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jeudi 19 juin 2008

Energie, environnement, innovations !

Renée TALAMONA, qui assume les délicates fonctions de Directeur général adjoint de Pyrénées Gascogne, a présenté sur Radio Monte Carlo les quelques initiatives que nous prenons pour réduire nos déplacements et les émissions de gaz à effets de serre. Cet intérêt médiatique est positif parce qu'il va nous encourager à aller plus loin... et il y a encore beaucoup de marges de progrès. Voilà encore un domaine où nous devons faire preuve d'initiative et d'imagination.

Que ceux, clients, élus, collaborateurs de Pyrénées Gascogne qui ont des idées en fassent part... dans ce domaine comme dans d'autres, il n'est pas rare que les meilleures idées soient dans les têtes des "taiseux".

Ecoutez-la ici : l'interview de Renée Talamona sur Monte Carlo

lundi 12 mai 2008

Utile et Durable

La crise financière qui sévit en ce moment, et répand dans les bilans des banques du monde entier les mauvais crédits immobiliers américains, nous remet brutalement et sévèrement quelques vérités à l’esprit :

1/ La vie des marchés financiers est tout sauf un long fleuve tranquille. Tous les dix ans en gros, ils ont la fâcheuse manie de prendre un coup de fièvre. Et toutes les régulations, toutes les sécurisations, pourront réduire les risques mais ne les détruiront jamais tout à fait… la preuve !

2/ Les crises financières, quoiqu’on puisse en dire, finissent toujours par coûter cher à tout le monde. A chaque crise nouvelle nous entendons qu’elle ne ressemble à aucune autre, et nous n’en percevons ni les causes profondes ni toutes les conséquences qu’elle ne se soit totalement exprimée. C’est à dire trop tard. En attendant, comme des bons sorciers, des tas de spécialistes entament la danse du ventre en nous expliquant qu’elle est finie…la preuve !

3/ Qu’il s’agisse de l’enthousiasme pour les mines d’or, pour les chemins de fer soviétiques, pour l’explosion de l’Internet ou encore de l’enrichissement par le crédit immobilier des américains fauchés, chaque crise commence par une utopie, un rêve fou, des espoirs exagérés, et l’espérance de gains rapides pour ne pas dire immédiats.

Le remède est pourtant connu. Nous pourrions éviter de telles mésaventures en résistant à la pression du court-terme. Difficile ! Tant tout se ligue pour nous faire croire que chaque jour, tout est nouveau, tout est événement, rupture ou record. Comment, dans ce milieu qui hyper-médiatise les excès de toutes natures, donner son temps à la lenteur ? Comment donner leur chance aux maturations, aux germinations ? Imaginons un journal télévisé qui commencerait pas « rien d’important aujourd’hui » ou une chronique boursière par « sixième mois consécutif de calme parfait sur les marchés ». Aucun intérêt ! L’homme moderne a besoin de stresser sa courte histoire et avec elle, son univers, son environnement, sa société.

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Et pourtant, c’est bien l'exigence du développement durable que de renoncer à ce comportement. Le juste compromis entre nos besoins et ceux de nos héritiers, la préservation de l’environnement, le respect d’une gouvernance équilibrée, tout cela demande de penser les choses sur la durée, pas à court-terme. Les entreprises coopératives et mutualistes comme la nôtre, qui sont là pour être utiles et durer, doivent vérifier qu’elles ne l’oublient pas…

samedi 26 avril 2008

Sagesse et frites sauvages

Connaissez-vous Julos Beaucarne, belge et poète? Sa vie a basculé il y a 33 ans quand sa femme de 33 ans a été assassinée. En 33 heures il a converti son désespoir en un texte d'une parfaite humanité que vous trouverez ici.

Julos raconte l'histoire édifiante d'un maître hindou, qui se promène dans les jardins avec trois disciples: "Ils regardent pousser les pissenlits, ils regardent pousser les radis, ils regardent pousser les salsifis... et par terre, les pommes de terre, les frites sauvages."

Tout à coup, ils s'arrêtent devant une salade qu'une limace vorace est entrain de dévorer. Ce que voyant, le premier disciple n'écoutant que son courage écrase la limace d'un coup sec. Le deuxième disciple se tourne alors vers le maître et lui dit dans une violente colère : "Regardez, Maître, ce qu'il vient de faire! Il vient d'écraser une créature de Dieu! N'est-ce pas un crime?" Et le maître lui répond: "Tu as raison mon fils".

Le premier disciple se défend : "Mais enfin, maître, si j'ai écrasé cette limace, ce gastéropode non encoquillé, c'est qu'il était entrain de manger notre dîner! N'ai-je pas eu raison?" Et le maître lui répond : "Tu as raison mon fils".

Le troisième disciple, qui jusque là n'avait rien dit, se tourne alors vers le maître: "Mais enfin, Maître, ils disent tous les deux quelque chose de contradictoire! Ils ne peuvent pas avoir tous les deux raison! Ai-je raison?" Et le maître lui répond : " Tu as raison mon fils".

dimanche 20 avril 2008

Une nouvelle révolution Gutemberg ?

Le monde de la connaissance n’a jamais été aussi foisonnant qu’aujourd’hui. Les éditeurs n’ont jamais autant publié, les médias d’information doublent leurs publications «papier» par des publications «électroniques», la messagerie et la transmission de documents sous forme électronique dominent notre quotidien professionnel. Enfin, Internet devient une source d’informations essentielle, qu’il s’agisse d’accéder à des services de la vie courante ou à des informations plus encyclopédiques.

