S’il est un mot qui revient souvent dans les discours et propositions qui inondent nos médias (et ce n’est pas fini), c’est celui d’innovation. Nous avons besoin d’innover ! Quoi de plus naturel au moment où le pays prend conscience qu’il s’est laissé distancé et qu’il va être bien difficile de remonter la pente ? Alors innovons ! Créons de la nouvelle valeur, fabriquons et vendons ! Pour autant, a-t-on vraiment envie d’innover ? Et en sommes-nous vraiment capables ? Ce n’est pas par un claquement de doigts ou une résolution matinale que le sens de l’innovation va soudain jaillir des administrations, des entreprises, de la société comme une nouvelle source qui ne demandait qu’à surgir. Ce n’est pas non plus par des décrets ou des subventions, encore moins par des créations de postes « d’innovateurs » qui ne trouveraient ni place ni écoute dans nos organisations. Et je ne parle pas des “Comités”, “Commissions” et “Groupes de travail” dont on peut se demander s’ils n’ont pas été inventés pour tuer tout germe d’innovation avant première pousse.

Innover est compliqué et  demande plus de bouleversements et de ruptures que n’en laissent croire ceux qui en parlent (assez bien d’ailleurs). Il faut vouloir innover, et pour cela, il faut vouloir renoncer, prendre le risque de changer, de heurter, de blesser. Il faut avoir le courage d’avancer seul et sans repère, souvent sous le regard moqueur de ceux qui suivent « la bonne route », celle de l’habitude, embouteillée donc rassurante.

Nos organisations n’aiment pas l’innovation, parce que depuis l’origine, ou presque, l’espèce humaine s’en méfie. Parce qu’il n’y a pas d’innovation sans expérience, pas d’innovation sans risque. Accepter de laisser s’exprimer plus de créativité humaine dans les rouages bien huilés d’une organisation est considéré comme dangereux. Pourquoi ? Parce que l’organisation risque de changer, de perdre ses bons repères, ses hiérarchies, ses rituels, ses compromis, donc sa tranquillité. Mais si l’organisation conserve avec une précaution jalouse tout ce dont elle est si fière et qui l’empêche de gagner depuis vingt ans, ne prend-elle pas un risque bien plus grand ?

Au moment où nous prenons conscience de la fragilité de notre modèle de développement, de la vanité des grands principes de fonctionnement auxquels nous sommes encore tant attachés, n’est-il pas sain et bon d’accepter de mettre plus de « jeu » dans les rouages, de laisser entrer l’esprit créatif, de lui laisser de la place, ce qui demande de se bousculer un peu ? Il faut pour cela changer de regard sur l’individu dans l’organisation, lui reconnaître davantage de capacité à être pleinement acteur, à s’impliquer dans son travail ou sa fonction au-delà de sa « définition de poste », à s’intéresser aux « territoires » qui ne sont pas les siens. Voilà une démarche qui n’est pas naturelle pour les dirigeants et les managers, mais qui est nécessaire si nous voulons changer. Et c’est plus ce changement-là qui nous fera « sortir de la crise » que l’équilibre des recettes et dépenses budgétaires, pourtant bien nécessaire….

« J’aime [j’aide] mon territoire », ça se conjugue. Nous le faisons, en ce début d’année, élus et salariés du Crédit agricole Pyrénées Gascogne. Nous le disons pour le Béarn, le Pays basque, la  Bigorre, la Gascogne. Nous le conjuguons, parce que le territoire est à la fois singulier et pluriel. Nous l’affichons, parce que le territoire est ce que nous partageons de plus fort avec nos clients.  Le territoire rassemble. A la fois géographie, histoire, économie, il fait le lien entre nature et culture… Il a ses flux, il est vivant, et surtout, il nous associe chacun à une identité et à un collectif. Il est un repère et un espace d’action. Les préoccupations (plus qu’émergentes) de réduction des déplacements et des transports, de valorisation des «circuits courts», d’accentuation de la proximité relationnelle et du renforcement des liens interpersonnels donnent une dimension particulièrement «moderne» au territoire.

