RÉSEAUX SOCIAUX ET OPTIMISME

Classé dans ACTUALITES et HUMEURS, INNOVATIONS par sur 29 septembre 2013 1 Commentaire

J’attends avec moins de plaisir les messages que me livrent Tweeter, FaceBook et autres. Moi-même, je blogue moins, twitte moins, publie moins… Pourquoi ce malaise ? Pourquoi au plaisir d’échanger, de découvrir, d’apprendre succède cette forme de lassitude et de frustration ? Je tente une réponse : l’augmentation des publications critiques et caricaturales, des commentaires médisants et calomnieux.

Des gens qui parlaient il y a peu de leurs plaisirs, de leurs envies, de leurs découvertes, n’hésitent plus à clavioter des ressentiments spontanés ou des prises de position extrême, surfant sur l’émotion pour en appeler à la peine de mort ou la vengeance sauvage. Le Gouvernement (l’actuel comme le précédent) essuie une tempête verbeuse affublé de tous les noms d’oiseaux et des qualificatifs les plus déshonorants. Qu’il décide, il a tort. Qu’il ne décide pas, il est lâche. Les sélectionneurs et les grands patrons en prennent autant. Bref, l’image que nous renvoie de plus en plus le net est celle d’un pays peuplé de gens formidables, intelligents, travailleurs, performants, avisés, justes, compétents, qui auraient laissé les commandes à des incapables.

Ce jeu de massacre qui s’installe sur les réseaux sociaux influence les journalistes des grands médias qui en rajoutent. Les interviews tournent aux attaques en règle et les chroniqueurs se permettent d’affirmer avec le sourire que bien entendu on a encore décidé le contraire de ce qu’il fallait. Quand ils ne concluent pas leur intervention d’un « c’est tout le système bien sûr qui doit être revu ». Avec ça, on avance ! Cette indignation permanente escamote la complexité des choses et nourrit chez le peuple le sentiment que la situation du pays pourrait être redressée facilement et sans effort.

Je pense que les usagers des réseaux sociaux ne devraient pas se prêter à ce jeu de massacre. Pionniers de ces médias, usagers de la liberté d’expression, n’ont-ils pas le devoir d’utiliser cette liberté avec raison et mesure ? Quand la République est fragilisée, et ce n’est pas la première fois de son histoire, ne vaut-il pas mieux parler peu et parler juste ? Il est des temps où le vrai courage consiste à défendre l’espérance, surtout quand peu de monde y croit…

A titre d’exemple, voici une note pleine d’optimisme qui mérite le détour (cliquez sur l’image) :


A propos de l'auteur ()

Pour en savoir plus sur l'auteur, cliquez sur l'onglet "Qui suis-je ?".

Commentaires (1)

Url de rétrolien | Flux RSS des commentaires

  1. François M dit :

    Le vrai courage consiste à défendre l’espérance. Et encourager l’esprit d’entrepreneur en soutenant celles et ceux qui prennent des risques et assument des responsabilités. Gardons la foi !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *