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dimanche 6 juillet 2008

Innovation au Crédit agricole

Grande première hier soir : l’équipe de direction du Crédit agricole Pyrénées Gascogne (Gers, Hautes-Pyrénées, Pyrénées Atlantiques) a tenu une réunion de travail en présence numérique. Echanges sur les évolutions de la banque, visite des installations de son prochain CAMPUS privatif (formation en salle, agence-école, réunions de management), des espaces bancaires en 3D pour les clients, du prochain centre commercial de produits régionaux. Enfin, rencontre avec deux administrateurs de la Caisse locale FUTURA 2.0... Le tout en 1h30, depuis son domicile, en utilisant la plate-forme de Second Life (ni carburant, ni CO2, ni risque routier, ni perte de temps).
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Les participants ont été très surpris de la diversité et de la puissance des outils de communication intégrés (vidéos sur l’actualité économique, projections de slides, utilisation en direct des photos et des scripts des échanges mémorisés…). Bien sûr, il reste deux freins : le micro requiert une configuration minimale, et il faut maîtriser les quelques fonctionnalités de base. Mais tout cela se soigne !
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Grâce à l’expertise de son partenaire STONFIELD INWORLD, le Crédit Agricole est aujourd’hui la banque la plus avancée sur les usages de ce nouveau média. Sa démarche est originale car engagée et portée entièrement par des utilisateurs. Ici, le «LABO» est pris en main par des salariés et administrateurs situés un peu partout en France.
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Que ceux qui trouvent le résultat un peu brouillon, les graphismes imparfaits, la démarche parfois hésitante, veuillent bien considérer qu’il s’agit d’un travail COOPERATIF, d’une expression moderne des fondements d'une banque coopérative et mutualiste. Comme toujours dans l'histoire coopérative, c’est avec le temps, la volonté, la pédagogie, que peu à peu chacun adhère et apporte sa propre contribution à la construction commune.

Plus d'infos sur le site de "la seconde vie du Crédit agricole"



samedi 5 juillet 2008

La crise sur le gâteau

La crise que nous vivons est née d’un cocktail inédit : envolée des prix des matières premières, chute des marchés immobiliers, dépréciations massives dans les banques… en suivant : inflation, récession, et des nuages noirs encore nombreux à l’horizon. Comme les autres, cette crise aura pour effet de tester les résistances des organisations, leur capacité à tenir le cap dans la tourmente. Alors, comment sortir gagnant de cette inévitable sélection ?

Ne pas hésiter à multiplier par trois les anticipations défavorables des analystes et à diviser par trois les effets attendus des bonnes nouvelles. Il s’agit de corriger le prisme des médias qui ne prédisent jamais le pire scénario de peur de l’accélérer. Pas de pessimisme, mais du réalisme !


Rester toujours lucide sur l’accentuation des tendances comportementales en période difficile : Il y a ceux qui font face et ceux qui s’affolent ; ceux qui appellent au calme, et ceux qui en rajoutent ; ceux qui rassurent et ceux qui profitent de la bousculade pour régler leurs comptes… humain !

Se concentrer sur les atouts de l’entreprise pour lui donner un temps d’avance quand le calme sera revenu. Cela veut dire engager de nouvelles activités, de nouveaux produits, de nouvelles méthodes, contre le réflexe naturel de conservatisme faussement perçu comme sécurisant. Difficile d’agrandir le «gâteau» commun au moment où il se réduit et où chacun est préoccupé de la taille des parts !

Nos organisations coopératives sont-elles armées pour résister ? Moins que les autres si on considère que le partage du pouvoir amplifie les tensions que connaît tout groupe humain confronté brutalement au risque. Mieux que les autres si on intègre l’attachement viscéral à la responsabilité. Nos organisations ne sont pas faites de mercenaires prêts à quitter le navire au premier coup de vent, mais de femmes et d’hommes qui sont là pour durer. Une obsession du long terme, une obligation de rendre des comptes sur la durée... Ca change tout !

dimanche 15 juin 2008

Coopératives et Mondialisation

Cela fait des mois et des années que les coopératives, quelque soit leur domaine d’activité, (l’industrie, l’agro-alimentaire ou la banque), posent la question de la résistance de leurs organisations à la mondialisation. L’ouverture des marchés leur a donné des débouchés, de nouvelles sources d’approvisionnements. Cela apporte plus d’avantages que de problèmes. La mondialisation a aussi apporté des méthodes et des contraintes réglementaires qu’elles ont intégrées et adoptées, là encore sans grand émoi, au prix parfois de l’assouplissement de leurs principes de décentralisation.
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Plus important est le choc culturel que crée le changement de notion du territoire auquel les coopératives sont par naissance et par construction très attachées. A coté du territoire physique, toujours très structurant, toujours essentiel, émergent des territoires relationnels, faits d’esprit communautariste ou tout simplement comportemental. Les Internautes par exemple habitent un pays qui n’est pas cartographié mais où existe un sentiment d’appartenance et parfois de solidarité aussi fort que celui produit par la proximité géographique.
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Surtout, les coopératives ont dans cet élan d’internationalisation développé des entités nouvelles, dans leur pays et à l’étranger, dirigées et animées par des personnes qui ne sont pas coopérateurs, qui sont même étrangers aux principes de la coopération, qui n’ont avec le Groupe coopératif qu’un lien de capital et de management. Ces entités ont connu une forte croissance en raison d’une part du dynamisme des pays où elles sont établies et des métiers qu’elles exercent, d’autre part de l’accélération des acquisitions par les coopératives en quête d’une dimension sécurisante.
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Dans ce grand mouvement, je le disais, les coopératives se sont posé la question de la résistance de leurs organisations à la mondialisation. Mais elles ne sont pas allées assez loin, assez profond dans les réponses apportées, dans l’actualisation de leurs règles et principes de fonctionnement. Si bien qu’aujourd’hui, elles sont rattrapées par les problèmes que ne manque pas de poser l’équilibre nouveau (géographique, métiers, statuts, valeurs), que ce développement a établi. Dans ces conditions, le risque de voir se fissurer un édifice plus que centenaire est réel. Une nouvelle fois, les voilà contraintes de faire clair dans leur tête : A
quoi servent-elles ? Pour qui agissent-elles ? Comment réguler leur développement ?
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Certains diront qu’il était très simple de faire «comme avant». Ces questions ne se poseraient pas, c’est vrai. Les coopératives qui en 1900 ou 1950 ont choisi de «faire comme avant» n’ont en effet pas de problème… Elles n’existent plus. Elles ne servent donc à rien !

samedi 7 juin 2008

Crise et opportunités

Les temps de crise nous font éprouver nos valeurs communes, nos ambitions individuelles et collectives, la cohésion et l’efficacité de nos organisations. C’est vrai de tout groupe humain, les crises mettent à jour les forces et les faiblesses comme les fractures et les peurs. Peut-on faire de ces moments de vérité des moments d’investissement, de préparation de l’avenir ?

