La crise que nous vivons est née d’un cocktail inédit : envolée des prix des matières premières, chute des marchés immobiliers, dépréciations massives dans les banques… en suivant : inflation, récession, et des nuages noirs encore nombreux à l’horizon. Comme les autres, cette crise aura pour effet de tester les résistances des organisations, leur capacité à tenir le cap dans la tourmente. Alors, comment sortir gagnant de cette inévitable sélection ?
Ne pas hésiter à multiplier par trois les anticipations défavorables des analystes et à diviser par trois les effets attendus des bonnes nouvelles. Il s’agit de corriger le prisme des médias qui ne prédisent jamais le pire scénario de peur de l’accélérer. Pas de pessimisme, mais du réalisme !
Rester toujours lucide sur l’accentuation des tendances comportementales en période difficile : Il y a ceux qui font face et ceux qui s’affolent ; ceux qui appellent au calme, et ceux qui en rajoutent ; ceux qui rassurent et ceux qui profitent de la bousculade pour régler leurs comptes… humain !
Se concentrer sur les atouts de l’entreprise pour lui donner un temps d’avance quand le calme sera revenu. Cela veut dire engager de nouvelles activités, de nouveaux produits, de nouvelles méthodes, contre le réflexe naturel de conservatisme faussement perçu comme sécurisant. Difficile d’agrandir le «gâteau» commun au moment où il se réduit et où chacun est préoccupé de la taille des parts !
Nos organisations coopératives sont-elles armées pour résister ? Moins que les autres si on considère que le partage du pouvoir amplifie les tensions que connaît tout groupe humain confronté brutalement au risque. Mieux que les autres si on intègre l’attachement viscéral à la responsabilité. Nos organisations ne sont pas faites de mercenaires prêts à quitter le navire au premier coup de vent, mais de femmes et d’hommes qui sont là pour durer. Une obsession du long terme, une obligation de rendre des comptes sur la durée... Ca change tout !
Le monde de l’information et de la connaissance s’enrichit chaque jour un peu plus sous l’effet de l’expansion continue d’Internet. Ses derniers développements constituent un véritable prolongement de l’esprit humain et en accroît les potentialités.
Avec l’émergence du numérique, du virtuel et des réseaux électroniques, le concept d’information a radicalement changé de nature. La métamorphose de l’information en « hyperinformation » implique une autre manière de voir, de prendre conscience du réel et de saisir l’univers. L’information classique est caractérisée par un système binaire, la plupart du temps à sens unique, où le message est transmis par un émetteur vers un ou plusieurs récepteurs. Dans le monde de « l’hyperinformation », les messages sont transformés par une multitude d’ajustements entre émetteurs et récepteurs, chaque acteur jouant à la fois les rôles d’émetteur et de récepteur pour un enrichissement continu du message transmis. Concrètement, sur le WEB, l’interconnexion des ordinateurs devient ainsi un support potentiel d’intelligence collective. Cette évolution nous conduit progressivement à la fusion de tous les textes en un seul « hypertexte », à la réunion des tous les auteurs en un seul auteur collectif, multiple et contradictoire. De là, émerge une mémoire unique, voire une conscience unique, en quelque sorte un « cerveau global ». Dans le monde de « l’hyperinformation », les collectivités humaines et les individus interagissent en fonction des flux d’informations qu’ils produisent. L’"hyperinformation" acquiert sa propre dynamique et constitue un processus autonome qui tend à échapper à la maîtrise des hommes.
Internet est sans doute la préfiguration, encore très simplifiée, du cerveau global qui est en train de se former sous nos yeux. Le WEB est nourri d’informations produites par des individus qui ne se connaissent pas entre eux. La caractéristique principale de celles-ci n’est pas leur localisation mais leur puissance associative : les liens hypertextes connectent les informations entre elles, à la manière des synapses connectant les neurones dans le cerveau. Le WEB n’est pas seulement une immense mémoire, il s’agit aussi d’un système « apprenant » dont le contenu se structure en fonction des comportements de ses utilisateurs. Il s’agit désormais d’un « organisme » configuré comme un réseau coopératif vivant.
De tout ceci émerge une intelligence distribuée partout, valorisée sans cesse et mise en commun à tout instant, bref, une intelligence collective. On dira sans doute que l’intelligence collective existe depuis que l’homme vit en société. En effet, partager du savoir n’est pas en soi quelque chose de nouveau, ce qui l’est en revanche, c’est le partage dune confiance virtuelle. Ce mécanisme contractuel informel est le moteur du développement de la coopération sur le réseau. C’est aussi le facteur déterminant de l’essor d’une intelligence collective.
Le Crédit agricole vient de terminer son augmentation de capital, et de signer la plus forte progression du CAC 40 avec plus de 7% sur la journée. Ce qui est interessant, c'est de voir que le regain de dynamisme des valeurs bancaires, assassinées ces derniers jours, vient du succès de l'augmentation de capital de Barclays. On apprend que le singapourien Temasek, le chinois China Development Bank, le japonais Sumitomo Mitsui et deux fonds d'investissement du Quatar ont permis cette capitalisation. .
