DURABLE (3)

Toujours dans la série « Semaine du développement durable », je tiens à rendre hommage à Muhammad Yunus. Tout le monde sait maintenant qu’il a été évincé de la banque qu’il a lui-même créée. Tout le monde a compris qu’il avait dérangé en s’immisçant dans la vie politique du Bengladesh. Il devait donc partir, et il est parti. Mais ceux qui le chassent savent-ils bien ce qu’ils font ? Oui, il en a fait un peu trop ici ou là. Oui, il y a des Institutions de micro-finance qui ont dérapé. Oui certaines sont allées réaliser de belles plus-values en bourse. Oui, certaines ont appliqué des taux d’intérêt indiscutablement trop hauts. Oui, oui, oui, mais… Yunus a fait bouger le monde. Yunus a mis sous les projecteurs la capacité des plus pauvres à entreprendre, à se « prendre en main ». Yunus a rendu leur honneur, leur dignité à des milliers de femmes et d’hommes. Certains mettent en avant les suicides que l’endettement par le microcrédit a provoqués. Mais combien de vies sauvées en face, et combien de vies relevées ? Et combien de répliques, d’initiatives, de nouveaux espoirs un peu partout dans le monde? Existe-t-il un pays où on ne parle pas de microcrédit? L’honneur de ce début de siècle serait de dire haut et fort un immense merci à Yunus, pas de le laisser «jeter» comme un voleur. Si on ne le fait pas pour lui, il faut le faire pour sauver un tout petit truc qui s’appelle l’espérance. Un petit truc dont nos enfants vont avoir formidablement besoin. Merci Yunus !

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