lundi 13 juillet 2009

La reprise de l'immobilier ?

Il parait que le marché immobilier repart. Je ne l’ai pas vu, je l’ai entendu et je l’ai lu. Normal me direz-vous que les professionnels tentent de conjurer leur mauvaise fortune par des propos optimistes. Normal aussi que les médias les soutiennent, tant il est ancré dans nos esprits qu’il n’est pas de bonheur possible sans augmentation des valeurs. Donc, debout ! Debout la France, on repart ! La crise est finie, terminée, on y retourne ! Mais est-il vraiment possible que «ça reparte», ce qui pour ces prophètes signifie que les prix reprennent le chemin de la hausse et que les transactions s’étoffent «comme au bon vieux temps»? Allons-nous connaître des prix encore plus élevés et un accès encore plus difficile à la propriété? Les chiffres que produit mensuellement Jacques Friggit et publiés sur le site de l’ADEF, nous donnent des éclairages déterminants :
.
- le montant des transactions immobilières a atteint en 2007 plus de 14% du PIB, chiffre qui n’avait jamais dépassé 10% depuis la première mesure en 1830. Cela s’appelle une bulle je crois…
- le rapport de l’indice du prix des logements au revenu disponible par ménage, quasiment constant depuis 1965 (avec des maximas de +20% en 1980 et 1990, et des minimas de -20% en 1985 et 1995) a grimpé en 2007 à +70%. Dans le même temps, le montant total des transactions dépassait de +50% la moyenne de la période.
- contrairement à une idée assez répandue, ces excès immobiliers ont été beaucoup plus forts en Europe et en France qu’aux USA où ce décollement tout aussi exceptionnel n’a pas dépassé 30%.
.
Au regard de ces chiffres, la correction opérée depuis un an apparait bien timide et sans commune mesure avec la chute brutale du montant total des transactions. Celui-ci a retrouvé en quelques mois son niveau d’il y a dix ans. Si les prix suivaient le même chemin, ils baisseraient de 50% ! Tous ces chiffres montrent bien qu’il y a eu une bulle immobilière à dégonfler, ce que tout le monde comprend bien d’ailleurs mais sans trop le dire pour ne pas «aggraver la situation». En fait, ce qui pourrait «aggraver la situation», c’est justement de laisser les vendeurs penser qu’il n’y pas lieu de baisser leurs prix et de paralyser un peu plus un marché en manque d’acheteurs. Des acheteurs qui ont de plus en plus de raisons de se montrer prudents au regard d’une situation économique qui ne laisse présager rien de bon quant à leurs revenus futurs, et d’un endettement de l’Etat qui laisse entrevoir de nécessaires contributions à venir… l’accueil réservé à l’annonce du grand emprunt est révélateur de ces craintes.
.
Bien sûr, il y un marché et il est toujours possible de réaliser une opération qu’on ne regrettera pas. Reste que les chiffres sont têtus, que les arbres ne montent pas au ciel, qu’il faut assainir le marché, et qu’une baisse des prix de l’ordre de 30% est probable. L’inconnue n’est d’ailleurs pas là, mais porte plutôt sur le temps que prendra cette correction. Une augmentation des taux d’intérêt accélèrerait la baisse, mais là encore, si on en croit ce que disent les experts et ce qui est écrit sur bien des sites, il n’existe
aucune menace de cette nature…

vendredi 10 juillet 2009

Country music à Mirande

A Mirande, dans le Gers, c’est le festival de country music. Alors, pour se mettre aux couleurs de l’évènement, l’équipe du Crédit agricole a revêtu la tenue de rigueur…. Les couleurs du festival. Ca surprend un peu quand on entre dans l’agence. C’est vrai, l’image du banquier est ainsi : en général, il fait dans le rigoureux, le costard, la cravate… une façon de dire « vous voyez bien que vous pouvez me confier votre argent ! ». Mais quand la ville vibre aux rythmes de Rock Voisine (ce soir par exemple), il n’est plus question de manières. On adhère ou on n’adhère pas ; on suit le mouvement ou on est d’ailleurs ; on accompagne ou on reste en marge. L’équipe de Mirande a clairement pris le parti d’accompagner le grand mouvement festif et de se mettre au diapason de la musique qui envahit la ville pendant ce grand week-end du 14 juillet. Bravo ! Voilà une belle façon de dire « Nous sommes d’ici, pour les gens d’ici, et nous vivons les mêmes émotions ! ». C'est aussi çà le mutalisme sur le terrain.