Pour nous, banque coopérative, ces préoccupations sont prises en compte dans nos métiers et en tout premier dans la facilitation et l’efficacité des circuits financiers. Nous engager à ce que l’épargne collectée ici serve d’abord les projets de ceux qui investissent ici en est une application majeure. C’est justement le rôle du Livret Sociétaire que nous avons inventé à cette fin. Alimenter financièrement les projets du territoire, c’est une façon essentielle de l’aimer et de l’aider, tout comme soutenir ses associations… les Tookets sont justement là pour ça. Disons que c’est du “proximal banking” puisque l’anglais fait plus sérieux. Ce qui se traduit simplement par “banque proximale” sachant que le mot “proximal” est bien français et qualifie chez les anatomistes ce qui jouxte un organe. Cette expression convient bien à une banque qui collecte proche pour prêter proche…

Vous pouvez vous retrouver dans cette discipline territoriale, sans être un de ces “imbéciles heureux qui sont nés quelque part” décriés par Georges Brassens. Et vous pouvez le dire… Profitez de ce début d’année pour envoyer une belle carte de vœux qui non seulement dira à vos amis tous ce que vous leur souhaitez de bon pour 2012, mais aussi par laquelle vous affirmerez votre soutien à votre territoire.  (merci free-style pour l’aide à la création)

Le 31 octobre, l’ONU a ouvert «L’année internationale des coopératives». Plusieurs évènements en 2012 feront mieux connaître ce mouvement économique qui a pour objectif de servir les intérêts de ses adhérents. Dans le monde, avec plus d’un milliard de coopérateurs et plus de cent millions d’emplois, les coopératives pèsent lourd (21.000 en France, un million de salariés). Elles répondent à un besoin social, contribuent à réduire la pauvreté et servent un projet local et humain. D’où le slogan, «Les coopératives, des entreprises pour un monde meilleur» et l’appel aux Etats pour leur consacrer plus de reconnaissance, plus de formation, plus de recherche et un cadre législatif et réglementaire plus propice.

Les entreprises coopératives fonctionnent selon des principes démocratiques (un homme, une voix), sont orientées sur le long terme et non le «profit à tout prix et vite», mettent en valeur la responsabilité, la solidarité et la transparence, et sont souvent attachées à un territoire dont elles partagent le développement. Voilà pourquoi elles apportent une réponse durable et efficace à nos défis économiques et sociaux. Parce que nous le croyons et que nous voulons prendre notre part, nous parlons sur ce site et sur ceux du Crédit agricole Pyrénées Gascogne, avec nos mots, du mutualisme et de nos actions de banque coopérative.

Nous sommes fiers de défendre sur Internet nos valeurs coopératives. Modernité, usages utiles et innovants, dialogues avec les clients, information, formation et aide à la décision, réseaux sociaux, banque sur FaceBook et sur Twitter, mais aussi valorisation des producteurs du territoire, soutien aux associations avec TOOKAM et ses TOOKETS, première banque de l’investissement socialement responsable avec KAM&LEO. Nous ne faisons pas seulement de la e-banque mais bien de la banque coopérative et solidaire, engagée localement, active en réseaux physiques comme sociaux, en soutien à ses territoires et à leur rythme.

En présentant nos vœux, le Président Rigaud et moi-même, nous vous encourageons à devenir sociétaire et à participer à ce grand mouvement coopératif. Chaque Caisse régionale de Crédit agricole est une coopérative, formée chacune d’une centaine de Caisses locales elles-mêmes coopératives. Avec 2.540 Caisses locales, 6,5 millions de sociétaires et 32 000 administrateurs, le Crédit agricole est la plus grande organisation coopérative en France.

Le modèle coopératif devrait faire l’objet de plus de reconnaissance, c’est sûr, intéresser davantage les intellectuels, les économistes, les sociologues et tous les chercheurs, mais ce n’est pas cela qui le fera vivre. Ce qui le fera vivre, ce qui le gardera fidèle à ses finalités premières, ce qui le fera agir efficacement sur ses territoires et servir tous dans le même respect quelque soit sa situation ou sa fortune, ce qui le fera innover et inventer les nouvelles formes coopératives dans l’avenir, c’est vous, ce sont les sociétaires, adhérents dans les Caisses locales, acteurs des évolutions de la banque parce que représentants des clients.