Paradoxalement, la plupart d’entre nous utilise l’interface «papier» pour accéder à ces informations. La lecture sur écran, si elle est utilisée pour des textes courts, n’a pas trouvé son public quand il s’agit de lire un document dépassant dix pages, le lecteur préférant, la plupart du temps, imprimer le document. A fortiori, il ne viendrait à l’idée de personne d’entreprendre la lecture d’un roman sur l’écran d’un ordinateur.

Il y a donc une vraie révolution de nos comportements à entreprendre. Celle-ci interviendra sans doute quand la technologie mettra à disposition du public une «interface» légère, facile à utiliser, transportable, autonome en énergie et procurant un aussi bon confort de lecture que le traditionnel papier imprimé.

Cette révolution est sans doute proche, mais force est de constater que, pour le moment, toutes les tentatives pour lancer le « livre électronique » ont échoué. Et pourtant, quel plaisir de pouvoir transporter dans sa poche la bibliothèque de ses rêves, comme les lecteurs MP3 permettent de se promener avec l’intégralité de sa discothèque.

Les nostalgiques du livre diront que l’on y perdra sans doute en sensualité. C’est vrai. Qui n’a pas été sensible à la vue d’un beau livre, au toucher d’un papier « bible », voire à l’odeur d’un livre ?

En contrepoint, cette révolution comprend indéniablement des enjeux au plan d'un développement plus respectueux de notre environnement. Quel impact de la généralisation des supports numériques sur la déforestation ? Un autre enjeu tout aussi important concerne l’accès à la culture, à un moindre coût, par le développement de bibliothèques virtuelles, à l’image du site GALLICA 2 créé par la BNF. Contrairement à l’anticipation du roman «Fahrenheit 451», il ne s’agit pas de brûler les livres mais au contraire de les rendre davantage accessibles à un plus large public.

Pour le moment et pour les libraires, y compris pour les « majors » de l’Internet comme l’emblématique AMAZON.COM, le «physique» l’emporte largement sur le «virtuel». Le jour est sans doute proche où la part de l’un et de l’autre vont s’inverser sous l’effet de cette nouvelle révolution «Gutemberg» qui va bouleverser le modèle économique de ce secteur.

dimanche 13 avril 2008

Les nouvelles jacqueries

Sous l’effet de la hausse des prix des produits agroalimentaires, les révoltes des plus démunis se multiplient à travers le monde et comme souvent, ce sont les populations des pays les plus pauvres, pour qui la part de l’alimentation dans le budget est la plus importante, qui sont les plus touchées.

Dans ses causes, le phénomène économique est assez similaire à celui constaté en matière de prix pétrolier. On assiste, là aussi, à un accroissement plus rapide de la demande que de l’offre, sous l’effet de l’élévation du niveau de vie et du changement d’habitudes alimentaires des populations des pays émergents les plus dynamiques. On observe également un phénomène spéculatif aggravant la hausse des prix. Enfin, on constate un mécanisme de vase communiquant entre prix des produits et la baisse du cours du dollar, monnaie de référence des échanges internationaux. Sporadiquement, quelques perturbations climatiques, détruisant ou réduisant fortement, ici ou là, les récoltes ne font qu’ajouter à la crise.

S’agit-il d’un phénomène conjoncturel ou structurel ? Le déséquilibre entre offre et demande est plutôt structurel car le rééquilibrage prendra du temps et nécessitera une véritable révolution verte, fondée sur un renforcement de la part des cultures vivrières dans les pays les plus pauvres au détriment des cultures d’exportation. Ce retour à l’équilibre passera également par un progrès significatif de la recherche dans le domaine des bio-technologies afin d’accroître les rendements des terres cultivables, voire de permettre l’exploitation de terres aujourd’hui incultes, et ce dans des conditions financières acceptables pour les pays les plus pauvres et avec des méthodes respectueuses de l’environnement et de la santé humaine. Bref, une sorte de quadrature du cercle dans l’état actuel des connaissances. D’autres facteurs expliquant cette envolée des prix sont plus conjoncturels : dans un contexte de marchés financiers en crise, la hausse continue des prix des produits agricoles a attiré quelques investisseurs en quête d’une nouvelle classe d’actifs sur laquelle dégager des profits ; de même, la chute continue du cours du dollar ne peut qu’avoir un effet inflationniste sur le prix des matières agricoles cotées sur les marchés mondiaux.

Au-delà de ces aspects économiques, les phénomènes sociologiques d’explosion démographique des pays du sud, d’urbanisation continue des populations, de l’aspiration à un mode de vie « occidentalisé » ne font que rajouter à la crise.

Alors, que faire ? Le Président de la Banque Mondiale a lancé récemment un appel pour un « New deal » alimentaire. La difficulté consiste bien sûr à trouver des solutions pérennes. Cela passe sans doute par une augmentation de l’offre en exploitant davantage les terres non cultivées. Des réserves foncières existent, notamment en Europe centrale et en Amérique latine. Il s’agit également de favoriser le développement dans les pays pauvres de cultures vivrières traditionnelles et d’inciter à un véritable « retour à la terre » des populations actuellement attirées par les « lumières de la ville » et entassées dans les bidonvilles. Plus que jamais, le modèle coopératif apparaît parfaitement adapté pour favoriser ce type développement. Il s’agit enfin de redoubler d’effort dans la recherche en bio-technologie et de savoir en faire bénéficier les pays du Sud.
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Utopie, direz-vous ? Peut-être. Regardons cependant attentivement l’expérience que conduit DANONE avec ses micro-laiteries visant à produire des yaourts vitaminés pour lutter contre les carences alimentaires des enfants du Bengladesh.