Les marchés estiment que ces arrivées de fonds sont une bonne nouvelle puisqu'elles témoignent de la confiance d'investisseurs avisés. C'est vrai. Mais on ne peut s'empêcher de lire dans ces informations la prise de pouvoir financier des fonds orientaux et asiatiques sur les entreprises européennes. Dans une indifférence quasi-générale, sans que cela suscite un sursaut d'orgueil, les européens abandonnent peu à peu leur patrimoine. Une attitude qui n'est pas sans rappeler le comportement de grandes familles en déclin... alors que je m'occupais en Ariège du financement de l'agriculture dans les années 80, une comtesse ruinée me disait : "Comprenez-moi, je vends chaque année 5 ou 6 hectares pour rendre service à mes fermiers". Ainsi va l'Europe qui vend ses bijoux avec l'air de s'en moquer. Avec noblesse en quelque sorte !
Renée TALAMONA, qui assume les délicates fonctions de Directeur général adjoint de Pyrénées Gascogne, a présenté sur Radio Monte Carlo les quelques initiatives que nous prenons pour réduire nos déplacements et les émissions de gaz à effets de serre. Cet intérêt médiatique est positif parce qu'il va nous encourager à aller plus loin... et il y a encore beaucoup de marges de progrès. Voilà encore un domaine où nous devons faire preuve d'initiative et d'imagination.
Que ceux, clients, élus, collaborateurs de Pyrénées Gascogne qui ont des idées en fassent part... dans ce domaine comme dans d'autres, il n'est pas rare que les meilleures idées soient dans les têtes des "taiseux".
Ecoutez-la ici : l'interview de Renée Talamona sur Monte Carlo
Les temps de crise nous font éprouver nos valeurs communes, nos ambitions individuelles et collectives, la cohésion et l’efficacité de nos organisations. C’est vrai de tout groupe humain, les crises mettent à jour les forces et les faiblesses comme les fractures et les peurs. Peut-on faire de ces moments de vérité des moments d’investissement, de préparation de l’avenir ?
Les observateurs de la vie des entreprises nous disent que celles qui fonctionnent en mode coopératif, qui mobilisent bien l’intelligence collective et l'apprentissage en équipe, y parviennent mieux que les autres. Elles ne mettent pas toute leur confiance dans les chiffres, dans la seule performance financière et la réussite individuelle, et cherchent plutôt avec leurs hommes et leurs compétences les meilleures solutions. Grâce à cela, elles s’adapteraient plus vite et mieux.
Seulement voilà, nous savons (Merci Cyrulnik) que notre cerveau reptilien nous pousse à préférer les réponses brutales aux solutions ajustées et efficaces. C’est particulièrement vrai quand les vents sont contraires alors que c’est justement là que nous avons le plus besoin de créativité, et de mobilisation des intelligences. Plus les nuages sont épais, les nouvelles mauvaises, plus on a besoin de penser le soleil ! Et si nous ne choisissons pas d’entrer en crise, nous pouvons choisir de nous préparer à en bien sortir...
En écrivant ces lignes, je pense bien sûr aux dégâts causés par la crise des «subprime» qui vont obliger les banques à renforcer leurs fonds propres et à rééquilibrer leurs métiers. Le Crédit agricole a lancé cette opération dans un marché agité avec la ferme intention de sortir fort de cette tourmente. Je pense aussi à la situation économique qui pèse sur le pouvoir d’achat et le patrimoine de chacun et ne peut que générer les réticences à investir, à s’engager. Il faut alors se rappeler que si de bruyantes euphories nous empêchent souvent d’anticiper et donc de prévenir les crises, le pessimisme et les peurs collectives, pas plus discrets, nous empêchent tout autant d’anticiper et donc de préparer leur sortie.
Il paraît que le mot de «crise» se transcrirait en chinois par 危机, une expression qui associe l’idéogramme du danger 危 et celui la chance 机. Je sais que certains y lisent «la forte chance de rencontrer des dangers». Mais d’autres comprennent que «toute crise a sa part d’opportunité». Je préfère cette traduction !
De tous temps et sous tous les cieux, quand les hommes rencontrent des difficultés, ils ont la fâcheuse habitude de trouver des explications simples et les coupables qui vont avec... Cette attitude présente deux avantages majeurs : le premier est qu’elle dispense de chercher plus loin les origines des problèmes et donc de réfléchir, ce qui est toujours fatigant ; La deuxième est qu’elle permet de préserver sa bonne conscience, les responsables ayant été montrés du doigt, personne ne viendra les chercher à la maison..
