Depuis maintenant deux ans, le Crédit agricole mutuel Pyrénées Gascogne demande à ses clients s’ils sont satisfaits de leur banque. Deux fois par an, nous posons huit questions sur le site www.lefil.com pour qu’ils nous disent ce qu’ils pensent de l’accueil qui leur est réservé, des conseils qui leurs sont donnés, des propositions qui leurs sont faites, de leur relation avec leur agence.
Plus de 11.000 clients ont répondu à cette enquête en décembre 2011, et nous constatons avec plaisir que plus de 8 clients sur 10 se disent satisfaits et 1 sur 2 « très satisfaits ». Des chiffres en progression constante et régulière depuis deux ans et qui sont mis en ligne dès la fin de l’enquête sur le site ici (ou en cliquant sur l’image).
Beaucoup de clients nous ont laissé des commentaires et nous les en remercions. Il y a ceux qui disent pourquoi ils sont satisfaits et cela fait plaisir. Il a ceux qui se plaignent de telle ou telle chose, et nous intégrons leurs remarques aux actions de progrès de nos agences et de nos services.
Je félicite ici tous les membres du personnel de Pyrénées Gascogne qui se mobilisent pour la satisfaction des clients et voient ici leurs efforts reconnus. Ils continuent de faire vivre une banque coopérative, entièrement concentrée sur son utilité et sur l’accompagnement de ses clients, au service de tous partout sur son territoire…
Ce post est l’occasion de rappeler que le mutualisme n’est décidemment pas une affaire de mots mais bien de preuves, et que ces preuves ne sont pas données une fois ici ou là, par l’un ou par l’autre, mais bien par tous et tout le temps…
La période s’y prête, alors parlons un peu des produits du terroir. Une mention particulière pour le Haricot Tarbais. Ce haricot aux formes régulières et à la peau fine nécessite un temps réduit de cuisson et procure une saveur maximale. Les bigourdans en Hautes Pyrénées cultivaient ce haricot en association avec le maïs et en produisaient en 1881 plus de 3.000 Tonnes sur 18.500 Hectares. L’intensification du maïs en monoculture a eu raison de cette production. Elle est heureusement sauvée aujourd’hui grâce à une douzaine d’agriculteurs qui ont entrepris il y a 25 ans de la relancer. Ils créent en 1988 une Coopérative pour apporter les conseils et services nécessaires aux adhérents et assurer la promotion et la commercialisation du produit. En 1997, le Haricot Tarbais est le premier haricot à être distingué par le Label Rouge et il obtient en 2000 l’Indication Géographique Protégée (IGP). Il y a aujourd’hui 60 adhérents qui cultivent plus de 200 hectares et produisent environ 150 tonnes de haricot par an. Vous pouvez commander en ligne sur le site http://www.haricot-tarbais.com/
Voilà du « fabriqué en France », et du « produit ici ». Vous me direz avec raison que les territoires de Pyrénées Gascogne regorgent de pépites gastronomiques et qu’il est bien difficile de choisir. Alors je vous suggère de visiter les sites des producteurs qui nous ont fait confiance en utilisant notre offre e-commerce qui leur permet d’être présents dans la vente en ligne en plus de la vente sur place qu’ils pratiquent également. Une boutique augmentée en quelque sorte. Vous trouverez ici une sélection de producteurs, charcuteries de pays, produits d’oie ou de canard, ici encore, fromage basque, piment d’Espelette, ou vin du Gers. A titre d’exemple mais aussi de suggestion, parce que ces producteurs méritent d’être connus, et que tout cela accompagne bien le fameux haricot…
Noël renvoie chacun de nous à des souvenirs d’enfance, à des visages rassurants, familiaux, parfois disparus. Et malgré la préemption des marchands de jouets, de parfums, de tablettes électroniques ou de chocolats, Noël reste Noël. Une fête du bonheur d’être ensemble, en famille le plus souvent, à distance parfois, mais ensemble.