La France, par son excellence en agronomie, devrait jouer un rôle majeur dans les années à venir pour développer des solutions face à ces problématiques. Encore faut-il que les frilosités diverses, notamment en matière d’OGM, cessent d’entraver les progrès de la recherche.

La rareté fait un retour fracassant dans notre monde que nous croyions d’abondance.

mercredi 2 avril 2008

Un peu plus d'energie !

La semaine du développement durable est célébrée sur tous les blogs de Pyrénées Gascogne, sauf celui-ci... réparons au plus vite...

1/ J’ai beaucoup de plaisir à vous présenter la signature de Square Energie, notre toute nouvelle société qui va bientôt vous proposer conseils et assistance pour équiper votre logement en énergies renouvelables ou tout simplement pour consommer moins d’énergie. Nous ne sommes ni vendeurs d’énergie, ni vendeurs ou installateurs de matériel d’équipement, mais nous voulons apporter un conseil simple, professionnel, adapté, avec le seul souci de bien servir.

2/ Cette nouvelle offre n’a de sens que parce que nous sommes crédibles, et nous sommes crédibles parce que nous avons engagé des changements importants dans nos façons de travailler à Pyrénées Gascogne : réduction des distances domicile travail, diminution des déplacements professionnels, réunions en visio ou téléconférence, formations à distance, réduction des consommables, décision de couvrir en panneaux solaires plusieurs sites, exigences énergétiques pour les nouvelles agences, recrutement de salariés handicapés et équipement des locaux, signature de la charte de la diversité…

3/ J’entends parfois que nous ferions de la «pub». Pour nous, il s’agit d’identifier les comportements qui vont dans le sens de préserver l’avenir, de regarder en quoi ils changent nos habitudes, de peser ce qu’ils coûtent et les économies qu’ils génèrent. Puis de décider. Une décision qui est d’abord celle des dirigeants, qui devient celle de chaque salarié, puis celle de chaque client. Exemple ? Le relevé de compte électronique qui économise papier et transport. La direction a décidé d’investir et de le proposer aux clients ; les salariés ont décidé (plus d’un sur deux déjà) de l’adopter pour leurs propres comptes ; le client enfin décidera ou non de changer ses habitudes. Voilà la chaîne avec à chaque maillon, le courage ou non de «faire autrement». Nous voilà assez loin de la «pub», non
?

jeudi 6 mars 2008

CV anonymes

A Pyrénées Gascogne, nous avons mis en place les CV anonymes. Pourquoi ? Tout simplement pour n'introduire dans le processus de selection que des éléments objectifs.
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Il s'agit de reconnaître l'expérience et la formation du candidat, sans se laisser influencer par sa photo, son age, sa situation familiale ou son patronyme.
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Notre cerveau est ainsi fait qu'il nous impose, souvent à notre insu - je veux dire que nous n'en sommes pas conscients - des associations d'images ou d'idées dont nous devenons vite dépendants. Chacun sait que ce mécanisme défavorise les candidats les plus âgés, ceux qui ont un handicap, sont d'origine étrangère, ou ont un visage disgracieux... C'est parce que de tels réflexes ne sont pas maîtrisables et pour donner toutes leurs chances à tous les candidats (mais aussi pour donner toutes ses chances à l'entreprise, qui a tout à gagner à la diversité de ses salariés), que nous avons mis en place cet anonymat. Il est en oeuvre pour les candidatures par Internet, quand vous postulez sur lefil.com (canal fortement recommandé) ou pour les autres CV qui nous arrivent par courrier. Là, les CV sont photocopiés en cachant l'état-civil du candidat, et sont traités anonymement.
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En mettant en place ce dispositif, les équipes des Ressources Humaines expriment leur maturité. J'en suis fier et les en félicite ! Dans quelques jours, nous signerons la charte de la diversité pour affirmer encore plus notre détermination.

samedi 23 février 2008

réglologie

Une des grandes difficultés de nos sociétés modernes est de conjuguer la règle et la responsabilité. Nous vivons dans presque tous les domaines une course effrénée à la législation, aux textes et aux contrôles. Un peu comme des mâchoires à cliquets, tout ce matériel réglementaire ne bouge que dans un sens : ainsi, quand on nous dit qu’il est sans cesse «amélioré», il faut comprendre que tout évènement, accident, ou nouveauté sont autant d’occasions de l’alourdir et de le complexifier davantage.

Nous vivons cette évolution avec d’autant plus d’intensité que nous avons à la fois à «rattraper» au plus vite les «bonnes pratiques» des anglo-saxons et à vivre avec l’activisme d’autorités qui se disputent l’influence et le contrôle sur le territoire européen. Certes, personne ne se plaindra de la sécurisation accrue des opérations et de la meilleure protection des personnes et des biens. Mais ce satisfecit ne nous exonère pas de cette question : «Tout cela est-il bien efficace ?» Un doute qui n’est pas sans fondement :

- De plus en plus conscients et inquiets des sanctions encourues, nous sommes fascinés par la règle au risque d’en perdre le sens. Par exemple, les entreprises vivent comme une contrainte de diversifier leurs recrutements en intégrant des personnes dont l’origine, l’âge ou le handicap pouvaient faire obstacle, alors qu’elles devraient le faire par raison, parce que cette diversité les rendra plus efficaces. L’accueil des nouveaux, leur intégration, seront différents selon que nous agirons par contrainte ou par choix.