Les observateurs de la vie des entreprises nous disent que celles qui fonctionnent en mode coopératif, qui mobilisent bien l’intelligence collective et l'apprentissage en équipe, y parviennent mieux que les autres. Elles ne mettent pas toute leur confiance dans les chiffres, dans la seule performance financière et la réussite individuelle, et cherchent plutôt avec leurs hommes et leurs compétences les meilleures solutions. Grâce à cela, elles s’adapteraient plus vite et mieux.

Seulement voilà, nous savons (Merci Cyrulnik) que notre cerveau reptilien nous pousse à préférer les réponses brutales aux solutions ajustées et efficaces. C’est particulièrement vrai quand les vents sont contraires alors que c’est justement là que nous avons le plus besoin de créativité, et de mobilisation des intelligences. Plus les nuages sont épais, les nouvelles mauvaises, plus on a besoin de penser le soleil ! Et si nous ne choisissons pas d’entrer en crise, nous pouvons choisir de nous préparer à en bien sortir...

En écrivant ces lignes, je pense bien sûr aux dégâts causés par la crise des «subprime» qui vont obliger les banques à renforcer leurs fonds propres et à rééquilibrer leurs métiers. Le Crédit agricole a lancé cette opération dans un marché agité avec la ferme intention de sortir fort de cette tourmente. Je pense aussi à la situation économique qui pèse sur le pouvoir d’achat et le patrimoine de chacun et ne peut que générer les réticences à investir, à s’engager. Il faut alors se rappeler que si de bruyantes euphories nous empêchent souvent d’anticiper et donc de prévenir les crises, le pessimisme et les peurs collectives, pas plus discrets, nous empêchent tout autant d’anticiper et donc de préparer leur sortie.

Il paraît que le mot de «crise» se transcrirait en chinois par 危机, une expression qui associe l’idéogramme du danger et celui la chance . Je sais que certains y lisent «la forte chance de rencontrer des dangers». Mais d’autres comprennent que «toute crise a sa part d’opportunité». Je préfère cette traduction !

dimanche 25 mai 2008

Peurs et Progrès

De temps en temps, un écrivain prend un temps d’avance sur l’histoire et nous livre ce qui sera, dans une anticipation parfois troublante. Faute d'Houellebecq, je découvre Reinhardt, magistral dans le genre. Il signait en septembre «Cendrillon», roman où il explore non seulement les techniques des traders mais aussi leurs motivations, leur addiction au profit quotidien, les risques qu’ils font courir au monde. Ce qui est troublant dans ce qui se révèle aujourd’hui comme une belle anticipation, c’est qu’il pose comme acquis que le monde ne supportera pas indéfiniment ces acteurs dont le pouvoir exorbitant s’appuie sur une vision court-termiste du monde et sur le seul désir névrotique d’enrichissement personnel.
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Louis Schweitzer fait irruption en page 472 du livre, et le romancier prête au grand patron d’industrie des propos passionnants : Et si toute organisation était une entreprise au service de ses partenaires actionnaires, clients, salariés, et non un investissement financier au seul bénéfice de ses actionnaires ? Et si l’éthique, qui peut se cacher à court-terme sous la couverture, était reconnue sur la durée comme condition d’efficacité ? Et si par contrepoids – forcément planétaire – nous instaurions un code pluridimensionnel en lieu et place du code anglo-saxon, unidimensionnel, qui fait de l’argent la mesure de toute chose ? Il aurait pu ajouter : « Et si nous devenions tous mutualistes ? »
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Après avoir tout construit sur leur puissance physique individuelle, puis sur leur force militaire collective, les hommes ne misent plus que sur leur puissance financière. Qu’est-ce qui nous fera retrouver le nécessaire compromis, l’équilibre? La réponse tombe, brutale : La peur! Oui, la peur! N'a-t-il pas fallu la grande peur née des conflits mondiaux pour faire perdre tout mérite à la «bonne guerre» adulée de nos anciens? N'a-t-il pas fallu la grande peur du coup de chaud de l’été 2003 pour attiser les aspirations à mieux protéger l’environnement (dès qu’il fait plus frais, on lève le pied !)? Alors, puisque la peur a été de tout temps la force la plus active de nos sociétés, ne va-t-elle pas rétablir les choses? La peur des autres, des chinois, des indiens, des pauvres… Vive la peur !
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Certains trouveront que cette conviction fait fi des vertus du bon sens et qu’une approche plus rationnelle, plus humaniste, serait plus constructive. D’autres y verront l’expression d’une grande lucidité et d’un regard objectif (fataliste ?) sur les moteurs humains. Il y a là en tous cas pour tout le monde matière à réflexion…

samedi 17 mai 2008

Crédit agricole : subprimes et mutualisme.