Les crises actuelles offrent quelques belles illustrations de ces réflexes ancestraux. La crise financière, celle de l’énergie, celle des matières premières, auraient pour cause la spéculation et pour coupables les spéculateurs. Cette vision oublie que si les marchés boudent brutalement les crédits hypothécaires pour se disputer fiévreusement les barils de pétrole ou les stocks de céréales, c’est qu’ils amplifient les évolutions actuelles et probables des «sous-jacents». Car derrière chaque opération à terme, chaque achat ou vente futurs, il y a la dure réalité de la matière et de ses échanges. Ainsi, il n’y aurait pas de crise des «subprime» si l’immobilier américain ne s’était pas effondré, pas d’explosion des prix du pétrole et du blé si ces produits ne se faisaient pas rares face à une demande en progression.
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Un cyclone en Amérique ou un conflit au Moyen Orient suffiraient à porter le prix du carburant à un niveau insupportable pour nos économies. Ces risques existent. Je constate que beaucoup décrivent abondamment ces perspectives immédiates : les journaux soulignent le risque inflationniste, les bourses réagissent à la moindre évolution des cours, et le prix du pétrole est entré dans le rituel radiophonique quotidien. Cette effervescence à court-terme ne nous incite pas à prendre la mesure de la nouvelle donne qui s’installe sur la durée : vivre avec la rareté de l’alimentaire et de l’énergie. Le grand mérite du billet de Patrick Faivre (ci-dessous) est justement de regarder un peu plus loin que ces inconvénients immédiats...
Avez-vous remarqué combien notre univers médiatique moderne est maintenant jalonné de "seuils symboliques" aussi nombreux qu’inattendus ? Ainsi, le baril de brut vient de franchir le "seuil symbolique" de 121 dollars ; le CAC 40 se rapproche du "seuil symbolique" des 5000 Euros, la côte de popularité du Président flirte avec le "seuil symbolique" des 42%… Or ces symboles dont on nous abreuve à longueur de journée ont quelque chose de commun : ils n’ont rien de symbolique du tout !
Mais voilà : un chiffre qui n’est qu’un chiffre ne présente pas assez d’intérêt pour le public que nous sommes… alors qu’un chiffre symbolique oui, car il est soudain imprégné de vertus magiques. Parce que le symbole parle à notre imaginaire, nous touche profond, nous rappelle nos promesses et nos repères essentiels et universels. .
Eh bien non ! Ces symboles-là, sont certainement racoleurs, mais n’ont pas la magie de donner de l’importance à des chiffres qui ne le méritent pas. Ainsi, le baril de brut a déjà franchi le "seuil symbolique" des 40 dollars, puis celui des 65, celui des 80, celui des 100, des 120… tout un symbole !
Connaissez-vous Julos Beaucarne, belge et poète? Sa vie a basculé il y a 33 ans quand sa femme de 33 ans a été assassinée. En 33 heures il a converti son désespoir en un texte d'une parfaite humanité que vous trouverez ici.
Julos raconte l'histoire édifiante d'un maître hindou, qui se promène dans les jardins avec trois disciples: "Ils regardent pousser les pissenlits, ils regardent pousser les radis, ils regardent pousser les salsifis... et par terre, les pommes de terre, les frites sauvages."
Tout à coup, ils s'arrêtent devant une salade qu'une limace vorace est entrain de dévorer. Ce que voyant, le premier disciple n'écoutant que son courage écrase la limace d'un coup sec. Le deuxième disciple se tourne alors vers le maître et lui dit dans une violente colère : "Regardez, Maître, ce qu'il vient de faire! Il vient d'écraser une créature de Dieu! N'est-ce pas un crime?" Et le maître lui répond: "Tu as raison mon fils".
Le premier disciple se défend : "Mais enfin, maître, si j'ai écrasé cette limace, ce gastéropode non encoquillé, c'est qu'il était entrain de manger notre dîner! N'ai-je pas eu raison?" Et le maître lui répond : "Tu as raison mon fils".
Le troisième disciple, qui jusque là n'avait rien dit, se tourne alors vers le maître: "Mais enfin, Maître, ils disent tous les deux quelque chose de contradictoire! Ils ne peuvent pas avoir tous les deux raison! Ai-je raison?" Et le maître lui répond : " Tu as raison mon fils".
Le monde de la connaissance n’a jamais été aussi foisonnant qu’aujourd’hui. Les éditeurs n’ont jamais autant publié, les médias d’information doublent leurs publications «papier» par des publications «électroniques», la messagerie et la transmission de documents sous forme électronique dominent notre quotidien professionnel. Enfin, Internet devient une source d’informations essentielle, qu’il s’agisse d’accéder à des services de la vie courante ou à des informations plus encyclopédiques.
Paradoxalement, la plupart d’entre nous utilise l’interface «papier» pour accéder à ces informations. La lecture sur écran, si elle est utilisée pour des textes courts, n’a pas trouvé son public quand il s’agit de lire un document dépassant dix pages, le lecteur préférant, la plupart du temps, imprimer le document. A fortiori, il ne viendrait à l’idée de personne d’entreprendre la lecture d’un roman sur l’écran d’un ordinateur.
Il y a donc une vraie révolution de nos comportements à entreprendre. Celle-ci interviendra sans doute quand la technologie mettra à disposition du public une «interface» légère, facile à utiliser, transportable, autonome en énergie et procurant un aussi bon confort de lecture que le traditionnel papier imprimé.