- Parce que le diable, c’est bien connu, se cache dans le détail, les contrôles sont de plus en plus concentrés sur les petites choses, au risque de ne plus voir les grosses. Courbés sur la loupe, à quelques centimètres de la moquette, nous voyons les puces, et nous n’avons pas le recul pour voir les éléphants qui déambulent dans les corridors. La crise des crédits immobiliers qui secoue le monde de la finance en est une douloureuse illustration.

Il est urgent que l’intelligence des hommes s’empare des règles pour en faire des outils de progrès. Que ceux qui ont pour mission de les écrire ou de les faire respecter agissent avec recul, mesure et discernement. A une époque où tout le monde exprime sa préoccupation environnementale et affirme qu’il faut laisser un monde viable à nos enfants, rappelons-nous simplement que c'est aussi leur futur environnement réglementaire que nous préparons, et que cet environnement là, autant que l’autre, déterminera leur espace de liberté.

mardi 5 février 2008

Testé pour vous.

Le prêt "Travaux de réhabilitation thermique" de Pyrénées Gascogne nous place dans les premiers rangs sur 90 banques françaises qui offrent ce type de crédit. C’est ce que nous apprend le comparatif Eco-Prêts du site TESTEPOURVOUS.COM établi en partenariat avec l’ADEME dont chacun connaît l’engagement dans la recherche d’économies et de durabilité de l’énergie.

Les prêts comparés dans cette étude financent le même type de travaux visant à améliorer la performance énergétique des logements. Par exemple l’isolation des combles ou les chauffe-eau solaires. Eco-prêts™ classe les offres des banques selon 4 critères : le coût (40%), le montant maximal et la durée maximale du prêt (30%), la souplesse du crédit (15%) et l’étendue des dépenses éligibles (15%).

Le prêt Travaux de Réhabilitation Thermique de Pyrénées Gascogne qui est mis au tableau d’honneur est un prêt à 0% et à durée longue destiné au financement de chauffe-eau solaires et de système solaire combiné photovoltaïque sur le département 64. Il bénéficie en effet d'une convention signée entre la Caisse régionale et le Conseil Régional d'Aquitaine.
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Le mutualisme prend au fil des ans des expressions différentes, tout simplement parce que les préoccupations et les priorités de la société changent. Ce qui a conduit nos anciens à soutenir l'équipement des agriculteurs, puis le logement de leurs enfants qui rejoignaient les villes, nous incite aujourd'hui à investir le territoire immense du développement durable. Celui-ci s'impose à son tour avec la même urgence et le même besoin d'écoute, de compréhension, d'action.
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C'est pour cela que ce rang est pour nous, pour les équipes, une reconnaissance. Depuis quelques années, nous donnons des "coups de pouce verts" à ceux de nos clients qui décident "d'investir durable", et nous avons bien l'intention d'innover encore dans les prochaines semaines.

dimanche 11 novembre 2007

100 dollars...1,5 dollar...

Le 16 septembre dernier, j’écrivais ici un article intitulé «80 dollars et quelques dollars de plus» pour marquer le franchissement, par le prix du baril de pétrole, de ce seuil symbolique. Mes propos de l’époque prennent encore plus de sens aujourd’hui. Pour autant, je ne pensais pas que deux mois après nous aurions pratiquement atteint ce nouveau cap des 100 dollars le baril. Nous nous situons donc désormais à un niveau comparable, en dollars constants, à celui atteint au plus haut du premier choc pétrolier de 1974.

Les deux crises sont cependant de nature différente : alors qu’en 1974, nous avions affaire à un choc de l’offre, nous sommes aujourd’hui confrontés à un choc de la demande qui ne peut être satisfaite par une offre en limite de capacité, en raison du formidable développement des pays asiatiques et de leur appétit gargantuesque en énergie. Le pétrole va donc rester durablement cher, et on n’a peut être encore rien vu pour peu que quelques bruits de bottes deviennent un peu plus assourdissants ici ou là.

Même si cette envolée du prix de l’énergie ne peut que favoriser la recherche de solutions alternatives, il va se passer un peu de temps avant que des avancées significatives puissent être concrétisées. Dans l’attente, la seule chose que nous puissions faire consiste à agir sur nos comportements individuels. Les moyens de communication actuels autorisent dans la plupart des cas d’éviter les déplacements. L’augmentation de la puissance et de la capacité de mémoire conjuguées à la baisse du prix des ordinateurs et à l’amélioration de la lisibilité sur écran autorisent enfin un fonctionnement en «zéro-papier». Objectif poursuivi depuis de nombreuses années qu’il devient aujourd’hui tout à fait possible d’atteindre.

La hausse du prix des matières premières aura sans doute un effet récessif sur les économies mais à un degré sans doute moindre qu’au milieu des années 70. Tout simplement parce que nos activités se sont davantage «tertiarisées» et sont donc moins dépendantes de l’énergie pétrolière, sauf pour quelques secteurs bien spécifiques comme, par exemple la logistique.

Autre défi que nous devons affronter, la hausse de l’euro qui avoisine aussi un plafond symbolique de 1,50 dollar. Cette tendance ne va également pas s’inverser de sitôt. Elle est en effet la résultante du déficit commercial américain et de perspectives économiques moins florissantes outre atlantique. L’inversion de tendance passe par un renchérissement des devises asiatiques, yuan chinois et yen japonais. L’appréciation de ces devises nécessite que ces économies soient moins exclusivement tirées par les exportations et que la consommation interne prenne une part plus importante dans leur croissance. Autrement dit, la remontée du dollar passe par un commerce extérieur chinois moins exportateur et un commerce extérieur américain moins importateur. Ajoutons à cela que la réduction de l’écart entre les taux d’intervention respectifs de la FED et de la BCE favorise le renchérissement de l’euro face au dollar, par une demande accrue de la part des investisseurs internationaux de placements en euros.