L’exposition conséquente au risque «subprimes» de Crédit agricole SA et l’augmentation de Capital que les dépréciations rendent nécessaire provoquent de nombreuses réactions. Leur forme va de la critique acerbe à la grande déception. Elles sont légitimes au regard des chiffres, même si cette «ardoise américaine», qui pèse moins d'un an de résultat, est digérable par le Groupe. Les Caisses régionales, solidement capitalisées, sont en mesure de prendre leur part de cet appel en Capital, et de jouer leur rôle d’actionnaire majoritaire. Elles le feront, et le niveau de fonds propres atteint après cette opération nous donnera de bonnes capacités de résistance et de développement. Il n'en reste pas moins des interrogations...
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Quand le pépin arrive, il y a toujours ceux qui «l’avaient dit depuis longtemps», et comme vous, j’entends des sages expliquer que les mutualistes n’avaient rien à faire dans ces métiers «spéculatifs» voire «virtuels». Je ne partage pas; pas plus que je ne partage l’idée que le Crédit agricole aurait voulu faire «joujou» avec l’immobilier américain.
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Nous avons voulu construire une grande banque avec toutes les activités des grandes banques, y compris les activités de marché, rémunératrices et utiles à l’économie. Nous avons toujours considéré que nous devions exercer tous les métiers de la finance et que, ce faisant, nous servions notre projet coopératif : celui de rester maîtres de notre destin; celui de faire profiter nos territoires et nos clients de la force et des savoir-faire d’un grand groupe; celui aussi d’apporter à nos Caisses régionales les revenus diversifiés de métiers qui ne peuvent s’exercer qu’au travers de filiales spécialisées.
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Ces métiers, nous les avons développés non en opposition ou à coté de nos métiers traditionnels, mais en complément, au moment où les revenus de la banque de proximité souffrent du faible taux de la croissance et de la saturation du marché. Ce n’est pas cette ambition, partagée d’ailleurs par nos sociétaires, actionnaires et clients jusqu’à la crise financière, qui peut nous être reprochée, mais sans doute le fait d’avoir voulu atteindre très vite – trop vite – notre cible.
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Ma conviction est que le Crédit agricole sortira plus fort de cette crise. D’abord parce qu’une entreprise coopérative a l’obsession de durer, de transmettre son patrimoine commun en le bonifiant, et que ce sévère revers, qui prend à contre-pied les valeurs partagées par tous les acteurs du Groupe, va maintenant les mobiliser. Ensuite, parce que cette crise nous oblige, en mutualistes que nous sommes, à mieux préciser la nature et l’équilibre des différents métiers que nous voulons exercer. C’est ce travail qui a été annoncé : réduire notre exposition au risque, nous renforcer dans la banque de détail en France et à l’étranger, dans les métiers d’assurances, de services financiers, de gestion d’actifs. Et construire solide sur la durée, au service de nos clients !

lundi 12 mai 2008

Utile et Durable

La crise financière qui sévit en ce moment, et répand dans les bilans des banques du monde entier les mauvais crédits immobiliers américains, nous remet brutalement et sévèrement quelques vérités à l’esprit :

1/ La vie des marchés financiers est tout sauf un long fleuve tranquille. Tous les dix ans en gros, ils ont la fâcheuse manie de prendre un coup de fièvre. Et toutes les régulations, toutes les sécurisations, pourront réduire les risques mais ne les détruiront jamais tout à fait… la preuve !

2/ Les crises financières, quoiqu’on puisse en dire, finissent toujours par coûter cher à tout le monde. A chaque crise nouvelle nous entendons qu’elle ne ressemble à aucune autre, et nous n’en percevons ni les causes profondes ni toutes les conséquences qu’elle ne se soit totalement exprimée. C’est à dire trop tard. En attendant, comme des bons sorciers, des tas de spécialistes entament la danse du ventre en nous expliquant qu’elle est finie…la preuve !

3/ Qu’il s’agisse de l’enthousiasme pour les mines d’or, pour les chemins de fer soviétiques, pour l’explosion de l’Internet ou encore de l’enrichissement par le crédit immobilier des américains fauchés, chaque crise commence par une utopie, un rêve fou, des espoirs exagérés, et l’espérance de gains rapides pour ne pas dire immédiats.

Le remède est pourtant connu. Nous pourrions éviter de telles mésaventures en résistant à la pression du court-terme. Difficile ! Tant tout se ligue pour nous faire croire que chaque jour, tout est nouveau, tout est événement, rupture ou record. Comment, dans ce milieu qui hyper-médiatise les excès de toutes natures, donner son temps à la lenteur ? Comment donner leur chance aux maturations, aux germinations ? Imaginons un journal télévisé qui commencerait pas « rien d’important aujourd’hui » ou une chronique boursière par « sixième mois consécutif de calme parfait sur les marchés ». Aucun intérêt ! L’homme moderne a besoin de stresser sa courte histoire et avec elle, son univers, son environnement, sa société.

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Et pourtant, c’est bien l'exigence du développement durable que de renoncer à ce comportement. Le juste compromis entre nos besoins et ceux de nos héritiers, la préservation de l’environnement, le respect d’une gouvernance équilibrée, tout cela demande de penser les choses sur la durée, pas à court-terme. Les entreprises coopératives et mutualistes comme la nôtre, qui sont là pour être utiles et durer, doivent vérifier qu’elles ne l’oublient pas…

mercredi 9 avril 2008

Diversités

Pyrénées Gascogne a signé la charte de la diversité. Nos engagements ? Promouvoir le principe de non-discrimination dans l'embauche, la formation, l'avancement ou la promotion des collaborateurs. Agir pour que l'entreprise reflète la diversité de la société francaise, notamment sa diversité culturelle et ethnique, dans ses effectifs, et aux différents niveaux de qualification. Communiquer auprès des collaborateurs de ces engagements en faveur de la non-discrimination et de la diversité, et informer sur leurs résultats pratiques.
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C'était aujourd'hui l'Assemblée générale de notre Caisse régionale, avec des interventions remarquables et remarquées de Jean-Paul Betbeze, directeur des étude économiques de Crédit agricole s.a., tout nouveau membre de l'Académie du Béarn, ici chez lui puisque bigourdan, et celle de Marc Litzler, directeur général de Calyon, un polytechnicien qui a opté pour la finance, et qui parle de son art avec simplicité et conviction. Ils ont témoigné sur le thème de "Investir ou Spéculer?" et convaincu les participants de toujours s'en référer au critère de l'utilité.
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Nombreux témoignages aussi sur l'action de Pyrénées Gascogne dans la création d'entreprise, le micro-crédit, la transmission, la participation en capital. Nous sommes plus que jamais partenaires de toutes les initiatives du territoire, de toutes les entreprises. Et coup de chapeau à deux entreprises qui incarnent mieux que toute autre l'attachement à ce territoire : "Les salaisons pyrénéennes" qui ont fait du jambon de Bayonne puis du Noir de Bigorre l'étendard des produits du terroir, et "Stonfield InWorld" qui rayonne depuis Oloron, avec un parti pris régional affirmé et revendiqué, sur la planète naissante des univers à 3 dimensions.
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Une journée qui s'est terminée en formation plus réduite, entre cadres de Pyrénées Gascogne, pour partager projets, désirs d'entreprises, changements. Coups de coeur, coups de gueule. Notre directeur général adjoint, Renée Talamona, appelait chacun à l'excellence, constatant qu'on faisait toujours bien avec la volonté de progresser, et à la bienveillance, soulignant que personne ne faisait jamais tout parfaitement... une belle définition de la bonne volonté !