Cette révolution est sans doute proche, mais force est de constater que, pour le moment, toutes les tentatives pour lancer le « livre électronique » ont échoué. Et pourtant, quel plaisir de pouvoir transporter dans sa poche la bibliothèque de ses rêves, comme les lecteurs MP3 permettent de se promener avec l’intégralité de sa discothèque.
Les nostalgiques du livre diront que l’on y perdra sans doute en sensualité. C’est vrai. Qui n’a pas été sensible à la vue d’un beau livre, au toucher d’un papier « bible », voire à l’odeur d’un livre ?
En contrepoint, cette révolution comprend indéniablement des enjeux au plan d'un développement plus respectueux de notre environnement. Quel impact de la généralisation des supports numériques sur la déforestation ? Un autre enjeu tout aussi important concerne l’accès à la culture, à un moindre coût, par le développement de bibliothèques virtuelles, à l’image du site GALLICA 2 créé par la BNF. Contrairement à l’anticipation du roman «Fahrenheit 451», il ne s’agit pas de brûler les livres mais au contraire de les rendre davantage accessibles à un plus large public.
Pour le moment et pour les libraires, y compris pour les « majors » de l’Internet comme l’emblématique AMAZON.COM, le «physique» l’emporte largement sur le «virtuel». Le jour est sans doute proche où la part de l’un et de l’autre vont s’inverser sous l’effet de cette nouvelle révolution «Gutemberg» qui va bouleverser le modèle économique de ce secteur.
Je ne suis fana ni des anniversaires, ni des commémorations. Mais il y a des gens morts depuis 20 ans et qu’on n’oublie pas, alors qu’ils ne sont pas de la famille, pas même de la région. Ainsi Desproges. En guise d’hommage, quelques belles phrases :« On peut très bien vivre sans la moindre espèce de culture. Moi-même, je n’ai pas mon permis de conduire ; eh bien ça ne m’a jamais empêché de prendre l’autobus… Et puis quoi, qu’importe la culture ? Quand il a écrit Hamlet, Molière avait-il lu Ronsard ? Non.
Les diplômes sont faits pour les gens qui n’ont pas de talent. Vous avez du talent ? Ne vous emmerdez pas à passer le bac !
C’est totalement absurde les rappels. Enfin, écoutez, dans la vie normale, dans la vie courante, quand un type a fini son boulot, qu’est-ce qu’il fait ? Il dit au revoir, et il s’en va. Voilà. Il ne revient pas. Enfin, on n’imagine pas un plombier, par exemple, re-sonnant à la porte, après avoir réparé une fuite, juste pour refiler un petit coup de clé de douze. »
Peut-être, mais il n’était pas obligé de partir si vite non plus !
La semaine boursière s'annonce à haut risque. Plusieurs banques americaines vont donner leurs résultats du premier semestre, des statistiques importantes sur l'activité US vont être publiées... "Ces nouvelles sont déjà dans les cours"... peut-être oui, peut-être non, car si ces annonces sont planifiées depuis longtemps, le discours des financiers du G7 est lui nouveau. En substance, les ministres des finances réunis en fin de semaine ont exhorté les banques à dévoiler leur exposition au risque immobilier. Comme personne ne peut croire à l'effet de cette annonce sur des établissements qui ont déjà arrété leurs chiffres, force est de constater qu'elle s'adresse au public. Elle résonne un peu comme la phrase de Cocteau : "Puisque ces mystères me dépassent, feignons d'en être l'organisateur"...
Si vous allez visiter le site de Pierre-Olivier CARLES, vous trouverez quelques attentes d'internautes sur les services bancaires. Interessant. D'abord, les clients attendent des choses simples, et pour tout dire, ELEMENTAIRES. Tellement simples d'ailleurs qu'on a un peu honte de ne pas les avoir faites avant ! Cela ne veut pas dire qu'il faille s'en tenir à ça. Mais il faut déjà, au moins, répondre à ces demandes... Ensuite, les territoires à explorer sont immenses... et les idées ne manquent pas : du commerce à la formation en passant par tous les services imaginables. La technologie permet tellement de choses qu'il va maintenant falloir choisir. Tiens, Pierre-Olivier nous a dit qu'il y aurait en 2008 autant d'informations produites que pendant tout le 18° siècle... Je reste songeur !
Vous ne pouvez pas l'ignorer, les banques mutualistes sont suspectées de s’être entendues pour refuser aux clients de racheter les crédits immobiliers contractés auprès d’un autre établissement. Des plaintes auraient été déposées. En tous cas, les moyens de l’Etat ont été lourdement mobilisés pour conduire des investigations fortement médiatisées. En surfant sur les blogs, je constate non sans dépit, sans surprise non plus, que les commentaires contre les banques vont bon train, chacun ayant visiblement à leur reprocher beaucoup d’indignités : on y parle pêle-mêle d’hypocrisie, d’escroquerie, d’arrangements bidons, d’organisations déviantes, etc.