Comme pour le pétrole, on ne voit pas bien, à court terme, comment l’euro pourrait revenir à une parité plus « raisonnable ». Mais à l’instar du prix du pétrole, cette situation présente quelques avantages : c’est tout d’abord un rempart contre l’inflation importée, c’est aussi une opportunité pour les entreprises européennes d’investir, à moindre coût, dans les
pays de la zone dollar.

dimanche 4 novembre 2007

Croissance et Principe de précaution

Le très consensuel «Grenelle de l’Environnement» vient de s’achever. Les feux de la rampe de cette vaste opération médiatique se sont juste éteints sur la toute nouvelle aura du récent Prix Nobel de la Paix, Al GORE, réclamant désormais un «Grenelle mondial». On doit certainement se féliciter que les préoccupations environnementales soient mises au premier plan des priorités gouvernementales. Il faut aussi immédiatement s’interroger, derrière les belles paroles et les bons sentiments, sur les modalités de mise en œuvre des mesures arrêtées la semaine dernière.

La première concession faite au «politiquement correct» concerne la confirmation de l’inscription du principe de précaution dans la Constitution française, contrairement, il faut le noter, aux préconisations de la «Commission ATTALI» en charge des mesures devant libérer la croissance en France.

On imagine tout le risque d’immobilisme que sous-tend ce principe. Alors que la croissance repose sur une société de confiance, le principe de précaution consacre la société de défiance en principe constitutionnel. C’est une incitation à rendre suspectes, a priori, les sciences, les techniques, les entreprises innovantes. L’institutionnalisation de la peur comme valeur cardinale ne peut que nuire à l’initiative, à l’envie d’entreprendre.
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Dès lors, faut-il s’étonner que la société française soit si difficile à réformer et que le moindre changement se transforme en drame national ? Faut-il s’étonner qu’une majorité de jeunes entrant dans la vie active ne rêvent que de devenir fonctionnaires ? Faut-il s’étonner des mesures réglementaires aussi ridicules que courtelinesques, imposées aux entreprises, pour faire face à un éventuel risque de grippe aviaire ?

Le précautionneux, par définition, n’agit pas, il consacre son temps à savoir s’il doit agir. C’est d’ailleurs exactement ce qui se passe, dans le cas du gel des OGM. La décision est reportée à des jours meilleurs, suspendue à l’avis d’une nouvelle commission « Théodule », avec le risque qu’aucune décision législative n’intervienne avant le printemps 2008, période des semis. Il faut effectivement une loi pour sortir du débat passionnel sur ce sujet et considérer les choses de façon plus rationnelle. Cette situation franco-française, concernant les OGM est d’autant plus paradoxale que vingt-cinq produits OGM sont aujourd’hui autorisés à l’importation à l’échelle européenne. Autre paradoxe, peut-on revendiquer à la fois une réduction de l’usage des pesticides et s’opposer aux OGM qui en nécessitent moins ? Enfin, l’arrêt des recherches en la matière serait un non-sens au plan économique et conduirait à faire prendre du retard à la France, y compris dans la recherche fondamentale sur les biotechnologies.

Il faut que l’écologie devienne un sujet d’économie politique, qu’elle soit au service du développement économique et non l’inverse. Il faut une écologie humaniste et réformiste, mutualiste en quelque sorte, et non une écologie liberticide qui limite, qui interdit, qui réglemente et taxe toujours plus. Il faut considérer de façon enthousiasmante et non malthusienne le développement durable comme la conciliation dynamique de la croissance économique et de la défense de l’environnement, afin de mobiliser les énergies individuelles et collectives. Cela doit constituer également la base d’une politique ambitieuse de coopération avec les pays en développement.

dimanche 21 octobre 2007

Risques et rumeurs...

Dans un billet publié dans le Figaro du 19 octobre, le philosophe et ancien ministre Luc Ferry, met vigoureusement en cause la légitimité scientifique et républicaine du Grenelle de l’environnement. Ses arguments ont du poids. Il dénonce ceux qui s’appuient sur «la grande peur planétaire» pour «soumettre enfin l’économie à l’écologie». Tout en reconnaissant qu’il y a urgence à agir, il critique la «pollution de l’atmosphère intellectuelle et morale» dans laquelle notre société doit réfléchir et décider. En cultivant la peur et mobilisant par le spectacle (les people parlent dans le poste plus que les scientifiques), nous ne pouvons selon lui aboutir qu’à une solution unique, celle de tous les interdits qui ont le mérite d’être simples et rassurants.

Luc Ferry invite à éclairer le débat «plus et mieux qu’aujourd’hui», à distinguer «les vrais risques des rumeurs absurdes» pour que ce soit le parlement et non la rue qui tranche en toute connaissance de causes. Science et République reprendraient ainsi leurs droits. On ne peut que l’approuver

Reste que ce monde parfait où il y aurait un complet savoir permettant à un parlement de décider idéalement n’existe pas. Les scientifiques ne sont pas tous d’accord, loin s’en faut, et ils ont des excuses: les mesures sont trop récentes, comme le sont d’ailleurs les recherches dans la plupart des domaines concernés. Un tel retard ne se rattrape pas en quelques semaines. Or, chaque jour, l’activité humaine continue...
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Que le philosophe le veuille ou non, comme le scientifique ne peut pas poser sur la table les dossiers précis et ficelés dont les décideurs ont besoin, il n'est pas scandaleux que ceux-ci s'en remettent parfois à la bonne sagesse populaire («dans le doute, abstiens-toi!»). S'ils méritent un reproche, c'est de ne pas être assez exigeants pour faire avancer nos connaissances sur les changements du monde, pour obtenir le tri (selectif) entre le vrai et le faux. Là est leur responsabilité.