dimanche 30 mars 2008

Haro sur les mutualistes !

Vous ne pouvez pas l'ignorer, les banques mutualistes sont suspectées de s’être entendues pour refuser aux clients de racheter les crédits immobiliers contractés auprès d’un autre établissement. Des plaintes auraient été déposées. En tous cas, les moyens de l’Etat ont été lourdement mobilisés pour conduire des investigations fortement médiatisées. En surfant sur les blogs, je constate non sans dépit, sans surprise non plus, que les commentaires contre les banques vont bon train, chacun ayant visiblement à leur reprocher beaucoup d’indignités : on y parle pêle-mêle d’hypocrisie, d’escroquerie, d’arrangements bidons, d’organisations déviantes, etc.

Rien n’a pourtant été prouvé. Mais pourquoi attendre quand on peut dès maintenant «brosser dans le sens du poil» tous ceux qui veulent «bouffer du banquier» ? En quelques heures, on a tout vu, tout entendu : le représentant d’une association de consommateurs dénonçant les banques pressées de se refaire de leurs pertes sur les subprimes (cocasse puisque on nous dit que l’enquête porte sur des opérations bien antérieures !) ; un prêteur non mutualiste mettant de l’huile sur le feu (tiens, cette entente supposée ne lui a pas profité ?) ; sans compter un Ministre de la République qui a bondi devant la première caméra venue pour expliquer que le Gouvernement ne laisserait pas de tels actes impunis. Bref, une totale de tout ce à quoi la vie publique et médiatique nous a habitués, avec, comme au temps des jeux de cirque, de grandes parades, beaucoup des trompettes, et des bêtes à abattre… et cette fois, c'est nous !

Et si je dis simplement, clairement, définitivement, solennellement, distinctement, que jamais, jamais, jamais, je n’ai évoqué avec aucun confrère le moindre commencement d'un projet de cette nature ? Absolument personne n’écoutera, car le vacarme médiatique a un effet secondaire, il rend sourd !

mercredi 12 mars 2008

Mutualistes en 2008 ?

On me demande souvent comment nos valeurs coopératives peuvent encore s’exprimer en 2008 ? Est-ce que finalement les organisations coopératives comme la nôtre ont encore une utilité ? Il y a de nombreuses façons de répondre à ces questions. D’abord en disant «regardez comment nos équipes sont plus que d’autres animées du sens du service, de l’écoute, de l’accueil, du conseil.» Ensuite, en faisant remarquer que «nous sommes ici depuis longtemps et pour longtemps, attachés plus que tout autre à la réussite de nos départements auxquels notre sort, notre avenir, est indéfectiblement lié.»
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A coté de tout ceci, qui se sait et qui se voit, sans doute ne soulignons-nous pas assez le fait que depuis plus de cent ans, aujourd’hui comme hier, le Crédit agricole innove pour être toujours au cœur des préoccupations de ses clients et de sa société.
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Ainsi, Pyrénées Gascogne investit en se moment trois nouveaux territoires : le soutien à la création et à la transmission d’entreprises avec de nouveaux outils d’investissement en capital / le conseil en économies d’énergie pour les particuliers et les entreprises, allant jusqu’à l’assistance à la conduite des travaux / l’accès de tous aux nouvelles technologies d’Internet avec leurs nombreux usages dans les domaines de la banque, de la vente en ligne ou de la formation.
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Consolider, innover, oser, surprendre parfois... créer ainsi pour nos territoires et pour ceux qui y vivent un peu plus de valeur, un peu plus de confiance, un peu plus d’espoir dans l’avenir… voilà tout le sens de la coopération et du mutualisme.

jeudi 6 mars 2008

CV anonymes

A Pyrénées Gascogne, nous avons mis en place les CV anonymes. Pourquoi ? Tout simplement pour n'introduire dans le processus de selection que des éléments objectifs.
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Il s'agit de reconnaître l'expérience et la formation du candidat, sans se laisser influencer par sa photo, son age, sa situation familiale ou son patronyme.
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Notre cerveau est ainsi fait qu'il nous impose, souvent à notre insu - je veux dire que nous n'en sommes pas conscients - des associations d'images ou d'idées dont nous devenons vite dépendants. Chacun sait que ce mécanisme défavorise les candidats les plus âgés, ceux qui ont un handicap, sont d'origine étrangère, ou ont un visage disgracieux... C'est parce que de tels réflexes ne sont pas maîtrisables et pour donner toutes leurs chances à tous les candidats (mais aussi pour donner toutes ses chances à l'entreprise, qui a tout à gagner à la diversité de ses salariés), que nous avons mis en place cet anonymat. Il est en oeuvre pour les candidatures par Internet, quand vous postulez sur lefil.com (canal fortement recommandé) ou pour les autres CV qui nous arrivent par courrier. Là, les CV sont photocopiés en cachant l'état-civil du candidat, et sont traités anonymement.
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En mettant en place ce dispositif, les équipes des Ressources Humaines expriment leur maturité. J'en suis fier et les en félicite ! Dans quelques jours, nous signerons la charte de la diversité pour affirmer encore plus notre détermination.

dimanche 2 mars 2008

Crise de Confiance ?