samedi 4 juillet 2009

En mal de bulles

Est-ce ainsi que les hommes vivent ? Ils aiment tant les excès que sans les tabous et interdits, ils se seraient depuis longtemps dévorés entre eux et auraient réduit à néant leur patrimoine et leur avenir. Si les sociétés dites primitives ont proscrit l’adultère, interdit aux non-initiés de tuer les poulets, sacralisé les arbres auxquels sont accrochées les semences, établi plein d’autres conventions sociales, ce n’est ni par hasard, ni en vertu de quelque obscure croyance. Il s’agissait de protéger leur patrimoine génétique, leur production d’œufs et d’arachides, donc l’avenir de leur communauté. Et si ces intentions n’étaient pas explicites, si elles étaient si méthodiquement et scrupuleusement gardées par des castes, prêtres ou autres chamans, c’est bien parce qu’elles servaient tacitement un intérêt collectif majeur.

Dans nos sociétés, plus de tabou, plus de limites, mais un peu partout le sacro-saint principe de réalité, non pas au sens des psychologues mais au sens commun, qui peut se résumer ainsi : « Soyez sérieux ! 1/ Regardez les choses comme elles sont et 2/ acceptez-les comme telles !». Regardez : cette semaine, un septuagénaire a été condamné à 150 ans de prison, la dette publique de la France a dépassé les 1.400 milliards d’Euros, celle du Real Madrid les 500 millions après des transferts à 65 millions l’unité moyenne… Acceptez : Un joueur de football coûte cher ? Payez-en le prix ! L’économie est en récession ? Injectez de l’argent. Vous avez faim ? Tuez les poulets !

Le «bon sens» a justement cela de «bon» qu’il ne s’en remet pas seulement aux réalités mais à la perception humaine des réalités. C’est une conviction profondément attachée au mutualisme que de lui faire confiance et de l’organiser, je veux dire organiser l’entreprise pour l’exercer du mieux possible et au plus près des réalités de terrain. Ce « bon sens », ancré dans l’histoire de notre banque mutualiste dont il a été longtemps la bannière, consacre que si l’homme a une capacité exceptionnelle à percevoir le réel, il a aussi celle de l’interpréter, de le transformer, de ne pas le subir mais de l’appréhender pour ensuite décider, gérer, réguler.

Ne pas pondérer de bon sens le principe de réalité revient à trahir, ni plus ni moins, la tradition multimillénaire des hommes. Et cette irresponsabilité pourrait bien provoquer ici et là de nouvelles grosses bulles, plus préoccupantes sans doute pour l’avenir que la grippe de type A ! Vite, des vaccins, des masques, et pourquoi pas, un Conseil Supérieur du bon sens ?

mercredi 1 juillet 2009

Beau temps en Gascogne et sur les Pyrénées

C'est bien connu, les agriculteurs partagent avec les marins et les aviateurs le besoin quasi obsessionnel de disposer en permanence de prévisions météo de grande précision. C'est le premier (mais pas le seul) intérêt du site Pleinchamp.com que de répondre à cette attente.
.
Si j'en parle ici, c'est qu'en période estivale et qui plus est de canicule (nous y sommes presque!) tout le monde a besoin de savoir à quelle température il va être porté dans la journée et dans la semaine. Alors essayez cette météo et profitez-en pour déceler quelques produits fermiers ou approfondir vos connaissances en marché à terme des denrées agricoles. Les étourdis retrouveront l'adresse du site sur la page de lefil.com destinée aux agriculteurs. Bon, aujourd'hui à Pau, on s'arrête à 30°.

samedi 27 juin 2009

Les réseaux sociaux menacent-ils l'entreprise ?

Les réseaux sociaux sont dangereux pour l’entreprise. Le temps perdu à vagabonder sur le net réduit la productivité, les chats encombrent inutilement la bande passante, sans compter le risque de transmission de données confidentielles et sensibles ou celui de porter atteinte à l’image de l’entreprise. Comment contrôler tout ce qui se dit et qui se lit ? Et puis, tout cela n’est pas très sérieux et n’a pas de place dans le travail, mieux vaut bien séparer vie privée et vie professionnelle… Le journal « Les Echos » relate dans son édition des 26 et 27 juin qu’un tiers des entreprises britanniques ont, pour ces raisons, interdit tout accès à ces sites.
.