Rien n’a pourtant été prouvé. Mais pourquoi attendre quand on peut dès maintenant «brosser dans le sens du poil» tous ceux qui veulent «bouffer du banquier» ? En quelques heures, on a tout vu, tout entendu : le représentant d’une association de consommateurs dénonçant les banques pressées de se refaire de leurs pertes sur les subprimes (cocasse puisque on nous dit que l’enquête porte sur des opérations bien antérieures !) ; un prêteur non mutualiste mettant de l’huile sur le feu (tiens, cette entente supposée ne lui a pas profité ?) ; sans compter un Ministre de la République qui a bondi devant la première caméra venue pour expliquer que le Gouvernement ne laisserait pas de tels actes impunis. Bref, une totale de tout ce à quoi la vie publique et médiatique nous a habitués, avec, comme au temps des jeux de cirque, de grandes parades, beaucoup des trompettes, et des bêtes à abattre… et cette fois, c'est nous !
Et si je dis simplement, clairement, définitivement, solennellement, distinctement, que jamais, jamais, jamais, je n’ai évoqué avec aucun confrère le moindre commencement d'un projet de cette nature ? Absolument personne n’écoutera, car le vacarme médiatique a un effet secondaire, il rend sourd !
Approvisionnés en capitaux surabondants, les américains n’ont rien vu d’anormal au jaillissement de grues et de résidences dans tout leur pays. L’emprunt était facile, même sans revenus, puisque les banques, sitôt prêté, cédaient leurs créances, puis re-prêtaient, puis re-cédaient. Les encours gonflaient mais personne ne voyait de bulle, seulement des «fondamentaux solides», comme en attestaient les indices de la construction... Alors survint la purge, l’effondrement de ce système basé sur la valorisation des biens. Les prix de l’immobilier chutent, les emprunteurs ne remboursent plus, le risque crédit explose. Les immeubles sont bradés. Du déjà vu dans la tourmente des années 70 qui a décimé les Caisses d’épargne US. Mais cette fois-ci, les créanciers sont partout, diffus et internationaux, garantis par des assureurs subitement fragilisés. Des pans entiers de l’industrie financière se lézardent. Les banques se demandent : «Qui d'entre nous est la plus touchée ?». Le marché interbancaire se fige...
Vient alors le temps des pertes. Des mots inconnus il y a encore un an hantent les esprits et les ondes. Nous sentons partout la présence menaçante des «subprimes» et des «monolines». Il faut bien constater les dégâts, arrêter les comptes… les calculettes n’en croient plus leurs mémoires. On voit s’afficher des chiffres à rallonge qui ne savent que grossir.
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Ce qui est frappant, c’est bien l’extrême prudence des économistes. De fait, ils maintiennent les politiques en état d’inconscience face aux dures réalités de cette crise d’exception. Philippe Dessertine, professeur à Paris X et directeur de l'Institut de haute finance, ose annoncer le pire : Les ménages américains, qui ont de plus en plus de mal à payer leurs prêts immobiliers, ne vont pas rembourser leurs prêts consommation ; donc, la consommation va ralentir, mettant en panne la croissance ; donc les distributeurs, producteurs, entreprises vont être touchés ; donc les banques, économes de liquidités, prudentes face aux risques, retiendront leurs crédits, donc les investissements, donc la croissance… scénario noir ! ..
A quels signes verrons-nous que ces prédictions se réalisent ? En avril, les banques afficheront des pertes substancielles sur les comptes du premier trimestre. En mai, la Banque Européenne se résignera à baisser les taux, constatant que la récession menace l’Europe plus que l’inflation. En août, nos dirigeants réviseront à la baisse la prévision de croissance pour 2008. Les pays émergents exprimeront alors leurs réticences à financer un Occident incertain. Les banques mondiales se montreront moins promptes à alimenter en capitaux les sociétés financières en difficulté... il faudra alors se rendre à l’évidence : notre époque sera entrée dans la grande histoire de l’économie mondiale. Ce n'est heureusement pas le seul scénario!
La presse se délecte de l'affection moindre du public pour les univers virtuels dont Second Life est devenu l’archétype. Le père fondateur de ce dernier ne vient-il pas d’ailleurs de démissionner de ses fonctions de PDG, preuve de l’échec de son projet ? On lit ici ou là des billets dont les auteurs jubilent, un peu comme s’ils annonçaient au monde une excellente nouvelle, voir pour certains le salut inattendu de l’humanité. Nous voilà enfin à l’abri de tous les dangers de ces jeux d’ombres et de lumières électroniques qui, à en croire ces réactions enthousiastes, devaient hypothéquer lourdement l’avenir de notre humanité. J’ai lu ces articles, et je suis d’accord avec «presque» tout.