Le monde va ainsi. D’un coté, nous rendons hommage au développement de la micro finance parce qu’elle permet l’accès au crédit à des personnes qui trouvent ainsi moyen de sortir de la grande pauvreté. De l’autre, nous regardons d’un œil sévère les prêts aux citoyens américains à faibles revenus, les fameux «subprime», parce que leur défaillance expose le monde à une crise financière majeure. Or, les uns sont-ils tellement différents des autres?

Non, si on considère que dans les deux cas il s’agit d’ouvrir l’emprunt à des personnes aux revenus trop faibles pour en bénéficier selon les critères classiques de la banque. Oui, si on veut bien observer que les motivations sont bien différentes dans les deux cas, tant du coté du préteur que de celui de l’emprunteur. Dans le micro crédit, il s’agit d’accompagner une volonté individuelle, de donner à l'emprunteur les moyens d’entreprendre ou au moins de gérer ses revenus sur la durée, de «garder la main sur son budget et son avenir». Dans le prêts hypothécaire, il s’agit plutôt de solliciter l’emprunteur potentiel et de compter sur l’appréciation de son acquisition immobilière pour le solvabiliser. Dans le premier cas, la confiance est donnée à un homme (et pour être précis, dans 90% des cas, à une femme) en comptant sur sa détermination pour qu’il relève la tête et sorte de la spirale de la pauvreté. Dans le second cas, l’homme est en quelque sorte le prétexte de la confiance faite au marché, à la croissance, à la mécanique des choses.

Je sais bien que, dans la balance, le non remboursement des emprunteurs américains pèse beaucoup plus que celui des Bengalis ou des maliens ; tout simplement parce que nous ne parlons pas des mêmes encours. Mais Il me semble important de bien mesurer cette différence de nature : elle nous questionne. Plaçons-nous notre confiance dans les institutions, les grands rouages économiques, le cours du temps, des denrées, du pétrole, des monnaies et des bourses ? Où la plaçons-nous en nous-même, en notre capacité à entreprendre, à inventer, à gérer, à réussir ? Sommes-nous résignés à être d'éternels «subprime» de la confiance ? Ou, au contraire, décidons-nous de prendre aujourd’hui notre crédit sur un avenir dont nous serons acteurs ? Je ne poserais pas cette question aussi radicalement si notre territoire ne manquait pas autant de porteurs de projet...

dimanche 24 février 2008

Et si Northern Rock était restée une banque mutualiste ?

Le gouvernement britannique a annoncé la semaine dernière, la nationalisation temporaire de la banque Northern Rock afin de tenter une sortie de crise sans faillite et surtout aider la Banque d’Angleterre à recouvrer les quelques 25 milliards de livres avancés à cet établissement en pleine crise de liquidité. Le choix a donc été fait entre une faillite immédiate et le pari d’un retour à meilleure fortune lorsque l’environnement économique et financier se présentera sous de meilleurs auspices.

On se souvient en effet que cette banque avait défrayé la chronique en septembre 2007 lorsqu’elle avait été victime d’un véritable «bank run» (retrait massif et brutal par les clients de leur avoirs). Cette panique bancaire avait été provoquée par les craintes de graves difficultés financières consécutives à des investissements hasardeux impactés par la crise des « subprimes ».

Triste destin pour un banque qui jusqu’en 1997 était une « building society », c’est à dire une banque mutualiste de détail, spécialisée dans le crédit à l’habitat et financée par les dépôts de ses sociétaires. Transformée en société par actions et cotée au London Stock Exchange en octobre 1997, les sociétaires de l’époque ont été aveuglés par la manne financière constituée par l’émission d’actions gratuites représentant la capitalisation des réserves accumulées depuis la création de leur coopérative. Cet argument financier leur a masqué la transformation fondamentale de la gouvernance de la société et la substitution d’une gestion de long terme par une vision « court-termiste » de la rentabilité. Les valeurs mutualistes de proximité et de développement au service du territoire sont abandonnées : fermetures d’agences, licenciements, utilisation poussée à l’extrême des courtiers et refinancement aux trois quarts sur les marchés financiers, au détriment d’un développement équilibré entre collecte et crédit.

Devenue une usine à crédits, gérant des encours démesurés, en partie titrisés, au regard de ses fonds propres et de ses dépôts, elle a été victime des tensions extrêmes sur le coût de la liquidité, conséquence de la défiance liée à la crise des « subprimes ». On connaît la suite de l’histoire.

Dès lors, on peut s’interroger. Est-ce qu’en étant restée mutualiste, elle aurait connu le même sort ? Sans doute pas, car le mode de gouvernance et l’absence de contrainte de marché l’aurait sans doute laissée éloignée des sirènes des profits à court terme, facilement gagnés mais non exempts de risques. 70% des britanniques ont financé en tout ou partie leur logement grâce aux « building societies ». L’affaire Northern Rock laisse un goût amer aux sociétaires de ces anciennes coopératives et leur fait sans doute regretter la vague de « dé-mutualisation » de la fin des années 90.

Alors, vers une re-mutualisation des « building societies »?

mardi 5 février 2008

Testé pour vous.

Le prêt "Travaux de réhabilitation thermique" de Pyrénées Gascogne nous place dans les premiers rangs sur 90 banques françaises qui offrent ce type de crédit. C’est ce que nous apprend le comparatif Eco-Prêts du site TESTEPOURVOUS.COM établi en partenariat avec l’ADEME dont chacun connaît l’engagement dans la recherche d’économies et de durabilité de l’énergie.

Les prêts comparés dans cette étude financent le même type de travaux visant à améliorer la performance énergétique des logements. Par exemple l’isolation des combles ou les chauffe-eau solaires. Eco-prêts™ classe les offres des banques selon 4 critères : le coût (40%), le montant maximal et la durée maximale du prêt (30%), la souplesse du crédit (15%) et l’étendue des dépenses éligibles (15%).