jeudi 4 octobre 2007

Utilités

Beaucoup de monde hier soir à "la ferme basque" de Pyrénées Gascogne pour une réunion d'échanges sur les mondes virtuels et leurs utilités. Car nous verrons bientôt que ces mondes electroniques ne seront plus qualifiés de "jeux" mais "d'espaces", et qu'ils se révèleront indispensables pour certains actes de la vie courante.
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Certes, ils ne seront pas utiles à tout, mais ils le seront à beaucoup de choses. Déjà, des "résidents", entendez des utilisateurs, ont des idées... c'est d'ailleurs l'objectif de notre concours que de les faire s'exprimer.
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En attendant, nous avons des progrès à faire. Par exemple, comment discipliner la prise de parole dans une réunion de cette nature ? Quel rythme impulser aux phrases pour ne pas endormir les participants ? Bref, comment être efficaces ?
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Nous retrouvons là finalement les même préoccupations que partout, et le leitmotiv des entreprises mutualistes : comment être utiles et efficaces ? Décidemment, ces univers virtuels sont tout sauf un autre monde. Disons qu'ils sont un outil de plus à notre service, et que, comme pour tous les outils, il faut un temps d'apprentissage.
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Pour plus d'infos, cliquez ici, ou cliquez-là, ou bien ici,


samedi 28 juillet 2007

Progrès 2.0

Il y a un mois, Patrick Faivre montrait ici que le web 2.0, ses technologies et ses usages, susciteraient des entreprises plus coopératives, des «Entreprises 2.0». Nécessaire pour réussir ce "saut" de génération, l'utilisation d'outils nouveaux, personnalisables, communicants, collaboratifs, n'est pas pour autant suffisante. Encore faut-il que l'entreprise mobilise dans ses équipes la conscience et l’intelligence collective des nouveaux chemins qui s'ouvrent à elle pour réaliser son ambition de performance. Elle doit pour cela toucher l’homme, sa façon de voir son monde, son client, son collègue, ses outils. «Ce n’est pas un état, c’est une dynamique» dit Bertrand Duperrin, qui distingue très justement les moyens et les usages.

Un exemple ? Vous recevez un courriel, l’imprimez, le traitez comme un courrier postal, puis rédigez la réponse sur papier à en-tête (ne riez pas, cela se voit dans beaucoup d’entreprises). Vous disposez du bon outil mais pas du bon usage… Vous stagnez en Version 1.0. Et si vous exigez de vos collaborateurs qu'ils répondent par courriel aux clients sans leur donner à comprendre le sens de cet acte, vous ne suscitez ni le mouvement créatif, ni l’intelligence des enjeux. Vous êtes toujours dans le modèle 1.0. De même, bloguer ne fait changer de génération que si le blog prend sens par les réflexions qu’il suscite, les repères qu’il donne, les compréhensions qu’il facilite.

Vous accédez au 2.0 quand vous allez au-delà de l’utilisation des moyens nouveaux et que vous sucitez des innovations utiles. Les technologies nouvelles de communication ont en effet ce pouvoir de rendre chacun plus acteur, plus décideur, plus responsable de sa contribution à l’entreprise. Individuellement, par la construction d’un environnement de travail où chacun actionne ses préférences. Collectivement, par les savoirs et les informations partagés, les taches collaboratives, les réseaux d’intérêt renforcés, les communautés virtuelles.

«Pour vous, qu’est-ce que bien travailler?» J'aime poser cette question qui fait prendre conscience de ce que le travail n’est pas l’exécution d’une tâche prescrite mais varie au contraire en contenu et qualité selon notre capacité à composer avec notre environnement (règles, climats, outils, hommes...). Ce sont de nouvelles compositions avec de nouveaux moyens que finalement cette Entreprise 2.0 nous appelle à inventer. Cela doit s’appeller le progrès... 2.0, si vous voulez…

jeudi 17 mai 2007

Cherchons encore...

Comme les éoliennes, qui nuiraient aux paysages et infligeraient des blessures mortelles aux oiseaux migrateurs, les biocarburants sont maintenant critiqués. Aux groupes pétroliers, qui en ont toujours pensé du mal, s'ajoutent de nombreux détracteurs, et voilà que le jeune premier de l’énergie est à son tour malmené. De quoi faire regretter à l’Europe d’avoir fixé à 10% d’ici 2010 la part minimale de carburants d’origine végétale dans les transports!

D’avis d’experts, ces cultures entraîneraient l’accélération de la déforestation, l’érosion irréversible des terres arables, la chute brutale de la biodiversité, la spéculation foncière... et les migrations des paysans sans terre. Tandis que Fidel Castro dénonce "l’idée sinistre de convertir de l’aliment en combustible", on se demande jusque dans le Béarn s'il est raisonnable de "dépenser de l’énergie pour en produire?".

Pendant ce temps, nous émettons des Gaz à effets de serre. Alors, que retenir de ces critiques ? Je suggère deux leçons l’une et l’autre très positives: la première est qu’il y a une vraie prise de conscience des enjeux énergétiques et environnementaux; la seconde est qu'il reste à nos enfants d'immenses champs de recherche à défricher...

jeudi 26 avril 2007

Infiniment PETITS

Chacun lit le journal comme il l’entend. Il peut même en choisir le support : papier, Internet ou télévisé. De plus en plus d’ailleurs, on butine, puisque plus personne n’est capable de capter toutes les informations produites en une journée. Là réside d’ailleurs la première difficulté de notre époque, pour la société comme pour l’entreprise : accéder aux informations dont on a besoin au milieu de toutes celles qui ne nous intéressent pas…

Mêmes si les rubriques se suivent sans forcément se ressembler, le lecteur les place en perspective ce qui donne des juxtapositions parfois surprenantes. Essayez par exemple de lire "Le Monde" daté de ce jour en oubliant les articles d'actualité politique :

1/ Sous le titre « Préférez-vous vous engager maintenant ou attendre que ça chauffe vraiment ?», des fabricants de laine de verre nous invitent à isoler 30.000.000 de logements et diviser ainsi par quatre nos émissions de gaz à effet de serre.

2/ Efforts bien vains puisqu'on lit ailleurs que les chinois, entraînés par une tornade économique implacable, vont émettre cette année 6.000.000.000 de tonnes de CO2. D’ailleurs, le coût du transport maritime est devenu si faible que nous leur achetons jusqu’aux pavés de nos rues !
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3/ Enfin, on apprend qu'une équipe suisso-franco-portugaise vient de découvrir une planète grande comme une fois et demi notre terre, vraisemblablement rocheuse, de température clémente, et avec peut-être de l’eau… Elle pourrait être habitable et en plus, elle est située à quelques 20 années lumière de la terre, donc pas si loin que ça…
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Placez ces fragments d’informations bout à bout: comment ne pas penser que nous aurons très vite besoin de cette dernière découverte ? Sauf à ce que nous parvenions à nous responsabiliser tous. Sauf à ce que nous pesions assez en Europe pour que l’Europe trouve la force de parler. Sauf à ce que l’Europe sache parler assez fort pour que les chinois l’entendent !

mercredi 18 avril 2007

Des bulles VERTES

C’est connu, quand les spéculations vont bon train, les investisseurs se précipitent et achètent trop et trop cher, encouragés à tous les excès par les plus-values réalisées… par ceux qui vendent.
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Notre ciel économique est traversé de temps en temps par une de ces « bulles ». La grosse bulle noire Internet a marqué le début du siècle. Nous entendons parler depuis plusieurs années déjà de cette fameuse «bulle immobilière» dont l’ombre grise plane sur nos économies sans jamais éclater. Et voilà que depuis quelques jours est apparu dans le ciel de nos risques une nouvelle bulle, une «bulle verte», qui se formerait dans l’univers des énergies renouvelables. Les signes ? Les appétits fous de l’indien Suzlon et du français Areva sur le fabricant allemand d'éoliennes Repower. Ou encore la valorisation boursière record des spécialistes français de l’éolienne, EDF énergies nouvelles et Théolia.

Le marché des énergies vertes s’organise, poussé par les contraintes réglementaires et le prix durablement élevé du pétrole... nous avons besoin de ces nouvelles énergies. Personne ne conteste d'ailleurs l’attrait de ce secteur, mais le modèle économique de production d'énergie par le soleil, le vent ou les bio-carburants, soumis à beaucoup de variables. En clair, si le développement de ces marchés est incontestable, les marges à venir sont plus incertaines qu’ailleurs.

Doit-pour autant parler de bulle ? L’histoire ne nous a-t-elle pas appris qu’une bulle n’existe que lorsqu’elle a éclaté ? Avant, ce n’est qu’un petit nuage avec plein de monde dessus

vendredi 6 avril 2007

Deux roues

Puisque nous terminons la semaine du développement durable, je tiens à rendre hommage aux cyclistes méritants, c'est-à-dire tous les cyclistes pratiquants.

Pionniers dans le déplacement respectueux de l’environnement, ils utilisent les plus beaux produits de l’intelligence humaine grâce auxquels ils se déplacent vite, sans bruit, et… sans carburant: la roue, la chaîne, le pignon, le pneu, le câble, autant de formidables inventions qui n'ont connu dans l’automobile ou la moto aucune innovation notable, à l’exception bien sûr du moteur.

J’ai souvent une pensée émue pour les cyclistes que je croise en roulant dans l’agglomération paloise. Quelques fois sous la pluie, souvent très exposés dès qu’ils décident de changer de direction, ils s’efforcent fébrilement de rester entre les bandes des rares pistes cyclables que les automobilistes franchissent sans trop de précautions.

Nous apprenons aujourd’hui que les experts du changement climatique viennent de dresser un constat alarmant des impacts déjà visibles et attestés du réchauffement, et en même temps, que les ventes de vélos neufs ont augmenté de presque 7% en 2006, dépassant le nombre de voitures immatriculées*. Il eût été regrettable et paradoxal que le cycliste rejoigne les 30% d’espèces dont la disparition est d’ores et déjà annoncée !
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(* 300.000 vélos vendus en 2006 pour 266.500 voitures neuves immatriculées)

mardi 3 avril 2007

Respecter demain

Vous avez certainement vu fleurir cette affiche sur les murs de votre ville. C'est notre façon de nous associer à la semaine du développement durable.
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Nos clients peuvent bénéficier de ce prêt à 2% pour tout dispositif utilisant une source d'énergie renouvelable (solaire, au bois, éolienne, pompe à chaleur) éligible au crédit d'impôt à 50%, dès lors qu'ils détiennent un livret de développement durable (*).
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C'est simple, c'est souple, c'est fait pour encourager chacun à concilier économie de budget et protection de l’environnement. C'est pas du discours, c'est pas du vernis. C'est du concret. Parce que nous croyons que les meilleures réponses apportées à cet enjeu majeur viendront de pratiques nouvelles qui seront d'autant plus largement adoptées qu'elles répondront à des exigences économiques.
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Cette initiative est là pour aider ceux qui décident, les premiers, de faire mouvement. Un mouvement urgent, comme il est urgent que chacun dans le monde paie le prix de l'avenir qu'il consomme. C'est vrai de l'énergie fossile, c'est vrai des finances publiques, ça s'appelle du bon sens et de l'équité...