Rien de plus affligeant en effet que de voir des gens passer des heures devant un écran sous une identité d’emprunt pour faire et pour dire des choses qu'ils ne commettraient jamais en public. Rien de plus affligeant que cette part d'humanité qui fait semblant, «virtualise», sans avoir de vrai projet ; qui joue pour jouer, comme pour échapper au monde au lieu de chercher à le changer, à le rendre meilleur. Car, à en croire ces journalistes, ceux qui ne sont pas adeptes de ces univers virtuels sont eux attentionnés pour leurs voisins de palier, attentifs au développement des peuples, solidaires dans leur cité, généreux en temps et en cœur. Brefs, ils font tout pour que l’humanité tire le juste bénéfice, sans se corrompre, des inventions humaines et de toutes celles de la nature.
Je suis d'accord avec les principales critiques faites à Second Life, et que son fondateur prenne du recul pour réfléchir est plutôt positif. Pourtant, je crois profondément au 3D, aux trois dimensions, à l'Internet interactif, à l'espace plutôt qu'à la page, au mouvement plus qu'à l'immobilisme, au web présentiel plus qu'au web passif... Bref, je crois à tout ce qu'apporte le 3D et donc les espaces qui l'exploitent, dont Second Life qui a cet immense mérite d’avoir mis en relief tous ces avantages.
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Faisons la part de choses. Le second life, genre deuxième monde avec des avatars improbables et des jeux sans intérêt, n’a pas d’utilité durable... ne perdons pas notre temps, il y a mieux à faire ! Mais les espaces 3D qui donnent une nouvelle dimension au web, qui permettent de mettre les informations en perspective au lieu de les entasser, qui réhabilitent le mouvement, le déplacement, qui permettent de s’orienter mais aussi d'échanger, communiquer, coopérer, alors que le web est statique... ces espaces là ont un avenir et méritent d'être investis. Ils nous permettront de bénéficier bientôt de services innovants et étonnants.
Bien sûr, le pire n’est jamais certain. Mais la mauvaise pente sur laquelle se trouve désormais l’économie mondiale semble difficile à inverser, du moins à court terme. Les chiffres se suivent et hélas se ressemblent : confiance des consommateurs, créations d’emploi, marché de l’immobilier, donnent tous, outre-atlantique, des signes d’essoufflement.
On a tout entendu ces derniers mois. Que la crise financière sur les crédits américains n’aurait pas obligatoirement de répercussion sur le reste de l’économie (!). Puis, que même si les Etats-Unis entraient en récession, le reste du monde n’en souffrirait pas forcément (!!)… Le fait est que la gravité de la crise économique que nous vivons a mis curieusement des mois – au moins six – pour entraîner un début de prise de conscience. Cela ressemble au bruit du tonnerre qui n’arrive à nos oreilles que longtemps après l’éclair, éclair que nous ne percevons lui-même que plusieurs secondes après que la foudre ait frappé…
John Thain, le nouveau patron de Merill Lynch, appelé au secours de la banque mise à mal par la crise des «subprimes», ne mâche pas ses mots : "Nous avons connu une longue période de taux d’intérêts bas qui a engendré un excès de crédit"..."La crise n’est pas terminée, elle s’étend aux crédits automobiles et aux crédits commerciaux, elle continue de se propager. Les défauts de paiement augmentent."..."Ce n’est plus seulement une crise du crédit, c’est une crise de confiance." Des propos qui datent de la semaine dernière (Le Figaro de samedi)...
D’un naturel optimiste, je vois assez facilement le bien quand la plupart doutent, et pas toujours le mal quand il les aveugle. C’est un penchant qui m’a plutôt servi dans la vie. S'il m'a fait souvent passer pour naïf, j’ai le sentiment, avec le recul, que les faits m'ont le plus souvent donné raison. Eh bien aujourd’hui, je ne comprends pas comment les pessimistes que je côtoie depuis des années peuvent faire preuve sur ce coup d’autant de légèreté, voire d’inconscience. Ce doit être que je vieillis !
Une des grandes difficultés de nos sociétés modernes est de conjuguer la règle et la responsabilité. Nous vivons dans presque tous les domaines une course effrénée à la législation, aux textes et aux contrôles. Un peu comme des mâchoires à cliquets, tout ce matériel réglementaire ne bouge que dans un sens : ainsi, quand on nous dit qu’il est sans cesse «amélioré», il faut comprendre que tout évènement, accident, ou nouveauté sont autant d’occasions de l’alourdir et de le complexifier davantage.
Nous vivons cette évolution avec d’autant plus d’intensité que nous avons à la fois à «rattraper» au plus vite les «bonnes pratiques» des anglo-saxons et à vivre avec l’activisme d’autorités qui se disputent l’influence et le contrôle sur le territoire européen. Certes, personne ne se plaindra de la sécurisation accrue des opérations et de la meilleure protection des personnes et des biens. Mais ce satisfecit ne nous exonère pas de cette question : «Tout cela est-il bien efficace ?» Un doute qui n’est pas sans fondement :
- De plus en plus conscients et inquiets des sanctions encourues, nous sommes fascinés par la règle au risque d’en perdre le sens. Par exemple, les entreprises vivent comme une contrainte de diversifier leurs recrutements en intégrant des personnes dont l’origine, l’âge ou le handicap pouvaient faire obstacle, alors qu’elles devraient le faire par raison, parce que cette diversité les rendra plus efficaces. L’accueil des nouveaux, leur intégration, seront différents selon que nous agirons par contrainte ou par choix.
