RSE ET TRANSFORMATION

calamar RSE

Pour certaines entreprises, la RSE (Responsabilité Sociale des Entreprises) reste un phénomène de mode, ou une matière à communication. On établit une Rapport annuel sur papier recyclé à côté de la belle plaquette en papier glacé du Rapport d’activité. Ce n’est pas très sincère. Pour d’autres, la RSE est une affaire de normes, de labels, de contraintes. Une exigence règlementaire. Ce n’est pas très joyeux. C’est bien dommage, car la RSE peut être sincère et joyeuse. Elle peut donner à l’entreprise des expressions fortes et personnelles, faites de choix libres, à très forte valeur. Il faut pour cela résister aux conformismes et ne pas s’en tenir à la seule application des règles. Il faut innover !

Car la RSE peut devenir pour toute entreprise son premier domaine d’innovation et inspirer de nombreuses décisions pleines de sens. Pourquoi ? Parce qu’elle concerne tout le monde et toutes les activités : le parc de véhicule et le co-voiturage, l’écoute des collaborateurs et des clients, la bienveillance dans le traitement des contentieux, le choix des partenaires et des fournisseurs, le dialogue avec les parties prenantes, les mesures de réduction des consommations, la production d’énergies renouvelables, les dispositifs de compensation carbone, l’éthique dans la relation avec les clients, la conception de produits et services utiles, la sincérité de la communication, le fonctionnement de la Gouvernance, les placements financiers… Il n’est pas un métier, pas une activité, qui ne puisse répondre à la question : « Que pourrions-nous faire pour être plus responsables ? ».

Cette universalité fait de la RSE le premier moteur de transformation de l’entreprise, plus puissant encore que le digital auquel cette transformation est trop rapidement réduite (comme l’explique ici Julien Devaureix dans son billet « La poudre aux yeux de la transformation digitale »), plus aussi que le collaboratif qui en est un des ingrédients. C’est par la RSE, capable de susciter l’adhésion de tous sur des objectifs bien compris, que nos entreprises peuvent se transformer en profondeur. Pour peu bien sûr qu’elles décident de quitter le banc !

Parfois (rarement) un calamar quitte le banc. Il descend alors pour une longue plongée solitaire. Avec le temps, en descendant encore et toujours, un phénomène assez mystérieux que les savants appellent le géantisme des profondeurs fait de lui un calamar gigantesque. Il est alors capable d’affronter et de vaincre l’ennemi juré de sa race, le grand cachalot. Car celui qui est le premier prédateur des calamars, qui provoque des ravages dans leurs bancs, n’a qu’un seul ennemi crédible : le calamar géant. (lire « l’Innovation joyeuse ou l’allégresse du calamar »)

Restons en bancs, imitons-nous les uns les autres, faisons toujours pareil, et les grandes peurs qui sont les nôtres finiront par nous avaler. Adoptons au contraire une démarche personnelle, singulière, faite d’audace, de fantaisie, d’imagination, et nous pourrons les dépasser. Voilà pourquoi il faut innover joyeusement ! En commençant par la RSE, puisque c’est bien un domaine où chacun peut vraiment agir, et en sachant pourquoi…

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