De fait, avec la montée en grande puissance des applications sur mobile, la question de contenir par la technique l’usage de ces réseaux ne se posera même plus. Twitter, Facebook, ou leurs descendants directs ou indirects seront disponibles à tous à tout moment. Mieux vaut sans doute en parler et poser quelques principes simples d’utilisation dans l’entreprise comme cela existe déjà pour le téléphone ou le web en général. Une enquête de Deloitte LLP citée par Les Echos nous dit que 17% seulement des entreprises auraient engagé cette démarche. Mon avis est qu’il est important aujourd’hui que les salariés se familiarisent avec ces outils, tout comme il est souhaitable que les outils de travail se rapprochent en architecture et en utilisation de ces standards de la vie privée. Une ouverture dans l’entreprise est donc souhaitable, dans les limites fixées par quelques règles et le bon sens communs...

J’entends comme vous les philosophes parler des nouvelles priorités qui émergent de cette crise. Que la prise de conscience brutale de la mauvaise maîtrise des techniques financières est venue renforcer les craintes réveillées par les dérèglements climatiques. Qu’une conscience nouvelle prend force : celle d’une humanité qui vit, consomme, s’accroît en individus, mais qui ne comprend plus ni le monde dans lequel elle vit, ni les outils et mécanismes qu’elle y met en œuvre ; celle d’une humanité dépassée ; celle d’une évolution à grands risques et non maîtrisée. Que pour la première fois de son histoire, l’homme peut percevoir « à portée de vue d’une seule vie » l’extinction des réserves naturelles comme les grandes migrations sans doute meurtrières des affamés venus des nouveaux déserts. Que jamais l’humanité n’avait été confrontée à une telle conscience et n’avait eu à faire face à une inquiétude aussi universelle. Que jamais les hommes de partout n’ont eu autant besoin de se parler, de réfléchir et de comprendre pour sauvegarder le lien qui permettra de trouver ensemble de bonnes réponses. Dans ce contexte d’urgence, la question d’ouvrir ou non les réseaux sociaux dans l’entreprise est bien dérisoire et semble d’une autre époque.

Une bonne entreprise est une entreprise qui crée de la valeur, mais de la valeur utile, pas de la poudre aux yeux pour consommateurs naïfs; et pour créer de la valeur utile, elle a plus que jamais besoin d’une ouverture au monde, aux idées, au temps qui est le nôtre. Travailler ne consiste plus seulement à accomplir consciencieusement des travaux bien réglés avec des méthodes éprouvés, mais aussi à exercer dans son travail, dans tout travail, cette intelligence du temps. Les patrons qui regardent avec méfiance les réseaux sociaux ont-ils saisi ce changement majeur et donnent-ils, comme ils le croient, le bon exemple ?

Comment aller sur Second Life ?


Une des difficultés lorsque on veut découvrir Second Life est la langue. En effet le site officiel ne proposant l’inscription qu’en Anglais, allemand, espagnol, coréen ou japonais il n’est pas évident pour un français de s’y retrouver.

Heureusement, voici un moyen très simple pour vous inscrire à Second Life en Français, :

Allez sur le site Territoire Digital édité par la Fédération Nationale du Crédit Agricole et Stonfield InWorld vous pourrez réaliser votre inscription à Second Life gratuitement et en Français… simple et rapide. En vous connectant pour la première fois vous arriverez au départ du parcours d’initiation créé par le Crédit agricole.

Et pour visiter les agences de Pyrénées Gascogne ?

Dès que vous aurez appris les quelques manipulations nécessaires pour vous orienter, vous déplacer, voler... vous aurez envie de visiter... et de nous rendre visite dans les agences de Pyrénées Gascogne. Vous pouvez cliquer sur la carte depuis territoire digital et vous verrez l'île Pyrénées Gascogne. Vous pouvez aussi utiliser le moteur de recherche. Ou encore y aller à pied, c'est à 30 secondes au Nord...Vous pouvez enfin, après avoir réalisé votre inscription sur Second Life, cliquer ici : http://slurl.com/secondlife/Pyrenees%20Gascogne/132/3/27