On nous dit que la France est et reste médaille d’or au championnat mondial du pessimisme. Ce n’est pas réjouissant et c’est de nature à donner le bourdon aux derniers optimistes du pays. Parce que le pessimisme, c’est comme la dette publique, ce peut être contagieux. Mais heureusement, l’optimisme est lui aussi contagieux ! Tiens, voilà une bonne réflexion pour Noël : renversons les choses et affirmons-nous en optimistes invétérés. Contaminons !
Noël, c’est aussi la fête de la générosité. Comment va la générosité d’ailleurs ? Plutôt bien si on en juge par les dons faits aux associations. Mais la générosité est devenue suspecte. De plus en plus suspecte. Quelques scandales financiers dans telle ou telle association humanitaire ou sociale ont instillé le doute sur les motivations des membres. Mais aussi et surtout, la générosité est un accroc à l’individualisme ambiant, elle le froisse. Elle le prend à rebrousse-poil en quelque sorte. Essayez d’offrir un billet de spectacle à ceux qui font la queue à l’entrée de la salle, neuf personnes sur dix refuseront. Parce que c’est inhabituel, et ce qui est inhabituel est douteux. Face à cette perception, il faut que la générosité fasse de la résistance parce qu’elle est une part essentielle de l’humain.
Un conseil ? Si vous n’en avez pas encore souscrit, ouvrez un Livret Sociétaire. Votre argent servira à financer les jeunes entreprises du territoire, ce qui est déjà très utile. En plus, vous recevrez des Tookets, une monnaie qui vous permettra de décider des associations que vous voulez voir aider. Si vous n’êtes pas client du Crédit agricole Pyrénées Gascogne, faites l’expérience Tookam, la banque la plus sympa du net. Tous distribuent des Tookets. Le Tookets est un véhicule de co-générosité, de la générosité ensemble, selon les sensibilités de chacun. Voilà de bonnes idées de cadeaux…
J’ai fait ces derniers jours des rencontres marquantes avec les « nouvelles générations ». Parce qu’enfin, il va bien falloir reconstruire sur le champ de bataille de la dette. Et qu’après tout, il est vain de se crisper sur le court-terme dont on voit bien maintenant qu’il sera marqué en Europe par une sévère dépréciation des actifs et par la stagnation de la croissance. C’est maintenant que se prépare la suite et c’est sur elle qu’il faut se concentrer…
A Auch, puis à Pau, aux cotés d’Eric Rousselin, notre DRH (entre autres), j’ai échangé avec les nouveaux recrutés de Pyrénées Gascogne. Ils portent haut des valeurs d’équipe, d’entraide, de solidarité. Ils veulent « un Crédit agricole à qui on fait confiance », « ancré dans la relation de proximité ». Ils ont envie de « vivre leur vie » dans l’entreprise, « d’écouter et aider les clients », de « s’adapter à leur diversité ». Ils voudraient « mieux connaître le travail de leurs collègues », et puis « moins de papiers » et « du tri sélectif dans les bureaux ». Ils voient dans l’ensemble l’avenir en promesses. Revigorant, lucide, et tellement raisonnable. Du bon sens quoi… Merci à eux tous, et bonne chance !
Vendredi, rencontre avec l’équipe d’Immersive Lab. Cette PME dirigée avec talent par David Castéra a créé 14 emplois à Oloron-Sainte-Marie dans une indifférence quasi-générale. C’est injuste mais c’est normal car David Castéra est de la race des modestes, un fort en tennis qui se concentre sur la technique et sur la balle. Plein de projets, plein de travail, de responsabilité, dans les mots de Stéphane, Yannick, Simon, David, Vincent, Franck, Romain, Etienne, Marina, Henri, Pette, Mickael et Richard (à Paris pour raisons commerciales). Grâce à eux, dans quelques semaines, Immersive Lab présentera AMPHI-B, une solution vraiment nouvelle et efficace pour organiser des conférences à distance ou présenter un fleuron du patrimoine par exemple, et puis aussi une solution de e-tourisme en complément du e-commerce déjà opérationnel, et puis Pelikam qui va sortir de son œuf en suivant à la trace Kam, Léo, le Tookam et les Tookets. Générateurs d’avenir en quelque sorte…
C’est fou ce que le territoire recèle de talents. Qui le voit ? Qui le sait ? Qui le dit ? Et pourtant, c’est dans ces équipes de terrain, dans leur technicité, leur volonté de faire, que se prépare notre avenir. J’ai confiance dans le pays et dans l’Europe pour ça. Parce que derrière les statistiques et les idées, il y a des jeunes qui, sans se prendre la tête, ont la volonté de bien faire leur boulot. C’est eux qui sont « la lumière au bout du tunnel ». C’est eux qu’il faut suivre…
( Ceux qui regrettent que ce site n’ai pas parlé cette semaine de la crise financière pourront lire l’excellente note du blog de Kametleo qui dit l’essentiel sur le dernier sommet de Bruxelles. C’est ici… )
On ne s’ennuie pas en ce début de XXIème siècle : éclatement de la bulle Internet, crise des « subprimes » et maintenant celle du surendettement public, pour ne parler que des événements économiques d’ampleur mondiale. Si l’on s’attache à observer la succession de ces crises, il est frappant de constater que les armes utilisées par les « pompiers » pour éteindre les incendies présentent la double caractéristique de contribuer au développement de la crise « suivante » et d’être de moins en moins efficaces. Ainsi, pour sortir des impacts récessifs de l’éclatement de « l’exubérance irrationnelle des marchés », du monde Internet, une politique de taux bas à conduit les financiers à imaginer des montages de plus en plus sophistiqués pour « créer de la valeur », conduisant à une bulle de l’endettement privé. C’est au cours de cette période qu’ont été inventés les dérivés de crédit qui se sont développés de façon exponentielle et qui ont conduit à la crise, d’origine américaine, dite des « subprimes ». Celle-ci a touché, à des degrés divers, l’ensemble du monde financier, avec comme point d’orgue, la faillite de la banque Lehman Brothers. L’arme des taux bas ayant déjà été largement utilisée, ce sont les Etats qui ont pris le relais pour soutenir l’économie, à grand coup de déficits budgétaires et donc d’aggravation de leur endettement, créant de fait une bulle de l’endettement public. Jusqu’à ce que le poids de son remboursement devienne insupportable pour certains, dans un contexte de croissance molle et de gouvernance faible. Nous en sommes-là, avec des risques de contagion liés à la forte imbrication des économies entre elles. Le débat du moment concerne l’usage ou non de la dernière arme utilisable par les « pompiers » : les Banques Centrales. Il est sans doute souhaitable que celles-ci achètent de la dette publique, avec pour contrepartie une création monétaire sans précédent, pour contenir les taux longs à des niveaux supportables. Cette politique a d’ores et déjà été pratiquée par la FED et la Banque d’Angleterre. La BCE est plus réservée. De par son mandat, elle ne s’y sent pas autorisée et ce d’autant plus que l’Allemagne s’y oppose par orthodoxie monétaire et sans doute en raison du souvenir cuisant de l’hyperinflation qu’elle a connue au tournant des années 1920. L’usage de cette force de frappe devient chaque jour de plus en plus nécessaire pour sauver ce qui peut l’être, mais, ce faisant, ne préparons-nous pas la prochaine crise qui pourrait être celle de l’hyperinflation ?
Et pendant ce temps, on en oublie la Conférence sur le climat qui va se tenir, à Durban, du 28 novembre au 9 décembre. En 2009, les engagements pris à Copenhague de contenir le réchauffement à 2° C, d’ici la fin du siècle semblent, d’après les derniers rapports des experts, de moins en moins atteignables, faute d’efforts suffisants de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Les projections tablent sur une réchauffement se situant dans une fourchette de 2,5°C à 5°C. On va donc vers un monde où les catastrophes climatiques risquent de s’enchaîner, avec, à l’image de la succession des crises économiques, des conséquences toujours plus graves, pouvant aller jusqu’à un risque d’emballement climatique irréversible. Heureusement, il paraît que le pire n’est jamais certain…