- Parce que le diable, c’est bien connu, se cache dans le détail, les contrôles sont de plus en plus concentrés sur les petites choses, au risque de ne plus voir les grosses. Courbés sur la loupe, à quelques centimètres de la moquette, nous voyons les puces, et nous n’avons pas le recul pour voir les éléphants qui déambulent dans les corridors. La crise des crédits immobiliers qui secoue le monde de la finance en est une douloureuse illustration.
Il est urgent que l’intelligence des hommes s’empare des règles pour en faire des outils de progrès. Que ceux qui ont pour mission de les écrire ou de les faire respecter agissent avec recul, mesure et discernement. A une époque où tout le monde exprime sa préoccupation environnementale et affirme qu’il faut laisser un monde viable à nos enfants, rappelons-nous simplement que c'est aussi leur futur environnement réglementaire que nous préparons, et que cet environnement là, autant que l’autre, déterminera leur espace de liberté.
Beaucoup de débats en ce début d’année tournent autour de la question de la place de la vie privée dans la sphère publique. Vous remarquerez que la question ne devrait jamais se poser puisque le propre du privé est justement de ne pas être public. Or voilà que beaucoup d’évènements émigrent du privé vers le public, le plus cocasse étant que ceux qui nuitamment assurent ce transfert, les médias, sont les premiers à nous demander à l’heure du petit déjeuner : « Est-ce bien raisonnable ? ».
Une des proies de nos monstres médiatiques s’appelle Jérome Kerviel. Il est devenu si célèbre en quelques jours que ne pas parler de lui ici aurait pu éveiller des soupçons. On cherche. Dans sa famille, ses amis, ses mels et ses appels téléphoniques, partout. On investigue, on met à nu, on expose. Pourquoi ? Parce qu’il faut bien montrer qu’on ne va pas laisser impunie une perte de 4 milliards d’Euros. Devant certains chiffres, nécessité fait loi.
Voilà pourquoi je veux ici saluer la performance de John Paulson. Lui aussi trader, disposant sans doute d’à peu près les mêmes bureau, écran, informations et téléphone. Lui aussi passe des ordres et prend des positions à nous faire frémir. Mais lui a anticipé la crise des prêts hypothécaires américains. De 7 milliards de dépôts qui lui ont été confiés début 2007 il en a fait 28 milliards en fin d’année. Et lui et son équipe se sont partagé plus de 3 milliards de bonus.
Deux remarques :
1 . Quand certains perdent d’autres gagnent. Rien ne se perd, rien ne se crée… en finances non plus.
2 . Pourquoi John Paulson n’est-il pas en photo sur nos journaux ? Est-ce seulement parce que, dans son cas, tout le monde sait qui a pris les 3 milliards ?
Tout cela mérite tout de même le temps de la réflexion…
Qu’est-ce qui est passé de 5 milliards en 2004 à 23 , 28, 39 milliards en 2007 ? Le déficit commercial français. Tout le monde s’entend pour mettre cette piètre performance sur le dos du dollar (son cours pénalise nos exportations) et celui du pétrole (son prix alourdit la facture des entreprises). Mais quel pays européen n’est pas confronté à ces deux mêmes réalités ? Et puisque l’Allemagne (toujours elle) affiche un excédent commercial, c’est qu’il faut accepter de regarder plus loin…
En grattant pas bien profond, on trouve, pas vraiment enfouies, pas encore enterrées, la question récurrente de la compétitivité de nos entreprises, mais aussi et surtout celle de la faiblesse de nos initiatives et de nos innovations. Innover, initier, soutenir, susciter : ces mots recèlent sans doute un énorme potentiel de croissance. Des mots capables de faire regagner à nos territoires, à notre pays, les parts de marché qui se dégradent d’année en année. .
Une chose me frappe, c’est l’écart dans la société, dans l’entreprise, entre l’expression des envies, des désirs, des projets et leur concrétisation, et la capacité à faire. Comme si, au moment d’agir, un bras d’acier retenait nos enthousiasmes, même quand tout nous dit qu’il faudrait faire.
Je vois des salariés, des administrateurs, des clients, des dirigeants, des politiques, des jeunes, des vieux…. tous dans l’antichambre de la réussite et du succès, plein d’idées et de bonnes intentions, mais à l’arrêt dans la file d’attente. Un peu comme ces touristes, entrepreneurs ou simples résidents qui à Paris attendent - et pourraient bien attendre encore longtemps - qu’un taxi vienne enfin les prendre pour aller là où, dans le fond, ils ont tellement envie d’aller...
