non aux réserves d’or et d’argent, quitte à accepter un certain laxisme monétaire. Oui, TOOKE a défendu la monnaie pour ses utilités ! Dès lors, n’était-il pas juste et légitime de célébrer le bicentenaire de ses premiers écrits en lui consacrant une monnaie fondamentalement utile, «petite et sympathique» de surcroît ? C’est ce qui a été fait ! Le TOOKETS est donc un hommage à TOOKE, et il est d’ores et déjà bien acté que lorsque la coopérative frappera monnaie, l’effigie de cet homme respectable y sera évidemment gravée (en photo à droite).
Depuis juillet 2011, Pyrénées Gascogne propose à ses clients le Livret Sociétaire. Le principe de cette épargne est simple : il s’agit d’une épargne de proximité (puisque le livret est destiné aux épargnants de nos trois départements) qui sert les investissements de proximité (les fonds collectés sont employés en totalité pour financer les entreprises, en priorité celles de moins de cinq ans d’âge). Ce Livret sociétaire a aussi vocation à soutenir les associations du territoire selon les priorités que nous donnent les clients, et ceci grâce aux TOOKETS, monnaie sociale et solidaire qui est distribuée aux sociétaires en fonction de leur épargne et qu’ils peuvent ensuite offrir à l’association de leur choix. Je crois que nous sommes la première banque à avoir créé une monnaie complémentaire. Vous me direz…
Voici les chiffres de collecte, de crédits, et d’aides apportées aux associations grâce au Livret Sociétaire :
Encours de Livret Sociétaire à fin octobre : 292 M€
Encours de prêts aux jeunes entrepreneurs et aux associations du territoire : 220 M€
Nombre de TOOKETS distribués aux clients : 14.500.000
Aides apportées par le Crédit agricole aux associations grâce aux TOOKETS : 145 000 €
Nombre d’associations adhérentes au programme TOOKETS : 590
Le Livret sociétaire, rémunéré à 2,25%, est un livret d’épargne consacré au territoire, à la rémunération des épargnants du territoire, au financement des entreprises du territoire, et qui apporte une aide aux associations du territoire. Mieux qu’un discours, il porte clairement nos valeurs coopératives de proximité et de solidarité. Sans le territoire, la banque coopérative n’est rien, et sans l’appui de la banque coopérative à la création et au développement des entreprises, sans les aides qu’elle apporte aux associations, le territoire serait bien moins dynamique. C’est les uns avec les autres que se construit la force, c’est en coopérant qu’on est plus solide plus longtemps, et c’est ce qu’on appelle le mutualisme !