Le prêt Travaux de Réhabilitation Thermique de Pyrénées Gascogne qui est mis au tableau d’honneur est un prêt à 0% et à durée longue destiné au financement de chauffe-eau solaires et de système solaire combiné photovoltaïque sur le département 64. Il bénéficie en effet d'une convention signée entre la Caisse régionale et le Conseil Régional d'Aquitaine.
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Le mutualisme prend au fil des ans des expressions différentes, tout simplement parce que les préoccupations et les priorités de la société changent. Ce qui a conduit nos anciens à soutenir l'équipement des agriculteurs, puis le logement de leurs enfants qui rejoignaient les villes, nous incite aujourd'hui à investir le territoire immense du développement durable. Celui-ci s'impose à son tour avec la même urgence et le même besoin d'écoute, de compréhension, d'action.
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C'est pour cela que ce rang est pour nous, pour les équipes, une reconnaissance. Depuis quelques années, nous donnons des "coups de pouce verts" à ceux de nos clients qui décident "d'investir durable", et nous avons bien l'intention d'innover encore dans les prochaines semaines.

samedi 2 février 2008

Deux Euros.

Pour célébrer le 10° anniversaire de l’Euro (déjà !), les européens sont invités à choisir le dessin de la pièce de 2 euros qui commemorera l’évènement en 2009. Enfin une occasion de voter tous, citoyens des 27 pays membres de l’Union, pour dire ce que nous pensons sur un sujet délicat et essentiel, vous en conviendrez.

Vendredi, Madame Amelia Torres, porte parole de l’UE, a expliqué que citoyens et résidents européens peuvent voter jusqu'au 22 février pour leur dessin préféré. Ils doivent choisir 1 des 5 finalistes parmi les 42 soumis par les 15 pays utilisateurs de l'euro.

A ce jour, utilisent l’Euro : L’Allemagne, la France, l’Espagne, l’Italie, l’Irlande, la Belgique, les Pays-Bas, le Luxembourg, la Grèce, l’Autriche, le Portugal, la Finlande, mais aussi la Slovénie depuis 2007 et Malte et Chypre depuis un mois.

Les dessins sont en ligne sur le site
http://www.eurodesigncontest.eu. Parmi les votants, un choisi au hasard gagnera un jeu d'euros de collection en or.

J’ai choisi celui en photo car il reprend étrangement le logo mutualiste de Pyrénées Gascogne, celui qui a accompagné notre colloque «Perspectives mutualistes» en 2006 ! Nos équipes avaient, une fois encore, un temps d'avance !

Alors, votons !

dimanche 27 janvier 2008

Le Mutualisme au quotidien

Vendredi soir, nous inaugurions la nouvelle agence d’ORTHEZ CASTETARBE en présence, notamment, du Maire d’ORTHEZ et du Chef d’Entreprise qui a mis à notre disposition une partie de son bâtiment pour que nous y installions notre agence. Agence qui s’avère être, d’ailleurs, une magnifique réalisation superbement située.

Incidemment, le temps des discours venu, le mutualisme s’est imposé comme une évidence, partagée par tous, pour favoriser le développement de nos territoires . Mutualisme entre le centre commercial et la banque, chacun tirant avantage du flux de clientèle amené par l’activité de l’autre. Mutualisme entre la commune et les nouvelles implantations d'entreprises, à l'origine de la création de richesses supplémentaires, favorisant, dans un cercle vertueux, le développement de la ville et de ses aménagements.

Le mutualisme n’a pas quitté les esprits de la soirée puisqu’un peu plus tard, à l’occasion d’un échange avec notre « bailleur » sur le rôle que doivent jouer les entrepreneurs en place pour aider et accompagner les créateurs d'entrepises, nous avons décidé de lancer un concours de projets qui fera l’objet d’une aide particulière de la part des acteurs économiques participant au jury. La Caisse Locale d’ORTHEZ sera bien sûr associée à cette initiative.

Ce nouveau projet doit bien sûr être concrétisé et s’il n’ a rien d’extraordinaire en tant que tel, il illustre, comme bien d’autres opérations engagées sur nos territoires, que le mutualisme vit davantage par l’action que par le discours. C’est sans doute une faiblesse dans un monde où la valeur de l’apparence et de la communication l’emporte bien souvent sur celle de la réalité et de l'action
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vendredi 11 janvier 2008

Territoires et Innovation

Faut-il dire « et » ou faut-il dire « ou » ? Le territoire ne représente-t-il pas ce qui est stable, qui dure et résiste au temps, alors que l’innovation représente au contraire ce qui change, ce qui évolue, ce qui surprend ?

Le territoire est un peu à l’innovation ce que le sédentaire est au nomade. Quand l’un regarde le sol, l’autre regarde le ciel. Le premier travaille sa terre quand l’autre suit son troupeau. L’un sait où coule chaque source, l’autre connaît chaque étoile par son nom. Le premier jure par l’eau, l’autre par le feu. Et quand l’un enterre ses morts près de sa maison de briques, l’autre les brûle puis déplace sa tente. Pourtant les deux sont humains et arrivent parfois à vivre ensemble (le plus souvent, ils s’entretuent). Mais quand l’homme concilie le sédentaire et le nomade qui sont en lui, il fait de grandes choses, «les pieds bien sur terre et la tête dans les étoiles».

Innover sur le territoire est essentiel. C’est ce que nous disait Jean-Paul Betbeze, chef économiste du Crédit Agricole, intronisé aujourd’hui dans l’académie du Béarn (ce qui est méritoire pour un bigourdan de naissance). Alors comment ? En faisant du territoire un allié pour l’innovation puisqu’il est porteur d’une histoire et surtout de voisinages, de coopérations. Car le territoire est d’abord et avant tout peuplé, et l’unité d’histoire et de lieu donne aux hommes un cadre propice pour se connaître, pour se parler, échanger, commercer et inventer. Le territoire permet donc d’innover. Et l’homme peut aussi inventer de nouveaux territoires, se donner de nouveaux périmètres d’action, étendre son champ de travail et de recherches. Et tout cela passe d’abord et avant tout par l’entreprise qui est finalement l’art de se donner ensemble les moyens de valoriser un territoire…