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* Pour le logement individuel, de 1000 à 10 000 euros, de 12 à 60 mois, avec différé d’amortissement de 3 mois et possibilité de pause mensualité.

dimanche 25 mars 2007

Paroles de prophète

Rappelez-vous, l’homme au pull rouge, à la pomme, au vélo, au verre d’eau. René Dumont, l’agronome de la faim, qui courrait le monde pour observer (trop vite), analyser (non sans a priori), écrire (sans assez se relire). Un prophète plein de défauts, intransigeant, excessif, mais un prophète quand même, qui voyait et décrivait si bien les grandes blessures du monde. Il parla le premier de «développement durable».

Je le vois encore, il y a trente ans, pour l’un de ses derniers cours à l’Agro. Il revenait d’Iran et nous dit: «Le peuple ne suit plus»... c’était juste deux ans avant que l'ayatollah Khomeiny impose son régime islamique. Il venait de publier un livre sur la Chine, «La Révolution culturale», et je l’entends encore nous retracer, enthousiaste, les grandes avancées du pays en agriculture; puis, le regard soudain plus sombre, nous dire : «Ce qui me gène en Chine, c’est qu’ils croient avoir trouvé la vérité. Je crois que personne n’a jamais trouvé la vérité!». Je me souviens précisément de ses mots parce que, quand il les prononçait, je riais avec mon voisin et que le professeur Mazoyer, son successeur à la chaire d’agriculture comparée, me rappelait à l’ordre avec des yeux furieux.

Je lis aujourd’hui dans un journal que des associations demandent aux candidats à la présidentielle de prendre des engagements formels pour la défense des animaux domestiques. Comme nous sommes loin de «l’état de conscience» de René Dumont! Comme nous sommes loin de cette conscience universelle, clairement pré mondialiste, anticipatrice d'un monde plus global, plus intelligent, plus humain. Et comme nous avions tort de rire!

AVIS PROFESSIONNELS...


... l'assistance

Des imprévus, dans la vie, ça ne manque pas. Quand on achète, on regarde le prix, la couleur, le délai... Quand on a acheté, on n'y pense plus, on ne pense qu'à l'usage. Quand survient l'imprévu, la panne, la maladie, le "pépin" gros ou petit, là se posent des questions auxquelles par nature on n'avait pas pensé. C'est à ce moment là qu'on a besoin d'assistance. C'est à ce moment là qu'on a besoin d'un interlocuteur. C'est là qu'on a besoin d'un fournisseur qui tienne ses promesses, qui soit là depuis longtemps et pour longtemps, d'un conseiller qui vous écoute, qui vous comprenne, et qui trouve avec vous les solutions auxquelles personnes n'avait pensé. Celles qui vous vont bien parce qu'elles vous ressemblent et que le conseiller vous aide à trouver parce qu'il vous connaît.

... la succession

Pour que votre contrat d'assurance-vie ne se perde pas, vous pouvez en informer son bénéficiaire ou le déclarer par un acte notarié indiquant expressément le bénéficiaire… Mais sachez que si vous n'éparpillez pas vos avoirs et demandez à votre banquier de tenir vos placements, il s’occupera de votre succession et informera votre notaire et vos héritiers.

... le taux du prêt

Dans notre souci de tout simplifier, d'aller à l'essentiel, de caricaturer même, nous réduisons un crédit à son taux. Des banques d'ailleurs n'affichent plus que ça, et il faut de bonnes lunettes pour lire la durée... Faites-vous expliquer ce que couvre l'assurance, ce qui se passe si vous avez un pépin et ne pouvez plus rembourser, si vous voulez un jour modifier le montant de votre mensualité... Bref, assurez-vous que demain, dans 5 ans ou dans 10 ans, vous pourrez vous adresser à quelqu'un d'autre qu'à un contrat dûment signé et paraphé....

... la bourse

Il faut bien sûr y avancer avec la prudence du sioux. Tous les spécialistes vous diront qu'il n'y a pas meilleur placement à moyen et long terme, et ils vous le prouveront... Mais vous rencontrerez aussi des investisseurs malheureux non démunis d'arguments! Donc, pour investir malin, et profiter du meilleur des marchés d'actions, il faut le faire progressivement et en diversifiant les supports. L'imagination des banques a été remarquable ces dernières années, et la gamme des placements, très large, permet de bien mesurer et maîtriser le risque.

... les créances

Le recouvrement des créances, pour tout commerçant ou professionnel, est une opération lourde en temps et souvent en conséquences financières. Le constat a été fait que les délais de paiement et les impayés constituaient pour les entreprises françaises un vrai handicap. Pourtant, le recours à l'affacturage était encore très marginal jusqu'à ces derniers mois. Il connaît aujourd'hui une forte progression (+20%) ce qui est normal au regard des avantages qu'il présente. Les petites entreprises y ont cependant difficilement accès et surtout, il ne couvre pas la totalité de leurs besoins. Voilà pourquoi, Pyrénées Gascogne a inventé CREANCES SERVICES qui permet de donner à sa banque le soin de recouvrer ses factures et d'en simplifier ainsi le recouvrement. Simple et utile, ce service est développé avec EUROFACTOR...