Vous l’avez remarqué, beaucoup de choses sont depuis quelque temps qualifiées de «virtuelles». Le mot (du latin virtus -vertu-), qui viendrait de la scolastique du Moyen Âge, définit ce qui existe seulement en puissance. Ainsi, sont virtuels le reflet d’un objet dans un miroir ou l'image qui n'a de réalité que dans la mémoire de l'ordinateur ou sur les supports qui la transfèrent…
Tout n’est pas si simple. Ainsi, l’image du téléviseur nous parait bien moins virtuelle que celle de l’ordinateur et la page Internet moins virtuelle qu’un monde à trois dimensions. Une communication téléphonique nous semble réelle alors que nous considérons comme virtuelle une rencontre sur Second Life : il s’agit pourtant dans les deux cas d’une mise en relation à distance par voie électronique. Et même si les deux opérations sont de même nature, un virement de 40 Euros nous parait beaucoup plus réel qu’un ordre de bourse de 40 milliards qui relèverait lui de l’économie virtuelle.
Alors, pourquoi ces interprétations ? J’avance que c’est pour notre confort que nous considérons certaines réalités comme virtuelles. C’est une façon de les nier, de nous en protéger, convaincus dans le fond que ce qui est virtuel n’existe pas vraiment. Or il n’en est rien. Certes, le virtuel donne une représentation qui n’est ni concrète ni matérielle ; mais qui prétend que le réel se limite au concret ou au matériel ? Jugeons plutôt par les effets ! Quelque soit l’interface, un objet virtuel ne génère-t-il pas des manifestations bien réelles ? Et qui ose prétendre en ce début d’année, que les effets de l’économie virtuelle ne peuvent pas coûter cher ?
Conclusion : considérons le virtuel pour ce qu’il est, aussi réel, aussi important, aussi conséquent, aussi dangereux que le reste. Bref, c’est du sérieux !
AVIS PROFESSIONNELS...
... l'assistance
Des imprévus, dans la vie, ça ne manque pas. Quand on achète, on regarde le prix, la couleur, le délai... Quand on a acheté, on n'y pense plus, on ne pense qu'à l'usage. Quand survient l'imprévu, la panne, la maladie, le "pépin" gros ou petit, là se posent des questions auxquelles par nature on n'avait pas pensé. C'est à ce moment là qu'on a besoin d'assistance. C'est à ce moment là qu'on a besoin d'un interlocuteur. C'est là qu'on a besoin d'un fournisseur qui tienne ses promesses, qui soit là depuis longtemps et pour longtemps, d'un conseiller qui vous écoute, qui vous comprenne, et qui trouve avec vous les solutions auxquelles personnes n'avait pensé. Celles qui vous vont bien parce qu'elles vous ressemblent et que le conseiller vous aide à trouver parce qu'il vous connaît.
... la succession
Pour que votre contrat d'assurance-vie ne se perde pas, vous pouvez en informer son bénéficiaire ou le déclarer par un acte notarié indiquant expressément le bénéficiaire… Mais sachez que si vous n'éparpillez pas vos avoirs et demandez à votre banquier de tenir vos placements, il s’occupera de votre succession et informera votre notaire et vos héritiers.
... le taux du prêt
Dans notre souci de tout simplifier, d'aller à l'essentiel, de caricaturer même, nous réduisons un crédit à son taux. Des banques d'ailleurs n'affichent plus que ça, et il faut de bonnes lunettes pour lire la durée... Faites-vous expliquer ce que couvre l'assurance, ce qui se passe si vous avez un pépin et ne pouvez plus rembourser, si vous voulez un jour modifier le montant de votre mensualité... Bref, assurez-vous que demain, dans 5 ans ou dans 10 ans, vous pourrez vous adresser à quelqu'un d'autre qu'à un contrat dûment signé et paraphé....
... la bourse
Il faut bien sûr y avancer avec la prudence du sioux. Tous les spécialistes vous diront qu'il n'y a pas meilleur placement à moyen et long terme, et ils vous le prouveront... Mais vous rencontrerez aussi des investisseurs malheureux non démunis d'arguments! Donc, pour investir malin, et profiter du meilleur des marchés d'actions, il faut le faire progressivement et en diversifiant les supports. L'imagination des banques a été remarquable ces dernières années, et la gamme des placements, très large, permet de bien mesurer et maîtriser le risque.
... les créances
Le recouvrement des créances, pour tout commerçant ou professionnel, est une opération lourde en temps et souvent en conséquences financières. Le constat a été fait que les délais de paiement et les impayés constituaient pour les entreprises françaises un vrai handicap. Pourtant, le recours à l'affacturage était encore très marginal jusqu'à ces derniers mois. Il connaît aujourd'hui une forte progression (+20%) ce qui est normal au regard des avantages qu'il présente. Les petites entreprises y ont cependant difficilement accès et surtout, il ne couvre pas la totalité de leurs besoins. Voilà pourquoi, Pyrénées Gascogne a inventé CREANCES SERVICES qui permet de donner à sa banque le soin de recouvrer ses factures et d'en simplifier ainsi le recouvrement. Simple et utile, ce service est développé avec EUROFACTOR...