JOYEUX !

Classé dans BANQUE et FINANCES, IMPACTS de PROXIMITE par sur 21 octobre 2014 0 Commentaire

 

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Si, comme moi, vous êtes plutôt d’un naturel enthousiaste, vous vivez sans doute difficilement cette période de morosité qui dure depuis… Depuis ? Aussi loin que je m’en souvienne, la France est nostalgique. Les prophètes du déclin étaient déjà là dans les années 1960, avec les conflits du Viêt Nam, de l’Algérie et la fin des anciennes colonies ; dans les années 1970, avec l’inflation et les chocs pétroliers ; dans les années 1980, avec l’impuissance assumée de l’Etat à intervenir sur les marchés ; dans les années 1990, avec la mondialisation, la popularisation d’Internet et l’instauration d’un nouvel ordre économique mondial ; dans les années 2000, avec la montée en puissance de la Chine et l’arrivée de l’Euro. Combien de fois ai-je entendu au cours de ces années (50 ans quand même !) « Tout cela ne présage rien de bon ! », ou encore « Pauvre France, décadence ! » qui était une des formules favorites (mais ironique) de ma grand-mère Joséphine !

Ce qui est terrible dans ce sentiment de déclin, c’est qu’alimenté régulièrement par des orateurs et scribouillards de tous genres, il pourrait bien durer 50 ans encore. Mais à quoi sert-il au juste ? A rien ! Si ce n’est à nous convaincre que nous sommes décidément malheureux et que nous avons bien des raisons de l’être ! Je serai décidément toujours du côté de ceux qui ne se laissent aller ni à la nostalgie, ni à l’attente d’un quelconque héros porteur de tous les remèdes… C’est aux femmes et hommes de regarder les choses lucidement, et de décider (ou non) d’agir. Le seul vrai déclin est sa propre résignation, le reste n’est qu’orgueil.

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J’ai participé avec un réel plaisir à la convention, vendredi dernier, qui réunissait tous les conseillers du Crédit agricole mutuel Pyrénées Gascogne qui s’adressent aux agriculteurs, aux professionnels, et aux entreprises du territoire. Il y avait là de l’espérance. De l’espérance raisonnée. Parce qu’il y a partout des projets qui surgissent ici ou là. Des projets à encourager, accompagner, faciliter. Des projets qui ont besoin d’un regard extérieur, d’une écoute bienveillante, et d’un soutien professionnel.  Nous avons parlé là du rôle fondamental du banquier qui n’est pas de dire « je finance » ou « je refuse », mais bien de comprendre l’intention, d’apprécier l’intérêt de l’entreprise pour le territoire, et de tout faire pour qu’elle se concrétise. C’est fou tout ce qui bouge et qui prépare le monde de demain. Et voilà à quoi nous devrions consacrer notre énergie de vivants !

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