A tous une excellente année 2012, qu’elle soit une année d’engagement coopératif ! Continuons ensemble d’inventer la Banque ! Et merci de votre fidélité…

Depuis maintenant deux ans, le Crédit agricole mutuel Pyrénées Gascogne demande à ses clients s’ils sont satisfaits de leur banque. Deux fois par an, nous posons huit questions sur le site www.lefil.com pour qu’ils nous disent ce qu’ils pensent de l’accueil qui leur est réservé, des conseils qui leurs sont donnés, des propositions qui leurs sont faites, de leur relation avec leur agence.

Plus de 11.000 clients ont répondu à cette enquête en décembre 2011, et nous constatons avec plaisir que plus de 8 clients sur 10 se disent satisfaits et 1 sur 2 « très satisfaits ». Des chiffres en progression constante et régulière depuis deux ans et qui sont mis en ligne dès la fin de l’enquête sur le site ici (ou en cliquant sur l’image).

Beaucoup de clients nous ont laissé des commentaires et nous les en remercions. Il y a ceux qui disent pourquoi ils sont satisfaits et cela fait plaisir. Il a ceux qui se plaignent de telle ou telle chose, et nous intégrons leurs remarques aux actions de progrès de nos agences et de nos services.

Je félicite ici tous les membres du personnel de Pyrénées Gascogne qui se mobilisent pour la satisfaction des clients et voient ici leurs efforts reconnus. Ils continuent de faire vivre une banque coopérative, entièrement concentrée sur son utilité et sur l’accompagnement de ses clients, au service de tous partout sur son territoire…

Ce post est l’occasion de rappeler que le mutualisme n’est décidemment pas une affaire de mots mais bien de preuves, et que ces preuves ne sont pas données une fois ici ou là, par l’un ou par l’autre, mais bien par tous et tout le temps…

La période s’y prête, alors parlons un peu des produits du terroir. Une mention particulière pour le Haricot Tarbais. Ce haricot aux formes régulières et à la peau fine nécessite un temps réduit de cuisson et procure une saveur maximale. Les bigourdans en Hautes Pyrénées cultivaient ce haricot en association avec le maïs et en produisaient en 1881 plus de 3.000 Tonnes sur 18.500 Hectares. L’intensification du maïs en monoculture a eu raison de cette production. Elle est  heureusement sauvée aujourd’hui grâce à une douzaine d’agriculteurs qui ont entrepris il y a 25 ans de la relancer. Ils créent en 1988 une Coopérative pour apporter les conseils et services nécessaires aux adhérents et assurer la promotion et la commercialisation du produit. En 1997, le Haricot Tarbais est le premier haricot à être distingué par le Label Rouge et il obtient en 2000 l’Indication Géographique Protégée (IGP). Il y a aujourd’hui 60 adhérents qui cultivent plus de 200 hectares et produisent environ 150 tonnes de haricot par an. Vous pouvez commander en ligne sur le site http://www.haricot-tarbais.com/

Voilà du « fabriqué en France », et du « produit ici ». Vous me direz avec raison que les territoires de  Pyrénées Gascogne regorgent de pépites gastronomiques et qu’il est bien difficile de choisir. Alors je vous suggère de visiter les sites des producteurs qui nous ont fait confiance en utilisant notre offre e-commerce qui leur permet d’être présents dans la vente en ligne en plus de la vente sur place qu’ils pratiquent également. Une boutique augmentée en quelque sorte. Vous trouverez ici une sélection de producteurs, charcuteries de pays, produits d’oie ou de canard, ici encore, fromage basque, piment d’Espelette, ou vin du Gers. A titre d’exemple mais aussi de suggestion, parce que ces producteurs méritent d’être connus, et que tout cela accompagne bien le fameux haricot…

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