Le mutualiste appréciera. Cela fait des décennies qu’il regarde le territoire comme une opportunité et non comme une contrainte. Cela fait des années qu’il pense et qu’il montre que c’est sur sa terre que l’homme peut le mieux imaginer, décider, vouloir et entreprendre. Et en le faisant sous le regard de ses voisins, sous leur contrôle, en mettant en commun les ressources de travail, mais bien sûr aussi financières, il s’oblige a agir avec prudence, avec discernement, avec «bon sens». C'est pour cela que ça marche!

vendredi 28 décembre 2007

Madame Lagarde parle du mutualisme

C'était lors du colloque mutualiste d’Angers. Une rareté… un Ministre en exercice parle (en bien) des organisations mutualistes et coopératives :
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- Le mutualisme est bien éloigné aujourd’hui des abstractions de Proudhon, son père fondateur. Il s’adapte, évolue et les économistes comme les politiques commencent à le reconnaître comme un modèle viable, efficace, moderne...
Le mutualisme n’est pas une alternative au mode capitaliste d’organisation des échanges mais une manière différente de réguler le marché en établissant les règles de la redistribution plus en amont... Au même titre que la société par actions ne perd jamais de vue son profit, la société de personnes ne doit jamais perdre de vue l’intérêt collectif.
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- Le succès des entreprises coopératives contribue à la fois à la croissance de notre économie, et à la protection de nos concitoyens. Il concilie efficacité et solidarité, performance économique et équilibre social. Quoi de plus moderne ? ... Vous êtes des praticiens de la sphère économique et sociale, pas des idéologues. C’est pour cela que vous avez le courage de réformer vos pratiques quand cela est nécessaire. Pour démontrer sa validité, votre modèle doit, toujours et encore, produire des résultats à la hauteur de ceux des sociétés par actions.
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- Vos groupes ont tout intérêt à renforcer leurs spécificités telles que la prise en compte de l’intérêt collectif et du long terme; l’attachement à un territoire; ou le partage équitable de la valeur entre le sociétaire, dirigeants, salariés et clients. Perdre cette spécificité qui est votre richesse reviendrait à perdre votre âme...
J’ai confiance dans votre capacité à prouver toute la modernité du modèle mutualiste de développement, d’autant que la transposition en cours des textes européens sur le statut de la société coopérative européenne ouvre la perspective de groupements coopératifs européens par rapprochement d'acteurs nationaux, qui devraient donner un nouveau souffle au mutualisme.

mardi 18 décembre 2007

Les "Saveurs" du Mutualisme ...



Que l'on ne s'y méprenne pas, cette rubrique n'a pas de vocation culinaire (enfin pour l'instant).
Pour cette fois, je vais vous parler de saveurs et vous raconter une histoire qui en est riche à plus d'un titre.
Au départ, quatre jeunes issus du Lycée Hôtelier de Biarritz, diplômes en poche, décident de se lancer à la découverte de nouveaux horizons culinaires.
Tel des Marco Polo, ils se lancent à la conquête de l'Asie pour leur "Route des Saveurs".
Ce périple de 60.000 Kms, les amène à traverser 18 Pays, rencontrer les chefs locaux, découvrir les marchés, échanger avec les habitants sur les cultures et les techniques culinaires.
Ils consignent, notent, s'enrichissent des différences pour leur futur projet professionnel.
Enfin, ils rentrent en France, et là que font-ils ?
Ils ne se contentent pas de se raconter leurs souvenirs. Non, ils s'engagent dans un Tour de France et visitent une dizaine d'Ecoles Hôtelières pour partager leurs expériences. Ils créent un "DEFI APPETIT" pour soutenir et accompagner d'autres jeunes, les inciter, les aider à aller voir ailleurs.
Vous en saurez plus en allant sur leur site :
www.laroutedessaveurs.com/

Pour ma part, je trouve à cette démarche des saveurs particulières :
celle du partage, celle de la responsabilité, celle de la solidarité, celle de l'ouverture...

Bref, j'y trouve comme un parfum de mutualisme.

dimanche 16 décembre 2007

Perspectives mutualistes

La Caisse régionale de l’Anjou et du Maine organisait ce 13 décembre à Angers un colloque sur l’entreprise coopérative, continuant ainsi le sillon que nous avons ouvert à Pau, il y a un an. Des chefs d’entreprise, des universitaires, des dirigeants du Crédit agricole, ainsi que Michel Serres, académicien, ont illustré les facettes riches et variées de nos organisations.

Ouvrant la journée, Christine Lagarde, Ministre de l’économie, qualifiait le modèle coopératif, souvent décrié, de «viable, efficace, flexible et moderne». Pour elle, «être libéral» c’est «reconnaître les mérites de toute forme d’organisation, dès lors qu’elle n’entrave pas les libertés individuelles et qu’elle est pérenne». Tout en invitant les coopératives, sociétés de personnes, à ne «jamais perdre de vue l’intérêt collectif de leurs membres», elle a engagé le gouvernement à en défendre le statut auprès de l’Europe et appelé les groupes coopératifs européens à se rapprocher pour se donner «un souffle nouveau».

Pour Henri Noguès, professeur d’économie à Nantes, "la compétition a des limites, les entreprises ont besoin de coopérer", "il ne faut pas un seul type de façon d’entreprendre" car "l’entreprise n’est pas seulement là pour créer de la valeur". Au-delà de la diversité nécessaire, de la relation de proximité et de confiance, il affirme que les coopératives participent de l’efficience de nos marchés. La capacité à innover est un de leurs devoirs. Il a ainsi été question du web qui se développe sur des principes mutualistes. Les sites les plus fréquentés ne reposent-ils pas sur le communautarisme, l’affinitaire, le partage de centres d’intérêt? Le succès du "virtuel" ne révèle-t-il pas la valeur du "réel", de la relation de proximité? Un homme nouveau n’est-il pas déjà perceptible, encore flou, qui adoptera des modes de relation différents avec ses contemporains?

Moment important quand il s’est agi d’opposer le Court terme à ce Moyen terme dont les coopératives sont justement les championnes. D’emblée, Jean-Louis Roveyaz, Président du Crédit agricole Anjou Maine, qualifiait le sociétaire d’usufruitier, expliquant l’obsession de la coopérative de «transmettre, en l’ayant amélioré, un outil au service du territoire». De là sa volonté permanente de développement et la nécessité du profit, pour investir pour l’avenir. Un dirigeant de coopérative agricole, pour qui le modèle a pour objet «d’être plus forts ensemble» pour «combattre la fatalité ensemble», ajoute que «l’enjeu d’une coopérative est de ne pas se tromper plus que ses compétiteurs», ce que doit lui permettre son système de gouvernance où se croisent les regards des sociétaires élus et des cadres.

Rappelant leur utilité aux hommes et aux territoires, consacrée par l’adhésion en Europe de 130 millions de clients, Jean-Paul Chifflet, Secrétaire général de notre Fédération nationale, a donné de cette action dans la durée un sens plus général, expliquant que le statut coopératif pérennise l’organisation, mais pérennise aussi les outils de banque et d’assurances dans chaque pays ainsi que les services aux femmes et aux hommes qui y vivent. Nos préoccupations actuelles bien concrètes, économiques ou sociétales, relèvent du Court terme, alors que le Moyen terme, par nature imprévisible, est moins facilement compris, fait remarquer Michel Serres. Difficile donc de prouver et de faire approuver notre différence!

Selon René Carron, Président de Crédit agricole SA: «le plus grand risque actuel, dans un contexte de globalisation et avec le déplacement du centre de gravité du monde vers l’Asie, c’est la rupture de médiation entre le citoyen et les structures politiques, économiques, financières. La chaîne de légitimité nous met en obligation de gérer des structures mondiales sans abandonner une seule parcelle du territoire!». Et Serge Papin, Président de Système U, souligne le risque de «déviance si les technostructures prennent le pas sur les adhérents». Les coopératives ne sont pas «clonables». Coopérer c’est «partir du bas» et la légitimité se gagne par l’action de terrain, prise dans une histoire et un territoire. On ne peut ni ramener les coopératives à un modèle unique, ni les instituer là où elles n’existent pas, ce qui complique leur reconnaissance et leur acceptation par une société qui n’aime pas les «brebis vertes»!

Dans cet univers globalisé, Michel Serres vante Cyrano qui a réussi une carrière mondiale (global) en affirmant son attachement à sa terre (local). Ainsi n’est-il ni étonnant ni embêtant que le mutualisme ne réponde pas d’une seule définition, qu’il soit marqué par la diversité, puisque le monde est lui-même marqué par la diversité. Et comment ne pas croire à l’avenir du mutualisme qui existe depuis des milliards d’années, depuis qu’une bactérie, tout en vivant sur le dos de son hôte, «a choisi» de lui faire du bien au lieu de l'affaiblir en la parasitant, donnant ainsi à la vie une formidable impulsion?

AVIS PROFESSIONNELS...


... l'assistance

Des imprévus, dans la vie, ça ne manque pas. Quand on achète, on regarde le prix, la couleur, le délai... Quand on a acheté, on n'y pense plus, on ne pense qu'à l'usage. Quand survient l'imprévu, la panne, la maladie, le "pépin" gros ou petit, là se posent des questions auxquelles par nature on n'avait pas pensé. C'est à ce moment là qu'on a besoin d'assistance. C'est à ce moment là qu'on a besoin d'un interlocuteur. C'est là qu'on a besoin d'un fournisseur qui tienne ses promesses, qui soit là depuis longtemps et pour longtemps, d'un conseiller qui vous écoute, qui vous comprenne, et qui trouve avec vous les solutions auxquelles personnes n'avait pensé. Celles qui vous vont bien parce qu'elles vous ressemblent et que le conseiller vous aide à trouver parce qu'il vous connaît.

... la succession

Pour que votre contrat d'assurance-vie ne se perde pas, vous pouvez en informer son bénéficiaire ou le déclarer par un acte notarié indiquant expressément le bénéficiaire… Mais sachez que si vous n'éparpillez pas vos avoirs et demandez à votre banquier de tenir vos placements, il s’occupera de votre succession et informera votre notaire et vos héritiers.

... le taux du prêt

Dans notre souci de tout simplifier, d'aller à l'essentiel, de caricaturer même, nous réduisons un crédit à son taux. Des banques d'ailleurs n'affichent plus que ça, et il faut de bonnes lunettes pour lire la durée... Faites-vous expliquer ce que couvre l'assurance, ce qui se passe si vous avez un pépin et ne pouvez plus rembourser, si vous voulez un jour modifier le montant de votre mensualité... Bref, assurez-vous que demain, dans 5 ans ou dans 10 ans, vous pourrez vous adresser à quelqu'un d'autre qu'à un contrat dûment signé et paraphé....

... la bourse

Il faut bien sûr y avancer avec la prudence du sioux. Tous les spécialistes vous diront qu'il n'y a pas meilleur placement à moyen et long terme, et ils vous le prouveront... Mais vous rencontrerez aussi des investisseurs malheureux non démunis d'arguments! Donc, pour investir malin, et profiter du meilleur des marchés d'actions, il faut le faire progressivement et en diversifiant les supports. L'imagination des banques a été remarquable ces dernières années, et la gamme des placements, très large, permet de bien mesurer et maîtriser le risque.

... les créances

Le recouvrement des créances, pour tout commerçant ou professionnel, est une opération lourde en temps et souvent en conséquences financières. Le constat a été fait que les délais de paiement et les impayés constituaient pour les entreprises françaises un vrai handicap. Pourtant, le recours à l'affacturage était encore très marginal jusqu'à ces derniers mois. Il connaît aujourd'hui une forte progression (+20%) ce qui est normal au regard des avantages qu'il présente. Les petites entreprises y ont cependant difficilement accès et surtout, il ne couvre pas la totalité de leurs besoins. Voilà pourquoi, Pyrénées Gascogne a inventé CREANCES SERVICES qui permet de donner à sa banque le soin de recouvrer ses factures et d'en simplifier ainsi le recouvrement. Simple et utile, ce service est développé avec EUROFACTOR...